Vue normale

Il y a de nouveaux articles disponibles, cliquez pour rafraîchir la page.
À partir d’avant-hierTech – L'Éclaireur Fnac

YouTube Premium coûte maintenant aussi cher que Disney+ en 4K

25 août 2026 à 10:55

Impossible d’y couper : la hausse des tarifs annoncée outre-Atlantique plus tôt cette année commence à arriver sous nos latitudes. D’après les informations de 9to5Google et plusieurs témoignages d’abonné·es européen·nes sur Reddit, la formule individuelle à YouTube Premium s’apprête à passer de 13,99 € par mois à 15,99 €. Qu’en est-il en France ?

Le prix de YouTube Premium augmente-t-il en France ?

À l’heure où nous écrivons ces lignes, l’abonnement individuel à YouTube Premium est toujours affiché à 12,99 € dans l’Hexagone. Mais rien ne garantit que ce prix, fixé depuis 2024, subsiste encore longtemps. En effet, plusieurs pays d’Europe ont déjà subi une hausse amenant le forfait mensuel à 13,99 € (comme l’Allemagne). D’autres viennent encore de recevoir un email les informant donc de la hausse des prix à venir, qui gonflera le montant mensuel à débourser de 2 € par mois.

Une hausse a priori limitée, pour l’heure, aux formules individuelles. L’été dernier, Google annonçait une hausse de prix limitée à ses forfaits familiaux. On imagine que la stratégie du géant du Web est donc de faire évoluer le prix de ses différents forfaits par intermittence afin de ne pas trop frustrer des utilisateurs et utilisatrices déjà chauffé·es à blanc par ses méthodes pour décourager l’usage d’un bloqueur de publicités pour éviter de passer à la caisse.

D’après le mail cité par 9to5Google et partagé sur Reddit, la hausse du prix de YouTube Premium est qualifiée par Google de nécessaire pour « continuer à améliorer Premium et à supporter les créateurs et artistes que vous regardez sur YouTube ».

YouTube Premium, un service de SVOD à part entière

À l’origine conçu comme un abonnement permettant d’échapper à la publicité sur YouTube, Premium adopte aujourd’hui une stratégie d’expansion qui trahit les ambitions de Google en matière de divertissement en ligne. C’est un fait : YouTube est en guerre ouverte pour l’attention des internautes avec TikTok, Instagram, Netflix et les autres. Peut-être que toutes et tous ne l’entendent pas de cette oreille, mais, en s’affichant factuellement au même prix qu’un Disney+ 4K ou qu’un Netflix Standard, le service de vidéo en ligne de Google s’imagine en égal de ces grandes plateformes de streaming.

Le problème ? On peut regarder YouTube sans être abonné·e. Ce qui n’est pas le cas pour Netflix ou d’autres plateformes de vidéo à la demande. Par ailleurs, voilà plus de 20 ans que les internautes sont habitué·es à profiter de la plateforme gratuitement, bon an mal an, au gré des exclusions de certaines extensions de blocage de pubs. Faire passer ce public à la caisse est extrêmement délicat, quand bien même YouTube Premium offre également un accès au service de streaming musical YouTube Music et à quelques fonctionnalités additionnelles exclusives.

Toujours est-il que la hausse du prix de YouTube Premium ne devrait étonner personne : comme on l’a constaté sur nombre de services en ligne, il faut dorénavant s’attendre à des hausses de prix annuelles, que ce soit du côté de YouTube, Netflix, Spotify ou Adobe.

Fin du “cadeau” : Canal+ retire Apple TV de son offre de base

24 août 2026 à 11:30

Alors que l’excellent service de SVOD d’Apple était inclus, depuis trois ans, dans toutes les offres d’abonnement à Canal+, la chaîne rebat les cartes et bouleverse son offre. Ce retrait marque la fin d’une phase de croissance collaborative où la chaîne cryptée servait de levier de visibilité au service de Cupertino. Heureusement, les abonné·es actuel·les conservent pour l’instant l’accès au service, rapporte le Journal du Geek.

Une reconfiguration tarifaire pour les nouveaux clients

Le changement est officiel : depuis le 20 août 2026, Apple TV (anciennement Apple TV+) n’est plus inclus dans les formules « 100 % Canal+ » ou « Canal+ ». Pour les futurs souscripteurs, deux options s’offrent désormais : payer un supplément de 9,99 € par mois pour conserver l’option Apple TV, ou s’orienter vers le pack « Ciné Séries » à 29,99 € par mois, soit une hausse de 50 % pour obtenir la même prestation.

