Vue normale

Il y a de nouveaux articles disponibles, cliquez pour rafraîchir la page.
À partir d’avant-hierFlux principal

☕️ La start-up qui veut relancer Twitter modifie le nom de son service pour Tweet.app

7 septembre 2026 à 10:50


L’évolution n’a pas tardé. Alors que le projet Opération Bluebird, monté par deux salariés de Twitter, époque pré-rachat par Elon Musk, lançait fin août le service Twitter.now, les voilà forcés de le renommer pour tweet.app.

Le changement fait suite à la décision écrite du juge Colm Connolly, dans laquelle ce dernier indique qu’utiliser le nom « Twitter » créerait trop de confusion dans l’esprit des consommateurs et enfreindrait le droit des marques.

Autrement dit, contrairement à la lecture adoptée initialement par les équipes d’Operation Bluebird, ces derniers n’ont pas le droit d’utiliser le nom Twitter, quand bien même celui-ci n’est plus utilisé par la plateforme X ni par l’entreprise SpaceXAI.

Le juge décrète en revanche que X a probablement abandonné le terme « tweet » et son logo en forme d’oiseau, ce qui signifie que ces deux éléments sont réutilisables. Le site web du nouveau réseau social a aussitôt évolué de Twitter.now vers Tweet.app.

Page d’accueil de Tweet.app : seul le nom a changé depuis le lancement de « twitter.now ». / Capture d’écran

Dans sa foire aux questions, il indique : « Le 3 septembre 2026, un tribunal fédéral a refusé de nous interdire l’utilisation de la marque "Tweet" et du logo représentant un oiseau, estimant que nous étions en mesure de prouver que la société X avait abandonné ces deux éléments. »

Fin août, l’ancien juriste de Twitter Stephen Coates et son associé Michael Peroff lançaient la prévision de leur réseau social.


Pour limiter les premiers accès et obtenir des financements, le réseau n’est pour le moment accessible qu’en contrepartie de 20 à 40 dollars. Auprès de TechCrunch, l’entreprise a indiqué que 172 000 personnes avaient déjà ouvert un compte, donc réservé un nom d’utilisateur.

☕️ Bluesky inaugure une option pour diminuer la visibilité de ses posts dans l’algo de découverte

28 août 2026 à 09:46


Bluesky vient de mettre en place une option permettant de limiter la visibilité des publications d’un compte dans l’onglet Discover, nourri par l’algorithme de recommandation du réseau social. Accessible via la rubrique Confidentialité et sécurité du profil, elle ne signifie pas que les publications en question deviennent totalement privées, mais elle réduit leur portée auprès de l’audience non abonnée à son compte.

« Sur Bluesky, cela signifie que vos posts n’apparaîtront que sur le fil d’actu Discover des personnes qui sont abonnées à votre compte. Les autres applis peuvent également choisir de respecter cette préférence dans leurs propres algorithmes de recommandations », indique le service au niveau de l’option dédiée. Un post d’annonce explique la logique: « Nous savons que tout le monde ne souhaite pas devenir viral. Parfois, on publie simplement pour ses abonnés. Cette fonctionnalité fait partie des mises à jour sur lesquelles nous travaillons pour vous offrir plus de contrôle sur votre expérience et vous aider à trouver votre public. »

L’option ne s’applique cependant que sur le périmètre Bluesky : les applications tierces connectées au protocole AT (comme mu.social, récemment testée par Next) peuvent ne pas répercuter ce paramètre.

Une nouvelle option permet de limiter la visibilité des posts auprès des non-abonnés à son compte – capture d’écran Next

La démarche constitue une forme de contrepied par rapport au modèle économique développé par X : pour encourager la souscription d’un abonnement payant, l’ancien Twitter promet en effet que la détention d’un compte Premium permet de booster la visibilité des publications et des réponses apportées à d’autres utilisateurs.

Bluesky a par ailleurs annoncé le 25 août la possibilité de publier des vidéos d’une durée maximale de 10 minutes (contre trois minutes précédemment). Le poids maximum d’un fichier reste cantonné à 300 Mo.

☕️ Operation Bluebird : la start-up qui voulait relancer Twitter (.now)

27 août 2026 à 17:45


La première alerte date de la fin 2025. En décembre, une start-up de l’État de Virginie, aux États-Unis, avait alors déposé un dossier devant le bureau fédéral des brevets et des marques, dans lequel elle affirmait que X avait abandonné les noms Twitter et Tweet et les marques affiliées. À ce titre, l’entité nommée Operation Bluebird (opération Oiseau bleu) en réclamait l’usage.

