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RSSMonster - Le lecteur RSS qui trie vos flux en local

Par : Korben ✨
8 septembre 2026 à 11:20

Vous le savez, je suis un grand défenseur des flux RSS . C'est d'ailleurs pour ça que le mien est complet !! Je dois être le dernier à faire ça, alors, abonnez-vous (c'est gratuit) car ça me permet de continuer à faire ce que j'aime et ce que vous aimez aussi apparemment, puisque vous êtes de plus en plus nombreux à venir ici !

Mais bon, bref, si je vous parle de ça aujourd'hui, c'est parce que j'ai découvert RSSMonster, un lecteur de flux RSS que vous installez sur votre machine, et qui a la particularité de rapprocher tout seul les articles qui parlent du même truc et qui leur met une note.

J'ai de la lecture...

La qualité d'écriture compte pour moitié, le ton pour un quart, et le dernier quart mesure à quel point le texte est promotionnel, si bien qu'un publireportage descendra tout seul. J'ai trouvé ça plutôt malin. Et les articles qui racontent le même "fait" sont regroupés dans un Event, donc vous lisez l'actu qu'une fois sans vous fader tous les copycats.

Et le plus cool, c'est que ce tri tourne sur votre ordi, sans avoir besoin de la moindre clé d'API. Chez Miniflux ou FreshRSS, la liste officielle des fonctionnalités ne mentionne rien de tel. Quant à NewsBlur, celui-ci apprend à masquer ou surligner les articles selon ce que vous lui dites aimer, ce qui n'est pas la même chose que rapprocher deux actus pour les dédupliquer. Dans le même genre, je vous avais quand même déjà parlé d' un lecteur RSS qui s'y met aussi.

Le choix à faire

RSSMonster est livré avec deux fichiers Docker Compose. Le premier monte l'application et un collecteur de flux au-dessus de SQLite, sans un seul modèle (c'est celui de la procédure express du README). Le second ajoute MySQL, un worker dédié à l'IA et le service d'inférence, et c'est lui qui allume tout ça.

En fait, si vous choisissiez SQLite, la concurrence des traitements optionnels sera plafonnée à un, donc, ce sera un peu plus lent. Et surtout, le profil léger tel qu'il est livré ne démarre pas le worker IA et coupe l'inférence, donc pas de regroupement ni de notes tant que vous ne les activez pas à la main. Ça ira donc pour une install perso, mais si vous voulez mettre ça sur un serveur pour le partager à tous vos potes ou dans votre entreprise, je vous conseille vraiment de choisir MySQL directement. Parce qu'après, la bascule de l'un vers l'autre a l'air plus hasardeuse.

Enfin, rassurez-vous, il y aura toujours la possibilité d'exporter un fichier OPML avec tous vos abonnements et les catégories. Par contre, ça ne transporte que votre liste de flux, pas les articles déjà collectés ni ce que vous avez lu.

Installer le profil léger (SQLite)

C'est celui que je vous conseille pour commencer. Côté prérequis : git, Docker et Docker Compose. On commence par cloner le dépôt :

git clone https://github.com/pietheinstrengholt/rssmonster.git
cd rssmonster

Ensuite, faut générer deux secrets. Lancez cette commande deux fois, les résultats doivent différer :

openssl rand -hex 32

Créez un .env à la racine, lisible par vous seul :

touch .env && chmod 600 .env
JWT_SECRET=votre-premier-secret
FEVER_CREDENTIAL_SECRET=votre-second-secret

Ajoutez-y RSSMONSTER_BIND_ADDRESS=0.0.0.0 tout de suite pour y accéder depuis une autre machine, le port n'écoutant que sur la boucle locale. Et ne sautez pas les secrets, car le Compose refuse de démarrer si l'un des deux manque :

docker compose up -d

Ouvrez http://localhost:3000. Pas de compte admin par défaut, c'est le premier que vous créez qui devient l'administrateur, et notez bien vos identifiants. Ensuite, allez dans réglages puis flux, et importez ensuite votre OPML.

L'écran de connexion au premier démarrage

Et si vous voulez la version qui dépote (MySQL)

Si vous aviez déjà lancé le profil léger, coupez-le d'abord avec docker compose down, qui arrête les conteneurs sans toucher à vos données. N'y ajoutez surtout pas -v, car ça supprimera le volume et la base. Et MySQL démarrera vide et vous devrez réimporter votre OPML comme sur une install neuve.

