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Bitcoin : Le G7 somme la crypto de migrer vers le post-quantique

Par : Magali
7 septembre 2026 à 14:00

Un compte à rebours sans date affichée. Le G7 a sifflé la fin de la récréation le 3 septembre 2026. Ses experts en cybersécurité somment gouvernements et entreprises de préparer sans attendre la bascule vers la cryptographie post-quantique. Message reçu cinq sur cinq du côté de Bitcoin, où le seuil théorique pour casser une clé cryptographique n’a jamais paru aussi proche. Les gouvernements ne visent pas frontalement les cryptomonnaies. Leurs portefeuilles, leurs échanges et leurs infrastructures de garde n’en sont pas moins directement dans la ligne de mire. On fait le point.

Les points clés de cet article :
  • Le G7 a sonné l’alarme sur la nécessité de se préparer à la cryptographie post-quantique rapidement, un choc pour le monde de la cryptomonnaie.
  • Bitcoin et les autres blockchains majeures, comme Ethereum et Solana, ont déjà entamé leur transition vers des systèmes de sécurité post-quantiques, un chantier colossal et complexe.

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Le G7 sonne l’alarme post-quantique

Le rapport s’intitule sobrement Preparing for the Post-Quantum Era: A Call to Action, publié le 3 septembre 2026 par le groupe de travail cybersécurité du G7, piloté par l’agence française ANSSI, avec la Commission européenne et l’ENISA en invitées.

Le texte ne cite jamais Bitcoin ni Ethereum. Il vise un principe imparable. La cryptographie post-quantique doit être anticipée avant même l’arrivée d’un ordinateur quantique capable de la faire tomber.

La menace porte un nom, « harvest now, decrypt later » (récolter maintenant, déchiffrer plus tard). En d’autres termes, un attaquant peut siphonner aujourd’hui des données chiffrées pour les percer dans dix ans, une fois la puissance de calcul nécessaire disponible, sans attendre que la technologie existe déjà pour agir.

L’Union européenne a fixé fin 2026 comme point de départ de la migration et 2030 pour les systèmes les plus sensibles. Le NIST américain, dans son brouillon IR 8547, prévoit une dépréciation programmée après 2030 et une interdiction pure et simple après 2035, sur un périmètre plus large que la seule ECDSA. Rien de tout cela n’affole les marchés dans l’immédiat.

« Notre message est clair : la transition vers la cryptographie post-quantique est un enjeu de sécurité critique qui appelle un effort collectif et coordonné. Les organisations — publiques ou privées — doivent agir dès maintenant (…) »

Groupe de travail de l’ANSSI

Nouvelle menace pour Bitcoin : le G7 veut une réglementation crypto plus stricte

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Bitcoin, cible numéro un d’une mue post-quantique qui n’a rien d’anecdotique

Le calcul est resté longtemps théorique. Il l’est nettement moins depuis cet été. Beaucoup des adresses dormantes de 2009, celles de Satoshi Nakamoto y comprises, sont au format P2PK (pay-to-public-key) : leur clé publique traîne à l’air libre sur la blockchain depuis leur toute première réception de fonds, sans qu’aucune transaction sortante ne soit nécessaire pour l’exposer.

A contrario, les adresses plus récentes, au format P2PKH, restent à l’abri d’un hachage tant qu’elles n’ont jamais servi à payer. Les développeurs planchent sur BIP-360, une proposition d’adresse baptisée Pay-to-Merkle-Root (P2MR), qui retire le chemin de dépense direct par clé hérité de Taproot pour forcer le passage par un script.

Le choix du schéma de signature post-quantique lui-même reste encore à trancher dans une proposition future, avec à la clé des signatures nettement plus lourdes que les 64 octets d’une signature ECDSA classique. Multipliez ça par des millions de transactions quotidiennes, et le débat sur la taille des blocs, déjà vieux d’une décennie, risque de revenir en force. Son adoption suppose toutefois un soft fork, donc l’accord d’une bonne partie de l’écosystème. Un chantier de fond, pas un sprint.

Ethereum et Solana, la course au post-quantique est déjà lancée

Ethereum n’a pas attendu le G7 pour se mettre au travail. Sa feuille de route touche quatre briques du protocole, les signatures BLS des validateurs, les engagements KZG, les signatures ECDSA des comptes utilisateurs et les preuves à divulgation nulle de connaissance (zero-knowledge proofs).

L’infrastructure post-quantique du cœur du réseau doit être bouclée en 2029, la même année où Google promet d’avoir terminé sa propre migration. Solana n’est pas en reste. Ses développeurs testent eux aussi des correctifs post-quantiques pour protéger portefeuilles et systèmes de garde, un travail mené en parallèle sur les trois plus grandes blockchains du marché.

Faut-il paniquer pour autant ? Non. La puissance de calcul nécessaire pour casser une clé Bitcoin ou Ethereum reste, à ce jour, spéculative. Mais un rapport gouvernemental qui presse d’agir dix ans avant l’échéance n’est jamais un hasard de calendrier.

Le G7 n’a rien inventé en braquant les projecteurs sur la crypto post-quantique. La France planche sur le sujet depuis plusieurs années déjà, et son dispositif de défense dépasse largement le seul secteur des cryptomonnaies. Banques, opérateurs télécoms, hôpitaux et réseaux électriques chiffrent tous, aujourd’hui, des données qu’un ordinateur quantique pourrait déchiffrer demain. La crypto n’est qu’un aiguillon de plus dans un dossier qui touche l’ensemble de l’infrastructure numérique mondiale. La différence, cette fois, c’est que les échéances ne sont plus des hypothèses d’ingénieurs mais un calendrier gouvernemental : 2030 pour les systèmes sensibles côté européen, 2035 pour l’interdiction pure et simple aux États-Unis.

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Crypto : Standard Chartered ouvre le trading de Bitcoin et Ethereum aux Émirats

3 septembre 2026 à 16:30

Le Golfe passe au spot bancaire. Standard Chartered ouvre aux investisseurs institutionnels des Émirats arabes unis l’accès au trading au comptant de Bitcoin et d’ether. L’offre est déployée depuis le Dubai International Financial Centre (DIFC), sous la supervision de la Dubai Financial Services Authority (DFSA). La banque britannique devient ainsi la première banque d’importance systémique mondiale à proposer ce service aux Émirats et, selon son communiqué, la seule banque internationale à offrir actuellement du trading spot institutionnel d’actifs numériques dans la région.

Points clés

  • Standard Chartered étend aux Émirats arabes unis son offre de trading spot livrable sur bitcoin et ether, réservée aux clients institutionnels
  • L’offre est réservée aux clients institutionnels éligibles et réglementée depuis le DIFC
  • Les ordres passent par les plateformes électroniques et les interfaces de change habituelles de la banque
  • Les clients peuvent conserver leurs actifs auprès du dépositaire de leur choix, dont Standard Chartered

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Bitcoin et Ethereum intégrés aux outils bancaires existants

L’offre porte sur les paires BTC/USD et ETH/USD. Il ne s’agit pas de contrats dérivés réglés en dollars, mais de transactions au comptant livrables : une fois l’ordre exécuté, le client reçoit effectivement les bitcoins ou les ethers achetés.

Standard Chartered cherche surtout à intégrer les cryptomonnaies aux outils déjà employés par les salles de marché traditionnelles. Les clients institutionnels éligibles peuvent passer leurs ordres depuis les plateformes électroniques de la banque, à travers des interfaces proches de celles utilisées pour négocier des devises.

Le règlement reste cependant séparé de l’exécution. Chaque client peut choisir le dépositaire chargé de conserver les actifs achetés, y compris le service de conservation d’actifs numériques lancé par Standard Chartered aux Émirats en septembre 2024.

Cette organisation permet ainsi aux gestionnaires d’actifs, entreprises et autres investisseurs professionnels d’accéder à Bitcoin et Ethereum sans passer directement par une plateforme crypto native. Ils bénéficient parallèlement des procédures de gouvernance, de conformité et de gestion des risques d’un groupe bancaire international.

Standard Chartered ouvre aux investisseurs institutionnels des Émirats arabes unis l’accès au trading au comptant de Bitcoin et d’ether. L’offre est déployée depuis le Dubai International Financial Centre (DIFC), sous la supervision de la Dubai Financial Services Authority (DFSA). La banque britannique devient ainsi la première banque d’importance systémique mondiale à proposer ce service aux Émirats et, selon son communiqué, la seule banque internationale à offrir actuellement du trading spot institutionnel d’actifs numériques dans la région.
Standard Chartered va toujours plus loin dans les services crypto – Source : Compte X

Standard Chartered étend son offre crypto lancée à Londres

Cette implantation aux Émirats prolonge une activité inaugurée au Royaume-Uni en juillet 2025. Standard Chartered était alors devenue la première banque d’importance systémique mondiale, ou G-SIB, à proposer du trading spot livrable de bitcoin et d’ether à ses clients institutionnels.

Une G-SIB est un établissement dont la taille, les activités et les connexions avec le reste du secteur financier sont telles que sa défaillance pourrait menacer la stabilité du système mondial. Ce statut lui impose notamment des exigences renforcées en matière de capital et de supervision.

Le choix des Émirats répond également à la construction progressive d’un cadre réglementaire consacré aux actifs numériques. Depuis le DIFC, Standard Chartered peut désormais réunir l’exécution des ordres et son offre de conservation au sein d’un même environnement réglementé :

« En combinant l’exécution avec une conservation sécurisée, une gouvernance et la connectivité d’une banque mondiale, nous offrons à nos clients une manière plus intégrée de participer aux marchés des actifs numériques »

Rola Abu Manneh, directrice générale de Standard Chartered pour les Émirats arabes unis, le Moyen-Orient et le Pakistan – Source : CP

La banque développe parallèlement des activités dans la conservation, le trading et la tokenisation, notamment à travers son pôle de banque d’investissement et ses participations dans Zodia Markets et Libeara.

Cette ouverture ne démocratise pas encore l’achat de cryptomonnaies auprès du grand public : elle reste strictement réservée aux institutions éligibles. Elle confirme toutefois que Bitcoin et Ethereum s’intègrent progressivement aux infrastructures utilisées par la finance traditionnelle, jusque dans les interfaces de change des grandes banques mondiales. Mais ça, vous le saviez déjà si vous nous lisez régulièrement.