S’ils en obtenaient le droit, ses deux cofondateurs, Michael Peroff et Stephen Coates, prévoyaient de lancer un nouveau réseau social à l’adresse twitter.new, expliquaient-ils à Ars Technica.

Avant le rachat du réseau initial par Elon Musk, Stephen Coates a travaillé comme juriste chez Twitter.

La deuxième alerte date de cette semaine : peut-être que Twitter va redevenir un mot courant. Après quelques échanges avec le juge, les équipes d’Operation Bluebird ont en tout cas décidé de lancer leur projet, finalement à l’adresse twitter.now.

Twitter.now / Capture d’écran

En avril 2026, au tribunal, le juge Colm Connolly avait déclaré que X semblait bien avoir abandonné le mot tweet et le logo à l’oiseau bleu, rapporte Ars Technica. L’entreprise aurait peut-être même abandonné le nom Twitter, avançait-il alors. Si cette décision doit encore être confirmée à l’écrit, les dirigeants d’Operation Bluebird ont décidé qu’elle était suffisante.

Leur site, désormais en ligne, propose un réseau social dont la couleur dominante reste le bleu, et l’oiseau du logo ressemble à un phénix. Pour le moment, il n’a que quelques centaines d’utilisateurs. Une fois connecté, la plateforme ressemble à son ancêtre, à quelques fonctionnalités près. Twitter.now embarque notamment un système de vérification des faits adossé à Gemini, l’IA générative de Google, et nommé Vera (rien à voir avec le projet associatif français). Pour limiter l’accès – et pour collecter des fonds et impliquer les premiers utilisateurs –, le réseau n’est pour le moment accessible que contre 20 à 40 dollars ou plus, selon l’abonnement choisi.

Le but : recréer un espace de conversation large, sans la diffusion de désinformation et de violence. Promouvoir la « liberté d’expression » et pas la « liberté de reach » qui tend à promouvoir, sur beaucoup de plateformes, les discours les plus clivants.

Si twitter.now a décidé de faire ses premiers pas en ligne, cela dit, des juristes spécialistes du droit des marques estiment probable que cela suscite une opposition plus tranchée de X.

Affaire à suivre, donc.

☕️ X contraint Nitter et XCancel à suspendre leur service alternatif

26 août 2026 à 08:39


Le projet open source Nitter et l’une de ses instances XCancel constituent une alternative pour tous les internautes qui souhaitent consulter ou partager des publications X (anciennement Twitter) sans renvoyer de trafic vers la plateforme sociale détenue par Elon Musk, devoir y créer un compte ou nourrir son réservoir de données marketing.

Problème : Nitter et XCancel ne sont plus accessibles : les deux adresses indiquent avoir dû suspendre leurs opérations, suite à la réception d’une ordonnance de cessation et d’abstention (cease and desist) émanant de X.

« Le 24 août 2026, la société X Corp. a envoyé des mises en demeure exigeant la fermeture définitive des instances de Nitter et du dépôt du projet. nitter.net est hors ligne et le développement est temporairement suspendu. Je consulte un avocat et ne ferai aucun autre commentaire pour le moment. Merci à tous ceux qui ont utilisé, hébergé, empaqueté, fait un don ou contribué à Nitter au cours des sept dernières années », écrit ainsi zedeus, le responsable de Nitter, dont le dépôt GitHub a été placé en statut archivé mardi 25 août.

Le mainteneur de Nitter annonce la suspension du service – capture d’écran

Même son de cloche chez XCancel :

« Le lundi 24 août à 20h00 heure de New York, nous avons reçu une lettre de X Corp. nous demandant de cesser immédiatement le service XCancel. Le service XCancel est suspendu jusqu’à nouvel ordre. Nous consultons nos avocats et ne communiquerons pas plus de détails pour le moment. Nous vous remercions de la confiance que vous nous avez accordée durant ces deux années d’utilisation de XCancel. »

Dans le viseur d’Elon Musk dès 2023, Nitter avait déjà subi un premier coup d’arrêt début 2024. À l’époque, ce sont des modifications apportées par X aux interfaces de programmation (API) utilisées par Nitter pour collecter les messages qui avaient entravé la bonne marche de l’outil, conduisant à sa mise en pause.

