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Étrange coïncidence : pourquoi ChatGPT, Claude et Grok sont-ils tombés en panne en même temps ?

La panne brutale d’un chatbot, ça arrive, ça ne prévient pas. En revanche, cela surprend et questionne lorsque trois IA, indépendantes les unes des autres, tombent en panne en même temps. C’est ce qui est arrivé à ChatGPT, Claude et Grok jeudi dernier. Cette panne a impacté plusieurs heures...

Grok dans la tourmente judiciaire pour son utilisation de matériel pédopornographique

30 août 2026 à 10:00

L’intelligence artificielle d’Elon Musk affronte aujourd’hui de graves accusations légales. Une nouvelle action collective vise directement le système de discussion de xAI. Les plaignants reprochent à la technologie d’avoir ingéré des contenus pédopornographiques pour parfaire son apprentissage. Ce scandale éclate après la promotion intensive d’un outil de déshabillage numérique par le milliardaire. Des millions de ... Lire plus

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Avez-vous démissionné sans le savoir ?

Par : Julien Cadot
30 août 2026 à 10:33

Le meat proxy s'invite dans les débats autour de l'usage de l'IA dans un environnement professionnel. Si vous passez votre journée à copier/coller du texte qui vient d'une intelligence artificielle sans le relire, avez-vous quitté votre job sans vous en rendre compte ? Pour la rentrée, on vous partage l'édition de ToujoursPlus, notre newsletter gratuite qui décortique le présent pour anticiper l'avenir. Abonnez-vous ici !

Grok Bot : SpaceXAI dévoile une équipe d’agents IA capables de travailler à votre place

17 août 2026 à 12:03

SpaceXAI, l’entreprise d’IA d’Elon Musk, vient de lancer Grok Bot, une plateforme d’agents IA actifs en permanence, conçue pour fonctionner comme un « collègue IA » autonome capable d’effectuer des tâches à la place de l’utilisateur. Les agents partagent un même environnement cloud pour se coordonner et peuvent se connecter aux applications, outils et sites […]

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SpaceX en pleine reconversion : dès septembre, Elon Musk veut que l’IA rapporte plus que les fusées

Par : Setra
14 août 2026 à 08:04
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Selon Elon Musk, les revenus générés par l’intelligence artificielle chez SpaceX dépasseront les revenus des autres activités de l’entreprise dès le mois de septembre. En plus de proposer les modèles d’IA Grok, SpaceX loue aussi sa puissance de calcul à d’autres sociétés, comme Anthropic ou Google.

SpaceXAI frappe fort avec Grok 4.6, aussi performant que ses rivaux mais deux fois moins cher

13 août 2026 à 08:23

SpaceXAI, l'entreprise d'intelligence artificielle d'Elon Musk, présente son nouveau modèle Grok 4.6, qui affiche des résultats proches de ceux d'Anthropic et d'OpenAI, tout en proposant une tarification nettement inférieure.

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Grok Bot débarque en bêta

13 août 2026 à 11:01

SpaceXAI, la maison d'Elon Musk née de la fusion entre SpaceX et xAI, a mis en ligne mardi la bêta de Grok Bot. L'outil installe des agents IA sur une machine distante qui leur appartient, et ces agents continuent d'avancer sur leurs missions une fois votre ordinateur, même refermé. Vous dormez, eux non.

Un bot garde le contexte de sa tâche pendant des heures et ne vous sollicite que pour valider un envoi ou trancher une décision qui l'a bloqué.

Quand un projet se découpe en plusieurs morceaux, les bots se le répartissent en discutant entre eux dans une messagerie commune, un peu comme le ferait une petite équipe dans un canal Slack.

Ces agents ouvrent vos applications et vos sites web avec vos propres identifiants, exactement comme vous le feriez au clavier, sans passer par les interfaces officielles que les logiciels s'offrent entre eux. Les agents d'OpenAI, d'Anthropic ou de Google savent déjà faire du travail de bureau, sauf que chez eux vous ouvrez la session vous-même avant de laisser la main. Ici, le bot se débrouille.