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RWA : La maison mère du NYSE, mise sur tZERO pour tokeniser Wall Street

Par : Magali
2 septembre 2026 à 14:00

Après les paris prédictifs et les actions tokenisées via sa coentreprise avec OKX, Intercontinental Exchange (ICE), la maison mère du NYSE, ajoute une pièce à son puzzle blockchain. Elle vient de nouer un partenariat avec tZERO, une plateforme spécialisée dans les titres tokenisés (des actions représentées par un jeton numérique, échangeable comme une cryptomonnaie), pour bâtir l’infrastructure de sa future plateforme de titres numériques adossée à la Bourse de New York. Au menu, un investissement, une licence sur plus d’une centaine de brevets, et un rôle de partenaire de conception de tout premier plan.

Les points clés de cet article :
  • ICE a noué un partenariat stratégique avec tZERO pour développer une plateforme de titres numériques adossée au NYSE.
  • tZERO a accordé à ICE une licence sur un portefeuille de 103 brevets blockchain, tout en poursuivant un concurrent pour violation présumée de ces mêmes brevets.

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ICE et tZERO main dans la main pour tokeniser les actions du NYSE

Les deux entreprises ont signé un protocole d’accord faisant de tZERO le partenaire de conception privilégié pour l’infrastructure d’agent de transfert numérique et de courtage de la future « Digital Trading Platform » d’ICE, selon le communiqué conjoint publié lundi.

ICE investit dans le dernier tour de financement de tZERO, montant non communiqué, et reçoit en échange une licence sur son portefeuille de brevets blockchain : 23 familles, 103 brevets au total, qui couvrent :

  • les transferts conformes à la réglementation,
  • les contrats intelligents évolutifs,
  • la gestion des opérations sur titres.

Par ailleurs, et sous réserve des feux verts réglementaires, tZERO devrait aussi devenir agent de transfert agréé sur la plateforme.

« L’expérience de tZERO dans l’infrastructure on-chain régulée en fait un partenaire précieux pour notre futur programme d’agent de transfert numérique »

Michael Blaugrund, vice-président des initiatives stratégiques d’ICE

Son homologue chez tZERO, le PDG Alan Konevsky, ne cache également pas son enthousiasme :

« Nous avons passé des années à construire une plateforme régulée de bout en bout pour les titres tokenisés. »

Les deux partenaires vont même explorer l’usage des actifs tokenisés de tZERO comme collatéral dans les chambres de compensation d’ICE.

ICE multiplie les paris blockchain, du NYSE à Polymarket en passant par OKX

Vous voyez le motif se dessiner ? ICE en empile plusieurs paris sur la même table. En juin, la maison mère du NYSE a formé une coentreprise à parts égales avec OKX pour développer une infrastructure commune destinée aux actifs tokenisés, après avoir investi dans l’exchange à une valorisation de 25 milliards de dollars en mars. Les deux partenaires se sont aussi associés sur des contrats perpétuels pétroliers, une autre pièce du même rapprochement.

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Sans oublier aussi Polymarket, où ICE a englouti jusqu’à 1,6 milliards de dollars depuis octobre 2025, une plateforme aujourd’hui valorisée 21 milliards de dollars après un tour de table mené par le fonds de Donald Trump Jr. Une seule logique derrière tout ça. Verrouiller un maximum d’infrastructures avant que la tokenisation ne devienne la norme plutôt que l’exception.

tZERO licencie ses brevets à ICE, tout en poursuivant un concurrent pour les mêmes technologies

Attention, il y a quand même un os. tZERO a envoyé en juin une mise en demeure à Securitize, un concurrent direct dans la tokenisation, exigeant l’arrêt de deux de ses produits pour violation présumée des brevets, précisément ceux que Securitize conteste avoir enfreints. tZERO se présente donc à la fois comme partenaire de confiance d’ICE et comme plaignant vis-à-vis d’un rival sur cette même propriété intellectuelle. Un détail qui n’enlève rien à l’accord signé avec ICE, mais qui rappelle que la course à la tokenisation se joue aussi devant les tribunaux, pas seulement dans les salles de conseil.

tZERO n’est pas non plus un inconnu du secteur. Elle avait décroché dès 2024 l’agrément pour conserver des actifs numériques, l’une des toutes premières entreprises américaines à l’obtenir. De quoi expliquer pourquoi ICE a préféré miser sur elle plutôt que sur un autre acteur.

Le Nasdaq, de son côté, a lui aussi demandé le feu vert de la SEC pour lister des actions tokenisées. La course entre les deux plus grandes places boursières américaines ne fait donc que commencer, et elle se joue désormais sur le terrain des brevets autant que sur celui de la régulation.

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Stablecoin : Citi, Goldman Sachs et 19 autres géants financiers s’unissent pour lancer leur dollar

Par : Magali
2 septembre 2026 à 07:00

L’Union sacrée. En mai 2025, les grandes banques américaines discutaient encore en coulisses d’un stablecoin commun, sans dépasser le stade des pourparlers préliminaires. Seize mois plus tard, l’idée a pris du muscle. Le 1er septembre, vingt-et-une institutions financières internationales, parmi lesquelles Citi, Goldman Sachs, Bank of America et Wells Fargo, ont officialisé la création d’une entreprise commune dédiée à l’émission d’un stablecoin (une cryptomonnaie dont la valeur reste arrimée à une monnaie classique, ici le dollar) adossé au billet vert. Objectif affiché : un lancement commercial au premier semestre 2027.

Les points clés de cet article :
  • Le 1er septembre, vingt-et-une institutions financières mondiales ont officiellement créé une entreprise commune pour émettre un stablecoin adossé au dollar, visant un lancement commercial au premier semestre 2027.
  • Le projet ambitie à se conformer aux réglementations GENIUS Act et MiCA, tout en ciblant des usages variés tels que les paiements transfrontaliers et le règlement d’actifs numériques.

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De 10 banques exploratrices à 21 poids lourds, le consortium change de dimension

Tout est parti d’octobre 2025, quand dix banques d’importance systémique mondiale (des établissements dont la chute menacerait tout le système financier, désignées G-SIB) avaient entamé une phase exploratoire commune. Huit d’entre elles sont toujours là aujourd’hui. Il s’agit de Santander, Bank of America, Citi, Deutsche Bank, Goldman Sachs, MUFG, TD Bank et UBS, la vieille garde du projet.

Treize nouveaux venus rejoignent donc le navire, parmi lesquels BBVA, Wells Fargo, Crédit Agricole, Lloyds, Scotiabank et Standard Bank, portant à 18 le nombre total de banques membres et à 17 celui des G-SIB. La nouvelle entité doit être formellement créée au second semestre 2026, sous réserve des conditions de clôture habituelles à ce genre de montage. Un an, presque jour pour jour, entre la première poignée de main et le passage à l’acte.

Fidelity et WisdomTree, la surprise venue des gestionnaires d’actifs

Deux noms détonnent dans cette liste de banquiers en costume trois pièces. Fidelity Investments et WisdomTree, deux gestionnaires d’actifs américains, émettent déjà chacun leur propre stablecoin.

En effet, Fidelity a lancé le sien, FIDD, en janvier via sa société de fiducie nationale agréée au niveau fédéral. WisdomTree fait tourner l’USDW sous une charte de fiducie new-yorkaise.

Rejoint également le consortium Sirius International Holding, filiale d’un conglomérat d’Abou Dabi. Leur présence en dit long. Même des émetteurs déjà installés jugent qu’aucun stablecoin isolé, aussi solide soit-il, ne pèsera assez lourd seul face aux effets de réseau de Tether et Circle.

GENIUS Act et MiCA, un stablecoin taillé pour cocher toutes les cases réglementaires

Le calendrier reste précis. Dollar d’abord, avec un lancement commercial visé au premier semestre 2027. Puis extension progressive à d’autres devises du G7, l’euro en tête de liste. Les usages ciblés couvrent les marchés de gros, institutionnels et particuliers, avec en ligne de mire les paiements transfrontaliers et le règlement de crypto-actifs, selon le communiqué officiel du consortium. Le projet ambitionne une conformité au GENIUS Act américain et au règlement européen MiCA, chacun selon sa juridiction. Un chantier réglementaire à deux vitesses, mais pas insurmontable, vu que les grandes banques ont justement l’habitude de jongler avec plusieurs cadres à la fois d’un pays à l’autre. Face à elles, un marché des stablecoins qui pèse environ 290 milliards de dollars, dont près de 89 % captés à eux seuls par l’USDT de Tether et l’USDC de Circle. Autant dire que la place est chère, et que la vraie bataille commence à peine.

Vingt-et-une signatures ne garantissent pas un lancement réussi. Rien n’est gravé dans le marbre tant que l’entreprise commune n’existe pas encore sur le papier. Mais l’ampleur de la coalition, du crédit américain classique aux fiducies d’Abou Dabi en passant par les gestionnaires d’actifs new-yorkais, dessine un mouvement bien plus large que la simple riposte de quelques banques agacées. Wall Street tokenise déjà ses dépôts de son côté, avec JPMorgan et son JPMD en éclaireur. Tether et Circle ont dix-huit mois devant eux pour consolider leur avance, avant que le premier stablecoin porté par 21 poids lourds de la finance mondiale n’entre vraiment en jeu.

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Bitcoin : le divorce avec le Nasdaq, les retrouvailles avec l’or

Par : Magali
1 septembre 2026 à 18:30

Divorce à l’amiable. Le Bitcoin range sa carte de membre du Nasdaq au vestiaire et retrouve un vieux compagnon qu’il avait fini par snober, l’or. En un an, sa corrélation glissante sur 90 jours avec l’indice tech américain a fondu de plus de 60 % à 33 %. Celle avec le métal jaune, elle, a grimpé au-dessus des 50 %, du jamais-vu depuis le début de l’année. La bascule tombe alors que la dette publique américaine a franchi les 40 000 milliards de dollars, un montant qui n’avait jamais été atteint. Ce genre de retournement, le marché crypto l’a déjà vécu. Version 2026, l’inquiétude budgétaire s’ajoute au tableau.

Les points clés de cet article :

  • Le Bitcoin a diminué sa corrélation avec le Nasdaq, passant de plus de 60 % à 33 %, tandis que sa corrélation avec l’or a grimpé à plus de 50 %.

  • Ce changement intervient alors que la dette publique américaine a dépassé les 40 000 milliards de dollars, ravivant l’intérêt pour les actifs refuges comme l’or et le Bitcoin.


