Vue normale

Il y a de nouveaux articles disponibles, cliquez pour rafraîchir la page.
À partir d’avant-hierJournal du Coin

Bitcoin sous les 78 000 $ : Dans l’attente du Clarity Act

14 septembre 2026 à 06:56

Le sort en est jeté. Le Bitcoin ne bouge quasiment plus depuis samedi. Il campe entre 77 500 et 77 600 dollars au moment d’écrire ces lignes (niveau à recoller au cours du jour avant toute lecture, le marché crypto ne dormant jamais), toujours sous la résistance des 81 700 dollars qui validerait un vrai retour du marché haussier. Mais l’immobilité du cours ne dit rien de la tension qui monte. Mardi, le Sénat américain vote la clôture du CLARITY Act, le texte censé fixer enfin un cadre fédéral pour les cryptomonnaies. Et cette fois, Donald Trump a lâché du lest.

Les points clés de cet article :
  • Le Bitcoin a stagné entre 77 500 et 77 600 dollars, incapable de franchir la résistance des 81 700 dollars, avant des décisions cruciales de réglementation et de politique monétaire.
  • Le CLARITY Act, avec une clause éthique révisée, attendait un vote du Sénat américain, tandis que la Fed devait statuer sur une possible hausse des taux, créant une tension palpable sur le marché crypto.

SwissBorg, la fintech suisse régulée pour investir dans la crypto. Créez votre compte et gagnez jusqu'à 50€ dès 100€ de transaction en entrant le code JournalDC !
<strong>Rejoindre SwissBorg</strong>
Rejoindre SwissBorg
Lien commercial

Bitcoin dans l’attente, la Fed en embuscade

L’immobilité du cours cache mal la nervosité ambiante. Le Bitcoin oscille dans un couloir étroit depuis le week-end, incapable de reprendre l’élan qui l’avait porté brièvement au-dessus de 79 800 dollars vendredi dernier.

La faute à un calendrier qui s’annonce chargé : après le vote de mardi, la Fed tranche mercredi 16 septembre sur ses taux, avec une probabilité de hausse désormais évaluée à plus de 85 % par les marchés à terme. Deux chocs en trois jours, réglementaire puis monétaire, et un cours qui préfère visiblement attendre d’y voir plus clair avant de choisir un camp.

CLARITY Act : ce qui a vraiment changé dans le texte final

Les sénateurs républicains ont publié dimanche le texte définitif du CLARITY Act, avec une clause éthique entièrement revue. Fini l’ambiguïté sur les conflits d’intérêts : les élus fédéraux couverts, et leurs conjoints, devront céder leurs participations crypto jugées « substantielles » ou les loger dans un trust aveugle, un montage juridique qui empêche le titulaire de savoir ce qu’il détient réellement. Nouveauté de taille, relayée par CryptoBriefing le 13 septembre : les procureurs généraux des États obtiennent un rôle de contrôle sur ces dispositions. La Maison-Blanche refusait cette concession il y a encore quelques semaines. Elle l’a acceptée. Un trust aveugle ne fait pourtant disparaître ni la fortune ni son origine, il en confie simplement la gestion à un tiers pendant le mandat.

Le vote de mardi, à 14h15 heure américaine, n’adopte pas la loi elle-même. Il s’agit d’une motion de procédure qui exige 60 voix pour avancer vers le débat en séance plénière. Les républicains contrôlent 53 sièges. Il leur faut donc convaincre au moins sept démocrates de franchir la ligne. Un échec mardi, et le texte est mort pour 2026, probablement jusqu’après les midterms de novembre 2026.

Un clan Trump qui a beaucoup à perdre

L’enjeu personnel n’a rien d’abstrait pour le président. Sa déclaration de patrimoine publiée début juillet chiffrait ses revenus liés à la crypto à environ 1,4 milliard de dollars sur la seule année 2025, portés notamment par les memecoins de la famille et par World Liberty Financial. Donald Trump avait déjà donné son accord de principe sur une clause anti-conflit d’intérêts dès juillet. Ce week-end, il est allé plus loin en validant une version qui donne du mordant à des procureurs d’État sur lesquels il n’a aucune prise. Un choix qui en dit long sur l’urgence, côté républicain, de faire aboutir ce texte avant que la fenêtre politique ne se referme.

Que le Sénat franchisse ou non la barre des 60 voix mardi, le Bitcoin devra ensuite digérer la décision de la Fed deux jours plus tard, sans avoir eu le temps de souffler entre les deux. 48 heures pour absorber deux chocs qui, d’ordinaire, se digèrent chacun sur une semaine entière.

Rejoignez SwissBorg et découvrez une autre façon d'investir dans la crypto. Interface fluide, agrégateur qui balaie plusieurs exchanges pour vous obtenir le meilleur prix, cadre régulé européen : tout est pensé pour durer. Et pour commencer du bon pied, le code JournalDC vous rapporte jusqu'à 50 € dès 100 € de transaction.
<strong>Récupérer mon bonus</strong>
Récupérer mon bonus
Lien commercial

L’article Bitcoin sous les 78 000 $ : Dans l’attente du Clarity Act est apparu en premier sur Journal du Coin.

💾

Émissaire de Trump, actionnaire crypto : le double jeu de Steve Witkoff

Par : Magali
13 septembre 2026 à 14:00

Négocier la paix le jour, encaisser les dividendes crypto le soir. Steve Witkoff cumule les deux vies depuis plus d’un an, et sa dernière déclaration de revenus vient de rallumer une question qu’on évite soigneusement à Washington : qui est vraiment cet émissaire de Donald Trump, et combien lui rapporte sa proximité avec World Liberty Financial, la holding crypto de la famille présidentielle ? Réponse cette semaine : 107 millions de dollars touchés en 2025 rien que via cette structure.

