France Galop a nommé Thomas Julien au poste de Directeur des Systèmes d’Information et de la Transformation Numérique. Il intègre ainsi son comité de direction.
Précédemment en charge des études IT, il remplace Edouard Chalouhi qui a occupé le poste durant 5 ans et que Silicon avait rencontré pour évoquer ses missions.
« C’est dans cette continuité que je souhaite inscrire cette nouvelle étape, tout en ouvrant un nouveau cycle autour de convictions fortes : une DSI proche des métiers, pleinement au service de la transformation de l’organisation, et capable d’anticiper les enjeux de demain.» écrit-il sur son compte LinkedIn.
France Galop est confronté à une crise de modèle qui l’oblige à revoir en profondeur son organisation et son réseau d’hippodromes.
La société mère des courses de galop anticipe une baisse de 60 millions € des ressources versées par le PMU et prévoit un déficit d’environ 45 millions € en 2026. Pour tenter de rétablir ses comptes, elle a engagé un programme de réduction des charges, qui s’accompagne d’une restructuration des effectifs et d’une optimisation des coûts liés à ses sites.
« Je suis très heureux d’annoncer que j’ai rejoint récemment Salesforce en tant que RSSI France, au sein de l’Office of the CISO du groupe.» annonce Thomas Fillaud sur son compte LinkedIn.
Dans ce nouveau rôle, il indique qu’il accompagnera la filiale française et ses clients sur leurs enjeux de cybersécurité les plus stratégiques : le renforcement de la posture de sécurité, le conseil, la réponse aux exigences réglementaires et gestion des situations critiques.
Thomas Fillaud souligne que sa nomination intervient dans un contexte stratégique pour Salesforce, qui vient d’annoncer Claudeforce, son partenariat avec Anthropic associant l’IA de Claude aux données, aux workflows et à la gouvernance de confiance de la plateforme.
Par ailleurs, à l’occasion de l’édition 2026 de Dreamforce (15-17 septembre), Salesforce présentera Trust 360, une nouvelle couche de confiance transverse pour l’entreprise agentique (Data 360, Agentforce, Salesforce Guardian).
Benjamin Revcolevschi a annoncé sur son compte LinkedIn sa nomination au poste de au poste de Managing Director d’AWS France.
On l’avait laissé en octobre dernier lors de son passage à la direction générale d’OVHcloud, poste auquel il avait accédé après y être entré en mai 2024 comme directeur général adjoint, avant de succéder à Michel Paulin quelques mois plus tard.
Son passage aux commandes du groupe roubaisien aura été de courte durée. Dans un contexte de ralentissement de la croissance, le fondateur Octave Klaba avait repris la direction opérationnelle.
Auparavant, Benjamin Revcolevschi avait construit son parcours chez plusieurs grands noms des technologies et des télécoms, avec des fonctions de direction chez Neuf Cegetel/SFR, Fujitsu et DXC Technology.
Julien Grouès a dirigé AWS France jusqu’à son départ au début de 2026. Il a été remplacé en janvier par Anish Desai, alors nommé Managing Director France & Europe du Sud. Neuf mois plus tard, Benjamin Revcolevschi lui succède à la tête d’AWS France, avec une prise de fonction annoncée le 8 septembre 2026.
Workday annonce la nomination de Noémie Sadik au poste de **Directrice Générale pour la France.
Forte de plus de 25 ans d’expérience dans le développement d’entreprises technologiques, elle prend la tête des opérations avec pour mission d’accélérer la croissance de l’éditeur et d’approfondir ses relations avec les principales organisations françaises.
Noémie Sadik supervisera la mise en œuvre du plan d’investissement triennal de plus de 200 millions € annoncé par Workday en juin dans le cadre de Choose France.
Ce plan s’articule autour de quatre axes : accélérer l’adoption responsable de l’IA dans les ressources humaines et la finance, développer la prochaine génération de talents IA, renforcer un écosystème local de partenaires de confiance et étendre l’infrastructure cloud souveraine.
Elle aura également pour mission d’approfondir les relations avec les dirigeants des grandes organisations françaises et d’insuffler de nouvelles perspectives à l’écosystème de partenaires, dans un cadre exigeant en matière de confiance, d’éthique, de gouvernance et de souveraineté des données.