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Bitcoin et Nasdaq : la corrélation qui s’effondre

Si vous suivez le Bitcoin depuis deux ans, vous connaissez la rengaine. Le Nasdaq tousse, le Bitcoin s’enrhume dans la foulée, porté par le même argent qui arbitrait les cryptos et les géants de l’intelligence artificielle comme un seul et même pari.

Le Bitcoin suivait le même tempo que Nvidia ou Palantir, séance après séance, comme si les investisseurs ne faisaient plus la différence entre les deux. En novembre 2025, la corrélation entre les deux dépassait 60 % sur une fenêtre glissante de 90 jours, un niveau qui collait au Bitcoin l’étiquette d’actif tech à haut bêta plutôt que celle de monnaie alternative. Depuis, le vent a tourné. La réévaluation des taux longs et la nervosité du marché obligataire ont distendu ce lien mécanique au printemps, jusqu’à ramener la corrélation à 33 % fin août, d’après les calculs de Grayscale sur les cours quotidiens de XBTUSD et du Nasdaq 100. Un réflexe en voie de disparition.

Graphique de corrélation 90 jours : la courbe bitcoin-Nasdaq descend vers 33 % fin août 2026, tandis que la courbe bitcoin-or monte au-dessus de 50 %.
Corrélation glissante sur 90 jours entre le bitcoin et le Nasdaq (bleu) et entre le bitcoin et l’or (orange), août 2025–août 2026. Source : Bloomberg, Grayscale Investments

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Bitcoin et l’or : le retour du trade de dévaluation

De l’autre côté du graphique, l’or grimpe en miroir. Sa corrélation avec le Bitcoin, quasi nulle en début d’année, dépasse aujourd’hui 50 %. « Des soldes de dette plus importants, des déficits persistants et des rendements à long terme plus élevés ont ravivé la recherche d’actifs capables de couvrir la détérioration des fondamentaux budgétaires et monétaires », écrit Zach Pandl, responsable de la recherche chez Grayscale, dans une note du 27 août.

Ce jour-là, la dette fédérale dépassait déjà 40 000 milliards de dollars et le déficit 2026 était projeté à 1 900 milliards par le Congressional Budget Office (l’organisme budgétaire non partisan du Congrès américain). L’once d’or évoluait autour de 4 613 dollars, pendant que le Bitcoin remontait péniblement à 79 500 dollars. Ce n’est pas un hasard de calendrier : les 20 000 milliards avaient été franchis en septembre 2017, les 30 000 milliards en février 2022. Chez Bank of America, Michael Hartnett voit déjà le prochain palier, 50 000 milliards de dollars, arriver dès juillet 2029. Le trade de dévaluation est de retour. Il ne fait pas de jaloux entre l’or et le Bitcoin.

Bitcoin, l’or et le Nasdaq : une histoire de girouette

Attention, ce mariage n’a rien d’un serment éternel. En novembre 2025 déjà, l’or battait des records pendant que le Bitcoin plongeait de 35 % depuis son sommet d’octobre, chacun suivant sa propre trajectoire sans se soucier de l’autre. En 2023, au moment de la faillite de Silicon Valley Bank, le Bitcoin avait déjà viré valeur refuge le temps d’un trimestre avant de retomber dans les bras du Nasdaq quelques mois plus tard. Ces courbes de corrélation racontent une photographie à 90 jours, pas un mariage arrangé pour la vie. Les 33 % d’aujourd’hui peuvent redevenir 60 % demain si l’appétit pour le risque revient plus vite que prévu, et l’histoire récente du Bitcoin regorge de ces revirements express.

Mais le narratif change de nature. Ce n’est plus seulement une question de flux ETF ou de momentum technique, c’est la crédibilité budgétaire américaine qui se retrouve sur la table, aux côtés de l’or et désormais du Bitcoin. Le 16 septembre, le prochain FOMC tranchera sur les taux directeurs. Une nouvelle baisse alimenterait encore ce narratif de répression financière, chiffres de dette et cours de l’or à l’appui.

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Ethereum : BitMine investit 215 millions de dollars en deux semaines

1 septembre 2026 à 07:00

BitMine n’est plus qu’à quelques achats de son objectif. La société présidée par Tom Lee a acquis 53 501 ethers supplémentaires au cours de la semaine achevée le 30 août 2026. Après les 32 447 ETH achetés la semaine précédente, cette nouvelle opération confirme l’accélération de sa stratégie d’accumulation. BitMine détient désormais 5 901 112 ETH, valorisés autour de 14,8 milliards de dollars sur la base d’un cours de 2 511 dollars. Cette réserve représente environ 4,9 % de l’offre en circulation. L’entreprise aurait ainsi réalisé près de 98 % de son ambition, baptisée « Alchemy of 5 % ».

Points clés

  • BitMine a acheté 53 501 ETH la semaine dernière (après 32 447 ETH la semaine précédente).
  • Son président Tom Lee estime que la surperformance récente des cryptomonnaies peut ramener les investisseurs institutionnels
  • La société détient plus de 3 millions d’ETH et vise 5 % de l’offre en circulation, soit environ 6 millions d’unités
  • Le staking rapporte à BitMine près de 90 000 ethers par an sans passer d’ordre d’achat

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Environ 215 millions de dollars investis en deux semaines

BitMine accumule des ethers depuis le lancement de sa stratégie de trésorerie, le 30 juin 2025. Après plusieurs semaines d’achats plus modestes, l’entreprise vient d’acquérir 85 948 ETH en deux semaines. Ces opérations représentent environ 215 millions de dollars aux prix annoncés lors de chaque publication.

Avec 5,90 millions d’ETH au bilan, BitMine possède la plus importante trésorerie Ethereum détenue par une société cotée. Son objectif consiste à contrôler 5 % de l’offre en circulation, soit environ 6,04 millions d’unités sur la base d’une offre totale estimée à 120,7 millions d’ETH.

Il ne lui manquerait donc plus qu’environ 134 000 ETH, soit près de 337 millions de dollars au cours actuel, pour franchir ce seuil.

La trésorerie totale du groupe atteint désormais près de 15,6 milliards de dollars. Elle comprend également 211 bitcoins, 541 millions de dollars de liquidités et de titres négociables, ainsi que des participations valorisées à 180 millions de dollars dans Beast Industries et à 81 millions dans Eightco Holdings.

 La société présidée par Tom Lee a acquis 53 501 ethers supplémentaires au cours de la semaine achevée le 30 août 2026. Après les 32 447 ETH achetés la semaine précédente, cette nouvelle opération confirme l’accélération de sa stratégie d’accumulation. BitMine détient désormais 5 901 112 ETH, valorisés autour de 14,8 milliards de dollars sur la base d’un cours de 2 511 dollars. Cette réserve représente environ 4,9 % de l’offre en circulation. L’entreprise aurait ainsi réalisé près de 98 % de son ambition, baptisée « Alchemy of 5 % ».
Bitmine continue d’empiler les ethers semaine après semaine – Source : Compte X JDC

Tom Lee compte sur le rebond et le staking

Cette accélération intervient après une hausse hebdomadaire d’environ 30 % d’Ethereum, qui a ramené son cours au-dessus des 2 500 dollars. Selon Tom Lee, il s’agissait de la meilleure performance de l’ETH depuis mai 2025 et, auparavant, depuis juillet 2021.

Ces deux épisodes avaient été suivis de progressions beaucoup plus importantes, respectivement proches de 170 % et 167 %. Cette comparaison ne garantit pas que l’histoire se répétera, mais elle nourrit l’optimisme du président de BitMine. Celui-ci estime également que la surperformance récente des cryptomonnaies pourrait inciter les investisseurs institutionnels à revenir sur le marché.

BitMine ne dépend toutefois pas uniquement de ses achats pour faire progresser sa réserve. Plus de 5,06 millions d’ETH, soit environ 86 % de ses avoirs, sont placés en staking afin de sécuriser le réseau Ethereum et de percevoir des récompenses.

Au rythme actuel, l’entreprise projette environ 335 millions de dollars de revenus de staking annualisés. Ce montant reste variable puisqu’il dépend du rendement du réseau et du cours de l’ETH, mais il permet à BitMine d’augmenter progressivement son exposition sans passer systématiquement par le marché.

La barre des 5 % paraît désormais proche. Son franchissement consacrerait la réussite de la stratégie de Tom Lee, tout en renforçant la concentration d’une part importante de l’offre d’Ethereum dans le bilan d’un seul acteur coté.

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Essence à 4 dollars, Venezuela au menu : Trump convoque les raffineurs mardi à la Maison Blanche

Par : Magali
31 août 2026 à 18:02

Convocation chez le directeur. Donald Trump reçoit demain, mardi, les patrons des plus grands raffineurs américains à la Maison Blanche, quelques jours après les avoir accusés publiquement de gonfler leurs marges sur le dos des automobilistes. Au menu, trois dossiers qui n’ont l’air de rien côte à côte et qui racontent pourtant la même histoire : le prix de l’essence, la capacité de raffinage du pays, et le brut du Venezuela, dont Washington veut accélérer l’arrivée dans les raffineries américaines. Pour les marchés, cryptos comprises, la réunion vaut mieux qu’un coup d’œil distrait.

Les points clés de cet article :
  • Donald Trump a convoqué les dirigeants des plus grands raffineurs américains à la Maison Blanche, les accusant de gonfler leurs marges sur le prix de l’essence.
  • La réunion abordera également l’augmentation des flux de brut vénézuélien vers les raffineries américaines, un enjeu stratégique pour les prix à la pompe.

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Trump face aux raffineurs : l’essence à 4 dollars et l’accusation de « gouging »

L’information vient d’une enquête de Jarrett Renshaw pour Reuters, publiée ce lundi. Autour de la table mardi, Marathon Petroleum, Chevron, Valero Energy, PBF Energy et Delek US Holdings. Exxon, elle, n’a pas été conviée. L’ambiance promet d’être studieuse : plusieurs dirigeants hésitaient encore à venir, de crainte que le président ne les humilie devant les caméras. On les comprend un peu.