L’actuel mainteneur, zedeus, avait repris Nitter en main en février 2025. « Héberger une instance est actuellement complexe et coûteux, mais pas impossible. Pour une petite instance privée, c’est assez simple et gratuit, mais une grande instance publique est une autre histoire », expliquait-il alors.

Le Conseil constitutionnel censure l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans

14 août 2026 à 15:24

Le Conseil constitutionnel a censuré la loi interdisant les réseaux sociaux aux moins de 15 ans. À la rentrée, rien ne changera pour TikTok, Instagram ou Snapchat.
 [Lire la suite]

Un petit geste pour Frandroid ? Abonnez-vous à Frandroid sur Google pour ne manquer aucun de nos articles.

Vous ne rêvez pas, MySpace pourrait (encore) faire son grand retour

10 août 2026 à 15:15

Après un come-back raté en 2013, le proto-réseau social de l’ère pré-Facebook veut revenir sur le devant de la scène. Entre stratégie de « contre-programmation » et défi marketing colossal, la plateforme cherche à transformer son héritage en un refuge contre l’hyper-connectivité actuelle, rapporte CNBC.

Un retour stratégique pour briser le règne des algorithmes

Le projet de relance de MySpace, porté par les frères Vanderhook, s’inscrit dans une dynamique de « fatigue numérique ». Aujourd’hui, les utilisateurs et utilisatrices sont de plus en plus las des flux incessants et des algorithmes prédictifs de Meta ou TikTok. Vantant une expérience plus personnelle, MySpace espère devenir « l’antidote » à cette sursollicitation, se positionnant comme une alternative plus humaine et moins intrusive.

Cependant, le chemin vers le succès est semé d’embûches aussi bien techniques que culturelles. Si les Millennials conservent une affection pour l’esthétique pailletée de la plateforme, les jeunes générations (Gen Z et Alpha) ont été formées par des interfaces épurées et des contenus ultra-rapides. Le défi pour les propriétaires sera de marier le charme du passé avec une ergonomie moderne, sans tomber dans le piège d’une interface trop complexe ou obsolète.

Sur le plan économique, la survie de MySpace dépendra de sa capacité à attirer les annonceurs. Contrairement aux géants qui disposent de données massives, MySpace devra prouver que sa plateforme peut générer un engagement réel pour les marques. Pour réussir, elle devra s’assurer que le contenu créé par les internautes soit suffisamment captivant pour justifier un investissement publicitaire, tout en restant agile face à une concurrence féroce, qui séduit déjà plusieurs milliards d’utilisateurs et d’utilisatrices chaque jour. Rien qui semble éroder la détermination des propriétaires de la marque. « On possède encore Myspace. On en est les gardiens du temple à l’heure qu’il est, et on va relancer Myspace », déclarent les frères Vanderhook. « On attend juste le bon moment pour le faire. Et si ça foire, on recommencera. »

Des enjeux de niche dans un marché saturé

Le succès de MySpace ne sera probablement pas celui d’un « nouvel empire » du réseau social, mais plutôt celui d’une plateforme de niche. Pour survivre, elle devra se différencier radicalement des réseaux dominants en ciblant des segments spécifiques plutôt qu’en cherchant à concurrencer Facebook directement sur son terrain de jeu.

Cette stratégie de « contre-programmation » est déjà visible sur le marché : on observe une montée en puissance de plateformes plus privées (comme Discord), de modèles basés sur le contenu (Substack, Patreon), ou d’alternatives aux mastodontes comme X (anciennement Twitter), portées par des plateformes décentralisées comme Bluesky. MySpace pourrait s’insérer dans cette tendance en misant sur la qualité de l’interaction plutôt que sur la quantité de vues.

Enfin, cette relance s’inscrit dans un contexte de régulation accrue. Avec les débats sur la protection des mineurs et les risques pour la santé mentale, MySpace devra naviguer dans un environnement juridique complexe. Sa capacité à attirer les trentennaires et quarantenaires — les principaux détenteurs de pouvoir d’achat — sera le facteur clé de sa viabilité commerciale à long terme.

Un réseau social européen ? On est passé de Bluesky à Mu.social, et on vous explique

16 juillet 2026 à 16:32
🐄
Un réseau social européen ? On est passé de Bluesky à Mu.social, et on vous explique

Depuis un peu plus d’un mois, un réseau social européen a fait son entrée sur le protocole AT, qui sert de colonne vertébrale à Bluesky. Next l’a testé et en a discuté avec l’un de ses architectes.