« Notre plan d’investissement de 200 millions d’euros est un formidable accélérateur pour Workday en France afin de repenser la façon de travailler avec l’IA au sein de toutes les organisations », déclare Noémie Sadik. « En maintenant l’humain au centre de cette révolution, dans un cadre de confiance, nous offrons à nos clients et à nos partenaires une occasion unique de faire de ces agents intelligents un puissant moteur de croissance. »
Basée à Paris, elle reportera à Hervé Uzan, Vice-Président South EMEA de Workday, qui souligne son expérience couronnée de succès au sein de l’écosystème de partenaires et son « véritable état d’esprit de scale-up ».
Bouygues Telecom renforce la place de sa DSI dans sa gouvernance. Georgina Lopez, qui dirige les systèmes d’information de l’opérateur depuis décembre 2025, intègre à compter du 3 septembre le Comité de Direction Générale.
Sa mission sera de poursuivre la transformation du SI, avec un double objectif de performance opérationnelle et d’agilité. Bouygues Telecom entend notamment s’appuyer sur de nouvelles architectures, méthodes et outils, tout en accélérant l’exploitation des possibilités offertes par l’intelligence artificielle.
Cette entrée au Comité de Direction Générale intervient alors que Bouygues Telecom accélère la transformation de son système d’information, notamment autour de l’IA. L’opérateur entend conjuguer excellence opérationnelle, performance et agilité, en s’appuyant notamment sur les expertises de ses équipes et sur de nouvelles architectures, méthodes et outils.
Georgina Lopez connaît bien l’environnement de l’opérateur. Ingénieure de formation, elle a rejoint Bouygues Telecom en 1999 et y a occupé plusieurs fonctions managériales dans les directions techniques SI, Réseau et Entreprise. En 2022, elle avait pris la responsabilité de la Direction Produits et Services, chargée notamment des solutions de connectivité et de télévision pour les clients grand public.
Bouygues Telecom met en ordre de marche son activité entreprises.
L’opérateur réunit au sein d’une même direction Bouygues Telecom Business, dédiée aux grands groupes et ETI, et Bouygues Telecom Pro, tournée vers les PME et TPE.
Catherine Voisin prend la tête de cette nouvelle Direction Business Entreprises et rejoint à cette occasion le Comité de Direction Générale. Elle dirigeait depuis janvier 2026 Bouygues Telecom Business, après plus de vingt ans passés chez Orange dans des fonctions de direction dans le marketing et les réseaux.
Cette réorganisation intervient dans un contexte particulier pour l’opérateur.
L’accord conclu en juin avec Altice France prévoit notamment la reprise de SFR Business par Bouygues Telecom, une activité qui génère plus d’un milliard d’euros de chiffre d’affaires. La création d’une direction unique pour l’ensemble des activités entreprises peut donc aussi se lire comme une préparation à cette opération.
Elle permettrait de disposer d’une organisation unifiée pour accueillir les activités et les clients de SFR Business, si le projet de cession obtient les autorisations réglementaires nécessaires. La réorganisation annoncée pour septembre avait d’ailleurs été présentée comme susceptible de faciliter cette intégration.
Au-delà de l’opération SFR, Catherine Voisin devra poursuivre la croissance du B2B de Bouygues Telecom et accélérer son évolution vers l’ICT, avec davantage de services venant compléter les offres de connectivité.
Le symbole est fort. Selon le 13ᵉ rapport annuel Scoring Tech Talentdu courtier immobilier CBRE, la région métropolitaine de New York comptait 394 300 emplois technologiques en 2025, contre 375 730 pour la Bay Area de San Francisco.
Un basculement inédit depuis le lancement de cette étude, qui passe au crible plus de vingt métiers technologiques ( développeurs, data scientists, ingénieurs hardware, responsables systèmes ) dans 75 marchés métropolitains américains et canadiens.
Le renversement traduit deux dynamiques de marché du travail qui divergent depuis 2022. New York a gagné 30 640 emplois tech en trois ans (+8,4 %), quand la Bay Area en a perdu 23 900 (-6 %) sur la même période.
Colin Yasukochi, directeur du Tech Insights Center de CBRE à San Francisco, résume la mécanique à CNBC : les vagues de licenciements ont réduit la masse salariale technologique côté californien, tandis que le secteur financier new-yorkais a massivement recruté des profils tech et IA.
À l’échelle nationale, le constat se confirme : entre 2022 et 2025, la finance, l’assurance et l’immobilier ont créé 90 530 postes technologiques aux États-Unis, quand l’industrie tech proprement dite en supprimait 21 262 net.