Le grief présidentiel tient en un chiffre. Le gallon d’essence dépasse les 4 dollars à la pompe, les prix des carburants grimpent depuis le début des frappes américano-israéliennes sur l’Iran en février, et les élections de mi-mandat arrivent en novembre. Un président qui laisse filer le prix de l’essence à deux mois d’un scrutin national, ça ne s’est jamais bien terminé. Trump y voit du « gouging », du gonflement de marges pur et simple, et a réclamé une enquête du ministère de la Justice.

Les comptes des intéressés ne l’aident pas à penser autrement : Marathon, Phillips 66 et Valero ont dégagé 12,6 milliards de dollars de profits combinés au deuxième trimestre. Le président leur demande, en substance, d’utiliser cet argent pour faire baisser les prix. Les raffineurs répondent que le problème est ailleurs, dans une capacité de raffinage qui n’a presque pas grandi depuis vingt ans. Les deux peuvent être vrais en même temps.

Le brut du Venezuela, troisième dossier sur la table, et le plus lourd

Et puis il y a le dossier que le lecteur du Journal du Coin connaît déjà par cœur. Washington négocie avec Caracas l’accès à environ 17 champs pétroliers, entre la ceinture de l’Orénoque et le lac de Maracaibo, pendant que le Venezuela discute d’une sortie pure et simple de l’OPEP. Le secrétaire à l’Énergie Chris Wright est attendu à Caracas cette semaine. La réunion de mardi doit justement évoquer l’augmentation des flux de brut vénézuélien vers les raffineries américaines, troisième point à l’ordre du jour selon Reuters.

Ce n’est pas la première fois que Trump réunit les majors sur ce sujet. En janvier, quelques jours après la capture de Nicolás Maduro, il les recevait déjà pour les inciter à investir dans la remise en état de l’industrie pétrolière vénézuélienne, comme le rapportait alors PBS. Sept mois plus tard, la logique s’est précisée : du brut lourd vénézuélien bon marché, raffiné aux États-Unis, pour peser sur les prix à la pompe. Un plan qui arrange tout le monde à Washington, sauf peut-être l’OPEP, qui verrait un membre fondateur alimenter la machine américaine.

Pourquoi Bitcoin surveille le prix de l’essence de Trump

Le lien avec les cryptos passe par la pompe, puis par la Fed. L’essence pèse directement sur l’inflation américaine, cette même inflation PCE à 3,7 % que Kevin Warsh a brandie vendredi à Jackson Hole pour justifier, si besoin, une hausse des taux le 16 septembre. Les contrats à terme donnent près de 60 % de probabilité à ce scénario. Chaque centime gagné ou perdu à la pompe déplace donc un peu l’aiguille, et avec elle l’appétit pour les actifs à risque. Un plan qui ferait durablement baisser l’essence desserre la pression sur la Fed ; une réunion qui accouche d’une souris la laisse entière.

Le marché pétrolier, lui, a déjà montré cette année à quel point il commande le tempo des cryptos, du blocus d’Ormuz aux sursauts du brut. La séquence qui s’ouvre est chargée : réunion des raffineurs mardi, visite de Wright à Caracas dans la semaine, rapport sur l’emploi vendredi 4 septembre, décision de la Fed de Kevin Warsh le 16. Le premier verdict tombera dès mardi soir, dans le communiqué, ou dans son absence.

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Fonds crypto : 3,2 milliards $ en une semaine, Bank of America n’avait pas vu ça depuis octobre 2025

Par : Magali
31 août 2026 à 16:30

Trois milliards en sept jours. Les fonds crypto ont encaissé 3,2 milliards de dollars d’entrées nettes la semaine dernière, leur plus grosse collecte hebdomadaire depuis octobre 2025, d’après le décompte de Bank of America. Quelques jours plus tôt, les ETF Bitcoin et Ethereum américains avaient déjà ramassé 2,6 milliards en cinq séances. Les acheteurs sont donc bien revenus, et pas sur la pointe des pieds. Mais ce retour de flamme tombe au moment précis où la Réserve fédérale se remet à parler de hausse des taux.

Les points clés de cet article :
  • Les fonds crypto ont enregistré une entrée massive de 3,2 milliards de dollars en une semaine, une performance inédite depuis octobre 2025.
  • Malgré cet engouement pour les cryptomonnaies, l’or a attiré encore plus d’investissements, soulignant sa position dominante comme valeur refuge.

Dimanche 6 septembre à 20h, le trader pro de Steady Lads décrypte le marché en direct. Au programme : une Master Class sur la lecture des graphiques, une analyse technique des principaux actifs et une séance de questions ouvertes avec celui qui pilote le portefeuille. Accès libre, dans la limite de 500 inscrits.
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Fonds crypto : 3,2 milliards de dollars, mais l’or garde la main

Le chiffre sort de la note hebdomadaire de Bank of America, le fameux « Flow Show » piloté par le stratège Michael Hartnett. Elle compile les données du cabinet EPFR sur les mouvements de capitaux à travers le monde. Relayée par de nombreux médias dont CryptoBriefing le 30 août, cette note recense 3,2 milliards de dollars d’entrées nettes dans les fonds crypto sur la semaine close le 26 août. Un pic qu’on n’avait plus croisé sur le graphique de la banque depuis l’automne dernier, quand le bitcoin flirtait avec ses 126 000 dollars.

Le détail vaut le coup d’œil. Sur la même semaine, la même note compte 7,3 milliards de dollars vers les fonds adossés à l’or. La manche or reste donc plus grosse, et de loin. Rien d’étonnant, vu que le métal jaune a passé le mois d’août à enchaîner les records, jusqu’à dépasser 4 700 dollars l’once le 26 août, et que ses fonds avaient déjà aspiré 6,3 milliards en une semaine à la mi-août, leur meilleure collecte depuis janvier. Autrement dit, les investisseurs ne choisissent pas entre les deux valeurs refuges supposées. Ils prennent les deux, avec une nette préférence pour la plus ancienne.

ETF Bitcoin : neuf séances d’achats, puis un vendredi de doute

Côté américain, les données de Farside racontent la même histoire avec un peu plus de relief. Les ETF Bitcoin au comptant ont aligné neuf séances consécutives d’entrées nettes entre le 17 et le 27 août, soit environ 3,04 milliards de dollars. BlackRock seul en a pris plus de la moitié. Puis, vendredi 28 août, la série s’est arrêtée net, avec 201,9 millions de dollars de sorties.

Sur la semaine complète, le solde reste largement positif, à 924,5 millions de dollars. Et août signe le meilleur mois de 2026 pour les ETF Bitcoin, avec plus de 3 milliards de dollars d’entrées, loin devant les 2 milliards d’avril. Les ETF Ether, eux, ont tenu dix séances d’affilée dans le vert et dépassent le milliard de dollars sur la période. Tout cela a suffi à hisser le bitcoin au-dessus de 80 000 dollars le 27 août, avant un repli vers 78 000 dollars le lendemain. Un cours qui reste tout de même 37 % sous son record d’octobre. Et le bilan 2026 des ETF Bitcoin demeure négatif, d’environ 2,5 milliards de dollars, malgré ce mois d’août flamboyant. L’appétit revient, l’addition de l’hiver n’est pas encore réglée.

Fonds crypto contre Fed : Kevin Warsh joue les trouble-fête

Le calendrier a un certain sens de l’ironie. Le jour même où les ETF Bitcoin subissaient leur première sortie après neuf séances d’achats, le président de la Réserve fédérale Kevin Warsh prenait la parole à Jackson Hole. Son message tenait en une phrase, ou presque. L’objectif de 2 % d’inflation est une cible « ferme, fixe », et si l’inflation sous-jacente ne s’en rapproche pas « clairement et à un rythme suffisant », la banque centrale aura « du travail à faire ». Avec un indice PCE à 3,7 % sur un an (et 4,1 % en rythme annualisé sur six mois), on devine de quel travail il parle.

Les marchés ont traduit immédiatement. Les contrats à terme donnent désormais près de 60 % de probabilité à une hausse des taux lors de la réunion des 15 et 16 septembre, contre 35 % avant le discours. Une hausse, pas une baisse. Pour des actifs à risque comme les cryptos, ce n’est pas exactement une bonne nouvelle. Hartnett lui-même martèle depuis la mi-août que « le trade, c’est d’être long sur l’or » et que le positionnement des investisseurs est « excessivement haussier », avec un indicateur Bull & Bear de sa banque à 9,7 sur 10. Dans la bouche d’un stratège qui a vu quelques bulles se dégonfler, ça veut dire que la foule a raison jusqu’au jour où elle a tort.

Dernier détail savoureux. La banque qui compte les milliards est aussi celle qui les envoie. Depuis le 5 janvier, Bank of America autorise ses 15 000 conseillers en gestion de patrimoine à recommander une allocation crypto allant jusqu’à 4 % des portefeuilles via les ETF Bitcoin au comptant. Quand Wall Street ouvre le robinet et tient le compteur en même temps, les records hebdomadaires ont tendance à se multiplier. Le prochain Flow Show tombe vendredi 4 septembre, douze jours avant que la Fed ne tranche.

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G20 d’Asheville : Les USA convoquent les argentiers du monde pour parler croissance et sanctions contre l’Iran

Par : Magali
30 août 2026 à 18:00

Réunion de famille dans les Appalaches. Les 31 août et 1er septembre, les ministres des Finances et les banquiers centraux du G20 se retrouvent à Asheville, en Caroline du Nord, à l’invitation de Scott Bessent. Sur le papier, l’ordre du jour parle de croissance, de déséquilibres mondiaux et de dette souveraine. Dans les couloirs, un seul sujet risque d’occuper les conversations, celui des sanctions contre l’Iran que Washington entend faire appliquer par ses partenaires, de gré ou de force. Et ce n’est pas du tout une réunion comme les autres. Pour la première fois, ce G20 se tient sous présidence américaine avec l’Afrique du Sud, l’hôte de l’an dernier, tenue à l’écart. L’ambiance promet.

Les points clés de cet article :
  • Le G20 à Asheville s’est tenu dans un climat tendu, avec des discussions secrètes sur les sanctions contre l’Iran.
  • Les États-Unis ont exclu l’Afrique du Sud de ce G20, en invitant la Pologne, ce qui a accentué les tensions au sein du groupe.

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G20 d’Asheville : le programme officiel, et le programme réel

Le Trésor américain a d’abord ouvert les accréditations presse le 5 août, avec un calendrier précis. Les adjoints se voient les 29 et 30 août, les ministres et gouverneurs les deux jours suivants. Rien de plus dans le communiqué, sinon la formule d’usage sur les « priorités économiques mondiales ». La chair est venue jeudi, lors d’un point presse d’un haut responsable du Trésor rapporté par Reuters et repris par BusinessWorld le 28 août.