Le réseau social a 34 jours à l’heure de publier ces lignes. Il comptait 100 000 utilisateurs au bout de 26 jours d’existence. De mon côté, j’ai rejoint la troupe alors que la plateforme fêtait sa troisième semaine d’existence.

Dans l’idée d’européaniser un peu mes réseaux sociaux – et d’écrire une série d’articles qui débute avec celui-ci –, je suis allée un cran plus loin : j’ai déplacé toutes mes données sur Eurosky, la plateforme construite par la Modal Foundation. L’entité, qui gère aussi Mu, vise à fournir au public un compte unique lui permettant d’accéder à une foultitude d’applications reliées par une seule et même infrastructure : le protocole AT.

Si tous ces termes techniques vous collent des frissons d’angoisse, retenez pour le moment qu’un compte Eurosky vous permet d’accéder, depuis l’Europe et sans avoir à vous réinscrire 15 fois, à des services aussi divers que des applications de construction de site, des réseaux sociaux (type Mu), des services de code, de blog, de veille, etc. On vous en dira plus dans un prochain article. D’ici là, vous pouvez vous référer à tout cela en évoquant l’ATmosphere, à laquelle appartient aussi… Bluesky.

Mais revenons à nos mu-tons. Depuis quelques jours, j’observais une partie de la communauté Bluesky discuter de ce nouveau réseau social, Mu. Pourquoi changer encore de plateforme, alors que j’avais déjà dû fuir X, me créer un compte sur Bluesky, un autre sur Mastodon, bref, que je vis désormais dans une (relative) cacophonie de services ? « Il n’y a aucune obligation, répond à Next le vice-président de Modal, Robin Berjon. Vous aurez le même contenu et le même genre de réseau. En revanche, vous y gagnerez un ensemble de fonctionnalités supplémentaires », à commencer par le très inutile mais très satisfaisant petit chat qui court depuis deux semaines en bas de mon écran.

Là, il court partout. Mais quand il sera fatigué, il fera une sieste. / Mu, capture d’écran

L’interopérabilité en action

Surtout, le réseau est construit de telle sorte qu’il est possible de tester Mu sans abandonner son compte Bluesky. Vous voyez l’interopérabilité, ce terme barbare que professent certains défenseurs du numérique (comme la Quadrature du Net) depuis des années ? Très concrètement, c’est cela qu’elle permet : avoir un compte utilisateur quelque part, s’en servir pour accéder à une multitude de services construits par des gens différents. Ça permet aussi d’accéder au même contenu, produit par la même foule de personnes auxquelles, personnellement, je me suis abonnée depuis mon arrivée sur Bluesky, depuis l’interface de mon choix.

En l’occurrence, depuis un demi-mois, j’ai abandonné la plateforme grise et bleue de Bluesky pour adopter celle marron et rose (vous pouvez tout à fait modifier les couleurs dans les paramètres) de Mu. Avec un poticha en plus.

Si j’insiste sur le chat, c’est à la fois pour la blague et parce que ç’a fait l’effet d’un excellent coup marketing à l’échelle de la rédaction de Next. J’ai vu des gens en parler depuis Bluesky. Je me suis dit qu’il fallait que je teste. J’ai créé mon compte, j’ai été dans Paramètres / Companion (oui, de petits anglicismes subsistent) et voir ce petit être de pixel se promener sur mon écran m’a rendue excessivement heureuse. J’en ai parlé sur les réseaux (alors que j’aurais dû accorder toute mon attention à une réunion de rédaction, oups). Mes collègues l’ont vu : en moins de trois minutes, une bonne partie d’entre eux étaient en train de tester pour avoir, eux aussi, la satisfaction de voir un petit-chat-mignon sur leur écran.

Des vérificateurs de confiance par communauté

Plus sérieusement, cela dit, Mu propose quelques autres fonctionnalités différentes de celles de Bluesky. Ainsi de l’onglet « Actualités », accessible à gauche, sous la page d’accueil. « Pour le moment il est très basique, il ne prend en compte que quelques centres d’intérêt et une zone géographique, mais on travaille sur quelque chose de plus avancé, explique Robin Berjon. Quelque chose qui ressemble à un mélange entre les flux sociaux des journaux et le flux RSS d’un journal, en faisant apparaître les comptes des journalistes sur le côté, les commentaires des gens… »

Un peu plus développé, Mu recourt aussi à un système de vérificateur de confiance. Ici, pas de paiement ou de nombre d’abonnés à dépasser pour obtenir le coche des utilisateurs vérifiés. Au contraire, il faut plutôt compter sur les travaux de communautés spécifiques pour faire émerger une série de comptes vérifiés.