Les points clés de cet article :
  • Steve Witkoff a cumulé 107 millions de dollars via World Liberty Financial en 2025, soulevant des questions sur ses liens avec la famille Trump.
  • La proximité entre ses fonctions diplomatiques et ses intérêts privés a suscité des préoccupations à Washington, remettant en question la frontière entre pouvoir politique et fortune crypto.

Bybit EU, la puissance d'un géant du trading, désormais agréé en Europe. Transférez vos cryptos et recevez jusqu'à 85 € en BTC !
<strong>Profiter de l'offre</strong>
Profiter de l'offre
Lien commercial

Qui est Steve Witkoff ?

Avant les cessez-le-feu et les tables de négociation, Steve Witkoff est promoteur immobilier à New York, à la tête du Witkoff Group depuis les années 1990. Il connaît Donald Trump depuis des décennies, une amitié née dans les cercles de l’immobilier new-yorkais bien avant que l’un des deux ne pense à la Maison-Blanche.

Quand Trump revient au pouvoir en 2025, il en fait son émissaire spécial pour le Moyen-Orient. Witkoff devient alors l’un des visages les plus visibles de l’administration sur le dossier Gaza, impliqué dans les pourparlers de cessez-le-feu et de libération d’otages, avant d’être aussi mobilisé sur les discussions autour de l’Ukraine. Un profil de négociateur d’affaires projeté sur la diplomatie, pas un carriériste du Département d’État. Ça explique en partie pourquoi ses intérêts personnels suivent d’aussi près ses missions officielles.

World Liberty Financial : un chiffre qui triple en un an

Un an plus tôt, Witkoff déclarait 34 millions de dollars sur cette même ligne. En 2025, le total grimpe à 107 millions de dollars, rapporte Bloomberg. Le document de déclaration ne détaille pas la part exacte issue de World Liberty Financial elle-même car la holding regroupe aussi des complexes hôteliers, des golfs et des actifs immobiliers résidentiels.

Impossible, donc, de savoir précisément quelle fraction vient du stablecoin USD1 et quelle fraction vient du green fee d’un parcours de golf en Floride.

World Liberty Financial, cofondée en 2024 par des membres des familles Trump et Witkoff, propose le stablecoin USD1 et une plateforme de prêt adossée à Dolomite. Zach Witkoff, le fils de Steve, en est le PDG. Une affaire de famille au sens le plus littéral, où le père négocie des dossiers géopolitiques pendant que le fils fait tourner la boutique crypto.

Steve Wiktoff – Source

Un conflit d’intérêts jamais tranché

Cette proximité entre fonction publique et fortune privée n’attendait pas ce nouveau chiffre pour faire des vagues à Washington. Dès octobre 2025, le sénateur Adam Schiff et sept autres sénateurs démocrates réclamaient déjà des explications à Witkoff : sa déclaration d’août 2025 montrait qu’il conservait encore ses actifs World Liberty Financial dix mois après son entrée en fonction, malgré une promesse de cession complète annoncée en mai de la même année par un cofondateur du projet. World Liberty a depuis affirmé que le processus de cession suivait son cours. La Maison-Blanche elle, assure que Witkoff a vendu sa participation et ne traite aucun dossier susceptible de l’enrichir personnellement.

Sauf que le document publié le 8 septembre porte justement sur l’année 2025 tout entière, celle où la cession était censée avoir lieu. Un haut représentant américain a donc bel et bien touché des revenus liés à cette entreprise crypto familiale pendant l’exercice où, sur le papier, il était en train de s’en désengager. La nuance compte. Ni preuve définitive d’un manquement, ni démenti qui clôt le débat. Juste un chiffre qui tombe pile au milieu d’une question à laquelle personne n’a encore répondu par écrit.

Pourquoi il faut suivre ce dossier de près

Ce dossier dépasse Witkoff, largement. Il illustre à quel point la frontière entre pouvoir politique et intérêts crypto s’est brouillée dans l’entourage de Trump, entre le stablecoin de la famille présidentielle et les holdings personnelles de ses émissaires les plus proches. Quelques semaines plus tôt à peine, la banque fédérale de World Liberty Financial recevait elle aussi le feu vert conditionnel de l’OCC, l’un des régulateurs bancaires fédéraux. À chaque étape, le même clan avance ses pions réglementaires et empoche au passage.

C’est là que le cas Witkoff dépasse le simple fait divers. Si un émissaire présidentiel peut négocier la paix au Moyen-Orient tout en touchant les fruits d’une holding crypto adossée à la famille de son patron, sans qu’aucune instance ne tranche la question pendant près d’un an, le précédent vaut pour le reste de l’administration. Et pour la crédibilité de la régulation crypto américaine, qui cherche justement à s’imposer comme référence internationale au moment même où ses propres dirigeants brouillent les pistes entre intérêt public et enrichissement privé.

Trois points méritent d’être suivis dans les prochaines semaines : l’issue réelle de la cession d’actifs promise depuis mai 2025, une éventuelle réponse officielle à la lettre du sénateur Schiff restée sans suite depuis octobre, et la prochaine déclaration de revenus de Witkoff, qui dira si les 107 millions de dollars marquent un pic ou une nouvelle norme.

