Près de quatre heures contre Elon Musk : le documentaire choc qui détruit le mythe autour du milliardaire
Visant initialement l'accord d'intégration de ChatGPT au sein des services d'Apple, X et SpaceXAI ont déposé une requête pour retirer la firme à la pomme de leur plainte antitrust. Soumise à la décision du juge Mark Pittman, cette démarche laisse OpenAI seule face aux accusations de concurrence déloyale.
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OpenAI, Anthropic et la quasi totalité de l'écosystème IA américain appellent désormais à ralentir le développement des modèles les plus avancés. Pourquoi une telle concorde, pourquoi maintenant ?





Le 24 août dernier, X Corp. a envoyé une lettre de mise en demeure au développeur de Nitter et une autre à celui de XCancel (une instance célèbre de Nitter). Le délai accordé était très court (environ 24h), et depuis, les deux services sont hors ligne.
Alors que s'est-il passé ?
Nitter, c'était sept ans de travail bénévole pour lire les posts publics de Twitter puis de X sans avoir besoin de compte, sans pub, sans JavaScript et surtout sans laisser son adresse IP à Elon Musk et ses sbires. On remplaçait x.com par nitter.net dans l'URL, et on lisait ce qui nous intéressait. Y'avait même des extensions de redirection automatique qui le faisaient pas à notre place. Et XCancel qui venait de fêter ses 2 ans, c'était tout pareil !
Aujourd'hui la page d'accueil de XCancel affiche ces 4 lignes qui disent en gros que le service est arrêté jusqu'à nouvel ordre. Celle de Nitter n'est pas plus bavarde et son mainteneur, zedeus, cherche un avocat et refuse de commenter.
Notez qu'aucun tribunal n'a été saisi et qu'une simple lettre a suffi.
Ce que X reproche à ces 2 services, c'est un "usage illicite et un contournement de son API", plus une violation du Texas Harmful Access by Computer Act et du Lanham Act. TechCrunch, qui a pu lire le courrier , rapporte une accusation plus précise qui est que Nitter aurait accédé à des comptes X et à des jetons de session pour récupérer le contenu en douce.
Aux États-Unis, en tout cas, "aspirer" des pages web publiques n'a rien de criminel. Mais le problème, c'est que Nitter ne fonctionne plus comme ça depuis des années. Si on analyse son code, on se rend compte que depuis que Twitter a supprimé les comptes invités début 2024, Zedeus, le développeur de Nitter, a mis en place un tout autre système.
Pour contourner les limites imposées par X.com, il a développé un script tools/get_session.py qui prend en arguments un identifiant X, un mot de passe, un secret à double facteur et un chemin de fichier.
Et là-dedans, il embarque en dur une paire de clés API, se déclare auprès des serveurs de X comme LE client Twitter officiel pour Android en version 10.21 tournant sur un OnePlus A3010, fait passer le flux de connexion par cloudscraper, génère le code à double facteur à la volée, et récupère un jeton OAuth qu'il écrit ensuite dans un fichier.
Au niveau des identifiants, c'est l'hébergeur de l'instance qui les fournit puisque depuis la coupure de 2024, faire tourner Nitter imposait de le relier à un vrai compte X. On est donc très loin du robot anonyme qui lit une page publique. C'est un client officiel simulé, avec des identifiants valides, et c'est exactement ça que la lettre de mise en demeure décrit.
Donc voilà, le problème est bien plus compliqué que du scraping simple. Ce sera donc à un juge de trancher sur le fond.
Depuis, le dépôt GitHub est passé en lecture seule, archivé et selon Zedeus, d'autres instances ont reçu des courriers du même genre. De son côté, X ne s'est pas encore exprimé publiquement sur cette affaire.
Reste la question qui nous intéresse : On fait comment pour lire la merde fasciste de X sans compte maintenant ? Bah honnêtement, y'a pas grand-chose... Moi, je vous recommande d'arrêter d'aller là-dessus pour votre propre bien-être. Mais si vraiment vous êtes accro, le pont ActivityPub bird.makeup répond toujours présent et permet de suivre un compte X public depuis Mastodon. Toutefois, il ne vous affichera pas un fil de discussion direct dans le navigateur comme le faisait XCancel ou Nitter.
Après pour un post précis, il reste éventuellement la Wayback Machine, à condition que quelqu'un ait archivé le tweet avant. Sinon, bah faudra vous reconnecter sur X à l'ancienne avec votre compte...
Source : Techdirt

