Vue normale

Il y a de nouveaux articles disponibles, cliquez pour rafraîchir la page.
À partir d’avant-hierNUMERIQUE

Cybersécurité : le G7 veut faire de la migration post-quantique une priorité immédiate

7 septembre 2026 à 14:30

Dans un document intitulé Preparing for the Post-Quantum Era: A Call to Action, le groupe de travail cybersécurité du G7, auquel participent notamment la Cybersecurity and Infrastructure Security Agency américaine (CISA) et les agences nationales de cybersécurité des pays membres, tire la sonnette d’alarme. Il demande aux organisations de commencer dès maintenant leur transition vers la cryptographie post-quantique, ou PQC.

Cryptographie

Pasqal fait ses débuts au Nasdaq avec 360 millions de dollars en poche pour accélérer dans l’informatique quantique

31 août 2026 à 10:55

Le marché américain a réservé un accueil spectaculaire à Pasqal. Pour sa première séance de cotation au Nasdaq, le titre de la société française a progressé jusqu’à 73%, avant de ramener ses gains à environ 40%. L’opération, réalisée via une fusion avec la SPAC Bleichroeder Acquisition Corp II, avait été conclue sur la base d’une valorisation de Pasqal de 2 milliards de dollars. A la clôture de l’opération, l’entreprise disposait d’environ 360 millions de dollars de liquidités.

ordinateur quantique Pasqal

Informatique quantique : la pépite française Pasqal entre sur le Nasdaq, ses ambitions sont immenses

28 août 2026 à 12:30
Pasqal Nasdaq

Le champion français du quantique Pasqal fait ses grands débuts sur le Nasdaq américain. Une arrivée à Wall Street qui doit lui permettre d'accélérer le déploiement mondial de sa technologie à atomes neutres face.

Tout le mystère de la physique quantique est résumé dans cette unique expérience

23 août 2026 à 13:01

physique quantique fente

Quelle est l’expérience qui permet aux novices d’appréhender les mystères de la mécanique quantique et qui continue de faire vibrer les physiciens ? Partons à la découverte de l’expérience de la « double fente » !

Claude Mythos met à mal un algorithme post-quantique

30 juillet 2026 à 10:31

HAWK n’est plus candidat à la standardisation NIST.

L’équipe à l’origine de cet algorithme de signature vient de le retirer de la compétition. En toile de fond, la découverte d’une faiblesse mathématique qui diminue de près de moitié la « taille effective » des clés. Elle exploite une symétrie – dite automorphisme – dans le réseau de treillis, permettant une énumération plus rapide.

temps de récupération des clés

Il aura fallu à Claude Mythos environ 60 heures – et 100 000 $ de coûts d’API – pour développer une attaque de bout en bout. Un chercheur expérimenté en théorie informatique – mais pas spécialiste de la cryptographie – a orchestré la « gestion de projet ». Par exemple, expliquer au modèle comment garder trace de ses idées ou quelles bibliothèques utiliser.

Anthropic livre une implémentation de référence, avec une commande unique et des checkpoints. Elle permet de récupérer une clé HAWK-256 en un peu moins de 4 heures sur un serveurs à 96 cœurs Sapphire Rapids.

durée présumée

Une méthode « naïve » consisterait à utiliser des clés deux fois plus longues pour compenser cette vulnérabilité. Elle rendrait toutefois l’algo bien moins compétitif. En l’état, la génération et la vérification de signatures HAWK-512 sont censées prendre moins de 0,1 ms sur un PC de bureau standard. L’implémentation optimisée mémoire consomme 14 kiB de RAM.

tailles des clés et des signatures

À consulter en complément :

Quelques solutions françaises pour amorcer la transition post-quantique
En froid, GPG et OpenPGP avancent séparément sur la cryptographie post-quantique
Comment Anthropic est passé de Claude Mythos à Claude Fable

Illustration principale © Siarhei – Adobe Stock

The post Claude Mythos met à mal un algorithme post-quantique appeared first on Silicon.fr.

Claude casse un algo post-quantique en 60 heures

29 juillet 2026 à 17:17

Anthropic, le concurrent direct d'OpenAI sur les modèles d'IA, a publié hier un billet de recherche qui a fait pas mal de bruit : son modèle Claude Mythos Preview a trouvé en 60 heures une faiblesse dans HAWK, un schéma de signature post-quantique que deux ans de relecture humaine n'avaient pas repérée.

La cryptographie post-quantique, ce sont ces nouveaux algorithmes conçus pour résister aux futurs ordinateurs quantiques, qui pourraient un jour casser une partie du chiffrement actuel. Le NIST, l'organisme américain qui normalise ces standards, organise depuis des années un concours public, et HAWK y concourt au troisième tour pour les signatures numériques, ce mécanisme qui prouve qu'un message vient bien de vous.