Le menu est copieux. Relance de la croissance, réduction des déséquilibres commerciaux, dette souveraine des pays pauvres, chaînes d’approvisionnement en ressources critiques, réformes réglementaires et productivité du secteur privé. Des chefs d’entreprise sont conviés pour lister les obstacles à l’investissement. Le tout enrobé d’une doctrine assumée par le responsable américain, qui veut « affronter le problème de front » et pousser les pays à « rivaliser sur la productivité, l’innovation et l’investissement » plutôt que sur les subventions et les surcapacités industrielles. Personne ne cite Pékin. Tout le monde a compris.

Bessent joue aussi un match à domicile, car les rendements obligataires américains restent tendus depuis fin février et le début des frappes américano-israéliennes sur l’Iran. Le Trésor a répondu en gonflant ses rachats de titres sur les maturités de 10 à 30 ans, une manière discrète de soutenir la demande sur la partie longue de la courbe pendant qu’on parle croissance devant les caméras. Le G20 sert aussi à ça, montrer aux créanciers que la maison est tenue.

Sanctions contre l’Iran : l’Amérique passe des mots aux menaces

Sur l’Iran, le ton monte d’un cran. Le responsable du Trésor l’a dit sans détours, la question des sanctions « sera abordée dans chacune des réunions bilatérales » que le secrétaire tiendra à Asheville. Le message aux partenaires tient en une ligne. Ceux qui continuent de commercer avec Téhéran s’exposent à des sanctions dites secondaires, autrement dit à une mise à l’écart du système financier occidental libellé en dollars. Pour une banque ou un négociant en pétrole, c’est la peine capitale.

Interrogé sur la liste des interlocuteurs visés, et sur la présence de la Chine parmi eux, le même responsable a botté en touche. Pékin reste le premier acheteur de brut iranien, et la crise du détroit d’Ormuz a rappelé à quel point cette dépendance pèse sur les cours mondiaux du pétrole.

Mais cette offensive diplomatique s’appuie sur un arsenal déjà déployé. Depuis juin, l’OFAC (le bureau du Trésor chargé des sanctions) a désigné les principales plateformes crypto iraniennes, puis gelé en juillet, avec l’aide de Tether, 131 millions de dollars d’USDT liés à la banque centrale iranienne. Le 24 août, une détermination sectorielle a élargi le décret 13902 aux actifs numériques, à l’or, à la technologie, à l’aviation et au transport maritime. Concrètement, n’importe quel opérateur de ces secteurs travaillant avec l’Iran, où qu’il se trouve, devient sanctionnable. Bessent avait résumé la philosophie début août en une phrase : la dépendance du régime aux actifs numériques et aux réseaux bancaires parallèles serait « la preuve supplémentaire que l’opération Economic Fury fonctionne ». Traduction pour les ministres réunis à Asheville, la crypto fait désormais partie du périmètre à surveiller, au même titre que les cargos de brut.

G20 : réglementation intergouvernementale des cryptomonnaies, sous la présidence de l'organisation par l'Inde

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Un G20 sans l’Afrique du Sud, avec la Pologne : la fracture guette

La liste des invités a été retouchée à la main. L’an dernier, Washington avait boudé le processus G20 conduit par Pretoria. Cette année, la présidence américaine a tout bonnement exclu l’Afrique du Sud, membre à part entière du forum, et invité la Pologne à la table. Le club des 19 pays plus l’Union européenne et l’Union africaine a rarement paru aussi peu uni sur ses propres fondations.

Josh Lipsky, de l’Atlantic Council, pose la question qui fâche, celle de savoir si « ce groupe peut se fracturer ». Pour lui, c’est « le vrai défi de cette réunion ». Il s’attend à ce que les États-Unis prônent un retour aux fondamentaux, dette, commerce, stabilité financière et régulation bancaire, en laissant de côté le climat et les sujets qui divisent. Sauf que les sanctions secondaires sont, par construction, un sujet qui divise. Demander à l’Inde, à la Turquie ou au Brésil de choisir entre le dollar et Téhéran, dans une enceinte censée coordonner l’économie mondiale, revient à jouer avec des allumettes dans une grange.

Le calendrier ajoute de la pression. Donald Trump doit accueillir le sommet des chefs d’État du G20 en Floride en décembre. Asheville sert de répétition générale, et chaque ministre repartira de Caroline du Nord avec une idée assez claire de ce que Washington attend de lui d’ici là. Pas de communiqué final ambitieux à espérer, plutôt une série de tête-à-tête où l’on mesure la loyauté de chacun.

Ce que le marché crypto doit retenir de ce G20

Pour les investisseurs, deux fils à tirer. D’abord celui du pétrole et des taux. Chaque poussée de tension sur l’Iran a fait grimper le brut et tendu les rendements longs, et Bitcoin a systématiquement encaissé le choc en actif risqué plutôt qu’en valeur refuge. Un G20 qui durcit le ton sur Téhéran sans obtenir d’engagement chinois, c’est un risque de prime pétrolière prolongée, donc un vent de face pour les actifs à duration longue, cryptos comprises.

Ensuite celui de la conformité. Depuis que l’OFAC a fait des actifs numériques un secteur sanctionnable à part entière, les plateformes d’échange et les émetteurs de stablecoins deviennent des bras armés de la politique étrangère américaine, qu’ils le veuillent ou non. Le gel de 131 millions d’USDT en juillet a donné le mode d’emploi. Les ministres réunis à Asheville, dont plusieurs supervisent des places financières où ces acteurs sont domiciliés, vont repartir avec une liste de courses. Et l’histoire récente donne une idée de la suite : en 2018, lors du précédent retrait américain de l’accord nucléaire, les banques européennes avaient déserté l’Iran en quelques mois malgré les protestations de Bruxelles, parce qu’aucune d’elles ne voulait risquer son accès au dollar. Les plateformes crypto découvrent aujourd’hui le même dilemme, avec la particularité que la blockchain garde la trace de chaque transaction. Premier rendez-vous de vérification le 1er septembre au soir, à la sortie des réunions bilatérales de Scott Bessent.

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Strategy : Goldman Sachs et Vanguard ont doublé la mise sur MSTR juste avant l’été des ventes de bitcoins

Par : Magali
28 août 2026 à 19:00

Achat au son du canon, donc. Strategy a publié le 18 août le détail de ses derniers dépôts 13F, ces déclarations trimestrielles où les gérants américains dévoilent leurs positions. Douze de ses quinze plus gros actionnaires institutionnels ont renforcé leur ligne MSTR au deuxième trimestre. Le trimestre, pourtant, avait tout du champ de bataille : l’action a dévissé de 195 à moins de 87 dollars, et Michael Saylor a enterré son « never sell » en cédant ses premiers bitcoins depuis 2022. Les gérants, eux, ont rechargé. Sauf que ces positions datent du 30 juin, et l’été qui a suivi a été long.

Les points clés de cet article :
  • Wall Street a manifesté une confiance extraordinaire envers Strategy, avec 12 des 15 plus gros actionnaires institutionnels ayant renforcé leurs positions MSTR au T2.
  • Malgré la tendance inquiétante de ventes de Bitcoin par Strategy, des géants comme Goldman Sachs et Capital International ont augmenté leur exposition, renforçant leur confiance dans l’entreprise.

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Goldman Sachs quadruple sa mise sur MSTR pendant que d’autres plient bagage

Le mouvement le plus voyant vient de Goldman Sachs, dont la participation a presque quadruplé pour atteindre 555 millions de dollars. Capital International Investors reste le premier actionnaire institutionnel, avec 346 millions de dollars ajoutés et une ligne portée à 3,49 milliards, soit 9,4 % du capital. Les deux principales entités de Vanguard ont remis 147 millions à elles deux, BlackRock Institutional Trust 84 millions. Selon le décompte publié par Strategy sur X, les douze acheteurs nets ont gonflé leurs avoirs de 1,2 milliard de dollars au total.

Trois maisons ont pris le contre-pied. Capital Research Global Investors a allégé de 462 millions de dollars, la plus grosse coupe du lot, UBS Financial Services de 142 millions, et Geode Capital Management de 5 millions, ce qui ressemble plus à un arrondi qu’à une conviction. Solde net pour le groupe des quinze, environ 700 millions de dollars de renfort.

Le rythme ralentit tout de même. Au premier trimestre, treize des quinze mêmes actionnaires avaient renforcé, pour 4,6 milliards de dollars. Six fois plus. La confiance tient, mais elle ne s’achète plus au même prix.

Douze des quinze principaux actionnaires institutionnels de $MSTR ont renforcé leurs positions au deuxième trimestre 2026. Leurs participations cumulées ont augmenté de 1,2 milliard de dollars – Source : Strategy

Ventes de bitcoins, levée de 2 milliards : ce que les 13F de Strategy ne racontent pas

Entre la photo du 30 juin et aujourd’hui, Strategy a changé de scénario deux fois. D’abord l’été des ventes. Après les 32 BTC symboliques de fin mai, l’entreprise a cédé 3 588 bitcoins début juillet, puis 1 638 de plus à 63 957 dollars pièce début août, et encore 1 690 la semaine suivante, à perte, pour honorer les dividendes de ses actions préférentielles STRC et racheter ces titres sous leur valeur nominale. Près de 7 000 BTC lâchés en six semaines par une société qui en avait acheté quelque 175 000 depuis janvier.

Puis le revirement. Entre le 17 et le 23 août, Strategy a écoulé pour 2 milliards de dollars d’actions MSTR sans acheter ni vendre un seul bitcoin, d’après ses déclarations à la SEC relayées par The Block le 24 août. Sur cette somme, 136 millions ont servi à racheter des STRC, 300 millions ont porté la réserve en dollars à 5,1 milliards, et 1,59 milliard a créé une poche « USD Cash » utilisable aussi bien pour des bitcoins que pour des dividendes. Chez Bernstein, on calcule que ces réserves couvrent environ 2,8 ans de dividendes. Le directeur général Phong Le promet une reprise des achats de BTC d’ici la fin de l’année.