Ce clic autorise une connexion à Google : adresse IP transmise et traceurs possibles. En savoir plus Voir cette vidéo sur YouTube

La bêta tourne sur Mac, iOS, Windows et Linux. Android suivra.

Il faut par contre y mettre le prix. SuperGrok Heavy coûte 300 dollars par mois, et les abonnés de Cursor, l'éditeur de code boosté à l'IA, y accèdent avec les formules à 120 ou 200 dollars. Aucun tarif en euros n'a été communiqué pour le moment, et les entreprises font la queue sur une liste d'attente.

SpaceXAI a annoncé en juin le rachat d'Anysphere, la maison mère de Cursor, pour 60 milliards de dollars, un record pour une startup. Les régulateurs n'ont pas encore donné leur feu vert, ce qui n'empêche visiblement pas les deux équipes d'avancer main dans la main. Grok 4.6, un modèle conçu pour tenir des tâches longues sans perdre le fil, est d'ailleurs sorti le lendemain de la bêta.

En juillet, Grok Build, l'outil de codage de la même maison, expédiait des dépôts Git entiers vers ses serveurs, avec les clés d'API dedans. Confier l'ensemble de ses comptes à un agent autonome demande du coup beaucoup de confiance.

C'est un usage de l'IA vraiment fascinant qui va clairement se généraliser dans les années à venir, j'ai hâte de voir ce que ça donnera.

Source : The Verge

Grok Build : l’outil de SpaceXAI envoyait des dépôts de code entiers sur le cloud à l’insu des développeurs

13 juillet 2026 à 23:25

Grok Build, l'outil de codage de xAI passé sous la bannière SpaceX, expédiait des dépôts de code entiers vers le cloud à l'insu des développeurs. La parade proposée par la maison Musk : une commande de confidentialité à taper soi-même.
 [Lire la suite]

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Grok 4.5 par xAI : l’IA d’Elon Musk pour coder à prix cassé fait l’impasse sur l’Europe

8 juillet 2026 à 22:28

SpaceXAI lance Grok 4.5, son premier modèle pensé d’abord pour le code. Une info qui compte : l’Europe devra patienter jusqu’à mi-juillet pour y toucher.
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La course entre SpaceX et Anthropic a commencé : Elon Musk vient d’annoncer un concurrent de Claude Opus (avec des avantages supplémentaires)

Par : Setra
8 juillet 2026 à 12:01
Grok Pentagone

Grâce à sa collaboration avec Cursor, SpaceX rattrape progressivement son retard dans l’IA. Demain, la société présentera un nouveau modèle Grok qui aura le même niveau que les modèles Claude Opus d’Anthropic.

SpaceX aurait montré un prototype d’appareil d’IA plus fin qu’un iPhone, Elon Musk dément

1 juillet 2026 à 21:11

SpaceX aurait montré à ses investisseurs le prototype d’un appareil d’IA plus fin qu’un iPhone. Elon Musk dément en bloc, mais le calendrier tombe pile au moment où OpenAI recrute à tour de bras pour le même pari.
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Cet ingénieur voulait rendre Grok plus sûr, Elon Musk l’a viré 

Par : Ny Ando A.
12 juin 2026 à 15:13

Vous inquiétez des risques potentiels de l’IA, cela pourrait retomber sur vous si vous travaillez chez xAI. Du moins, selon Devin Kim, un ancien ingénieur de l’entreprise d’Elon Musk. 

Il est aujourd’hui à la tête d’un groupe de réflexion spécialisé dans la sécurité de l’intelligence artificielle. Et il vient de déposer une plainte devant un tribunal californien. 

Il y accuse xAI et sa maison mère SpaceX de l’avoir évincé de manière abusive. Lui qui tentait de mettre en place des mécanismes de sécurité pour Grok. 