Bybit EU déroule le tapis rouge : jusqu'à 85 € en BTC en cumulant le bonus de bienvenue et le parrainage. Déposez 100 €, recevez jusqu'à 60 € en BTC, et 25 € de plus par ami parrainé. Ouvrez votre compte et lancez-vous.
<strong>Créez mon compte Bybit</strong>
Créez mon compte Bybit
Lien commercial

L’article Émissaire de Trump, actionnaire crypto : le double jeu de Steve Witkoff est apparu en premier sur Journal du Coin.

💾

Economie : Le Cuivre bat un nouveau record !

Par : Magali
9 septembre 2026 à 07:42

Battre le fer tant qu’il est chaud, version cuivre. C’est un peu ce que font les traders depuis quelques semaines. Le cuivre a inscrit un nouveau record mardi 9 septembre à 14 674 dollars la tonne sur le London Metal Exchange. La séance affiche une hausse de 1,1 %. Le record de la veille tombe déjà. Sur l’année le métal industriel gagne 18 %. Cette envolée tient à une pénurie physique qui s’aggrave et à la crainte de nouveaux tarifs douaniers américains sur les importations. Un cousin industriel de l’or et du bitcoin dans la course aux actifs rares, sauf que celui-là se pèse en tonnes et dort dans des entrepôts plutôt que dans un wallet.

Les points clés de cet article :
  • Le cuivre a atteint un nouveau record historique sur le London Metal Exchange, propulsé par une pénurie physique croissante et des craintes de tarifs douaniers américains.
  • Les stocks de cuivre aux États-Unis ont atteint des niveaux record, tandis que les réserves dans d’autres régions ont drastiquement diminué, exacerbant la tension mondiale.

Offre OKX exceptionnelle : jusqu'à 3 500 € de bonus sur vos dépôts du 07 septembre au 09 octobre, sans condition de trading ! Offre cumulable avec le bonus de 300 € en BTC à l'inscription.
<strong>Rejoindre OKX</strong>
Rejoindre OKX
Lien commercial

Cuivre : New York fait le plein, le reste du monde à sec

Deux marchés pour un seul métal. Fin août, les stocks du Comex à New York culminaient à 675 185 tonnes après 46 séances de hausse consécutives. Les réserves du LME à Londres ont chuté de près de 40 % depuis fin mai, tandis que les stocks de la Bourse de Shanghai ont fondu de 85 % depuis leur pic de mi-mars.

De fait donc, les importateurs américains ont fait rentrer 885 000 tonnes de cathodes de cuivre raffiné au premier semestre, le double de leurs importations sur la même période en 2024. Rien qu’en juillet, 225 094 tonnes de cuivre ont débarqué sur le sol américain : un record mensuel absolu. « Le cuivre physique continue d’affluer vers les États-Unis, ce qui aggrave la tension sur les marchés hors des États-Unis », résume un analyste d’Everbright Futures cité par Business Recorder.

Graphique de l'évolution du cours du cuivre sur un an, en hausse de 48 % à 14 540 dollars la tonne
Le cours du cuivre a grimpé de plus de 48 % en un an, porté par la ruée vers le métal rouge avant l’entrée en vigueur des nouveaux tarifs douaniers américains. Source : Boursorama

Droits de douane : Washington fait bouger les stocks de cuivre avant même de trancher

Par ailleurs, le marché anticipe un élargissement des tarifs américains sur le cuivre raffiné dès l’an prochain, et les importateurs n’attendent pas la décision pour agir. La courbe des contrats à terme est passée en franc backwardation (le cuivre livré tout de suite coûte plus cher que celui livré dans six mois), signe que le disponible immédiat vaut de l’or.

De plus, la production minière mondiale ne suit plus : les analystes tablent sur un premier recul annuel de l’extraction depuis 2017. Et la faille vient de s’élargir d’un coup. En effet, Grasberg, en Indonésie, est la deuxième mine de cuivre au monde. Cette dernière a été frappée le 8 septembre par une coulée de boue qui a piégé des ouvriers sous terre, forçant l’exploitant Freeport-McMoRan à déclarer la force majeure. Goldman Sachs chiffre la perte de production totale à 525 000 tonnes, selon des données relayées par Yahoo Finance, de quoi faire basculer son bilan mondial 2025 d’un excédent de 105 000 tonnes à un déficit de 55 500 tonnes.

L’appétit de l’intelligence artificielle dépasse déjà les pronostics sur le cuivre

Il y a un peu plus d’un an, Goldman Sachs visait 10 750 dollars la tonne à l’horizon 2027. Le marché a donc déjà doublé la mise, avec dix-huit mois d’avance sur son propre calendrier.

Pourquoi un tel écart ? Parce que la demande structurelle ne vient plus seulement des câbles électriques et du bâtiment. Les centres de données pour l’intelligence artificielle et la grande vague d’électrification, des transports aux réseaux, tirent la demande vers le haut au moment précis où l’offre minière cale. Même State Grid, l’opérateur électrique public chinois, passe des commandes que les courtiers locaux jugent solides. Attention, cette flambée reste avant tout un phénomène de stocks et d’anticipation tarifaire, pas encore la preuve définitive d’un basculement structurel de la demande. Mais le cuivre coche déjà presque toutes les cases d’une pénurie qui dure.

Cette mécanique n’est pas sans rappeler d’autres marchés où l’anticipation d’une mesure politique fait plus bouger les prix que la mesure elle-même, à l’image des tarifs douaniers de Trump qui redessinent les flux commerciaux mondiaux bien avant leur entrée en vigueur. Le cuivre, lui, a déjà changé d’adresse. En six mois, 885 000 tonnes de cathodes ont traversé l’Atlantique et le Pacifique vers les États-Unis. Le chiffre est appelé à grimper tant que Washington n’a pas tranché sur les tarifs.