Cette décision s’inscrit dans une dynamique de repositionnement des offres. Bien que les raisons précises ne soient pas détaillées, il est clair que Canal+ effectue ces « ajustements réguliers » pour protéger ses marges. Cette stratégie fait écho à celle adoptée précédemment pour Paramount+, devenue payante et réservée aux détenteurs de formules premium dès janvier 2025. En effet, le marché du streaming se fragmente et les diffuseurs cherchent à mieux segmenter leurs offres pour rentabiliser leurs accords de diffusion.

En d’autres termes, l’époque du « tout inclus » accessible est en recul. Mais, on le répète, une clause de transition est maintenue : les clients déjà abonnés avec un contrat en cours conservent leur accès sans surcoût. Une fermeté contractuelle qui protège la base historique tout en augmentant le prix d’entrée pour les nouveaux entrants.

Vers un marché de streaming à la carte et fragmenté

Ce retrait de Canal+ est perçu comme un signal de l’évolution des partenariats entre les géants du streaming et les distributeurs traditionnels. Apple TV, bien que salué par la critique pour la qualité de ses productions (Ted Lasso, Silo, Shrinking), peine encore à s’imposer face aux géants comme Netflix ou Disney+ en raison de son catalogue plus restreint.

Cette stratégie de prix différencié risque de pousser les utilisateur·ices vers une consommation plus fragmentée, où chaque service devient une option à laquelle on souscrit et se désabonne à la volée, plutôt que la composante d’un abonnement global. La question de la fatigue de l’abonné, face à une multiplication de petits paiements mensuels, devient ainsi le prochain grand défi pour les acteurs du secteur.

En dépit du retrait du catalogue Apple TV des offres d’entrée de gamme de Canal+, il est toujours possible de profiter d’un tarif préférentiel à Apple Music via son abonnement.

Disney+ désactive discrètement la 4K en France et s’attire les foudres de ses clients

29 juillet 2026 à 11:30


Trop, c’est trop. Quelques mois après avoir gommé la disponibilité des formats HDR et Dolby Vision, Disney+ traverse une nouvelle zone de turbulences juridiques majeure. Entre des litiges de brevets et des dégradations techniques, l’expérience utilisateur en France est en pleine mutation, remettant en cause la structure même de ses offres d’abonnement.

Une dégradation technique qui dévalorise l’abonnement Premium

Le service de streaming a discrètement supprimé la définition 4K pour les abonné·es français·es, limitant désormais le flux au Full HD (1080p). Cette décision s’inscrit dans une série de coupes déjà constatées, puisque les formats HDR et Dolby Vision ont également été retirés en raison de complications techniques et juridiques.

Pour l’abonné·e, cette situation crée un déséquilibre économique majeur. Alors que l’offre Premium est vendue 15,99 € pour garantir une expérience haute définition, elle propose aujourd’hui pratiquement les mêmes avantages que l’offre Standard à 10,99 €. Seul le son Dolby Atmos reste un différenciateur, bien que son usage dépende d’un matériel spécifique encore peu répandu chez la plupart des utilisateurs et utilisatrices.

Cette perte de valeur a provoqué une réaction immédiate sur les réseaux sociaux et les forums de discussion. Les client·es dénoncent un manque de transparence, soulignant que Disney+ continue d’afficher des caractéristiques techniques sur son site officiel qui ne sont plus effectives pour le marché français.

Tous les 3 mois chez @DisneyPlus @DisneyPlusFR
on prend les abonnés pour des cons.

✅ Plus de Dolby Vision. Bon ça c'est un classique.
✅ Plus de HDR … venant d'eux … pourquoi pas, on est plus à ça prêt.
☑ Et maintenant ? Plus de 4K non plus !

Les abonnés… pic.twitter.com/FEWVwCWviQ

— Ultra-K.fr (@ultrakfr) July 28, 2026

Un litige de brevets au cœur du blocage

Mais alors, qu’est-ce qui coince, exactement ? D’après le service clientèle de Disney+, un conflit pour des brevets auprès d’un tribunal européen est désigné comme responsable de la disparition de la 4K. Bien que Disney ait initialement évoqué un « souci technique » en janvier dernier, il est maintenant clair que la source est juridique. Le conflit implique notamment la société américaine InterDigital et des enjeux liés aux technologies radio et vidéo.

En conséquence, le service a dû opérer des « modifications techniques » pour se mettre en conformité avec ces procédures judiciaires. Cette situation a déjà causé des suppressions et des rétablissements successifs du HDR et du Dolby Vision par le passé, créant une instabilité chronique pour les abonnés français.

Cette crise souligne la vulnérabilité des plateformes de streaming face aux enjeux de propriété intellectuelle. Pour les utilisateurs et utilisatrices, le message est clair : les enjeux de brevets priment sur la qualité de service et risquent de transformer une expérience premium en un abonnement standard surfacturé.

❌
❌