Autrement dit, les gérants qui ont renforcé au T2 pariaient sur une machine à accumuler du bitcoin. Ils détiennent, deux mois plus tard, une société qui dilue ses actionnaires pour racheter sa propre dette préférentielle.

Bitcoin à 80 000 dollars : le flywheel de Strategy respire, STRC toujours sous le pair

Le marché leur a offert une consolation. Bitcoin, tombé vers 63 500 dollars mi-août, a repris 26 % sur le mois pour revenir flirter avec les 80 000 dollars, au-dessus du prix d’achat moyen de Strategy (75 385 dollars pour 840 447 BTC). La moins-value latente qui plombait le titre en juillet s’est évaporée en quinze jours.

Le flywheel (la roue d’inertie : lever des capitaux, acheter du bitcoin, voir l’action grimper avec l’actif, lever à nouveau) n’est pas réparé pour autant. Il tourne quand l’action cote au-dessus de la valeur de ses bitcoins et quand STRC se négocie au pair, ce qui permet de lever à bon compte. Or STRC traîne encore vers 96 dollars et l’écart entre capitalisation et trésor en BTC oscille autour de 1 depuis fin juin. Tant que ces deux voyants restent orange, l’argent frais sert à racheter des dettes, pas des bitcoins.

Le verdict des gérants arrivera avec les prochains 13F, attendus autour du 14 novembre pour les positions arrêtées au 30 septembre. Ils diront si Goldman, Vanguard et Capital International ont tenu à travers les ventes de juillet-août et la dilution de la semaine dernière, ou s’ils ont fait comme les trésoreries bitcoin plus modestes qui ont copié le modèle sans disposer d’un coffre de 5 milliards. Depuis 2020, aucun trimestre de Strategy n’a cumulé ventes de BTC, émission d’actions et rachat de préférentielles. Celui-ci vient de le faire.

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L’article Strategy : Goldman Sachs et Vanguard ont doublé la mise sur MSTR juste avant l’été des ventes de bitcoins est apparu en premier sur Journal du Coin.

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Kevin Warsh à Jackson Hole : Pourquoi son premier discours de Fed compte autant pour Bitcoin

Par : Magali
26 août 2026 à 06:00

Deux mots suffisent parfois à faire trembler un marché entier. Vendredi 28 août à 10 heures (heure de Washington, 16 heures à Paris), Kevin Warsh montera pour la première fois sur l’estrade du symposium de Jackson Hole en tant que président de la Réserve fédérale. L’enjeu dépasse le simple exercice de style. En effet, les marchés cherchent depuis des mois à cerner ce que Warsh pourrait signaler à la Fed, et ce baptême du feu devant 120 banquiers centraux venus de plus de 70 pays sera son premier vrai test grandeur nature.

Les points clés de cet article :
  • Kevin Warsh a fait ses débuts attendus au symposium de Jackson Hole en tant que président de la Fed, un événement crucial pour les marchés financiers.
  • Le contexte économique tendu, avec une inflation persistante et des rendements du Trésor élevés, a accentué l’importance de son discours inaugural.

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Kevin Warsh face à une Fed sous tension

Kevin Warsh prendra la parole sur un thème choisi à l’avance, « l’innovation financière et ses implications pour les paiements et la politique monétaire ». Le contexte où l’inflation dépasse la cible des 2 % depuis cinq ans d’affilée n’est pas à ignorer dans ce choix.

De plus, les rendements du Trésor à 30 ans frôlent 5,2 %, un niveau qui n’a rien d’anodin pour financer la dette publique américaine, comme nous l’expliquons en détails dans cet article. Et la dernière réunion de politique monétaire a révélé un vote à 9 voix contre 3, la fracture la plus nette au sein du comité depuis près de vingt ans, selon Bloomberg. Autant dire que Warsh n’a pas hérité d’un consensus tout fait à défendre.

Jackson Hole, la tribune qui a déjà fait basculer des marchés

L’histoire de Jackson Hole ne manque pas d’exemples qui donnent le vertige et cela donne un poids de plus au rendez vous de vendredi.

Par exemple, en 2010, Ben Bernanke y avait préparé le terrain pour un second programme de rachats d’obligations, le fameux QE2 (assouplissement quantitatif, injection de liquidités par la banque centrale), officialisé trois mois plus tard. Résultat : le S&P 500 avait grimpé de près de 28 % dans les huit mois suivants.

Douze ans après, en 2022, Jerome Powell avait pris le contre-pied total avec un discours de huit minutes à peine, promettant « une part de douleur » aux ménages américains. Le Dow Jones avait perdu plus de 1 000 points ce jour-là, selon CNN, et le S&P 500 avait chuté de 13 % le mois suivant. Deux salles, deux ambiances.

Bitcoin sous surveillance étroite avant le grand oral

Pas étonnant, dans ce climat, que les traders crypto guettent chaque virgule. Le cours du Bitcoin a l’habitude de réagir fort à ce genre de rendez-vous, que ce soit par anticipation ou par réaction à retardement.

Et il y a de quoi cette année encore. Warsh a réuni quinze experts externes pour revoir en profondeur le cadre de politique monétaire de la Fed, un signal que son mandat ne se limitera pas à gérer les taux au jour le jour. La question posée aux marchés n’est donc pas seulement « quel taux en septembre », mais quelle philosophie il compte imposer sur la durée face à une inflation tenace.

Warsh a par ailleurs un lien personnel avec la crypto : ses déclarations financières font état d’investissements dans des entreprises comme Polymarket et SpaceX.

Le rendez-vous du 28 août n’est de toute façon qu’une étape. La véritable épreuve arrive dix-neuf jours plus tard, le 16 septembre, quand le comité devra transformer ces mots en décision de taux. D’ici là, chaque banque centrale du monde aura eu le temps de disséquer la moindre inflexion du discours de Wyoming.

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L’article Kevin Warsh à Jackson Hole : Pourquoi son premier discours de Fed compte autant pour Bitcoin est apparu en premier sur Journal du Coin.

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Ethereum : BitMine engrange 32 447 ethers et touche du doigt son objectif de 5% des ETH

24 août 2026 à 17:00

À un cheveu des 5 %. BitMine Immersion Technologies a encore acheté 32 447 ETH en une semaine. La société présidée par Tom Lee détient désormais 5 847 611 ETH, soit environ 4,8 % des 120,7 millions d’ethers en circulation. Il ne lui manque plus que 187 389 unités pour atteindre son objectif baptisé « Alchemy of 5 % ». Au cours de référence de 2 440 dollars, BitMine valorise son portefeuille à 14,9 milliards de dollars. Celui-ci comprend également 210 BTC, 308 millions de dollars de liquidités et de titres négociables, une participation de 180 millions dans Beast Industries, la société de MrBeast, et 89 millions investis dans Eightco Holdings.

Points clés

  • BitMine détient 5 847 611 ETH après un achat de 32 447 ETH en une semaine, soit environ 4,8 % de l’offre d’Ethereum
  • 5 067 309 ETH, 87 % du trésor, sont en staking pour un revenu annualisé visé d’environ 330 millions de dollars
  • Le portefeuille total (crypto, cash, titres, participations) atteint 14,9 milliards de dollars, dont 308 millions en liquidités
  • Environ 200 000 ETH séparent encore la société de l’objectif des 5 % fixé par Tom Lee
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BitMine approche des 5 % de l’offre d’Ethereum

Tom Lee a fixé cette cible lors du lancement de la stratégie Ethereum de BitMine, le 30 juin 2025. Sur la base d’une offre de 120,7 millions d’ETH, détenir 5 % du réseau nécessite d’accumuler environ 6,035 millions de jetons.

Avec 5 847 611 ETH, BitMine a ainsi déjà réalisé près de 97 % de son objectif. L’entreprise affirme d’ailleurs avoir acheté de l’ether chaque semaine depuis le lancement de sa stratégie, il y a près de quatorze mois.

Aucune autre société cotée ne détient un trésor Ethereum comparable. BitMine se présente donc comme la première trésorerie ETH mondiale et la deuxième trésorerie crypto derrière Strategy. Cette dernière possède environ 840 447 BTC, valorisés près de 70 milliards de dollars dans le communiqué de BitMine.

Tom Lee a également commenté la hausse de 30 % enregistrée par Ethereum durant la semaine précédente, la plus forte depuis mai 2025. Selon lui, les deux précédents mouvements hebdomadaires comparables, observés en juillet 2021 et mai 2025, avaient été suivis de progressions respectives de 167 % et 170 %.

Ces précédents historiques ne garantissent toutefois pas une trajectoire identique.

BitMine Immersion Technologies a encore acheté 32 447 ETH en une semaine. La société présidée par Tom Lee détient désormais 5 847 611 ETH, soit environ 4,8 % des 120,7 millions d’ethers en circulation. Il ne lui manque plus que 187 389 unités pour atteindre son objectif baptisé « Alchemy of 5 % ». Au cours de référence de 2 440 dollars, BitMine valorise son portefeuille à 14,9 milliards de dollars. Celui-ci comprend également 210 BTC, 308 millions de dollars de liquidités et de titres négociables, une participation de 180 millions dans Beast Industries, la société de MrBeast, et 89 millions investis dans Eightco Holdings.
Bitmine apprche à grands pas de son objectif de 5% des ETH en circulation – Source : Compte X JDC

Plus de 5 millions d’ETH génèrent des récompenses

Mais la société ne se contente pas de conserver ses ethers. Sur ses 5,85 millions d’ETH, 5 067 309 sont placés en staking, soit environ 87 % du trésor. Leur valeur atteignait 12,4 milliards de dollars au cours retenu par l’entreprise.

Une partie de ces actifs est confiée à MAVAN, pour Made in America Validator Network, l’infrastructure de validation développée par BitMine. Les ethers engagés participent à la sécurisation du réseau et génèrent des récompenses versées par le protocole.

BitMine indique avoir obtenu un rendement annualisé de 2,67 % sur les sept jours précédant son communiqué. Sur cette base, ses revenus de staking sont projetés à environ 330 millions de dollars par an. Si la totalité de ses ETH était placée auprès de MAVAN et de ses partenaires, l’entreprise estime que les récompenses annualisées pourraient atteindre 381 millions de dollars.

Ces projections dépendent du rendement du réseau, du nombre d’ETH engagés et du cours de la cryptomonnaie. Le staking impose également des délais de sortie variables et expose les validateurs à des pénalités techniques en cas de dysfonctionnement.

