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SK Hynix prévoit une pénurie de mémoire jusqu’en 2030

31 août 2026 à 14:03

Le PDG de SK hynix, Kwak Noh-Jung, annonce que la tension sur le marché de la mémoire persistera jusqu'à la fin de 2030, portée par la demande d'IA et la personnalisation des produits.

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Qui est YMTC, le champion chinois de la mémoire NAND ?

27 août 2026 à 13:39

Interdit d’Apple, privé des équipements américains les plus avancés, black-listé par Washington…

Sur le papier, YMTC a tout du canard boiteux. Dans les faits, le fabricant chinois de mémoire NAND s’apprête à lever près de 5 milliards $ à la Bourse de Shanghai. Sa valorisation  après introduction oscille entre 275 et 330 milliards de yuans, soit 41 à 49 milliards $.

Selon le Financial Times, il a affiché devant ses investisseurs son ambition de devenir le numéro un mondial de la NAND avant la fin 2027. En moins de dix ans, YMTC est devenu un poids lourd mondial de la mémoire flash, au prix d’une guerre ouverte avec les États-Unis.

C’est effectivement en juillet 2016 que YMTC est fondée à Wuhan, la capitale de la province du Hubei, au centre de la Chine.

Longtemps adossée à Tsinghua Unigroup et à des financements publics massifs ( dont le fameux « Big Fund », le fonds national chinois pour les circuits intégrés), YMTC revendique aujourd’hui un actionnariat éclaté mais toujours dominé par des entités étatiques.

Son premier actionnaire, Hubei Changsheng Development, ne détient que 26,54 % du capital, et YMTC précise dans son prospectus n’avoir aucun actionnaire de contrôle.

L’entreprise vend ses puces sous forme de composants, de SSD grand public, de mémoire embarquée UFS  via sa marque commerciale ZHITAI.

Xtacking, l’arme technologique face à Samsung

Le principal atout de YMTC repose sur son architecture propriétaire, Xtacking (présentée en août 2018). Son principe ? Fabriquer en parallèle la couche logique et les cellules NAND sur deux wafers distincts, puis les assembler par liason ( bonding) métallique. Une rupture face à l’approche traditionnelle de la concurrence, qui empile tout sur un unique wafer.

Résultat selon YMTC : un développement raccourci d’au moins trois mois et un cycle de fabrication réduit de 20 %. Et les générations se sont enchaînées à un rythme soutenu.

En mars 2026, YMTC a lancé son premier SSD commercial PCIe 5.0, le PC550, bâti autour de sa puce X4-9070.

Le deuxième trimestre 2026 marque un tournant symbolique pour YMTC. Porté par la demande des fabricants chinois et l’essor de ses puces de dernière génération, le fabricant voit ses expéditions bondir de 22 % sur un an.

Selon Counterpoint Research, YMTC capte ainsi 14 % des expéditions mondiales de NAND en bits et se hisse pour la première fois sur le podium mondial (top 3) : juste derrière Samsung (25 %) et SK Hynix/Solidigm (22 %), et devant Kioxia (14 %).

Ce podium cache toutefois une réalité plus contrastée : la rentabilité ne suit pas. En chiffre d’affaires, YMTC stagne au cinquième rang mondial, pénalisé par des puces orientées vers le grand public et le marché chinois, nettement moins lucratifs que les SSD pour entreprises.

Selon TrendForce, le marché en valeur reste dominé sur la période par Samsung (29,3 % / 23,06 Md$), suivi de SK Hynix (18,2 % / 14,27 Md$), Micron (15,1 % / 11,85 Md$) et Kioxia (13,6 % / 10,72 Md$).

Le mur américain et les brevets contestés

La dynamique financière de YMTC n’en est pas moins spectaculaire.

Son prospectus d’introduction à la Bourse de Shanghai de fait état d’un chiffre d’affaires de 47 milliards de yuans ( près de 7 milliards $) au premier trimestre 2026, soit près de cinq fois plus qu’un an auparavant. Le bénéfice net s’affiche à 33,38 milliards de yuans ( près de 5 milliards $), soit plus du double de son bénéfice total pour toute l’année 2025. Le prix de vente moyen de ses puces NAND a grimpé de 173 % par rapport à la moyenne 2025, tandis que sa marge brute est passée de 35,3 % en 2025 à 76,8 %.