« L’idée, à terme, c’est d’avoir un Wikipedia de la vérification. » Sur Facebook ou Twitter, rappelle Robin Berjon, de premiers programmes de vérification ont émergé, sur lesquels les sociétés ont fait des efforts « dans un premier temps. Cela devait notamment servir à protéger contre les bots. Et puis ils se sont rendu compte que moins de bots, cela impliquait moins de vues, donc des statistiques publicitaires plus basses. » Sans parler du tournant très pécuniaire pris par X, sous l’impulsion d’Elon Musk. En déléguant à des communautés nationales, d’intérêts, de spécialités, le but est « d’empêcher que la vérification ne reste aux mains d’une seule société, qui puisse changer d’avis ».


Cliquer sur le coche de vérification d’un compte permet d’afficher les entités qui l’ont vérifié. / Mu, capture d’écran

Et de souligner que Medsky, une communauté dédiée à la santé, est par exemple très active dans la validation de « comptes crédibles de la communauté médicale ». En l’état, le système est « encore un peu trop centralisé », note cela dit Robin Berjon : rien n’empêche le compte La France sur Bluesky/Eurosky, qui a vérifié mon propre compte, de changer de politique du jour au lendemain, donc de minimiser la crédibilité de sa vérification. « Des communautés comme ATProto Belgique essaient de déporter cela, en créant des processus documentés, en fournissant une traçabilité de l’information qui permet à l’utilisateur de vérifier comment les décisions sont prises. » Une logique aussi ouverte, encore une fois, que celle qui anime Wikipedia.

Parmi les nouvelles fonctionnalités à venir, Robin Berjon cite la possibilité d’intégrer « des mini-applications, des mini-fonctionnalités, des petits jeux » directement dans Mu. Ou encore un chantier relatif à la vérification de l’âge. « On peut être partagés, considérer que ce type de décision politique n’est pas dingue. Mais comme ça semble arriver, autant le faire le moins mal possible. » En d’autres termes, les équipes de la Fondation Modal devraient réfléchir à un système aussi « respectueux de la vie privée et peu intrusif » que possible. De ces gros chantiers aux petits outils comme le chiffrage automatique du nombre de messages dans un thread, la plateforme promet sur son site web « des nouvelles choses toutes les semaines ».

Un réseau social (très) jeune

Au bout de quelques semaines d’usage, quelles critiques pourrais-je faire à cette version européenne de Bluesky ? Comme j’ai été jusqu’au bout de la démarche, c’est-à-dire que je ne me suis pas contentée de recourir à mon compte utilisateur Bluesky pour tester Mu, mais que j’ai déplacé mes données chez Eurosky, je tombe quelquefois sur un message d’erreur lorsqu’un collègue m’envoie un lien vers un message Bluesky.

À moi de déduire des éléments que j’y lis (je pars généralement du nom du profil) pour aller rechercher le message depuis mon compte Mu. Ce genre de désagrément « est voué à se résorber » au gré des travaux sur Mu, indique Robin Berjon. Ce matin, j’ai aussi vécu l’étrange expérience de voir ma photo de profil remplacée par la sienne – j’avais visiblement traîné un peu trop longtemps sur son profil le temps d’écrire cet article. Bref, Mu est jeune, et encore un peu brouillon par endroits.

J’ai changé / Mu, Capture d’écran

Mais ces petits désagréments n’empêcheront probablement pas les geeks de tous poils d’observer avec bienveillance l’évolution rapide de la plateforme. Y compris sur la question des petits chats. Puisqu’évidemment, il a fallu que des amateurs de chiens (ces gros jaloux) s’en mêlent. Depuis quelques jours, la palette des animaux compagnons s’est donc élargie. Jugez-en par vous-même :

Paramétrage de l’animal compagnon sur Mu / Capture d’écran

Pour suivre les tests et déploiements de nouvelles fonctionnalités, rendez-vous sur le profil des développeurs principaux, Sherif Elsayed-Ali et Sebastian Vogelsang, et sur le compte officiel de Mu. Pour faire vos propres retours, c’est par là.

Si vous préférez les paillettes, Mu a déjà un concurrent très très très Y2K (années 2000, pour nos vénérables lecteurs qui seraient perdus) : twinkl social. Je vous laisse sur une capture d’écran, mais je vous en parlerai un peu plus dans un prochain article.