OKX frappe fort : jusqu'à 3 500 € de bonus sur vos dépôts, sans aucune condition de trading, du 07 septembre au 09 octobre. Offre cumulable avec 300 € en BTC offerts à l'inscription.
<strong>Profiter de l'offre OKX</strong>
Profiter de l'offre OKX
Lien commercial

L’article Economie : Le Cuivre bat un nouveau record ! est apparu en premier sur Journal du Coin.

💾

Trump menace de suspendre le commerce avec les pays qui ne baissent pas ses taux préférés

5 septembre 2026 à 17:28

Une arme commerciale contre un problème monétaire. Vendredi 4 septembre, sur Truth Social, Donald Trump a écrit vouloir stopper les échanges avec les pays en excédent commercial vis-à-vis des États-Unis si la Fed ne baisse pas ses taux directeurs. « BAISSEZ LE TAUX OU J’ARRÊTERAI DE COMMERCER AVEC LES PAYS AVEC LESQUELS NOUS AVONS UN DÉFICIT DÉBIT […] C’EST MIEUX QUE LES DROITS DE DOUANE ! » c’est-il exclamé. Une arme qu’il juge donc « meilleure que les tarifs ». Le Canada, une nouvelle fois, est cité en exemple.

Les points clés de cet article :
  • Donald Trump a menacé d’arrêter les échanges commerciaux avec les pays en excédent commercial, incluant le Canada, si la Fed ne baisse pas ses taux directeurs.
  • Cette déclaration intervient alors que Kevin Warsh, nommé par Trump à la tête de la Fed, a maintenu une position prudente sur les taux, en dépit des pressions de la Maison-Blanche.

Un embargo commercial contre une décision qui ne dépend même pas du commerce

Trump justifie sa sortie par le rapport sur l’emploi (NFP) publié le même jour. Ce dernier, très supérieur aux attentes, a fait bondir à 58 % les probabilités d’un relèvement des taux plutôt que d’une baisse en septembre selon les marchés à terme. Et c’est bien là le problème de Donald Trump.

Toutefois, le président a beau répéter que les taux sont « trop élevés », rien dans la mécanique de la Fed ne relie directement le niveau des tarifs douaniers à la trajectoire de ses taux directeurs. Trump cherche visiblement un levier de pression qui fonctionne, peu importe s’il touche le bon rouage.

Un embargo commercial punit des entreprises et des consommateurs des deux côtés de la frontière. Il ne modifie en rien le mandat légal de la Fed, ni la lecture des chiffres d’inflation sur laquelle elle fonde ses décisions.

Kevin Warsh, le poulain qui ne joue pas le jeu

Voilà l’ironie du moment : l’homme aux commandes de la Fed depuis mai, c’est Kevin Warsh, désigné par Trump lui-même après des mois de pression pour évincer Jerome Powell.

Sauf que Warsh a expliqué aux sénateurs, lors de sa confirmation, n’avoir jamais promis de baisse de taux en échange de sa nomination. Fin août, à Jackson Hole, il a même reconnu que la Fed pourrait encore avoir « du travail » à faire contre l’inflation. C’est donc un ton nettement plus prudent que celui espéré par la Maison-Blanche. Trump lui-même a fini par concéder du bout des lèvres que Warsh « a un conseil » à gérer, un conseil qu’il qualifie au passage de « politique ».

Le Canada, cible récurrente d’une politique commerciale à géométrie variable

Dans toute cette affaire, c’est le Canada qui revient une fois de plus dans la ligne de mire du président américain. Or, le pays est déjà visé par plusieurs vagues tarifaires depuis le début du mandat. La nouveauté, cette fois, c’est le motif. C’est non plus un déséquilibre commercial classique, mais un chantage explicitement adossé à la politique monétaire américaine.

La Fed, en théorie, reste une institution indépendante des pressions de la Maison-Blanche. Sa prochaine décision sur les taux dépendra d’abord du CPI d’août, attendu vendredi 11 septembre, pas d’un ultimatum lancé sur un réseau social.

Les marchés, eux, n’ont pas attendu de trancher la question de l’indépendance de la Fed pour réagir. Bitcoin est repassé sous 80 000 $ après la publication du NFP. Un signal parmi d’autres que la confiance dans les actifs rares se construit justement dans les moments où la banque centrale semble la moins autonome, et où le locataire de la Maison-Blanche se met à confondre commerce international et politique monétaire.

L’article Trump menace de suspendre le commerce avec les pays qui ne baissent pas ses taux préférés est apparu en premier sur Journal du Coin.

💾

La pièce de 1 $ à l’effigie de Trump est en vente, une « première » présidentielle à nuancer

Par : Magali
3 septembre 2026 à 06:00

Un président sur une pièce. La confusion avait déjà fait vaciller le memecoin TRUMP en juillet quand la Maison Blanche avait dévoilé cette pièce commémorative pour la première fois. Depuis le mercredi 2 septembre à midi (heure de Washington), l’objet en question, une pièce de 1 dollar à l’effigie de Donald Trump, est officiellement en vente sur le site de la Monnaie américaine (US Mint). De quoi relancer, sous une forme bien réelle cette fois, un débat resté en suspens depuis cet été.

Les points clés de cet article :

  • Une pièce de 1 dollar à l’effigie de Donald Trump a été mise en vente par la Monnaie américaine.