BitMine n’est désormais plus qu’à 187 389 ETH de son objectif. Si elle franchit ce seuil, une seule entreprise cotée contrôlera un ether sur vingt, avec près de neuf dixièmes de cette réserve déjà engagés dans la validation du réseau. Impressionnant.

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Les ETF Bitcoin et Ethereum encaissent 2,6 milliards de dollars en une semaine, du jamais-vu depuis octobre

Par : Magali
24 août 2026 à 07:26

Volte-face. Sept jours auront suffi pour balayer la morosité qui collait aux ETF crypto américains depuis le début de l’année. Ces fonds indiciels cotés en Bourse, adossés au cours du bitcoin et de l’ether, ont encaissé 2,6 milliards de dollars de collecte nette sur la semaine écoulée, selon les données de SoSoValue compilées par The Block. Leur meilleur score depuis octobre 2025.

Dans le détail : 1,9 milliard de dollars pour les ETF Bitcoin spot, 697,2 millions pour leurs cousins Ethereum. Les deux catégories signent leur record de l’année, alors que la semaine précédente s’était soldée par une décollecte de 392 millions de dollars. Près de 3 milliards de dollars d’écart d’une semaine sur l’autre.

Points clés

  • Les ETF Bitcoin et Ethereum spot américains ont enregistré 2,6 milliards de dollars de collecte nette en une semaine, un record pour 2026
  • Les volumes d’échange ont bondi de 219 % côté bitcoin (22,1 milliards de dollars) et de 259 % côté ether (6,9 milliards)
  • Les encours des ETF Ethereum dépassent désormais la collecte cumulée de 2,1 milliards de dollars, sortant les porteurs de la perte latente
  • Le déficit annuel combiné des deux catégories passe de 5,7 à 3,1 milliards de dollars
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Bitcoin : des volumes multipliés par plus de trois

Pour trouver mieux que ces 1,9 milliard de dollars, il faut remonter à la semaine du 10 octobre 2025 et ses 2,7 milliards, selon les données de SoSoValue. Depuis leur lancement en janvier 2024, ces produits cumulent 53,7 milliards de dollars de collecte nette.

Le réveil s’est également lu sur l’activité. Les volumes échangés ont bondi à 22,1 milliards de dollars contre 6,9 milliards la semaine précédente, soit une hausse de plus de 219 %. Les encours, c’est-à-dire l’actif net géré par l’ensemble de ces fonds, progressent de 25,4 % pour atteindre 96,1 milliards de dollars, portés à la fois par les capitaux frais et par la remontée du cours.

L’essentiel s’est joué sur deux séances, mercredi et jeudi, en plein rebond du marché. 517,2 millions de dollars le premier jour, la meilleure journée depuis début mai, puis 606,3 millions le lendemain, dont 503 millions pour le seul IBIT de BlackRock. Le géant de la gestion d’actifs continue d’aspirer plus de huit dollars sur dix parmi ceux qui entrent dans la catégorie lors des grosses journées.

Tableau des flux ETF Bitcoin spot américains au 21 août 2026 : flux net quotidien de 307,45 millions de dollars, total cumulatif des apports nets de 53,71 milliards, valeur négociée de 6,37 milliards et actif net total de 96,07 milliards de dollars.
ETF Bitcoin spot US au 21 août : +307 M$ de collecte nette journalière, 53,71 Mds $ de cumul depuis le lancement et 96,07 Mds $ d’encours (6,17 % de la capitalisation du Bitcoin) – Source : SoSovalue

Ethereum repasse dans le vert

Même trajectoire côté ether. Les 697,2 millions de dollars collectés constituent la meilleure semaine des ETF ETH depuis début octobre 2025, quand ils avaient attiré près de 1,3 milliard, d’après SoSoValue. Quinze jours plus tôt, ces mêmes fonds affichaient une décollecte nette de 2,3 millions de dollars. Le cumul depuis leur lancement atteint désormais 12,2 milliards.

Les volumes hebdomadaires ont grimpé de 259,4 %, à 6,9 milliards de dollars contre 1,9 milliard, tandis que les encours gagnaient 35,9 % pour s’établir à 14,3 milliards.

Un détail comptable mérite l’attention : les encours dépassent maintenant la collecte cumulée d’environ 2,1 milliards de dollars. Deux semaines auparavant, ils accusaient encore un retard de 711 millions. Traduction concrète, le prix de revient moyen de l’ensemble des porteurs d’ETF Ethereum est repassé sous le cours de marché. La masse des investisseurs entrés dans ces produits depuis leur ouverture n’est plus en perte latente.

Un rebond qui n’efface pas encore l’ardoise de 2026

Cette vague d’achats a accompagné un rallye généralisé. Le bitcoin s’est brièvement échangé au-dessus de 79 000 dollars en fin de semaine, au terme de sa plus forte progression hebdomadaire depuis deux ans. BTC et ETH ont tous deux gagné entre 24 % et 28 % sur sept jours. Le bitcoin évoluait ensuite autour de 77 200 dollars, l’ether près de 2 423 dollars.

La photographie annuelle, elle, reste écornée. Les ETF Bitcoin accusent environ 2,9 milliards de dollars de sorties nettes depuis janvier, les ETF Ethereum 191,8 millions. La collecte de la semaine a tout de même ramené le déficit combiné des deux catégories de 5,7 à 3,1 milliards de dollars, effaçant en cinq séances près de la moitié du chemin perdu en sept mois.

Un chiffre relativise toutefois l’année noire des ETF spot : les 53,7 milliards de dollars investis depuis janvier 2024 pèsent aujourd’hui 96,1 milliards d’encours. Même avec un bitcoin retombé sous les 80 000 dollars, les détenteurs de ces fonds restent collectivement assis sur plus de 42 milliards de dollars de plus-values latentes.

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VanEck vise 500 000 $ pour Bitcoin en 2029, une prévision qui arrange bien son propre bilan

Par : Magali
23 août 2026 à 12:00

Un chiffre rond, un horizon lointain, un intérêt bien compris. VanEck a fixé un nouvel objectif : 500 000 dollars pour Bitcoin d’ici 2029. La cible s’inscrit dans une trajectoire bien plus large, celle où VanEck voit le cours du Bitcoin grimper jusqu’à 2,9 millions de dollars d’ici 2050 dans son scénario de base.

Les points clés de cet article :
  • VanEck a fixé un objectif de 500 000 dollars pour Bitcoin d’ici 2029, soutenu par le projet de loi BITCOIN Act qui pourrait obliger le Trésor américain à acquérir un million de bitcoins.

  • La stratégie des ETF spot Bitcoin continue de croître, alors que les trésoreries d’entreprise réduisent leur exposition, alimentant l’intérêt et les prédictions optimistes de VanEck.


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Le pari du BITCOIN Act au cœur de la thèse

Un pilier soutient l’essentiel du raisonnement de VanEck : le BITCOIN Act de 2024, un projet de loi qui obligerait le Trésor américain à acquérir jusqu’à un million de bitcoins d’ici 2029. Ce volume représenterait à lui seul 4,8 % de l’offre totale de 21 millions de BTC, entre les mains d’un seul acheteur souverain.

Par ailleurs, les ETF spot Bitcoin américains détenaient déjà plus de 1,26 million de BTC en février 2026, soit environ 6 % de l’offre totale. Un Trésor acheteur viendrait s’ajouter à ce mouvement, pas le remplacer.

Matthew Sigel, responsable de la recherche digital assets chez VanEck, va encore plus loin sur un horizon plus court. En mai 2026, il réaffirmait un objectif d’un million de dollars par Bitcoin dans les prochaines années. Les 500 000 dollars de 2029 pourraient donc être, aux yeux mêmes de VanEck, la lecture prudente de son propre modèle comme il l’explique dans une interview CNN.

Les ETF absorbent l’offre pendant que les trésoreries d’entreprise reculent

Le contraste avec le cycle 2024-2025 saute aux yeux. À l’époque, ce sont les trésoreries d’entreprise façon Strategy qui portaient la demande institutionnelle. Cette stratégie montre aujourd’hui des signes de fatigue. Au moins 20 sociétés cotées ont réduit, arrêté ou entièrement liquidé leur stratégie de trésorerie en Bitcoin depuis le début de l’année, sous la pression de leur dette et de leurs cours de Bourse.

Les produits institutionnels, eux, continuent d’absorber l’offre à un rythme soutenu. Et cette bascule arrange plutôt bien VanEck. Plus de capitaux transitent par les ETF, plus les frais de gestion grimpent. L’incitation à publier des recherches optimistes à long terme suit naturellement.

Cela ne rend pas l’analyse fausse pour autant. Mais VanEck reste juge et partie dans cette équation : à la fois gestionnaire de l’un des principaux ETF spot Bitcoin et auteur de la thèse qui justifie d’y investir davantage.

Ce que représenterait un Bitcoin à 500 000 dollars

Si Bitcoin atteignait 500 000 dollars en 2029, sa capitalisation totale franchirait les 10 000 milliards de dollars, en supposant environ 20 millions de pièces en circulation à cette date. Le BITCOIN Act, s’il était voté, créerait ce que VanEck décrit comme un cercle autoentretenu. Les achats gouvernementaux font grimper le prix, ce qui valide la thèse, ce qui pousse d’autres États à suivre, ce qui fait grimper le prix davantage.

Mais rien de tout cela n’est acquis. Si le BITCOIN Act reste bloqué au Congrès, ou si le climat politique se retourne contre les cryptomonnaies, l’un des piliers structurels de la prévision de VanEck s’effondre. Le scénario à 2,9 millions de dollars pour 2050 suppose de son côté que Bitcoin capte 5 à 10 % du commerce mondial, une part que les stablecoins, les monnaies numériques de banque centrale et les blockchains concurrentes convoitent tout autant.

VanEck n’en est pas à sa première prévision spectaculaire. La maison évoquait déjà cet été huit signaux de capitulation sur douze activés pour justifier l’idée d’un point bas de cycle, la même lecture technique qui sous-tend aujourd’hui l’objectif des 500 000 dollars pour 2029.