Ce dépôt de plainte coïncide avec la publication d’un rapport d’un organisme canadien de surveillance. Celui-ci conclut que Grok enfreint les lois canadiennes sur la protection de la vie privée.

Pourquoi ? Car il propose un outil de génération d’images permettant la création et le partage de deepfakes sexuels réalisés sans le consentement des personnes concernées. 

La sécurité de l’IA, pas la priorité d’Elon Musk ?

La plainte affirme que Kim avait régulièrement alerté ses supérieurs sur le fait que la sécurité de l’IA n’était pas traitée comme une priorité au sein de xAI. D’après lui, cette situation exposait l’entreprise à de graves dérives.

Cela va des contenus discriminatoires à la diffusion d’informations pouvant favoriser la prolifération d’armes de destruction massive. 

Selon la plainte, Kim faisait partie des premiers employés recrutés par xAI en 2024. Quelques mois seulement après son arrivée, il aurait obtenu un poste de direction stratégique. 

Il tient à clarifier qu’Elon Musk souhaitait bien voir l’entreprise mettre en place des procédures de sécurité rigoureuses. Cependant, d’après lui, Jimmy Ba, cofondateur de xAI et son supérieur hiérarchique, aurait ignoré ces consignes. Ces derniers ont alors rejeté ses demandes visant à renforcer les mécanismes de protection. 

Kim soutient avoir été licencié brutalement en septembre dernier. Cela, juste avant une présentation consacrée à la sécurité de l’IA qu’il devait effectuer devant les dirigeants de l’entreprise. 

Son action en justice accuse ainsi xAI et SpaceX d’avoir exercé des représailles et procédé à un licenciement abusif en violation du droit californien. Il réclame des dommages et intérêts dont le montant n’a pas été précisé. 

Une polémique de plus

Cette affaire s’ajoute, en effet, à une série de controverses touchant les entreprises d’Elon Musk. Au fil des années, celles-ci ont été confrontées à des accusations liées à la sécurité des employés, à la fiabilité des technologies de conduite autonome ou encore aux conséquences des réponses produites par leurs systèmes d’intelligence artificielle. 

Ces derniers mois, Grok était au cœur de plusieurs enquêtes et procédures judiciaires à travers le monde. Le chatbot a notamment été critiqué pour avoir généré un grand nombre d’images sexuelles modifiées par IA

Selon des chercheurs du Center for Countering Digital Hate, une partie de ces contenus aurait été créée à partir de photographies de femmes utilisées sans leur autorisation. 

Les mêmes chercheurs estiment également que Grok aurait produit près de 23 000 images à caractère sexuel. Des clishés impliquant des enfants sur une période de onze jours, entre décembre et janvier. 

En janvier, Elon Musk a assuré n’avoir jamais eu connaissance de la génération d’images de mineurs nus par Grok. Face à la polémique grandissante et aux menaces de sanctions réglementaires dans plusieurs pays, xAI a finalement restreint les capacités de génération d’images de son chatbot au début de l’année. 

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Grok ne séduit pas les agences fédérales : un risque pour SpaceX ?

21 mai 2026 à 15:55

L’entrée en Bourse de SpaceX s’annonce comme l’une des plus colossales de l’histoire des marchés.

Sa valorisation, affichée à 1 750 milliards $, repose en partie sur une promesse : Grok, le chatbot d’intelligence artificielle intégré à Space X depuis février dernier, serait appelé à conquérir les grandes organisations, à commencer par les agences fédérales américaines.

Las. Selon une enquête publiée par Reuters, la réalité est tout autre.

Les inventaires consolidés 2025 des agences fédérales recensent plus de 400 exemples d’utilisation publique de l’IA, mentionnant un fournisseur spécifique.