  • Le lancement de cette pièce a relancé le débat sur la représentation de présidents en exercice sur des monnaies frappées.

Des millions de traders ont déjà choisi OKX. Une plateforme puissante, des outils pros et un accès complet au marché crypto. Ouvrez votre compte et jouez dans la cour des grands.
<strong>Rejoindre OKX</strong>
Rejoindre OKX
Lien commercial

Une pièce à 154,50 $ le sachet, frappée à Philadelphie

Dans les détails, deux formats sont proposés :

Pour les premières 24 heures de mise en vente, chaque foyer ne peut commander que deux exemplaires de chaque produit. La face présente le portrait de Donald Trump entouré des inscriptions « LIBERTY », « IN GOD WE TRUST » et « 1776~2026 », d’après une photo officielle de la Maison-Blanche. Le revers reprend le sceau présidentiel, complété de la mention « 250 » en hommage aux 250 ans des États-Unis.

Détail pour collectionneurs : 250 000 exemplaires frappés le 4 juillet portent un poinçon spécial et seront glissés au hasard dans les sachets et rouleaux mis en vente.

🇺🇸 L’US Mint lance une pièce de 1 $ à l’effigie de Donald Trump.

➡ Il devient le premier président américain en exercice à apparaître sur une pièce de monnaie destinée à la circulation. pic.twitter.com/A4GaWaEP0B

— Journal du Coin (@LeJournalDuCoin) September 2, 2026

Coolidge, le vrai précédent oublié

L’US Mint ne revendique nulle part le mot « première » dans son communiqué, et pour cause : la dernière fois qu’un président en exercice avait figuré sur une monnaie américaine frappée par la Mint remonte à un siècle. En 1926, pour le sesquicentenaire du pays, un demi-dollar avait représenté Calvin Coolidge en silhouette derrière le buste de George Washington. L’accueil avait été glacial : sur le million de pièces produites, 860 000 étaient reparties à la fonte faute d’acheteurs. Le montage juridique retenu cette fois s’appuie sur un texte de 2020 relatif aux pièces commémoratives, signé par Trump lui-même durant son premier mandat, qui n’interdit le portrait d’une personne vivante qu’au revers. Le président figure donc côté face, une lecture qui continue de diviser les juristes.

Autre nuance qui mérite d’être posée : depuis 2011, la production de pièces de 1 dollar est limitée à la demande numismatique, faute de débouché en circulation réelle. Ces pièces ont beau porter une « finition de circulation », elles ne quitteront sans doute jamais les albums de collectionneurs pour les caisses de supermarché.

Un symbole qui retombe sur un memecoin déjà fragilisé

Sur les marchés crypto, l’écho de l’annonce initiale n’avait pas été neutre. En juillet, la simple vidéo de neuf secondes publiée par la Maison Blanche avait suffi à faire glisser le token TRUMP vers 1,56 dollar, les investisseurs confondant un temps la pièce physique et le memecoin lancé sur Solana trois jours avant l’investiture de janvier 2025.

Le token, lui, reste loin de son sommet de 73 dollars : il s’échange en ce moment autour de 2,20 dollars, pour une capitalisation proche de 585 millions de dollars, quand les pertes cumulées des détenteurs dépassaient déjà les 3,8 milliards de dollars fin juin selon Nansen. Deux « Trump Coins », deux destins : l’une désormais tangible et vendue au comptant par le gouvernement fédéral, l’autre toujours suspendue aux humeurs du marché.

Avec OKX, vous accédez à l'un des exchanges les plus puissants du marché. Trading spot, produits dérivés, staking : toute la crypto, réunie sur une seule plateforme. Créez votre compte et passez à l'action.
<strong>Ouvrir un compte OKX</strong>
Ouvrir un compte OKX
Lien commercial

L’article La pièce de 1 $ à l’effigie de Trump est en vente, une « première » présidentielle à nuancer est apparu en premier sur Journal du Coin.

💾

Essence à 4 dollars, Venezuela au menu : Trump convoque les raffineurs mardi à la Maison Blanche

Par : Magali
31 août 2026 à 18:02

Convocation chez le directeur. Donald Trump reçoit demain, mardi, les patrons des plus grands raffineurs américains à la Maison Blanche, quelques jours après les avoir accusés publiquement de gonfler leurs marges sur le dos des automobilistes. Au menu, trois dossiers qui n’ont l’air de rien côte à côte et qui racontent pourtant la même histoire : le prix de l’essence, la capacité de raffinage du pays, et le brut du Venezuela, dont Washington veut accélérer l’arrivée dans les raffineries américaines. Pour les marchés, cryptos comprises, la réunion vaut mieux qu’un coup d’œil distrait.

Les points clés de cet article :
  • Donald Trump a convoqué les dirigeants des plus grands raffineurs américains à la Maison Blanche, les accusant de gonfler leurs marges sur le prix de l’essence.
  • La réunion abordera également l’augmentation des flux de brut vénézuélien vers les raffineries américaines, un enjeu stratégique pour les prix à la pompe.

C’est le moment de sécuriser vos BTC, ETH et altcoins tout en profitant de la promo Back to School de Ledger, avec jusqu’à $70 en Bitcoin.
<strong>Profiter de la promo Ledger</strong>
Profiter de la promo Ledger
Lien commercial

Trump face aux raffineurs : l’essence à 4 dollars et l’accusation de « gouging »

L’information vient d’une enquête de Jarrett Renshaw pour Reuters, publiée ce lundi. Autour de la table mardi, Marathon Petroleum, Chevron, Valero Energy, PBF Energy et Delek US Holdings. Exxon, elle, n’a pas été conviée. L’ambiance promet d’être studieuse : plusieurs dirigeants hésitaient encore à venir, de crainte que le président ne les humilie devant les caméras. On les comprend un peu.