Cette semaine, X Money s’est ouvert à tous les abonnés Premium et Premium+ américains, avec la promesse de transferts d’argent directement depuis la plateforme d’Elon Musk. Mardi, la fête a tourné court. Des milliers de comptes, dont plusieurs figures connues de l’écosystème crypto et jusqu’à des membres de l’équipe de CoinDesk et certains membres de notre équipe ont reçu une avalanche d’emails de réinitialisation de mot de passe qu’ils n’avaient jamais demandés. Certains utilisateurs en ont compté jusqu’à dix en quelques heures.
Mridul Singhai, qui travaille sur l’équipe d’ingénierie produit de X, a confirmé l’incident mardi. « Les attaquants semblent croire que, maintenant que X Money est largement disponible, ils peuvent obtenir un accès non autorisé aux comptes », a-t-il écrit sur X. « Nous enquêtons activement et, pour l’instant, n’avons trouvé aucune preuve de compromission. » Il s’est aussi excusé pour la multitude d’emails envoyés par erreur aux utilisateurs concernés.
Mais alors pourquoi un tel capharnaüm ? X Money s’appuie sur l’infrastructure bancaire de Cross River Bank et permet d’envoyer de l’argent entre utilisateurs directement depuis l’onglet dédié de la plateforme, sans passer par une application tierce. Plusieurs utilisateurs ont partagé des captures d’écran montrant cinq, huit, parfois dix notifications reçues coup sur coup, avant même d’avoir eu le temps de comprendre ce qui se passait, selon les témoignages recensés par Crypto Briefing. Une avalanche qui a suffi à faire grimper la panique bien plus vite que les explications officielles.
Vous vous demandez comment autant de comptes ont pu être visés d’un coup ? La mécanique est presque banale. X permet à n’importe qui de lancer une demande de réinitialisation en connaissant seulement le nom d’utilisateur public d’un compte, sans avoir besoin de son adresse email. Recevoir l’email ne prouve donc pas qu’un attaquant a mis la main sur vos coordonnées, juste qu’il connaît votre pseudo.
La plateforme propose depuis un moment déjà un garde-fou baptisé « Password Reset Protect », qui ajoute une étape obligatoire : confirmer l’adresse email ou le numéro de téléphone associé au compte avant que la demande n’aboutisse. Une option qui existait déjà avant l’incident, mais que peu d’utilisateurs avaient pris la peine d’activer.
X n’a trouvé, à ce jour, aucun signe de compromission de ses systèmes. Rien ne prouve non plus qu’un attaquant se cache derrière chacun de ces emails plutôt qu’un simple bug ou une campagne de reconnaissance automatisée testant des milliers de pseudos à la chaîne. N’empêche, la recommandation reste la même pour tout le monde. Activer l’authentification à deux facteurs, activer Password Reset Protect, et surtout ne cliquer sur aucun lien contenu dans ces emails, même s’il semble provenir de X. Une prudence qui coûte cinq minutes et qui vaut largement mieux qu’un compte vidé après coup. D’autant que ce genre de vague sert parfois d’écran de fumée. Pendant que tout le monde regarde les emails de reset, une poignée d’attaquants plus patients tentent en parallèle des méthodes bien moins visibles, ingénierie sociale ou identifiants réutilisés sur d’autres services.
L’épisode arrive au pire moment pour la crédibilité de X Money, tout juste sorti de sa phase de déploiement restreint. Les comptes X liés à la crypto sont une cible récurrente pour ce genre de manœuvre, qu’il s’agisse de phishing classique ou de détournement pour pousser un memecoin frauduleux. Chaque nouvelle brique financière ajoutée à la plateforme d’Elon Musk élargit un peu plus la surface que les attaquants peuvent tester, avec ou sans succès.
L’article X essuie une vague d’emails de reset non sollicités, juste après le lancement de X Money est apparu en premier sur Journal du Coin.

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