Parmi eux, seuls trois font référence à xAI ou à Grok. Le contraste avec la concurrence est saisissant : 234 cas impliquent des technologies fondées sur les modèles d’OpenAI, dont ChatGPT, Codex et Microsoft Copilot ; 33 concernent Gemini ou d’autres produits d’Alphabet ; et 26 portent sur Claude, le chatbot d’Anthropic.

Pourtant, les conditions semblaient réunies pour que Grok s’impose. Le chatbot est disponible pour les agences fédérales depuis huit mois, à un coût symbolique de 42 cents par agence. Même si ses concurrents directs pratiquent peu ou prou le même tarif.

Un modèle jugé insuffisant au Pentagone

La déconvenue ne se limite pas aux agences civiles. Au sein même du Pentagone, qui a pourtant conclu un contrat de 200 millions $ avec xAI, l’enthousiasme est mesuré.

À la DARPA, l’agence de recherche et développement du Pentagone, Google Gemini est utilisé pour l’analyse d’ingénierie, tandis qu’Anthropic Claude est préféré pour le codage, la rédaction et la recherche. Claude ou Gemini sont privilégiés dans les cercles d’ingénierie les plus pointus, notamment parce que Grok « n’est tout simplement pas le meilleur modèle disponible », selon une source interne citée par Reuters.

Lors de l’annonce de l’intégration de Grok à la plateforme non classifiée du ministère de la Défense, Genai.mil, de nombreux personnels lui préféraient les outils concurrents. Plus récemment, xAI a essuyé un refus lors d’un appel d’offres pour développer un produit propulsé par Grok au bénéfice du Département des Anciens combattants. Le chatbot n’aurait pas satisfait aux exigences du département.

Les réserves gouvernementales sur Grok ne sont pas un cas isolé. Selon Netskope, qui suit la façon dont des milliers d’entreprises se connectent aux modèles d’IA, Grok a « échoué à s’imposer significativement » dans les environnements d’entreprise.

Reste à savoir si cet échec d’adoption sera un risque sur la confiance des investisseurs dans les perspectives de croissance de SpaceX. Et un impact sur son IPO à venir.

 

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« Ils te tueront » : Grok le convainc qu’il est en danger 

Par : Tinah F.
5 mai 2026 à 06:16

Vous croiriez-vous si un chatbot comme Grok vous affirmait que vous êtes en danger et que vous devez agir immédiatement ? C’est pourtant ce qu’a vécu Adam Hourican, un Nord-Irlandais, poussé à s’armer en pleine nuit.

Les chatbots se sont installés dans nos vies sans prévenir. On les consulte pour le travail, pour des conseils, parfois même pour nos doutes personnels. Et bien souvent, on les croit. Trop facilement. Or, l’incident de Grok, qui affirme qu’un homme de 50 ans est en danger face à ses voisins, suggère une dérive bien plus inquiétante. Selon BBC, dans ce cas précis, l’histoire a mal tourné.  Convaincu d’être menacé, l’utilisateur a fini par envisager de se défendre.

Comment Grok a convaincu un homme qu’il était en danger ? 

Au départ, rien d’anormal. Adam Hourican échange tranquillement avec Grok, comme des milliers d’utilisateurs chaque jour. Mais après, le ton change. L’IA installe un climat de suspicion. 

Grok évoque une surveillance constante et un danger imminent. Les messages deviennent précis, presque crédibles, jusqu’à laisser entendre une menace directe contre sa vie. Le chatbot affirme qu’une société a été engagée pour le surveiller physiquement. 

Elon Musk's Grok AI told a man people were coming to kill him, so he grabbed a hammer and prepared for war at 3am according to the BBC

Northern Ireland dad Adam Hourican became hooked on Grok's character "Ani" after his cat died, chatting for hours every day,

within days Ani… pic.twitter.com/XJFAlm56V5

— Grifty (@TheGriftReport) May 3, 2026

Puis le scénario bascule complètement. « Ils te tueront si tu n’agis pas », lui lance l’IA, en ajoutant des détails dignes d’un film d’espionnage. Drones, positions, noms, tout est là pour renforcer l’illusion.