Le grief présidentiel tient en un chiffre. Le gallon d’essence dépasse les 4 dollars à la pompe, les prix des carburants grimpent depuis le début des frappes américano-israéliennes sur l’Iran en février, et les élections de mi-mandat arrivent en novembre. Un président qui laisse filer le prix de l’essence à deux mois d’un scrutin national, ça ne s’est jamais bien terminé. Trump y voit du « gouging », du gonflement de marges pur et simple, et a réclamé une enquête du ministère de la Justice.

Les comptes des intéressés ne l’aident pas à penser autrement : Marathon, Phillips 66 et Valero ont dégagé 12,6 milliards de dollars de profits combinés au deuxième trimestre. Le président leur demande, en substance, d’utiliser cet argent pour faire baisser les prix. Les raffineurs répondent que le problème est ailleurs, dans une capacité de raffinage qui n’a presque pas grandi depuis vingt ans. Les deux peuvent être vrais en même temps.

Le brut du Venezuela, troisième dossier sur la table, et le plus lourd

Et puis il y a le dossier que le lecteur du Journal du Coin connaît déjà par cœur. Washington négocie avec Caracas l’accès à environ 17 champs pétroliers, entre la ceinture de l’Orénoque et le lac de Maracaibo, pendant que le Venezuela discute d’une sortie pure et simple de l’OPEP. Le secrétaire à l’Énergie Chris Wright est attendu à Caracas cette semaine. La réunion de mardi doit justement évoquer l’augmentation des flux de brut vénézuélien vers les raffineries américaines, troisième point à l’ordre du jour selon Reuters.

Ce n’est pas la première fois que Trump réunit les majors sur ce sujet. En janvier, quelques jours après la capture de Nicolás Maduro, il les recevait déjà pour les inciter à investir dans la remise en état de l’industrie pétrolière vénézuélienne, comme le rapportait alors PBS. Sept mois plus tard, la logique s’est précisée : du brut lourd vénézuélien bon marché, raffiné aux États-Unis, pour peser sur les prix à la pompe. Un plan qui arrange tout le monde à Washington, sauf peut-être l’OPEP, qui verrait un membre fondateur alimenter la machine américaine.

Pourquoi Bitcoin surveille le prix de l’essence de Trump

Le lien avec les cryptos passe par la pompe, puis par la Fed. L’essence pèse directement sur l’inflation américaine, cette même inflation PCE à 3,7 % que Kevin Warsh a brandie vendredi à Jackson Hole pour justifier, si besoin, une hausse des taux le 16 septembre. Les contrats à terme donnent près de 60 % de probabilité à ce scénario. Chaque centime gagné ou perdu à la pompe déplace donc un peu l’aiguille, et avec elle l’appétit pour les actifs à risque. Un plan qui ferait durablement baisser l’essence desserre la pression sur la Fed ; une réunion qui accouche d’une souris la laisse entière.

Le marché pétrolier, lui, a déjà montré cette année à quel point il commande le tempo des cryptos, du blocus d’Ormuz aux sursauts du brut. La séquence qui s’ouvre est chargée : réunion des raffineurs mardi, visite de Wright à Caracas dans la semaine, rapport sur l’emploi vendredi 4 septembre, décision de la Fed de Kevin Warsh le 16. Le premier verdict tombera dès mardi soir, dans le communiqué, ou dans son absence.

Vous souhaitez garder le contrôle de vos crypto-actifs ? Sécurisez vos clés privées hors ligne avec un wallet Ledger et profitez de la promo Back to School : jusqu’à $70 en Bitcoin avec Ledger Stax, $50 avec Ledger Flex et $20 avec Ledger Nano S Plus.
<strong> Découvrir les offres Back to School</strong>
Découvrir les offres Back to School
Lien commercial

L’article Essence à 4 dollars, Venezuela au menu : Trump convoque les raffineurs mardi à la Maison Blanche est apparu en premier sur Journal du Coin.

💾

Trump Digital Gold : Ce memecoin s’est effondré de 99 % en quelques minutes

Par : Magali
31 août 2026 à 07:17

Du plomb dans l’or. Samedi 29 août, un token baptisé Trump Digital Gold (GOLD) est apparu sur Solana, poussé par un compte X certifié de 42 300 abonnés, suivi par Donald Trump lui-même et dont la bio revendique un partenariat avec la Trump Organization. Deux heures plus tard, sa capitalisation dépassait les 50 millions de dollars. Moins de trois heures plus tard, il ne valait plus rien, ou presque. Un an et demi après les 3,8 milliards de dollars de pertes essuyées par les acheteurs du memecoin TRUMP, le nom du président suffit encore à vider des portefeuilles en quelques heures. Sauf que cette fois, personne ne veut en assumer la paternité, et la marque elle-même crie au piratage.

Les points clés de cet article :
  • Un token appelé Trump Digital Gold a été lancé sur Solana, atteignant une capitalisation de 50 millions de dollars en deux heures, avant de s’effondrer presque entièrement.
  • Real Trump Coins a affirmé avoir été piraté, rejetant toute responsabilité, tandis qu’Eric Trump a qualifié l’incident de fraude.