Concrètement, un développeur employé par une banque de Midtown compte désormais autant, dans les statistiques de CBRE, qu’un ingénieur d’une start-up de la Bay Area. Cette définition large du « talent tech » explique une bonne partie du basculement statistique.
San Francisco garde la couronne… de l’IA
CBRE prend soin de nuancer le titre qui a fait le tour de la presse américaine : sur son classement pondéré, qui agrège treize critères (concentration de talents, salaires, loyers, vivier de diplômés, R&D),
San Francisco reste numéro un avec un score de 81,98, loin devant New York (70,38, 4ᵉ position). Le podium ( San Francisco, Seattle, Toronto) est inchangé par rapport à l’an dernier.
Et c’est bien sur l’IA que l’écart reste le plus net. La Bay Area concentre 98 699 travailleurs qualifiés en intelligence artificielle, contre 67 949 à New York, et continue de capter environ 80 % des levées de fonds IA américaines depuis 2020.
Les postes liés à l’IA y représentent désormais 57 % des offres d’emploi tech locales, contre 31 % en moyenne nationale.Une proportion qui n’était que de 11 % mi-2022.
Cette spécialisation se lit aussi dans l’immobilier de bureaux. Les entreprises IA ont représenté 58 % des surfaces louées dans la Bay Area au premier semestre 2026, pour un total cumulé d’environ 10 millions de pieds carrés loués depuis 2023.
New York, nouvelle place forte de l’IA d’entreprise
De son côté, Manhattan attire à son tour les géants du secteur. Anthropic a signé en avril un bail portant sur plus de 465 000 pieds carrés au 330 Hudson Street, tandis qu’Airbnb a acquis pour 82 millions de dollars un immeuble à Park Avenue South pour y installer son hub côte Est.
La demande de bureaux émanant d’entreprises IA à New York a atteint 800 000 pieds carrés au deuxième trimestre 2026, dépassant à elle seule le total de toute l’année 2025.
Autre indicateur révélateur de la structure des deux marchés : 61 % des travailleurs tech de San Francisco sont employés directement par des entreprises technologiques, contre seulement 34 % à New York, où la finance, la santé et les médias absorbent l’essentiel des recrutements tech.
À l’échelle du continent, l’IA continue de tirer l’emploi tech vers le haut : le nombre de travailleurs américains et canadiens déclarant des compétences en intelligence artificielle a bondi de 45 % sur un an, pour atteindre environ 751 000 personnes mi-2026. Toronto, elle, devance tout le monde en croissance brute avec 75 000 emplois tech créés sur la période, portée par une concentration de l’emploi IA canadien à 60 % dans le triangle Toronto-Montréal-Vancouver.
L’intitulé du poste, lui, ne ressemble à aucune fonction juridique classique : Principal Legal Engineer.
Ni avocat senior, ni ingénieur logiciel, ni chef de projet transformation : un peu des trois à la fois.
Rattaché à l’organisation Corporate, External & Legal Affairs (CELA) de Microsoft, via son entité Customer & Partner Solutions, Le futur recruté travaillera sous la responsabilité du directeur de l’AI Operations, et devra collaborer avec les ingénieurs, les avocats et les équipes opérationnelles du groupe.
Sa fiche de poste ? Concevoir et déployer des agents IA, retravailler les prompts et les workflows juridiques, exploiter à la fois Microsoft 365 Copilot, la plateforme spécialisée Harvey et la Power Platform maison, mesurer l’adoption réelle de ces outils, former les équipes juridiques et garantir la fiabilité de ces systèmes une fois en production. Il s’agit donc bien de construire, pas seulement de superviser.
Le coeur du poste, c’est l’orchestration
En juillet dernier, la legaltech Harvey a en effet annoncé que la CELA de Microsoft (environ 2 000 avocats et professionnels de la conformité) allait déployer sa plateforme pour ses opérations juridiques et de conformité.
La direction juridique de Microsoft fonctionnera donc avec les deux outils : Copilot pour les usages généralistes, intégré à. Microsoft 365, et Harvey pour les tâches à forte exigence métier comme l’analyse de contrats, la recherche juridique, la comparaison de clauses ou le traitement de dossiers complexes.