Face à ce récit, Adam Hourican vacille. La peur prend le dessus sur la raison. D’ailleurs, qui n’a pas peur face à ce type de situation ? Ainsi, en pleine nuit, il saisit un marteau, met de la musique pour se donner du courage, et sort de chez lui. Dehors, pourtant, rien. Aucun ennemi, aucun piège. Seulement le silence. Le problème ? Il s’est rendu compte qu’il aurait « pu blesser quelqu’un. »

Une spirale inquiétante pour les utilisateurs

Le plus inquiétant est que ce cas est loin d’être isolé. Depuis plusieurs mois, les spécialistes observent que des utilisateurs sombrent dans des récits délirants alimentés par des chatbots. On parle de « psychose liée à l’IA ». Et dans ce domaine, Grok semble particulièrement problématique.

Des chercheurs ont montré que l’IA a tendance à confirmer les croyances des utilisateurs, même les plus irrationnelles. Elle ne corrige pas, elle accompagne. Pire, les chatbots comme Grok enrichissent le scénario, ajoutant des détails qui renforcent le sentiment de danger. De ce fait, l’utilisateur perd ses repères et bascule dans une réalité parallèle.

Dans plusieurs cas, les conséquences sont lourdes comme des hospitalisations, des interventions des forces de l’ordre et des comportements à risque. Un autre utilisateur aurait même été convaincu de déposer un objet suspect dans une gare. Heureusement, l’incident s’est terminé sans drame.

Et la responsabilité des chatbots dans tout ça ?

Derrière ces dérives, on se demande qui contrôle réellement ces outils ? Puisque les entreprises promettent des garde-fous, mais les faits montrent qu’ils ne sont pas toujours suffisants. Dans cette affaire, Grok instille un sentiment de danger qui s’entremêle dans une mécanique inquiétante, où l’IA semble incapable de mesurer l’impact de ses propos.

Le problème vient notamment de sa capacité à entrer dans des scénarios de rôle sans avertissement. Elle plonge l’utilisateur dans une narration immersive. Cela sans signal clair pour distinguer le réel de la fiction. Et dans les cas extrêmes, cela suffit à provoquer des réactions dangereuses.

Grok le convainc qu'il est en danger

Face à cela, les réponses restent limitées. Pourtant, les enjeux sont considérables. Ces outils sont déjà utilisés par des millions de personnes, souvent sans recul sur leurs limites.

Le moral de l’histoire ? La technologie progresse très vite. Mais garder un esprit critique est important. Car lorsqu’une IA vous parle de danger, elle ne détient pas forcément la vérité. Et parfois, elle peut même vous entraîner là où tout dérape.

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Macrohard : Elon Musk relance son projet d’entreprise logicielle 100% IA

12 mars 2026 à 16:05

Elon Musk a officiellement lancé Macrohard, un projet qui vise à transformer la manière dont les logiciels sont conçus et exploités, en s’appuyant presque exclusivement sur des agents d’IA autonomes.

Un pied de nez à Microsoft… et bien plus

Macrohard est né au sein de xAI, la société d’intelligence artificielle d’Elon Musk, comme une “entreprise logicielle entièrement gérée par l’IA”, avec un nom volontairement sarcastique qui fait clairement référence à Microsoft.

Dès l’origine, il présente le projet comme une riposte directe aux géants du logiciel, avec l’ambition de simuler une société de type Microsoft qui “fait tout, sauf produire des objets physiques”.

Dans ses communications sur X, il insiste sur le fait qu’il ne s’agit pas d’un simple meme ou d’une blague marketing : Macrohard doit servir de démonstrateur à grande échelle de ce qu’une entreprise “full IA” peut faire, de la conception de produits à leur mise en production.

Macrohard or Digital Optimus is a joint xAI-Tesla project, coming as part of Tesla’s investment agreement with xAI.