C’est le moment de sécuriser vos BTC, ETH et altcoins tout en profitant de la promo Back to School de Ledger, avec jusqu’à $70 en Bitcoin.
<strong>Profiter de la promo Ledger</strong>
Profiter de la promo Ledger
Lien commercial

Trump Digital Gold : chronique d’un pump de deux heures

Le token est créé en début de matinée outre-Atlantique. Vers 9 heures, le compte @realtrumpcoins1 publie un message qui en fait la promotion et renvoie vers le site realtrumpcoins.com. Le nom fait mouche. Les acheteurs se ruent, la capitalisation de Trump Digital Gold grimpe au-delà de 50 millions de dollars (66 millions au plus haut selon les trackers). Et puis, à 11 h 48, le message promotionnel disparaît du compte. Au même instant, la vente commence.

En quelques dizaines de secondes, GOLD perd plus de 95 % de sa valeur. La capitalisation finit la journée autour de 700 000 dollars, soit une chute de 99 % depuis le sommet. Le mardi précédent, le 25 août, le même compte dirigeait encore ses clients vers ce même site pour y acheter des médailles commémoratives à l’effigie du président. Du métal, pas du numérique.

Graphique DexScreener en chandeliers de 15 minutes de la capitalisation de Trump Digital Gold (GOLD/USD1) du 30 au 31 août 2026 : descente d’environ 480 000 dollars vers 88 000 dollars.
Trump Digital Gold (GOLD) sur DexScreener, paire GOLD/USD1 – Source

15 wallets, 18 657 dollars de mise, 330 000 dollars de gain : la mécanique du rug pull GOLD

Un rug pull (littéralement « tirer le tapis ») consiste à gonfler un actif pour le liquider d’un coup sur les acheteurs tardifs. Ici, le montage tient en trois chiffres relevés on-chain par Lookonchain, qui avait signalé le lancement dès samedi. Le développeur détenait 600 millions de GOLD. Quinze wallets fraîchement créés ont dépensé 18 657 dollars pour en acquérir 224,5 millions supplémentaires. Résultat, une équipe qui contrôlait 82,45 % de l’offre totale, ce qui laissait au « marché » un peu moins de 18 % du gâteau. Une liquidité en trompe-l’œil.

Trente minutes après leur achat, les quinze adresses ont tout revendu contre 3 178 SOL, soit environ 330 000 dollars, pour un bénéfice net de 312 000 dollars, dix-sept fois la mise de départ. Et encore, ce compte ne dit rien des 600 millions de tokens du développeur. En additionnant l’ensemble des adresses liées à l’équipe, l’analyste EmberCN chiffre le dump total à 824,54 millions de GOLD écoulés contre 9 785 SOL, soit un peu plus d’un million de dollars. La rapidité du mouvement plaide pour des ventes coordonnées plutôt que pour une panique spontanée. Les rug pulls amateurs traînent en longueur. Celui-ci a été exécuté comme une opération chirurgicale.

Real Trump Coins crie au piratage, Eric Trump parle de fraude

Dans la soirée, Real Trump Coins a publié un démenti en bonne et due forme. Traduction, « Trump Coins n’a pas autorisé et ne lancera, ne promouvra ni n’autorisera aucun token numérique ». La marque attribue les messages supprimés à des « acteurs malveillants tiers » et affirme « travailler avec les autorités ». Version courte, on nous a piratés. Une semaine plus tôt, le 22 août, Eric Trump répondait déjà à une rumeur de nouvelle pièce familiale. « Quelle blague… C’est absolument faux. Personne ne lance la moindre pièce. Si quelqu’un suggère le contraire, c’est une fraude. »

Fraude, donc, de l’aveu même de la famille. Mais fraude de qui ? Le compte porte un badge certifié, revendique un partenariat avec la Trump Organization et compte le président parmi ses abonnés. La promotion de GOLD renvoyait vers realtrumpcoins.com. Depuis, le profil X pointe vers trumpcoins.com, une boutique de médaillons physiques où aucun actif numérique n’est proposé. Piratage réel ou piratage commode, le démenti ne permet pas de trancher. Pour les acheteurs, peu importe. Sur Solana, il n’existe pas de bouton « annuler la transaction ».

Le précédent le plus proche s’appelle LIBRA, le memecoin promu en février 2025 par le président argentin Javier Milei, dont l’équipe avait extrait environ 87 millions de dollars des pools de liquidité avant de disparaître. Milei aussi avait plaidé la méprise. La justice argentine, elle, a ouvert une enquête. À Washington, World Liberty Financial gère des milliards pendant qu’un compte suivi par le président vient de servir de rampe de lancement à un token qui a vécu deux heures et quarante-huit minutes.

Vous souhaitez garder le contrôle de vos crypto-actifs ? Sécurisez vos clés privées hors ligne avec un wallet Ledger et profitez de la promo Back to School : jusqu’à $70 en Bitcoin avec Ledger Stax, $50 avec Ledger Flex et $20 avec Ledger Nano S Plus.
<strong> Découvrir les offres Back to School</strong>
Découvrir les offres Back to School
Lien commercial

L’article Trump Digital Gold : Ce memecoin s’est effondré de 99 % en quelques minutes est apparu en premier sur Journal du Coin.

💾

Memecoins et politique : La Californie interdit aux élus de créer leur cryptomonnaie

Par : Magali
30 août 2026 à 12:00

Fin de la récré pour les élus californiens. Le Parlement de Sacramento a adopté le 26 août, sans une seule voix contre, un texte qui interdit aux responsables publics de l’État d’émettre leur propre memecoin. Il ne manque plus que la signature du gouverneur Gavin Newsom pour que la mesure entre dans le Code du gouvernement. Et à partir du 1er janvier 2027, les plateformes d’échange devront elles aussi faire le ménage dans leurs listings pour les résidents californiens. Un an et demi après le lancement du jeton TRUMP, la Californie répond à sa manière.

