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L’Irak a eu en 1988 un canon de 102 tonnes : ce qui a arrêté le chantier n’était ni l’acier ni la guerre

9 septembre 2026 à 07:51
L'Irak a eu en 1988 un canon de 102 tonnes : ce qui a arrêté le chantier n'était ni l'acier ni la guerreEn 1988, l'Irak possédait un canon extraordinaire de 102 tonnes capable de tirer à 750 kilomètres. Ce mastodonte d'acier, fruit de l'ingéniosité de Gerald Bull, n'a pas été détruit par la guerre ou des défauts techniques, mais par une exécution planifiée en plein cœur de Bruxelles en 1990.

Un ingénieur canadien a dressé vers le ciel à la Barbade un canon fait de tubes d’artillerie de marine : son obus de 1966 est monté à plus de 180 km

5 septembre 2026 à 00:51
Un ingénieur canadien a dressé vers le ciel à la Barbade un canon fait de tubes d'artillerie de marine : son obus de 1966 ...En novembre 1966, un obus tiré depuis un canon assemblé à partir de tubes d'artillerie navale a atteint 180 kilomètres d'altitude, établissant un record jamais égalé. L'ingénieur canadien Gerald Bull avait imaginé une solution révolutionnaire : utiliser la poudre à canon plutôt que des fusées coûteuses pour explorer la haute atmosphère.

L’Europe commande son sixième supercalculateur IA à une entreprise française

Par : Naïm Bada
1 septembre 2026 à 08:01
Laifdc Taapelin Lansipaaty Wwwhero Visualisointi Noar Nordic Architects

L'Europe vient de commander à Bull un supercalculateur IA de 387,8 millions d'euros pour la Finlande. Cinq mois après son passage sous pavillon public, l'ancien fleuron d'Atos remplit son carnet de commandes plus vite que Bercy n'écrit ses communiqués.

Dans le dernier constructeur d’ordinateurs français, l’État a injecté 11 milliards de francs en 1994 : dix ans plus tard il n’en restait presque rien

24 août 2026 à 14:06
Dans le dernier constructeur d'ordinateurs français, l'État a injecté 11 milliards de francs en 1994 : dix ans plus tard i...En 1994, l'État français injecte 11 milliards de francs dans Bull, son dernier grand constructeur d'ordinateurs, pour assurer la souveraineté technologique nationale. Dix ans plus tard, il ne reste presque rien de cet argent ni de cette ambition. L'histoire d'un échec industriel qui restera gravé dans les mémoires.

Sur une colline de la Barbade rouille depuis la fin des années 1960 un canon de 16 pouces dont le jumeau a expédié un obus à 180 km d’altitude

7 août 2026 à 11:59
Sur une colline de la Barbade rouille depuis la fin des années 1960 un canon de 16 pouces dont le jumeau a expédié un obus...Sur une colline de la Barbade rouille un vestige de la Guerre froide : un canon de 16 pouces du Project HARP, programme révolutionnaire qui visait à lancer des satellites par tir d'artillerie plutôt que par fusée. Son jumeau américain établit en 1966 un record d'altitude toujours inégalé : 180 kilomètres.

Sur une plage de la Barbade rouille depuis 1967 un canon de 36 mètres qui a expédié un obus à 180 km d’altitude

31 juillet 2026 à 07:25
Sur une plage de la Barbade rouille depuis 1967 un canon de 36 mètres qui a expédié un obus à 180 km d'altitudeUn canon naval de 36 mètres rouille depuis 1967 sur une plage de la Barbade, vestige du projet HARP le plus ambitieux de la Guerre froide. Ce programme révolutionnaire visait à propulser des objets dans l'espace à coups de canon plutôt qu'avec des fusées coûteuses. Le 18 novembre 1966, un projectile Martlet 2 a établi un record d'altitude de 180 kilomètres, un exploit jamais égalé par aucun tir de canon.

Bull installe les supercalculateurs d’Airbus

20 mai 2026 à 12:48

Depuis 2026, Airbus exploite une infrastructure de calcul haute performance sur deux sites européens : Toulouse (France) et Hambourg (Allemagne). Bull a fourni une solution clé en main. Elle couvre les systèmes de calcul, le stockage et les centres de données. Le modèle contractuel est de type « as-a-service ».

L’infrastructure précédente ne suffisait plus à absorber la charge de simulation que les projets en cours et à venir exigeaient. Le nouveau déploiement triple la capacité de simulation disponible pour les ingénieurs. Airbus mobilise cette puissance de calcul pour trois types de tâches : la conception aérodynamique, l’acoustique (cockpit, fuselage, cabine) et l’analyse des contraintes structurelles.