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Economie aux USA : La crise de la dette arrivera « dans 3 ans, à 2 ans près » d’après Ray Dalio

Par : Magali
23 août 2026 à 07:18

Ray Dalio recommence. Vendredi, dans un article publié sur Substack, le fondateur de Bridgewater Associates a prévenu qu’une crise sérieuse de la dette souveraine américaine pourrait survenir « dans trois ans, à deux ans près », faute d’ajustement structurel des finances publiques. Sa recommandation ne varie pas d’un pouce depuis des mois : alléger les obligations, renforcer l’or, garder une petite position en Bitcoin. Ce qui change, c’est le contexte. L’alerte tombe la même semaine où le marché crypto s’envole justement grâce à une intervention du Trésor américain sur le marché obligataire.

Les points clés de cet article :
  • Ray Dalio a averti d’une possible crise sérieuse de la dette souveraine américaine dans un délai de trois ans.
  • Il a conseillé de sous-pondérer les obligations et de renforcer l’or et le Bitcoin dans les portefeuilles.

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Dalio et la dette américaine : la même chanson, un nouveau couplet

Ce n’est pas la première fois que le milliardaire sonne l’alarme. Il évoquait déjà une possible « crise cardiaque » de la dette en septembre dernier, et recommandait 15 % de son portefeuille en or et Bitcoin dès juillet.

Sauf que cette fois, le chiffrage se précise. Les paiements liés à la dette américaine dépasseront cette année les recettes fédérales, pour atteindre 11 000 milliards de dollars, selon Dalio. Il évoque aussi une combinaison de déficits élevés, de charges d’intérêts croissantes et d’un risque de pénurie d’acheteurs pour les bons du Trésor, un cocktail qui pourrait précipiter la crise plus tôt que prévu par la plupart des observateurs.

Le chiffre impressionne, encore faut-il le lire comme Dalio le construit. Les 11 000 milliards de dollars ne sont pas le déficit de l’année, ni une facture que Washington règle d’un seul trait. Le fondateur de Bridgewater additionne environ 1 000 milliards d’intérêts et près de 10 000 milliards de principal à refinancer.

Face à des recettes fédérales d’environ 5 500 milliards, le service de la dette, intérêts plus tombées, pèse selon lui deux fois ce que l’État encaisse. Le trou budgétaire, lui, reste plutôt de l’ordre de 2 000 milliards.

L’alerte n’en est pas moins sérieuse : il faudra bien trouver des acheteurs pour rouler cette montagne. Mais présenter les 11 000 milliards comme si la dette « dépassait les recettes » jusqu’à ce montant, c’est coller deux notions distinctes. Dalio parle d’un mur de refinancement, pas d’un chèque unique.it déjà cette trajectoire en juin : la dette dépassait alors 39 200 milliards de dollars, avant de franchir les 40 000 milliards cette semaine.

10 à 15 % d’or, un peu de Bitcoin : la recette ne change pas

Dans son message, Dalio conseille de sous-pondérer les obligations et de placer 10 à 15 % d’un portefeuille en or, complété d’« un peu » de Bitcoin.

Il recommande aussi de diversifier vers des pays et des actifs financièrement plus sains que les États-Unis. Sa logique : la hausse de la dette forcera soit des taux plus élevés, soit la planche à billets, deux scénarios qui affaiblissent la monnaie et nourrissent l’inflation. Dans les deux cas, l’or et le Bitcoin en sortiraient renforcés face aux actifs adossés à l’État.

Le Trésor, moteur du rallye et de l’inquiétude à la fois

L’ironie n’échappe à personne cette semaine. Le doublement du programme de rachat d’obligations longues par le Trésor, de 2 à 4 milliards de dollars par opération, a justement déclenché le short squeeze qui a propulsé Bitcoin vers 79 500 dollars ces derniers jours.

Un même geste de politique monétaire, deux lectures opposées : carburant à court terme pour les marchés à risque selon les traders, symptôme d’un problème plus profond selon Dalio. La dette publique américaine a franchi les 40 000 milliards de dollars il y a deux jours à peine. Pour l’instant, ce sont les traders qui mènent la danse : Bitcoin a repris plus de 20 % en une semaine pendant que les avertissements de Dalio, eux, s’accumulent sans jamais faire dérailler le rallye en cours.

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Cypherpunk s’offre 18% du réseau Zcash avec un rachat à 33 millions de dollars

Par : Magali
22 août 2026 à 18:00

Les cypherpunks écrivent du code. La société cotée Cypherpunk Technologies vient de conclure cette semaine, un accord à 33,3 millions de dollars avec Winklevoss Capital pour racheter une exploitation de minage Zcash basée aux États-Unis. L’opération, annoncée le 18 août, fait d’un coup de Cypherpunk le premier opérateur mondial de minage sur le réseau ZEC, avec environ 18% du hashrate total sous son contrôle.

Les points clés de cet article :

  • Cypherpunk Technologies a conclu un accord à 33,3 millions de dollars avec Winklevoss Capital pour racheter une exploitation de minage Zcash, devenant ainsi le premier opérateur mondial sur le réseau ZEC.

  • L’acquisition concerne une ferme de minage déjà opérationnelle, représentant environ 18% du hashrate total de Zcash, ce qui soulève des questions sur la centralisation dans une communauté prônant la décentralisation.


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Une ferme déjà opérationnelle, pas un projet sur le papier

Contrairement à beaucoup d’annonces du genre qui restent à l’état de promesse, l’infrastructure rachetée à Winklevoss Capital tourne déjà.

Dans les détails, les installations réparties sur plusieurs sites américains produisent environ 4,2 GSol/s, soit près d’un cinquième de la puissance de calcul totale consacrée à sécuriser le réseau Zcash. C’est un niveau de concentration qui, en temps normal, ferait grincer des dents dans une communauté attachée à la décentralisation.

Mais, force est de constater que l’appétit institutionnel pour Zcash a pourtant grimpé cette année, porté par des voix comme celle d’Arthur Hayes, qui en a fait la deuxième position de son fonds Maelstrom.

« Cypherpunk détient des ZEC. Cypherpunk extrait maintenant des ZEC. En avant ! »

Cypherpunk holds ZEC. Now Cypherpunk mines ZEC. Onward. pic.twitter.com/b55gikQA2n

— Cypherpunk (@cypherpunk) August 18, 2026

Miner plutôt qu’acheter, une stratégie de coût plus qu’une conviction pure

Le choix de Cypherpunk n’a rien d’anecdotique sur le plan financier. La trésorerie de l’entreprise détenait déjà 323 394 ZEC au 18 août, soit environ 1,92 % de l’offre en circulation, avec un objectif affiché de 5 %.

Or environ 43 800 ZEC nouveaux sont distribués chaque mois aux mineurs du réseau. Miner directement permet donc d’accumuler à un coût de production nettement inférieur au prix de marché, plutôt que d’acheter du ZEC au comptant et de pousser mécaniquement son propre prix d’achat à la hausse.

Une logique proche de celle des trésoreries Bitcoin cotées, transposée à un actif dont l’argument central n’est pas la rareté, mais la confidentialité des transactions.

Un pari sur la privacy

Les cryptomonnaies de confidentialité, longtemps reléguées au ban des exchanges centralisés sous la pression réglementaire, reviennent en grâce, et Cypherpunk n’est qu’un acteur parmi d’autres de ce retournement.

Entre la percée institutionnelle de Zcash et l’intérêt croissant pour les preuves à divulgation nulle de connaissance, le secteur teste une hypothèse simple : que la demande de confidentialité financière, loin de s’éteindre, redevienne un argument d’investissement à part entière, y compris pour des acteurs cotés en bourse qui n’auraient jamais touché à ce type d’actif il y a encore deux ans.

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Bitwise voit les agents IA multiplier par 10 à 100 le volume des transactions blockchain

22 août 2026 à 12:00

Le directeur des investissements de Bitwise, Matt Hougan, avance une thèse qui bouscule les projections habituelles sur l’usage réel des blockchains. Selon lui, les investisseurs sous-estiment très largement l’activité transactionnelle à venir, d’un facteur pouvant aller de 10 à 100, à mesure que les marchés tokenisés se développent et que des agents d’intelligence artificielle commencent à trader directement pour le compte des utilisateurs.

Les points clés de cet article :

  • Matt Hougan a affirmé que l’usage réel des blockchains a été largement sous-estimé, prévoyant une activité transactionnelle multipliée par 10 à 100 avec l’essor des marchés tokenisés et des agents d’intelligence artificielle.

  • Un phénomène déjà observable a montré que des agents IA ont généré plus de 100 millions de transactions en neuf mois sur le réseau Base, démontrant ainsi l’impact potentiel de cette transformation sur le marché des cryptomonnaies.


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Le raisonnement derrière la fourchette 10-100x

L’argument de Hougan, détaillé par The Block, repose sur un changement d’échelle, pas seulement d’usage. En effet, aujourd’hui, une transaction sur une blockchain correspond en général à une décision humaine : un ordre d’achat, un transfert, un dépôt en collatéral.

Avec des agents IA capables d’exécuter des stratégies en continu, de rééquilibrer des portefeuilles tokenisés en temps réel ou de négocier des micro-paiements entre eux, chaque décision humaine peut se traduire par des dizaines, voire des centaines de transactions on-chain automatisées. C’est cette multiplication mécanique du nombre d’interactions, plus que l’arrivée de nouveaux utilisateurs humains, qui justifie une fourchette aussi large.

Un mouvement déjà mesurable sur le terrain

L’idée n’a rien d’une pure spéculation de gérant d’actifs. L’économie agentique montre déjà des signaux concrets : plus de 100 millions de transactions générées par des agents IA sur le réseau Base en l’espace de neuf mois via le protocole x402, un système conçu justement pour permettre à des IA, des API et des applications de payer directement pour des services en ligne sans passer par les circuits de paiement traditionnels.

Visa, Mastercard et Google font aussi partie des géants qui s’organisent autour de standards de paiement dédiés aux agents IA, un signe que l’infrastructure suit déjà la thèse plutôt que de la précéder.

Si la thèse de Bitwise se vérifie, l’implication dépasse largement le débat sur le nombre de transactions. Des blockchains aujourd’hui valorisées sur des hypothèses d’adoption humaine progressive pourraient voir leur usage réel décorréler brutalement de ces projections, avec des conséquences directes sur les frais de réseau, la demande de blockspace et, potentiellement, la valorisation des tokens qui captent une part de cette activité. Hougan avait déjà écarté la logique des cycles de quatre ans pour justifier ses prévisions haussières sur Bitcoin. Il défend ici le même changement structurel, plutôt que cyclique, du marché crypto.

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