Crise de la RAM : Octave Klaba annonce de nouvelles hausses de prix chez OVHcloud
![]()
Si vous voulez recevoir les meilleures actus Frandroid sur WhatsApp, rejoignez cette discussion.
![]()
Si vous voulez recevoir les meilleures actus Frandroid sur WhatsApp, rejoignez cette discussion.
C’est une commande publique à forte valeur symbolique. La Commission européenne a officialisé l’attribution d’un appel d’offres de 180 millions € pour ses services de cloud souverain, répartis entre quatre fournisseurs exclusivement européens pour une durée de six ans. Le contrat, lancé en octobre 2025, marque une étape concrète dans la stratégie de Bruxelles pour s’affranchir de sa dépendance aux géants technologiques non européens.
Les heureux élus sont le luxembourgeois Post Telecom, l’allemand StackIT ( filiale du groupe Schwarz, propriétaire de Lidl et Kaufland), le français Scaleway, entité dédiée aux centres de données du groupe Iliad et le belge Proximus. Ces prestataires ont été retenus sur la base du Cloud Sovereignty Framework de la Commission, un référentiel qui impose notamment que des entités non européennes ne puissent exercer qu’un contrôle limité sur les technologies utilisées ou les services fournis.
Mais les consortiums qui se profilent derrière ces têtes d’affiche sont tout aussi révélateurs des équilibres industriels en jeu. Post Telecom s’appuie ainsi sur deux partenaires français : OVHcloud et Clever Cloud. Proximus, de son côté, a constitué un groupement d’envergure associant Mistral AI, Clarence, le groupe de défense Thales, ainsi que S3NS, la coentreprise de centres de données fondée par Thales et Google Cloud.
« Cet appel d’offres soutient les efforts plus larges de la Commission pour renforcer sa propre souveraineté, en consolidant le contrôle stratégique sur les technologies et infrastructures clés » indique l’exécutif européen.
Pour OVHcloud, l’annonce revêt une importance particulière. Son fondateur et PDG Octave Klaba a salué la sélection du consortium Post Telecom, soulignant que ce contrat permettrait de desservir les quelque quarante agences de la Commission européenne et de « prouver qu’il existe des alternatives crédibles en Europe ».
Très heureux d’annoncer que notre consortium Post Telecom / Deep / CleverCloud / OVHcloud a été choisi pour fournir le Cloud pour les >40 agences de la Commission Européenne. Merci pour la confiance ! On sera au rendez-vous pour démontrer qu’il existe des alternatives crédibles… pic.twitter.com/47iXVfriXl
— Octave Klaba (@olesovhcom) April 17, 2026
Après des années de débats et de déclarations d’intention, Bruxelles passe enfin à l’acte en orientant une commande significative vers des acteurs locaux, capables de répondre à des exigences strictes en matière de contrôle des données. Un précédent qui, espérons le, fera école auprès des États membres.
The post Cloud souverain : Bruxelles choisit ses quatre champions européens appeared first on Silicon.fr.

A l’occasion de la présentation de ses résultats semestriels, OVHcloud a confirmé la création d’une activité dédiée à la Défense, esquissée lors d’une annonce au Forum InCyber de Lille, la semaine dernière.
Selon le CSP de Roubaix, cette création ( on parle d’une « verticale Défense ») serait la réponse aux sollicitations de plusieurs ministères des Armées de pays européens pour les accompagner dans leur transformation numérique.
« Les enjeux sont stratégiques : commandement augmenté par l’IA, orchestration de drones, interopérabilité des communications entre armées et avec l’OTAN ; le tout avec une forte attente d’indépendance technologique vis-à-vis des fournisseurs extra-européens.» indique-t-il.
Le tout assorti d’une exigence forte d’indépendance technologique vis-à-vis des fournisseurs extra-européens. Autrement dit, des États souverains qui cherchent, explicitement, une alternative aux hyperscalers américains.
