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À partir d’avant-hierTech – L'Éclaireur Fnac

Instagram monte vos Reels pour vous avec sa nouveauté, First Draft

26 août 2026 à 11:45

Dans une économie de l’attention dominée par TikTok, Meta cherche désespérément à réduire la friction entre l’idée d’une vidéo et sa publication sur ses réseaux. Alors que les Reels sont le format qui capte désormais près de la moitié du temps passé sur Instagram, Meta encourage les hésitant·es à se lancer avec une fonctionnalité alléchante, réduisant considérablement les efforts à produire pour monter une vidéo. Une nouveauté pour l’heure uniquement déployée sur iPhone, mais qui rejoindra bientôt l’attirail des smartphones Android.

L’automatisation pour accélérer la production de contenu

Le 25 août 2026, Instagram a déployé First Draft, une fonctionnalité conçue pour transformer instantanément plusieurs clips bruts en un montage cohérent. Le processus est rapide : après avoir sélectionné plusieurs séquences, l’utilisateur ou l’utilisatrice active l’outil qui analyse les vidéos, identifie les moments forts et élimine automatiquement les temps morts et les silences pour condenser le récit.

Cette intégration marque une volonté de Meta de simplifier l’expérience utilisateur sans sacrifier le contrôle créatif. Contrairement à des outils de montage déjà plébiscités comme CapCut, First Draft se positionne comme une aide à la décision initiale, comme une béquille technique. Il ne vise pas à produire un chef-d’œuvre final, mais à fournir (littéralement) un « premier jet » réversible. Les utilisateur·ices restent libres de réorganiser les clips, d’ajuster les coupes ou d’ajouter une bande sonore pour personnaliser leur création.

Voir dans Threads

Pour le créateur ou la créatrice débutant·e, c’est le bon plan. La barrière technique de la mise en page disparaît en moins de dix secondes. L’outil est particulièrement optimisé pour trois types de contenus populaires : les montages multiclips, les vidéos « face caméra » et les vlogs. Bien que l’usage de l’IA soit fortement suggéré par la technologie, la parole officielle de Meta est claire : « First Draft ne repose pas sur de l’intelligence artificielle », a assuré à The Verge la porte-parole Nicole Rechtszaid.

Vers une démocratisation du montage vidéo

Avec cette nouveauté, Meta cherche à fluidifier la production de contenu pour s’attaquer aux parts de marché de TikTok en gonflant à la fois le nombre de créateur·ices et en multipliant le volume de contenus disponibles. En simplifiant le « premier jet », Instagram tente de capturer l’impulsion du créateur ou de la créatrice au moment précis où il est le plus actif. C’est une réponse directe à la fatigue des créateurs qui, face à des outils professionnels, abandonnent parfois leurs projets en cours de montage.

Mais, en simplifiant la production, Instagram réactive le débat sur la qualité des contenus : si l’outil facilite la publication massive, il pourrait aussi homogénéiser les récits numériques, rendant la distinction entre un contenu authentique et une compilation automatisée de plus en plus ténue pour l’audience.

À quelques jours de la rentrée, HP alerte sur la flambée des prix des ordinateurs

24 août 2026 à 10:00

L’industrie informatique traverse une période de turbulences sans précédent. Les fabricants comme HP se livrent une guerre de ressources alors que les infrastructures d’intelligence artificielle captent la majeure partie des composants critiques. Ce « RAMageddon » place les entreprises technologiques et les consommateurs dans une position délicate, où la rareté des puces mémoire transforme le matériel informatique en un bien de plus en plus coûteux. Comme le professait le patron de Nothing il y a quelques semaines, le meilleur moment pour changer son matériel, c’était hier.

Le « RAMageddon » : une inflation portée par l’IA

Le constat est sans appel : les composants de mémoire et de stockage, qui représentaient jusqu’à 18 % du coût de fabrication des PC, devraient grimper jusqu’à 35 % sur l’exercice fiscal en cours. Cette flambée est directement liée à l’explosion de la demande pour les centres de données consacrés à l’intelligence artificielle. En effet, la mémoire vive (RAM) est prioritairement redirigée vers ces infrastructures massives, laissant les fabricants de PC se battre pour les stocks restants. David McQuarrie, directeur commercial chez HP, avertit dans une interview au Figaro : « Nous n’avons jamais assisté à un événement aussi spectaculaire au cours des dernières décennies. »

Face à cette tension, la dynamique de marché invite les constructeurs à s’appuyer sur leurs stocks de sécurité achetés avant la crise pour maintenir les prix actuels, mais ce « matelas » fond rapidement. « Mon conseil à tous nos clients : s’ils doivent acheter un PC d’ici janvier 2028, mieux vaut le faire dès aujourd’hui, car les prix ne feront qu’augmenter », alerte McQuarrie. En parallèle, le marché réagit par une stratégie de survie, incluant une diversification des fournisseurs et une hausse des prix de vente pour absorber les coûts de production qui ont déjà doublé en un trimestre selon la direction financière du groupe.