Ensuite, ajoutez ces quatre valeurs dans le même .env, à côté de vos deux secrets :

DB_DATABASE=rssmonster
DB_USERNAME=rssmonster
DB_PASSWORD=un-mot-de-passe-solide
MYSQL_ROOT_PASSWORD=un-autre-mot-de-passe-solide

Et lancez l'autre fichier :

docker compose -f docker-compose.mysql.yml up -d --build

Ne paniquez pas si localhost:3000 ne répond pas dans la foulée. L'application attend que MySQL et l'inférence soient dispo, et celle-ci commence par télécharger ses trois modèles donc ça prend quelques minutes. Le contrôle de santé de l'outil lui laisse dix minutes, donc allez vous faire un ti café (dans sa couche ? nooon).

L'ajout d'un flux, sa catégorie et sa fenêtre de rattrapage

Voilà, amusez-vous bien.

Source : le dépôt GitHub de RSSMonster

Le nouveau modèle de gouvernance de MySQL fait des sceptiques

1 juillet 2026 à 12:21

Deux pas en avant, un pas de côté et un pas en arrière.

VillageSQL juge ainsi le nouveau modèle de gouvernance de MySQL. Il s’inquiète d’une concentration des pouvoirs dans les mains d’Oracle et des hyperscalers.

Des élections communautaires… dans 2 ans

AWS, au contraire, se réjouit de l’initiative : « Pour la première fois depuis qu’Oracle a acquis MySQL, d’autres organisations ont un rôle défini dans [son] développement ». Il faut dire que la branche cloud d’Amazon est représentée tout au sommet de la pyramide : elle siège au comité de pilotage.

D’après le document de gouvernance, ce comité doit réunir initialement « 5 à 7 personnes représentant Oracle (majorité), d’autres hyperscalers, des utilisateurs de MySQL et des membres de la communauté open source ».

AWS apporte une précision : 4 sièges ne sont pas détenus par Oracle.

Ce dernier nomme l’ensemble des membres initiaux du comité, pour 2 ans. Lorsque ce mandat arrivera à terme, des élections communautaires auront lieu pour les sièges hors Oracle. Autant de temps à attendre pour aller vers une gouvernance vraiment ouverte, déplore VillageSQL.

Oracle, décisionnaire à tous les échelons

Du côté d’Oracle, on explique que le comité de pilotage fonctionnera certes avec AWS et Google Cloud… mais aussi avec « des perspectives supplémentaires d’utilisateurs de MySQL ».

Plutôt que ces « perspectives supplémentaires », AWS préfère mettre en avant les rôles de contribution structurés que crée le modèle de gouvernance. Un système à 5 échelons, en l’occurrence, avec des critères objectifs pour passer de l’un à l’autre. Par exemple, pour devenir project lead, avoir réalisé 30 à 50 contributions « de qualité » dans un sous-système majeur de MySQL.

VillageSQL salue « une vraie structure avec de vrais critères ». Il souligne néanmoins qu’à la majorité des échelons, Oracle a la main. Cela commence avec les committers, chargés de valider les contributions. Pour le moment, seul Oracle les nomme. Même chose pour les chefs de projets. Pour ce qui est des core project leads (maintien de la cohérence technique, de la qualité et de la stabilité du projet dans son ensemble), il n’existe pas, en l’état, de voies de recrutement externe.

Oracle s’engage, sans fixer d’échéance, à accorder à des membres de la communauté le statut de committer pour les éléments qui ne font pas partie du cœur fonctionnel (extensions, connecteurs…).

Un ticket préférentiel pour les hyperscalers ?

VillageSQL assimile le modèle de gouvernance à celui d’une fondation, où des entreprises – ici, les hyperscalers – achètent un ticket en échange d’une représentation au board. C’est une manière de financer un projet, admet-il. Et de combler les vides qu’ont laissés les coupes claires effectuées l’an dernier dans l’équipe MySQL. Mais de son avis, l’absence de « membres indépendants de la communauté » est préocuppante. Difficile, en tout cas, de parler de « gouvernance ouverte »…

Dans cette communauté, il faut inclure la Fondation OurSQL, récemment mise en place après qu’Oracle a refusé de suivre cette approche. Le modèle de gouvernance peut être vu comme une réponse, globalement cohérente avec la manière dont l’entreprise de Larry Ellison a géré les autres projets open source de son portefeuille, comme Java et OpenOffice.

VillageSQL évoque Fedora, dont le comité de pilotage est entièrement élu par la communauté. Il mentionne aussi PostgreSQL, qui « fonctionne purement à la méritocratie ». Et Linux, qui « avance avec Linus [Torvalds] comme ‘dictateur bienfaisant’ ».