Cette réussite s’est pourtant construite contre vents et marées américains.

Fin 2022, les sanctions américaines  se sont brusquement durcies. Placé sur la liste des entreprises « non vérifiées » (Unverified List) en octobre, YMTC a basculé dès décembre sur la liste noire (Entity List) du BIS américain. Conséquence : un blocage quasi total de toute exportation d’équipements, de logiciels ou d’assistance technique en provenance des États-Unis.

Dans la foulée, les grands équipementiers américains Applied Materials, KLA et Lam Research ont retiré leur support technique sur site à Wuhan.

Les sanctions se sont encore intensifiées en janvier 2024, lorsque le département de la Défense américain a classé YMTC parmi les « entreprises militaires chinoises opérant aux États-Unis ». Une désignation lourde de conséquences, que le fabricant conteste fermement.

Premier dommage collatéral : Apple. La firme de Cupertino envisageait d’utiliser des puces YMTC en 128 couches pour les iPhones vendus en Chine, jusqu’à hauteur de 40 % de ses besoins en mémoire. Le projet a été suspendu dès l’inscription sur l’Unverified List.

La pression s’est encore accrue au fil des mois. En novembre 2025, l’Office américain des brevets (USPTO) a exigé que YMTC justifie le maintien de ses attaques en invalidation contre des brevets de Micron, remettant en cause ses droits en tant qu’entité sanctionnée. Plus récemment, en juillet 2026, des parlementaires américains sont montés au créneau pour réclamer un verrouillage strict des marchés alliés (Europe, Japon, Corée du Sud) face au fabricant chinois.

La riposte : fabriquer chinois…tout chinois

Face à cette pression, YMTC a engagé une stratégie de substitution en misant sur des équipementiers nationaux ( Advanced Micro-Fabrication Equipment (AMEC), Naura Technology Group et Piotech ) pour les étapes critiques de gravure et de dépôt.

Selon Morgan Stanley (relayé par Chosun Biz en juillet 2025), près de 45 % de ses équipements de pointe proviennent déjà de fournisseurs chinois. En avril 2026, des rapports sectoriels indiquaient que la phase 3 du site de Wuhan avait franchi le seuil de 50 % d’équipements domestiques, une première à cette échelle pour un grand fabricant chinois de mémoire.

Le pari reste toutefois à confirmer : YMTC ne communique pas de capacité de production consolidée officielle, les estimations sectorielles la situant entre 130 000 et 150 000 wafers par mois fin 2024, soit environ 8 % de l’offre mondiale de NAND selon DigiTimes.

L’IPO comme test de vérité

L’argent levé lors de l’introduction en Bourse alimentera directement cette course à l’autonomie. Sur les 33 milliards de yuans visés, la majorité (20,8 milliards) sera injectée dans la modernisation et l’extension des capacités de production. Les 12,2 milliards restants financeront la R&D pour concevoir la prochaine génération de puces NAND et de solutions de stockage haut débit.

Elle s’inscrit aussi dans la foulée de son rival chinois CXMT, qui a levé 8,6 milliards $ (jusqu’à 9,8 milliards avec l’option de surallocation) fin juillet sur ce même STAR Market — la plus importante introduction en Bourse d’un fabricant chinois de semi-conducteurs jamais enregistrée.

Mais l’acceptation du dossier par la Bourse de Shanghai n’est pas une garantie. Le processus doit encore passer par la révision de l’instance boursière et l’enregistrement auprès du régulateur chinois des marchés financiers, la CSRC.

 

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Accusés d’avoir organisé la pénurie de RAM, Samsung et SK Hynix annoncent 590 milliards pour doubler la production

29 juin 2026 à 21:30

Quatre jours après la plainte qui les accuse d'avoir étranglé l'offre de mémoire, Samsung et SK Hynix annoncent environ 590 milliards de dollars pour doubler leur production. Le geste est spectaculaire, son effet sur le prix de votre RAM se fera attendre des années.
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Vous pensiez que la crise de la RAM était finie ? Au contraire, les prix risquent de doubler d’ici à la fin de l’année.

29 juin 2026 à 07:39

D’après un nouveau rapport issu d’un cabinet d’analyse, les prix de la mémoire vive ne vont pas baisser de sitôt. 2026 pourrait bien voir le tarif de la RAM doubler et 2027 est parti sur la même lignée.
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