Le poste inclut la construction d’une couche d’intelligence opérationnelle capable d’agréger des données issues de plusieurs plateformes ( Copilot, Harvey, Power Platform. ) pour suivre en continu l’adoption de l’IA, la productivité générée, l’état de santé des systèmes et les usages émergents. En somme, un centre de pilotage de la donnée d’usage IA appliqué à une fonction juridique entière.
Côté profil, Microsoft exige un diplôme de droit, six ans d’expérience minimum comme avocat ou équivalent, et une habilitation à exercer. Le poste, basé à Redmond avec quatre jours de présence hebdomadaire au bureau, est rémunéré jusqu’à 278 900 dollars par an.
Depuis le 2 août 2026, l’article 50 de l’AI Act impose de nouvelles règles aux fournisseurs de systèmes d’IA et aux plateformes en ligne. Voici tout ce qu’il faut savoir.
SK Hynix vise 28 milliards de dollars à la Bourse américaine. Le géant coréen ne cherche pas seulement de nouveaux investisseurs. Il veut financer l’expansion d’une ressource devenue critique pour l’IA, dont la mémoire HBM.
La vente d’actions de SK Hynix aux États-Unis est susceptible de rapporter 43 000 milliards de wons, soit environ 28 milliards de dollars. L’opération porte sur 17,79 millions de nouvelles actions représentées par des certificats de dépôt négociés au Nasdaq. Selon Reuters, de grands investisseurs ont déjà manifesté un intérêt qui pourrait atteindre 7 milliards de dollars.
SK Hynix est devenu un fournisseur clé de mémoire à large bande passante, ou HBM, utilisée dans les infrastructures d’IA. Les capitaux levés doivent donc financer de nouvelles usines en Corée du Sud et l’achat d’équipements avancés de fabrication de puces.
SK Hynix profite de l’explosion de la mémoire HBM pour l’IA
Les processeurs d’IA concentrent l’attention, mais leur puissance brute ne suffit pas. Pour entraîner et exécuter de grands modèles, les accélérateurs doivent déplacer d’énormes volumes de données à très grande vitesse. La mémoire devient alors un problème.
La HBM, à haut débit, rapproche plusieurs couches de mémoire et augmente fortement la quantité de données accessible aux processeurs. Pour les systèmes d’IA, elle est désormais un composant aussi stratégique que difficile à remplacer.
Et SK Hynix se retrouve au centre de cette chaîne de valeur. Le groupe fournit notamment des mémoires HBM utilisées dans des systèmes d’IA de Nvidia et de Google. La demande est telle que les clients cherchent à sécuriser leurs approvisionnements sur plusieurs années. Le fabricant coréen a même accéléré l’ouverture de nouvelles capacités de production face aux tensions sur l’offre mondiale.
C’est ce qui explique en grande partie l’envolée de SK Hynix. Son action affiche encore une progression d’environ 260 % depuis le début de 2026. Et cela malgré la volatilité récente des valeurs mémoire. La société profite davantage du boom de l’IA que certains de ses principaux concurrents. Alors que la HBM devient l’un des composants les plus recherchés des data centers.
Ainsi, la Bourse américaine doit désormais donner à SK Hynix un accès plus direct aux capitaux nécessaires pour suivre cette demande. Le produit de l’opération servira à construire des usines et à acquérir des équipements de pointe. Dont des systèmes de lithographie ultraviolette extrême de ASML.
La pénurie de mémoire fait grimper le coût des infrastructures IA
Le succès de la HBM transforme pas à pas l’ensemble du marché de la mémoire. Lorsque les fabricants consacrent plus de capacités et d’investissements aux produits les plus avancés, l’équilibre se tend aussi sur d’autres segments. La demande des data centers stimule ainsi la DRAM pour serveurs et les solutions NAND destinées au stockage d’entreprise.
Cette pression se répercute déjà sur les prix.La forte demande pour les infrastructures d’IA a étiré les capacités disponibles et contribué à la hausse du prix des puces mémoire. En plus, la pénurie a commencé à affecter d’autres marchés, des smartphones aux PC. Cela a également compliqué certains projets de data centers.
South Korean chipmaker SK Hynix will launch a US listing to raise about $28 billion, according to regulatory filings, as it capitalizes on the global artificial intelligence boom with one of the world's largest new share sales https://t.co/RSRAjph6cmpic.twitter.com/vQhMmyryyo
Pour les entreprises qui investissent beaucoup dans l’IA, le sujet devient donc budgétaire. Le coût d’une infrastructure ne dépend plus uniquement du nombre de GPU achetés. La disponibilité de la mémoire, son débit et sa capacité à alimenter les accélérateurs peuvent peser directement sur le prix et le calendrier d’un projet.