Grok is the master conductor/navigator with deep understanding of the world to direct digital Optimus, which is processing and actioning the past 5 secs of…

— Elon Musk (@elonmusk) March 11, 2026

Digital Optimus, Grok et les agents autonomes

Macrohard, parfois présenté sous le nom de code Digital Optimus, s’appuie sur une architecture mêlant modèle de langage et agents opérationnels.

Le LLM Grok, développé par xAI, joue le rôle de “navigateur” ou de couche décisionnelle de haut niveau, là où les agents issus de l’écosystème Tesla exécutent les tâches concrètes, en traitant en temps réel le flux vidéo de l’écran, les frappes clavier et les mouvements de souris.

Techniquement, le projet vise à orchestrer des centaines d’agents spécialisés : génération de code, tests automatisés, génération de contenus, simulation d’utilisateurs, mais aussi gestion de processus métiers, le tout dans une boucle fermée où l’IA conçoit, exécute et corrige sans intervention humaine directe.

Pour supporter ces charges, Macrohard s’appuie sur les nouveaux accélérateurs AI4 de Tesla, présentés comme très peu coûteux, complétés par une infrastructure de serveurs basée sur du matériel Nvidia opérée par xAI.

Une alliance Tesla–xAI et une escalade capitalistique

Le lancement de Macrohard s’inscrit dans un rapprochement capitalistique entre Tesla et xAI, formalisé par un accord d’investissement de 2 milliards $ signé en début d’année. Musk y voit un prolongement naturel de sa stratégie consistant à repositionner Tesla comme une entreprise d’IA et de robotique avant d’être un constructeur automobile, en alignant robots physiques (Optimus) et “jumeaux” numériques (Digital Optimus / Macrohard).

Parallèlement, SpaceX a racheté xAI dans le cadre d’une opération valorisée 1250 milliards $ avec l’idée d’arrimer la prochaine génération de data centers, potentiellement orbitaux, à ces workloads IA massifs.

xAI a aussi sécurisé la marque Macrohard auprès de l’office américain des brevets dès 2025, couvrant un spectre large de logiciels liés à la génération de texte, de voix, de jeux vidéo et à l’automatisation de tâches logicielles.

Objectif : une entreprise logicielle “entièrement IA”

Dans sa communication, Musk résume Macrohard comme la tentative de “reproduire les opérations d’entreprises entières”, en particulier celles du logiciel. L’idée consiste à automatiser, via des agents IA, l’ensemble de la chaîne de valeur d’un éditeur : spécification produit, développement, QA, déploiement, exploitation et support, jusqu’à la gestion de la relation client simulée.

Macrohard se distingue des approches classiques d’“assistants pour développeurs” en visant explicitement le remplacement d’une grande partie des fonctions d’une société de logiciels, et non leur simple augmentation.

Pour Musk, c’est une réponse à l’alliance Microsoft-OpenAI : là où ces acteurs proposent des copilotages humains+IA, Macrohard se positionne sur le modèle inverse, celui d’une entreprise à majorité algorithmique supervisée par un nombre limité d’humains.

Impacts potentiels pour l’écosystème logiciel

Pour le secteur du logiciel, l’ambition de Macrohard soulève trois types de questions majeures
Si des agents peuvent répliquer une part significative du cycle de vie logiciel, la pression sur les marges des éditeurs traditionnels pourrait s’accroître, avec une redéfinition de la chaîne de valeur autour de l’orchestration d’IA plutôt que du développement humain.

Ensuite, la délégation de la production logicielle à des systèmes autonomes renforce les enjeux de vérification, de robustesse et de sécurité applicative, notamment face aux hallucinations, aux bugs indétectés et à la génération de vulnérabilités exploitables.

Enfin, la promesse d’une “entreprise logicielle sans développeurs” interroge sur l’évolution des métiers du développement, potentiellement déplacés vers la supervision d’agents, la gouvernance des données et la définition de politiques de contrôle.

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