Sauf que voilà, ce que l'IA a réellement cassé, c'est HAWK-256, un paramètre de défi mis à disposition des chercheurs pour être attaqué, pas les versions HAWK-512 et HAWK-1024 pensées pour un usage réel. L'attaque fait passer le coût d'une récupération de clé de 2 puissance 64 à 2 puissance 38 opérations, de quoi diviser par deux la taille de clé effective sur un schéma qui n'est déployé nulle part.

Deuxième résultat mis en avant : une attaque 200 à 800 fois plus rapide que la meilleure méthode connue contre AES-128 réduit à 7 tours. AES, c'est le chiffrement le plus utilisé au monde, celui qui protège votre navigateur, vos sauvegardes ou votre disque dur.

Un tour, c'est une passe de brouillage des données, et AES-128 en enchaîne dix. Les cryptographes attaquent depuis toujours des versions volontairement raccourcies pour jauger la marge de sécurité du vrai chiffre, du coup 7 tours, c'est un exercice académique, rien de plus.

Même sur cette version affaiblie, l'attaque suppose de faire chiffrer environ 2 puissance 105 messages choisis par l'attaquant, une quantité de données que personne ne réunira jamais. Anthropic l'écrit noir sur blanc : aucun système en production n'est touché.

Le sujet est ailleurs. La technique contre AES, que le modèle a baptisée le pont de Möbius, est sortie de trois jours de travail quasi autonome pour environ 100 000 dollars de calcul, avant plusieurs centaines d'heures de vérification par des chercheurs humains, seuls capables de confirmer que l'attaque tient debout.

Anthropic a d'ailleurs prévenu les auteurs de HAWK dès juin et coordonné sa publication avec le NIST. Chez Keyfactor, une société spécialisée dans la gestion du chiffrement, on y voit la preuve que le processus d'évaluation fait son travail : mieux vaut découvrir ces faiblesses maintenant qu'une fois le standard déployé partout.

Une IA qui trouve toute seule des failles dans du chiffrement, c'est franchement impressionnant. Les titres qui enterrent déjà le chiffrement mondial, beaucoup moins.

Source : Anthropic

Quantique : Qu’est-ce que Q-Planet, le programme européen de composants pour technologies quantiques à atomes neutres mené par Pasqal ?

13 juillet 2026 à 13:30

Un an après sa sélection par la Commission européenne, la ligne pilote européenne dédiée à la stabilité des puces quantiques Q-Planet, dirigée par la pépite française Pasqal, voit officiellement le jour. Elle réunit 28 organismes, équipes de recherche et partenaires industriels issus de 11 États membres de l’Union européenne (Allemagne, Autriche, Belgique, Danemark, Espagne, Finlande, France, Italie, Pologne, Portugal et Suède).

© Herve Boutet

Le coeur du processeur quantique à atomes neutres de Pasqal.

Souveraineté, cybersécurité, quantique… J’ai discuté IA avec 2 experts : voici les 7 points à retenir

5 juillet 2026 à 14:00
Cyber Ia Europe

Face à l’IA, les banques et les États mènent une guerre cybernétique silencieuse. Entre hackers suréquipés et menaces quantiques, deux experts de Square Management nous dévoilent les véritables enjeux de cette course à l'armement.

L’informatique quantique n’attendra pas. Votre cryptographie non plus.

12 juin 2026 à 11:24

Un siècle après que la mécanique quantique a profondément transformé notre compréhension du monde physique, son impact sur la sécurité numérique apparaît désormais avec une clarté croissante.

L’informatique quantique provoque une mutation structurelle de la cryptographie, ce système mathématique qui protège les données numériques, vérifie les identités et sécurise aussi bien les communications en ligne que les infrastructures nationales.

Il s’agit d’un changement sans précédent dans l’histoire moderne de l’informatique, dont les conséquences façonneront la manière dont nous concevons et garantissons la sécurité pour les décennies à venir.

En 2025, proclamée Année internationale des sciences et technologies quantiques par les Nations unies, l’attention mondiale portée à l’innovation quantique s’est considérablement renforcée.

Cette dynamique a confirmé une réalité stratégique qui demeure plus urgente que jamais en 2026 : les systèmes cryptographiques doivent entamer leur transition dès aujourd’hui s’ils veulent rester sûrs à l’ère quantique.

La question à laquelle sont désormais confrontés les architectes de la sécurité n’est plus de savoir si des ordinateurs quantiques capables de compromettre les mécanismes cryptographiques verront le jour, mais quand ils apparaîtront et si les systèmes actuels auront été adaptés à temps.