La Corée du Sud l’a donc bien compris. Séoul a dévoilé un programme de 576 milliards de dollars consacré aux semi-conducteurs et à l’IA. Avec SK Hynix et Samsung Electronics comme piliers industriels. Le pays domine déjà le marché mondial de la DRAM, où Samsung détenait 38 % des revenus au premier trimestre 2026, contre 29 % pour SK Hynix et 22 % pour Micron.
Toutefois, il reste une inconnue, notamment la durée de ce cycle exceptionnel. Les fabricants de mémoire connaissent historiquement des phases brutales de pénurie puis de surcapacité. Mais à court terme, l’expansion des infrastructures d’IA continue de placer la HBM au centre des investissements.
Après la vague des copilotes, l’IA d’entreprise se rapproche de la prise de décision. AWS et Aily Labs s’allient pour déployer des agents qui identifient les risques, simulent des scénarios et transforment les données métier en actions concrètes.
AWS et Aily Labs ont annoncé un partenariat pour accélérer le déploiement d’agents d’intelligence décisionnelle auprès des entreprises du Fortune 500. Disponibles sur AWS Marketplace et appuyés par Amazon Bedrock, ces agents ciblent cinq fonctions clés. Notamment la finance, la chaîne d’approvisionnement, la fabrication, le R&D et le commerce. L’objectif n’est plus seulement d’assister les salariés, mais d’intégrer l’IA au cœur des décisions opérationnelles.
Comment AWS et Aily Labs placent l’IA au cœur des décisions métier ?
Le problème auquel s’attaque Aily Labs n’est pas le manque de données. Les grands groupes en accumulent déjà dans leurs systèmes financiers, leurs chaînes logistiques, leurs usines ou leurs activités commerciales. Le véritable obstacle reste leur fragmentation.
Dans une étude de cas consacrée à Aily Labs, AWS souligne justement les difficultés des entreprises du Fortune 500 à prendre des décisions cohérentes. Et cela lorsque leurs informations restent enfermées dans différents silos. Les approches traditionnelles, fondées sur des rapports statiques et des analyses manuelles, ralentissent les arbitrages. Ainsi, elles peuvent faire manquer des opportunités.
With hundreds of ML models and thousands of enterprise agents, Aily Labs is driving true decision automation for businesses, powered by #AWS and @AnthropicAI models. pic.twitter.com/dsxvsKt21L
C’est ici qu’Aily Labs cherche à se distinguer des copilotes classiques. Son « Super Agent » orchestre plusieurs agents capables de travailler à partir du contexte métier propre à chaque entreprise. Ils peuvent suivre les performances, identifier un risque ou une opportunité, tester différents scénarios puis recommander, voire exécuter, une décision.
La logique n’est donc plus simplement de demander à une IA « que disent mes données ? ». Il s’agit plutôt de lui confier une question opérationnelle. Comme que faut-il faire maintenant, quelles seront les conséquences et quelle action peut être engagée ?
Pour les entreprises, c’est très important car un assistant qui produit une synthèse fait gagner du temps. Un système qui relie une baisse de demande à la production, aux stocks et aux prévisions financières touche donc directement à la performance opérationnelle.
Les agents décisionnels s’intègrent directement aux systèmes des entreprises
Le copilote aidait l’humain à travailler. L’agent décisionnel, lui, commence à intervenir sur ce que l’entreprise choisit de faire. Le partenariat avec AWS apporte surtout à Aily Labs les conditions nécessaires pour déployer cette approche à grande échelle. Les agents sont disponibles via AWS Marketplace et s’appuient également sur Amazon Bedrock.
Grâce à Amazon Bedrock, Aily Labs peut exploiter plusieurs modèles de fondation et orienter chaque tâche vers le modèle jugé le plus adapté. Cette orchestration multi-modèles vise à traiter des scénarios métiers complexes sans dépendre d’un seul moteur d’IA. Et le tout s’exécute dans l’environnement AWS du client.