C’est le pouvoir d’achat des consommateurs qui est directement touché. Si les modèles premium continuent de tirer les prix vers le haut, les utilisateurs sont encouragés à anticiper leurs achats en prévision des pics attendus en 2028. HP conseille toutefois une prudence stratégique : il est inutile de remplacer un matériel fonctionnel par panique, mais, pour ceux dont le renouvellement est prévu, avancer l’achat est économiquement rationnel pour bloquer les tarifs actuels avant que la pénurie ne s’aggrave. Autant dire que le prochain Black Friday risque de mener à une cohue au rayon du hardware grand public.

Un marché sous haute pression

Cette crise des composants s’inscrit dans un contexte de mutation profonde de l’industrie technologique. Au-delà de la pénurie de RAM, le secteur est secoué par des enjeux géopolitiques, notamment les droits de douane et les tensions commerciales qui forcent les géants comme HP à relocaliser leurs productions.

Parallèlement, l’adoption massive des PC intégrant des fonctionnalités d’intelligence artificielle (qui représentent déjà 35 % des livraisons au premier trimestre) montre que la demande pour une informatique « intelligente » est le moteur de cette nouvelle économie – bien que, souvent, on ne laisse tout simplement plus le choix aux consommateurs.

Cette transition vers des machines plus puissantes, couplée à la nécessité d’économies d’échelle, redéfinit la manière dont les produits sont conçus et vendus, faisant du PC un produit de plus en plus complexe et coûteux à produire. Mais, au-delà du PC, tous les produits tech sont frappés de plein fouet par la hausse des prix : les smartphones lancés ces derniers mois l’ont été à des prix supérieurs à celui de leurs aînés, et les consoles de jeu dernier cri ont à nouveau revu leur tarif à la hausse.

Meta serre la vis contre les usages frauduleux de ses lunettes Ray-Ban sur les réseaux

28 juillet 2026 à 11:00

Le succès commercial des lunettes intelligentes Ray-Ban Meta, fruit d’un partenariat stratégique entre Meta et EssilorLuxottica, est aujourd’hui freiné par des polémiques éthiques. Entre les « pranks » de pick-up artists qui s’attaquent aux femmes dans la rue et les vidéos de harcèlement de salariés de magasins, la technologie est accusée de devenir un outil de surveillance intrusive. Pour répondre à cette crise de réputation, Meta et Instagram activent des mesures de sécurité et de modération plus strictes.

Une offensive contre les comportements toxiques et la fraude technique

Instagram a pris une décision ferme : la plateforme bannira désormais tout contenu qui prend les gens au dépourvu de leurs droits, notamment les vidéos de « pick-up artists » ou les canulars grinçants visant les employé·es de services. Adam Mosseri, patron d’Instagram, a été clair : la plateforme ne tolère plus les contenus qui exploitent ou harcèlent les tiers. Cette politique a déjà porté ses fruits, avec la désactivation de plusieurs comptes influents qui accumulaient des millions d’abonné·es.

Pour limiter les abus, Meta a également déployé une mise à jour logicielle cruciale. On vous en parlait plus tôt ce mois-ci, la caméra des lunettes est désormais programmée pour se désactiver automatiquement si la diode d’indication de recording est physiquement altérée. Cela vise à empêcher les utilisateurs de masquer la lumière par du scotch ou d’autres modifications physiques, une pratique qui permettait jusqu’ici de filmer discrètement à l’insu des passants.

Cette réaction de Meta s’inscrit dans une volonté de protéger l’image du produit, actuellement surnommé par certains internautes les « lunettes de pervers ». En cherchant à réguler les comportements des créateurs de contenu, l’entreprise tente de rectifier une stratégie de déploiement jugée trop permissive et centrée sur la production de contenu à tout prix par certains critiques .

Le défi de la confiance et de la régulation

Malgré ces mesures de modération, le défi reste immense pour Meta. Pour The Verge, les tentatives récentes pour sécuriser les lunettes ne sont pas convaincantes, en plus d’être tardives, et les critiques de la société civile sont acerbes.

Des activistes se sont déjà emparés de l’espace public avec des affiches satiriques dans plusieurs grandes métropoles pour dénoncer ce qu’ils qualifient de « technologie de surveillance ». Pour les experts, compter sur une simple diode LED pour garantir la confidentialité est insuffisant, d’autant plus que la réputation de Meta est entachée par des soupçons de déploiement de reconnaissance faciale.

Sans un changement radical de stratégie, Meta risque de perdre la face et de s’enfoncer davantage dans une méfiance publique qui serait mauvaise pour ses affaires – laissant la voie libre à des concurrents comme Google, Samsung ou Apple qui, tous les trois, se préparent à investir ce marché porteur.

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