Les centres de données reposent sur une architecture modulaire. Bull pré-intègre le supercalculateur dans des modules préfabriqués et interchangeables depuis son usine d’Angers. Les équipes assemblent ensuite l’ensemble sur site. Bull a livré le premier supercalculateur à Toulouse en 2025. Celui de Hambourg a suivi en 2026.

Le refroidissement repose sur une technologie liquide direct à eau tiède. Les systèmes produisent de la chaleur que Bull récupère et réutilise pour chauffer les bâtiments adjacents. Bull revendique un brevet sur ce dispositif.

Des ingénieurs Bull spécialisés en HPC industriel, basés en Allemagne, ont travaillé sur l’optimisation applicative des environnements de simulation, en parallèle du déploiement matériel.

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Bull confirme son renouveau dans l’IA et le HPC

7 avril 2026 à 11:49

Bull a profité de la visite de Sébastien Martin, ministre délégué à l’Industrie, et d’Anne Le Hénanff, ministre déléguée à l’Intelligence artificielle et au Numérique, dans son centre de R&D des Clayes-sous-Bois pour annoncer un plan de recrutement de 500 collaborateurs dans le monde pour l’année 2026. Une mise en scène politique assumée, au service d’un message sur la souveraineté numérique.

En toile de fond, une opération de rachat finalisée fin 2025 : Atos a cédé Bull à l’État français pour une valeur d’entreprise pouvant atteindre 404 millions €, dont 104 millions conditionnels. L’entité, qui génère un chiffre d’affaires d’environ 0,7 milliard €, regroupe les divisions Calcul Haute Performance (HPC) et Quantique d’un côté, Business Computing et Intelligence Artificielle de l’autre. Elle faisait jusqu’alors partie d’Eviden, la branche produits et systèmes d’Atos. À noter que zData, la filiale conseil et Big Data, a été exclue du périmètre de la transaction en cours de négociation, ramenant légèrement la valeur d’entreprise de 410 à 404 millions €.

Un divorce voulu des deux côtés

Pour Atos, cette cession s’inscrit dans un plan de recentrage stratégique : le groupe entend désormais se concentrer sur la cybersécurité, les systèmes critiques et l’analyse vidéo augmentée par l’IA. Autant de marchés où il estime disposer d’un avantage concurrentiel plus solide. Eviden, amputée de Bull, ne pèse plus qu’environ 0,3 milliard € de chiffre d’affaires pro forma. Pour l’État français, en revanche, l’acquisition répond à une logique inverse : conserver sur le sol national une capacité industrielle dans le HPC et l’IA, secteurs jugés stratégiques.

Data scientists, experts HPC-IA et talents commerciaux visés

Les 500 postes concerneront un spectre large de compétences. Bull cible en priorité des experts en R&D, des data scientists et des spécialistes HPC-IA ; soit les domaines au cœur de ses ambitions sur le calcul haute performance, l’intelligence artificielle et l’informatique quantique. Des profils en services, support et commerce seront également recherchés pour accompagner la montée en puissance commerciale du groupe.

Ces recrutements viennent renforcer une base déjà substantielle : Bull compte aujourd’hui 300 data scientists, s’appuie sur quatre centres de recherche dans le monde, et détient plus de 1 600 brevets. Le groupe consacre 13 % de son chiffre d’affaires à la R&D, un taux élevé qui traduit son positionnement résolument technologique.

La souveraineté numérique comme boussole

Le discours des deux ministres présents aux Clayes-sous-Bois a été univoque : ce plan de recrutement s’inscrit dans la stratégie de souveraineté numérique de la France. « Ces embauches répondent à un enjeu majeur : celui de développer en France les compétences d’avenir dont nous avons besoin », a déclaré Anne Le Hénanff.

Pour Emmanuel Le Roux, directeur général de Bull, cette vague de recrutements symbolise l’entrée dans « un nouveau chapitre » pour l’entreprise, désormais indépendante et dotée d’une feuille de route d’innovation claire. Il a dit vouloir attirer des professionnels « engagés en faveur de la souveraineté numérique et d’une innovation durable et ouverte ».

Un rebond industriel à confirmer dans la durée

Bull a traversé une longue période de turbulences depuis son intégration puis son décrochage progressif au sein d’Atos. Son retour en tant qu’entité indépendante, soutenue par l’État, lui offre une seconde chance sur des marchés (HPC, IA, quantique) en pleine effervescence mondiale. Les 500 recrutements annoncés sont une mise de départ : reste à voir si Bull parviendra à tenir ce rythme et à recruter dans des bassins de talents très disputés, face à des concurrents américains et asiatiques aux poches bien plus profondes.

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