Pour y répondre, OVHcloud construit une offre dédiée à partir de ses produits SecNumCloud et déploie une organisation commerciale dans plusieurs pays européens, avec le recrutement de profils issus des forces armées et de l’industrie de la Défense. Le groupe prévoit également d’accompagner la montée en qualification de ses équipes pour répondre aux exigences nationales, y compris les habilitations de type « secret défense ».
OVHcloud s’appuie pour cela sur une infrastructure cloud opérée à grande échelle, avec des architectures multi-locales et des régions 3-AZ garantissant continuité d’activité et résilience, ainsi que sur son offre hardware et software OPCP, qui permet de déployer des plateformes cloud directement au sein des datacenters des clients, du cœur des infrastructures jusqu’aux sites les plus sensibles en périphérie.
OVHcloud a depuis des années positionné l’autonomie stratégique comme son principal argument différenciateur face aux hyperscalers américains. « La Défense dépend désormais du cloud, des données et de l’IA », indique Octave Klaba, son PDG, ajoutant que l’Europe ne peut plus se permettre de dépendre de technologies extra-européennes et doit disposer d’alternatives performantes et souveraines.
Six mois après son retour aux commandes, il présente la « verticale Défense » comme l’une des trois initiatives structurantes de son mandat, aux côtés du recentrage commercial sur les contrats de taille intermédiaire et du lancement d’un Lab AI initié par l’acquisition de Dragon LLM.
The post OVHcloud crée une division « Défense » appeared first on Silicon.fr.

OVHcloud a désormais un « labo IA ».
L’entité proposera des « services dans l’IA générative pour les données sensibles ». Elle naît d’une acquisition : celle de Dragon LLM.
Cette PME francilienne – petite entreprise selon les seuils du Code de commerce – dispose d’une expertise en fine-tuning (conception de modèles spécialisés). Elle a longtemps ciblé le secteur financier sous la marque Lingua Custodia, avec des services de traitement documentaire – extraction, transcription, traduciton… – fournis tant en SaaS que par API (offre VERTO).
Un virage fut pris à l’automne 2025, parallèlement à la présentation d’une architecture alternative à Transformers. Elle combine de multiples techniques existantes pour dépasser, en particulier, les limites que le mécanisme d’autoattention présente lors de l’inférence (cf. notre article à son sujet).
En toile de fond, le Large AI Grand Challenge. Cette compétition s’est inscrite dans le projet européen AI-BOOST, censé en organiser 6 autres à l’horizon 2027 pour encourager l’innovation scientifique ouverte dans le domaine de l’IA. Il s’agissait de développer, en partant de zéro, un LLM de fondation d’au moins 30 milliards de paramètres « plus performant que les systèmes à l’état de l’art sur un certain nombre de tâches ».
Lingua Custodia a fait partie des lauréats. Elle a ainsi obtenu 3,2 millions d’heures de calcul sur des supercalculateurs d’EuroHPC (LEONARDO, situé en Italie, et JUPITER, implanté en Allemagne). Le modèle qui en a résulté n’a pas la taille attendue (3,6B). Et il s’agit d’un modèle de base (non entraîné pour le suivi d’instructions). Il est toutefois une vitrine pour l’architecture alternative de Dragon LLM.
Ce modèle est publié sur Hugging Face, comme une vingtaine d’autres. Parmi eux, ClassiFin, un classifieur Bert qui détermine si un document est ou non du domaine financier. Il utilise un modèle Snowflake Arctic pour l’embedding.
Il y a aussi la famille FinTranslate. Elle comprend 6 modèles de 70M à 7B, couvrant 8 langues et 9 domaines. Leur architecture est proche de celle des modèles de la suite Pythia d’EleutherAI.
Dragon LLM a aussi publié un descendant de Pythia-1.4B, : Fin-Pythia-1.4B, dédié à l’analyse de sentiment sur les textes financiers. Il a également une famille de modèles « LLM Pro Finance », pour les questions-réponses en économie et finances. Ils sont basés sur Gemma, Llama et Qwen.
Illustration principale générée par IA
The post Avec Dragon LLM, OVHcloud s’affirme en fournisseur de services IA appeared first on Silicon.fr.