Collaborer d’abord sur le code publié

Le chantier d’ouverture de MySQL avait véritablement démarré en janvier 2026, au sortir d’une réunion de la communauté à Bruxelles. Ayant pris acte du climat, Oracle avait pris quantité d’engagements. Il en a notamment résulté une roadmap publique pour l’édition communautaire, incluant les rapports de bugs. On y trouve, entre autres items :

  • Prise en charge native des magasins et des index vectoriels (Amazon est demandeur)
  • Serveur MCP
  • Gestion des versions de tables (en s’inspirant de ce que propose MariaDB)
  • Types de données BOOLEAN, UUID et SQL ARRAY
  • Migration de divers projets vers le nouveau modèle d’extensibilité référent (Component Framework)
  • Extension de ce modèle au moteur de requête (types de données, méthodes d’accès à l’index, opérateurs…)
  • Intégration de Health Monitor dans les déploiements sur site

Le processus de contribution a été centralisé sur GitHub. Quatre webinaires ont eu lieu depuis fin février. Le point focal est pour le moment la collaboration sur le code publié. Oracle promet d’aller ultérieurement vers une dimension plus « temps réel ». En particulier en impliquant la communauté plus en amont sur les discussions de conception.

Illustration © your123 – Adobe Stock

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Oracle s’engage pour MySQL mais dit non à une fondation

13 mars 2026 à 18:23

Sans surprise, l’idée d’une fondation MySQL ne plaît pas à Oracle.

L’entreprise a opposé une fin de non-recevoir à Percona, qui l’avait sollicitée par lettre ouverte.

L’éditeur invitait à restructurer la gouvernance de MySQL, face à une popularité et une part de marché « en déclin ». PostgreSQL est le choix par défaut pour beaucoup de nouveaux projets et de jeunes développeurs, constate-il. « Vieillissante », la communauté est aussi « fragmentée » : faute d’une entité neutre pour porter la voix, forks et extensions propriétaires se sont multipliés

Percona regrette aussi un manque de transparence et de confiance. Il l’attribue, entre autres, à la visibilité limitée sur la roadmap et sur les prises de décisions associées, ainsi qu’à l’absence de système de suivi public des problèmes de sécurité. Autre élément dénoncé : la priorisation, par Oracle, de fonctionnalités propriétaires. Et par là même, l’indisponibilité, dans l’édition communautaire, de fonctionnalités désormais « nécessaires pour les workloads modernes », comme la recherche vectorielle native.

Oracle invité à s’inspirer d’OpenELA

Trois modèles de gouvernance étaient proposés.

En tête de liste, un système « à la OpenELA », sous forme d’association professionnelle favorisant la collaboration d’organisations concurrentes sur un cœur fonctionnel. Oracle formerait l’entité, aurait la direction stratégique et inviterait des acteurs de l’industrie à la rejoindre en tant que membres fondateurs, leur distribuant le travail de maintenance.

Deuxième option : une approche fédérée, en mode « partenariat collaboratif ». L’industrie mettrait sur pied la fondation, Oracle étant membre principal du conseil d’administration et partenaire stratégique. La communauté gérerait la logistique et l’administration. Un accord serait négocié pour que la fondation utilise la marque MySQL exclusivement dans un but de promotion à des fins non lucratives.

Troisième possibilité : la communauté organiserait indépendamment la fondation, toujours sous forme d’association professionnelle. Laquelle gérerait les dépôts et la promotion. Oracle participerait « de la manière qui lui [conviendrait] ».

500 signataires… dont quelques Français

La lettre a réuni un peu plus d’un demi-millier de signataires. Outre des dizaines travaillant chez Percona, on trouve du personnel de chez Couchbase, GitHub, Salesforce, NVIDIA, Meta, Huawei, PayPay, Zoho, Shopify, EA, Alibaba, etc. Côté français, il y a notamment :

Vers une roadmap publique de développement

Fin janvier, en amont de la FOSDEM, la communauté s’est réunie à Bruxelles. Ayant pris acte du climat, accentué par une coupe claire dans l’équipe MySQL, Oracle a annoncé des engagements. Parmi eux, associer une roadmap publique – incluant « certains worklogs » et les rapports de bugs – à l’édition communautaire. Et intégrer dans cette dernière des fonctionnalités jusque-là réservées aux versions commerciales. Il faut également s’attendre à des « collaborations avec les distributions Linux », à commencer par Ubuntu. L’allocation des ressources n’est pour le moment pas évoquée.

Planet MySQL évoluera lui aussi. Avec, entre autres :

  • Portail de soumission de contenus
  • Mise en avant de projets et d’outils de l’écosystème
  • Amélioration de la recherche et du filtrage
  • Agenda
  • Guide de contribution pour les développeurs

Côté fonctionnel, Oracle promet des fonctions vectorielles dans MySQL 9.7 LTS, attendu pour avril (en l’état, leur prise en charge est limitée à HeatWave). Il compte aussi activer par défaut l’optimiseur Hypergraph, intégrer du monitoring via OpenTelemetry et proposer des binaires PGO (optimisés pour des profils d’utilisation).

Quant à une éventuelle fondation, Oracle rétorque que ce sera sans lui…

Illustration © your123 – Adobe Stock

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