Les points clés de cet article :
  • La Californie a adopté une loi interdisant aux responsables publics de l’État d’émettre leur propre memecoin, en attente de la signature du gouverneur Gavin Newsom.
  • À partir de janvier 2027, les plateformes d’échange devront retirer les memecoins émis par des responsables publics de leurs listings pour les résidents californiens.

Nouvelle offre OKX exceptionnelle : jusqu'à 5 000 € de bonus sur vos dépôts du 06 au 31 août, sans condition de trading ! Offre cumulable avec le bonus de 300 € en BTC à l'inscription.
<strong>Rejoindre OKX</strong>
Rejoindre OKX
Lien commercial

AB 2409 : ce que la loi californienne sur les memecoins interdit vraiment

Le texte porte le numéro AB 2409. Déposé le 20 février par le député démocrate Avelino Valencia, il a traversé les deux chambres sans le moindre accroc, avec 77 voix contre 0 à l’Assemblée en mai, 40 contre 0 au Sénat le 26 août, puis 78 contre 0 le jour même pour valider les amendements sénatoriaux. Une unanimité qui vaut son pesant d’or à Sacramento.

Concrètement, AB 2409 interdit à tout officier ou employé public de Californie, élu ou nommé, parlementaire ou membre d’une commission, d’émettre un memecoin. La loi définit ce dernier comme un actif numérique « inspiré par des mèmes internet, des personnages, des événements d’actualité ou des tendances, pour lequel le promoteur cherche à attirer une communauté en ligne enthousiaste ». Autrement dit, une définition assez large pour englober tout ce qui se lance sur pump.fun en trois clics.

Le second volet vise les plateformes. Dès le 1er janvier 2027, les prestataires de services sur actifs numériques ne pourront plus proposer aux Californiens un memecoin lancé après cette date par un responsable public, ou en partenariat avec lui. Et là, la formulation couvre les officiels fédéraux, étatiques et locaux. Sans exception pour le locataire de la Maison Blanche.

Le jeton TRUMP, l’éléphant dans la pièce

Personne à Sacramento ne prononce le nom du président dans le texte de loi. Mais l’analyse de la commission judiciaire du Sénat, publiée fin juin, ne s’embarrasse pas de détours. Elle rappelle que le jeton TRUMP est passé de 7 à 75 dollars en deux jours après son lancement en janvier 2025, que la famille Trump a empoché plus de 280 millions de dollars au passage et que les petits porteurs ont déboursé environ 4,3 milliards de dollars pour y participer. Les comptes se sont encore alourdis depuis. D’après Nansen, près de 989 000 portefeuilles ont perdu 3,81 milliards de dollars sur ce seul jeton, pendant que le clan Trump encaissait environ 636 millions de dollars.

Le document sénatorial cite aussi le MEME Act, cette proposition fédérale du représentant Sam Liccardo, ancien procureur, qui voulait interdire aux hauts responsables fédéraux et à leurs proches de tirer profit d’actifs numériques. Déposée en 2025, elle prend la poussière au Congrès. La Californie a donc décidé de ne pas attendre Washington.

Avelino Valencia justifie sa démarche par un argument simple. Les plateformes ont rendu la création d’un jeton si facile qu’un élu mal intentionné peut « contourner les règles existantes de déclaration financière et de conflits d’intérêts ». Un memecoin échappe aux plafonds de dons, aux registres publics et aux commissions d’éthique. Pratique pour monétiser sa fonction.

Des sanctions civiles, pas de menottes

Le texte ne crée aucune infraction pénale. Il ouvre la voie à des actions civiles portées par le procureur général de Californie, les procureurs de district, les avocats municipaux ou les conseils de comté. Deux armes sont prévues. L’injonction, pour faire cesser l’émission ou le listing. Et la restitution des gains (disgorgement), qui oblige l’élu fautif à rendre ce que le jeton lui a rapporté. Pas de prison, donc, mais un trésor de guerre confisqué et une réputation en lambeaux.

Côté soutiens, California Common Cause et la Consumer Federation of California ont appuyé la mesure. Aucune opposition n’a été enregistrée en commission, pas même du lobby crypto. Personne, visiblement, ne tenait à défendre les memecoins d’élus en audition publique. Gavin Newsom a jusqu’au 30 septembre pour signer ou opposer son veto. Vu qu’il a lui-même agité l’idée d’un « Trump Corruption Coin » parodique en août 2025 pour se payer la tête du président, un veto surprendrait tout le monde.

La Californie n’est pas seule à se pencher sur la question. En Argentine, l’affaire LIBRA poursuit Javier Milei devant les tribunaux depuis février 2025, et la justice américaine a ordonné le dégel de 57 millions de dollars liés au jeton. Pour un candidat à la présidentielle de 2028 tenté par un jeton de campagne, la porte de la Californie sera fermée dès le premier jour.

C'est le moment de rejoindre OKX ! Créez votre compte pour débloquer jusqu'à 300 € en BTC, puis cumulez un bonus de 8 % sur vos dépôts pouvant atteindre 5 000 € : deux offres cumulables, valables jusqu'au 31 août.
<strong>Ouvrir un compte OKX</strong>
Ouvrir un compte OKX
Lien commercial

L’article Memecoins et politique : La Californie interdit aux élus de créer leur cryptomonnaie est apparu en premier sur Journal du Coin.

💾

❌
❌