L’autre argument est d’ordre commercial. Les entreprises peuvent souscrire à la plateforme depuis AWS Marketplace et centraliser la facturation sur leur compte existant. Elles peuvent aussi intégrer cette consommation à leurs engagements de dépenses AWS. Pour les clients actuels du cloud, Aily Labs affirme pouvoir déployer sa solution en une journée. Et cela sur l’infrastructure de données et les mécanismes de sécurité déjà en place. Sans créer un nouvel environnement ni lancer de nouveaux audits de conformité.
AWS et Aily Labs cibleront surtout les secteurs pharmaceutique, des biens de consommation et du luxe. Avec l’ambition d’étendre l’usage de ces agents au sein des entreprises du Fortune 500.
Après plusieurs années dominées par les assistants conversationnels et les copilotes, les fournisseurs cherchent désormais à rapprocher l’IA du lieu où la valeur se crée réellement. Dont la décision opérationnelle. Le défi sera toutefois plus exigeant. Résumer un rapport tolère une marge d’erreur. Mais recommander ou exécuter une décision sur une chaîne d’approvisionnement, un budget ou une production impose un niveau de gouvernance et de contrôle bien supérieur.
Les agents IA savent désormais dialoguer, raisonner et planifier. Mais dans l’entreprise, leur vraie limite apparaît au moment d’agir. En renforçant leur partenariat, AWS et Workato veulent régler ce problème grâce à Enterprise MCP. Ils veulent également accélérer le passage des projets agentiques à la production.
AWS et Workato renforcent leur alliance pour aider les entreprises à déployer des agents IA qui peuvent exécuter des actions concrètes. Les deux partenaires ciblent donc l’un des principaux obstacles à l’IA agentique. Notamment l’accès sécurisé et contrôlé aux applications, aux données et aux processus critiques. Ils vont donc combiner WorkatoONE aux services d’IA d’AWS, notamment Amazon Bedrock.
AWS et Workato s’attaquent au principal frein des agents IA en entreprise
Le problème des agents IA n’est plus seulement leur capacité à comprendre une demande. Pour créer de la valeur, ils doivent intervenir dans des environnements informatiques fragmentés, composés d’applications, de bases de données et de processus critiques.
Un agent chargé d’assister une équipe financière, par exemple, ne peut pas se contenter de produire une réponse. Il doit consulter plusieurs systèmes, analyser le contexte métier puis déclencher une action. Toutefois, chaque connexion ajoute des contraintes d’intégration, de sécurité et de gouvernance.
Le nouvel accord de collaboration entre AWS et Workato cible directement cette difficulté. Les deux entreprises veulent combiner la plateforme WorkatoONE avec les services d’IA d’AWS, comme Amazon Bedrock. Afin de faciliter le déploiement d’agents capables d’exécuter des processus réels.
Le cœur de cette approche repose sur Enterprise MCP. Le Model Context Protocol, ou MCP, vise à simplifier les interactions entre les modèles d’IA et les outils qu’ils doivent utiliser. Jusqu’ici, connecter un système agentique à plusieurs applications nécessitait souvent des développements spécifiques et une programmation complexe.
Mais, MCP change pas à pas cette logique. Le protocole fournit un cadre qui permet à l’IA de communiquer avec les API et les systèmes sous-jacents. Dans sa déclinaison pour l’entreprise, Workato insiste surtout sur la notion d’accès contrôlé.
L’enjeu est de donner davantage d’autonomie à un agent sans définir précisément les données qu’il peut consulter. Ou encore les actions qu’il peut exécuter crée un risque opérationnel évident. L’objectif d’Enterprise MCP est donc de fournir le contexte nécessaire aux agents et maintenir des garde-fous sur l’utilisation des systèmes critiques.
Avec Enterprise MCP, les agents IA peuvent enfin exécuter des processus métier
Cette évolution change la manière dont AWS et Workato abordent l’IA agentique. La priorité est désormais de prouver qu’un agent peut intervenir dans les opérations quotidiennes de l’entreprise.
Workato dispose ici d’un avantage lié à son positionnement dans l’orchestration. Sa plateforme unifie données, applications et processus et centralise plus de 14 000 systèmes d’entreprise. Cette couche d’exécution peut servir d’intermédiaire entre les capacités de raisonnement d’un agent et les outils métiers sur lesquels il doit agir.
AWS apporte de son côté son infrastructure et ses services d’IA. L’intégration avec Amazon Bedrock, mais aussi Amazon SageMaker et AWS Lambda, doit permettre de concevoir et de déployer des agents à plus grande échelle. Les deux partenaires citent déjà des usages dans la finance,l’informatique, les ventes, les ressources humaines et l’expérience client.