Ce passage d’une logique de possibilité à une logique de préparation doit guider les feuilles de route technologiques, les stratégies d’approvisionnement et les décisions publiques.

Si 2025 a été l’année de l’élan scientifique, 2026 doit être celle de l’action décisive.

Les progrès récents de l’informatique quantique renforcent cette conclusion. Les plateformes expérimentales ont démontré une meilleure cohérence des qubits, des opérations logiques plus fiables et l’émergence des premiers qubits logiques protégés par des mécanismes de correction d’erreurs.

Ces avancées constituent des étapes concrètes vers l’informatique quantique tolérante aux fautes : des systèmes capables d’exécuter des opérations complexes avec une fiabilité suffisante pour compromettre les schémas de chiffrement les plus répandus.

Même si les ordinateurs quantiques à grande échelle restent encore éloignés de plusieurs années, la trajectoire est claire : nous passons d’une préoccupation théorique à une urgence opérationnelle.

Du point de vue de la cryptographie, l’impact n’est toutefois pas uniforme. L’informatique quantique représente une menace majeure pour la cryptographie à clé publique, qui repose sur l’utilisation d’une paire de clés (l’une publique, l’autre privée) pour sécuriser les données et établir la confiance sur Internet.

Ces systèmes reposent sur des problèmes mathématiques réputés difficiles à résoudre, tels que la factorisation d’entiers ou le calcul de logarithmes discrets. Des algorithmes comme RSA ou la cryptographie sur courbes elliptiques, utilisés dans les services bancaires en ligne, les courriels chiffrés, les mises à jour logicielles ou encore les cryptomonnaies, reposent sur ces fondements.

Or, les algorithmes quantiques, notamment l’algorithme de Shor, permettent de résoudre ces problèmes de manière exponentiellement plus rapide, rendant possible le déchiffrement de données aujourd’hui protégées.

La cryptographie à clé publique est donc fondamentalement vulnérable à l’ère quantique. Les mécanismes de chiffrement symétrique, qui utilisent une clé secrète unique pour protéger les fichiers ou les communications, sont davantage résistants.

Les ordinateurs quantiques ne leur procurent qu’un avantage limité, même s’ils nécessiteront certains ajustements, notamment des tailles de clés plus importantes, afin de maintenir un niveau de sécurité élevé.

Cette asymétrie crée un défi complexe à l’échelle des systèmes. La migration cryptographique n’est pas un événement ponctuel, mais un processus long et distribué, intégré à des protocoles, des équipements, des micrologiciels, des dépendances logicielles et à des volumes considérables de données à longue durée de vie.

Certains systèmes pourront être adaptés par de simples mises à jour. D’autres devront être progressivement abandonnés ou remplacés. Dans le même temps, les systèmes nécessitant une confidentialité de longue durée sont déjà exposés à la stratégie dite « harvest now, decrypt later » (« collecter aujourd’hui, déchiffrer demain »), qui consiste à stocker dès maintenant des données chiffrées afin de les décrypter lorsque les capacités quantiques seront suffisantes.

Le compte à rebours a déjà commencé, y compris pour les données produites aujourd’hui.

Malgré ces risques, le niveau de préparation demeure très inégal. De nombreuses organisations ne disposent pas d’inventaires cryptographiques complets, sous-estiment la complexité du remplacement des algorithmes ou considèrent encore la cryptographie post-quantique comme une problématique lointaine.

Cet écart entre la prise de conscience et le déploiement effectif constitue en lui-même une vulnérabilité croissante.

Combler cet écart exige davantage qu’une simple sensibilisation. Cela nécessite une action coordonnée autour de trois priorités interdépendantes : l’agilité cryptographique, la performance en conditions réelles et la cohérence réglementaire.

L’agilité cryptographique, c’est-à-dire la capacité à mettre à niveau les mécanismes de chiffrement sans devoir reconstruire l’ensemble des systèmes, doit devenir une exigence de base. Les algorithmes post-quantiques doivent être intégrés aux protocoles, aux systèmes de gestion des clés et aux modules matériels de sécurité de manière à permettre de futures évolutions sans refonte majeure.

La visibilité constitue la première étape indispensable. La cryptographie est souvent présente partout dans les systèmes, mais rarement visible. À grande échelle, les inventaires manuels deviennent irréalistes. Les outils automatisés capables d’identifier et de cartographier l’usage de la cryptographie ne sont plus un luxe, mais une nécessité.