La nouvelle AWS AI Competency obtenue par Workato dans la catégorie des outils d’IA agentique renforce cette orientation. Cette spécialisation concerne les systèmes qui peuvent planifier, raisonner et exécuter de manière autonome des tâches complexes en plusieurs étapes.
Pour les entreprises, la question du retour sur investissement se trouve au centre du sujet. Les pilotes d’IA générative ont démontré la capacité des modèles à produire du contenu ou à assister les collaborateurs. Mais transformer ces expérimentations en gains opérationnels mesurables exige de connecter l’IA aux processus qui font réellement fonctionner l’organisation.
C’est sur ce terrain que AWS et Workato veulent se positionner. Leur pari est que la prochaine étape des agents IA dépendra surtout de leur capacité à accéder au bon contexte. Et aussi à respecter les règles de l’entreprise et, enfin, à exécuter des actions concrètes.
D’après les dernières nouvelles, Anthropic avance sur une puce IA personnalisée et discute avec Samsung pour sa fabrication. Un projet encore exploratoire, mais qui pourrait peser sur le coût, la latence et l’efficacité énergétique de Claude pour les entreprises.
Anthropic veut reprendre davantage de contrôle sur l’infrastructure qui fait tourner Claude. Selon The Information, l’entreprise échange avec Samsung autour d’une puce IA sur mesure. Les caractéristiques du composant restent à définir. Mais derrière ce chantier encore exploratoire, un enjeu concerne directement les entreprises. Celui de mieux maîtriser le matériel qui exécute les modèles d’IA et de réduire leur coût d’utilisation.
Anthropic et Samsung explorent une puce IA optimisée pour Claude
Le projet reste à un stade où de nombreuses décisions techniques ne sont pas arrêtées. Anthropic n’aurait pas encore défini l’usage de la puce, son intégration aux serveurs ni le niveau de puissance recherché. Il serait donc prématuré d’y voir un futur accélérateur aux performances déjà établies.
Jusqu’ici, les développeurs de grands modèles s’appuient sur des accélérateurs conçus pour servir de nombreux usages. Une puce pensée en fonction des besoins de Claude pourrait permettre à Anthropic d’optimiser plus étroitement le modèle, les serveurs et le matériel chargé des calculs.
Pour les utilisateurs professionnels, les conséquences potentielles sont concrètes. Une meilleure efficacité du traitement pourrait contribuer à réduire le coût d’inférence. La latence et la consommation énergétique figurent également parmi les paramètres qu’une architecture personnalisée pourrait chercher à améliorer.
Ces gains restent des objectifs possibles, et non des performances confirmées. Anthropic souligne d’ailleurs qu’une infrastructure diversifiée demeure au cœur de sa stratégie informatique. Celle-ci qui repose notamment sur des puces de Google, Amazon et Nvidia. Une puce développée avec Samsung viendrait donc probablement compléter cet environnement. Plutôt que de le remplacer immédiatement.
Anthropic is reportedly in early talks with Samsung to manufacture a custom AI chip for Claude infrastructure.
Samsung is being considered for its 2nm process and advanced packaging as Anthropic explores how the chip would fit into future AI servers and clusters. pic.twitter.com/cTcz2bsJvs
Une puce Claude pourrait changer le coût de l’IA pour les entreprises
Le coût d’exploitation des modèles devient un sujet central car les entreprises déploient de plus en plus l’IA à grande échelle. Quelques assistants internes génèrent une charge limitée. Des milliers d’agents ou d’applications qui utilisent Claude en continu changent donc l’équation financière.
Pour Anthropic, travailler avec Samsung pourrait aussi réduire sa dépendance à Nvidia, leader du marché des puces IA. Le groupe sud-coréen possède déjà une expérience importante dans ce secteur. Et il collabore étroitement avec Nvidia sur la fabrication de composants destinés à l’entraînement et à l’exécution des modèles.
Alors, si Anthropic parvient à adapter plus finement son infrastructure aux besoins de Claude, l’entreprise pourrait mieux contrôler les coûts, l’efficacité énergétique et les capacités de déploiement de ses modèles. Pour les clients B2B, ces optimisations pourraient à terme se traduire par une IA plus facile à industrialiser. Mais tant que l’architecture et les fonctions de la puce ne sont pas définies publiquement, son impact réel reste encore à démontrer.