Par ailleurs, les algorithmes post-quantiques nécessitent souvent des clés, des signatures et des textes chiffrés plus volumineux, avec des conséquences potentielles sur la bande passante, la mémoire ou les performances des équipements. La sécurité doit donc être évaluée dans des conditions opérationnelles réelles et non uniquement sur le plan théorique.

Enfin, les politiques publiques doivent évoluer au même rythme que la technologie. Les contrôles à l’exportation, les règles de passation des marchés et les normes de conformité influencent directement la vitesse d’adoption. Des orientations incohérentes accroissent le risque systémique et favorisent des réponses fragmentées qui laissent apparaître de nouvelles vulnérabilités.

Certains pays ont déjà engagé cette transformation de manière stratégique.

Les Émirats arabes unis figurent parmi eux, ayant reconnu que la cryptographie résistante aux attaques quantiques n’est pas un investissement pour demain, mais une nécessité immédiate. Cette approche anticipatrice qui consiste à renforcer la résilience numérique avant même que les menaces ne se matérialisent pleinement est précisément celle que la communauté internationale devrait adopter.

Le NIST a posé les fondations nécessaires en validant plusieurs algorithmes post-quantiques fondés sur des approches à base de réseaux euclidiens (lattice-based), de codes correcteurs ou de fonctions de hachage, capables de résister aux attaques quantiques.

Mais la normalisation ne suffit pas. Une adoption fragmentée ou incohérente crée des problèmes d’interopérabilité et ouvre de nouvelles surfaces d’attaque. La cohérence et la coordination sont tout aussi importantes que les algorithmes eux-mêmes.

Cette transition n’est pas seulement technologique. Elle constitue un test de notre capacité collective (gouvernements, entreprises et organisations internationales) à agir avec l’urgence que la situation exige.

Les mathématiques sont établies. Les standards existent. Ce qui sépare aujourd’hui notre vulnérabilité de notre résilience future, c’est l’exécution : une mise en œuvre disciplinée, coordonnée et mondiale.

Chaque jour de retard est un jour d’exposition supplémentaire.

La collecte a déjà commencé.

Il est temps de décider quel avenir numérique nous voulons construire et de commencer à le construire dès maintenant.

*Dr Mohamed Al Kuwaiti est Chef de la cybersécurité des Émirats arabes unis et Dr Najwa Aaraj est  CEO du Technology Innovation Institute 

The post L’informatique quantique n’attendra pas. Votre cryptographie non plus. appeared first on Silicon.fr.

50 puces quantiques assemblées en 4 semaines au lieu d’1 an : la startup française C12 valide une technologie unique au monde

8 juillet 2026 à 08:07
C12 Puce Quantique

C12 vient a franchi un cap discret mais décisif. La startup parisienne sait désormais assembler ses puces quantiques douze fois plus vite qu'il y a un an. Elle valide ainsi une technologie brevetée unique au monde.

Ce champion français du quantique recrute un ancien de chez Apple pour industrialiser sa technologie

26 mai 2026 à 12:30
C12 Ordinateur

La startup C12 recrute Julien Sarry, ancien d'Apple, pour transformer sa technologie quantique en produit industriel. Un recrutement hautement stratégique, qui témoigne de l'accélération d'un secteur dans lequel la France s’illustre.

« Nous ne pouvons plus dépendre des autres » : la France investit 1 milliard de plus dans le quantique

9 juillet 2026 à 10:50
Macron Quantique

La France annonce un investissement supplémentaire d’1 milliard d'euros de plus dans le quantique pour ne pas se laisser distancer par les États-Unis et la Chine. C'est une bataille de souveraineté technologique qui se joue, et l'Europe ne compte pas la perdre.

La pépite française C12 annonce un ordinateur quantique intégrable dans un datacenter d’ici à 2033

16 avril 2026 à 16:00
C12 Quantique

L'informatique quantique promet de révolutionner des secteurs entiers, de la médecine à l'aéronautique. Mais entre les annonces spectaculaires et la réalité du terrain, le fossé reste immense. C12, startup parisienne née dans les couloirs de l'École normale supérieure, entend le combler, à sa manière.

La batterie quantique arrive et elle promet des recharges à la vitesse de l’éclair (surtout pour les véhicules électriques)

Par : Setra
2 avril 2026 à 20:01
Voiture Electrique Borne Recharge

En Australie, des chercheurs ont créé une preuve de concept de batterie quantique. Et ceux-ci ont pu démontrer une propriété qui pourrait révolutionner le secteur automobile : plus la batterie est grande, plus elle se recharge vite. James Quach, qui a dirigé cette équipe de chercheurs, indique que son ambition est qu’on ait des véhicules électriques qui se rechargent plus rapidement qu’un véhicule à essence.

❌
❌