Des paillettes et du glitter, svp / Capture d’écran du fil principal sur Twinkl.social

Mise à jour 16.07 18h30 : ajout du parcours pour activer l’animal compagnon.

L’intégration des IA génératives dans les réseaux sociaux influence l’opinion

7 juillet 2026 à 09:17
L'influence d'un battement d'aile d'un papillon généré par IA...
L’intégration des IA génératives dans les réseaux sociaux influence l’opinion

Avec une simulation, des chercheuses et chercheurs montrent que les petites suggestions des IA génératives lors de la rédaction de posts peuvent vraiment biaiser les conversations, influencer le débat sur les réseaux sociaux et avoir de réelles conséquences sur les débats politiques.

On le sait, les outils d’IA générative incorporent des biais. Mais comment leurs biais influencent-ils l’opinion collective au sein d’un réseau social lorsqu’il est utilisé pour faciliter la communication ?

C’est déjà le cas sur LinkedIn, qui propose depuis 2024 une option permettant de modifier ses posts avec une IA générative avant de les publier. Sur X, Grok propose de fournir du contexte censé permettre de mieux comprendre les contenus publiés par d’autres. Des chercheuses et chercheurs se sont intéressés à cette dynamique.

Leur étude, publiée sur la plateforme de prépublication arXiv et acceptée à la conférence scientifique ICML 2026 selon un communiqué de presse de l’université d’Oxford. Elle montre que « les biais introduits par l’IA dans la communication entre humains peuvent être amplifiés par le réseau et faire basculer l’opinion collective dans leur sens ».

Dans leur article, ils mettent en condition le lecteur :

« Imaginez que vous vous rendiez sur une plateforme de réseaux sociaux pour partager votre point de vue sur l’utilisation de l’IA dans l’éducation. Vous y êtes favorable et rédigez un court message soutenant cette idée : « L’IA pourrait être un outil utile pour personnaliser l’éducation des élèves ». Avant de le publier, vous décidez de cliquer sur le bouton « Améliorer mon message », et un grand modèle de langage (LLM) fourni par la plateforme vous propose une version peaufinée et exprimant plus explicitement votre soutien : « Tirons parti du potentiel de l’IA pour personnaliser l’apprentissage et révolutionner l’éducation pour chaque élève ! » Vous trouvez cette version plus convaincante que celle que vous aviez rédigée, vous acceptez donc simplement la modification et la publiez. Une simple incitation [nudge, en anglais]. Mais que se passerait-il si ce même LLM incitait des millions d’utilisateurs à aller dans la même direction ? »

Des modélisations informatiques et mathématiques

D’abord, ils ont vérifié sur des modèles de langage ouverts qu’en leur demandant de rédiger et d’améliorer des publications sur les réseaux sociaux concernant 13 sujets politiques, à partir d’arguments originaux et de publications rédigées par des humains, tous les LLM étudiés introduisent des biais.

La plupart du temps, ces biais coïncident avec ceux visibles dans une simple conversation avec le LLM. Mais parfois, ce n’est pas le cas : « En ce qui concerne l’athéisme, par exemple, les modèles expriment une opinion favorable, mais ont tendance à introduire des biais à son encontre lorsqu’ils améliorent des publications rédigées par des humains sur ce sujet ».

Ensuite, ils ont appliqué un modèle mathématique établi [PDF] en 1990 pour simuler les réseaux d’influences interpersonnelles et leurs influences sur les opinions individuelles à la dynamique des opinions influencée par l’IA. C’est cette simulation mathématique qui montre de façon théorique que ce genre de fonctionnalités peut amplifier le biais introduit par la modification du texte via l’IA générative.

Ensuite, ils ont simulé le problème sur de vieilles données puisées en 2012 dans Twitter, Facebook et Google+ (oui, ce réseau social a existé, rappelez-vous) avec le modèle gemma-3-12b-it de Google et en prenant le thème de l’avortement. Ainsi, dans leur simulation, avec une population plutôt anti-avortement mais des suggestions générées par IA, l’opinion devient plutôt pro-choix (alors qu’elle reste anti-avortement sans les suggestions).

Le prompt de Grok influence sans en avoir l’air

Enfin, ils ont étudié plus finement la fonction réellement implémentée sur X « explique ce message ». En effet, l’entreprise d’Elon Musk a publié le prompt qui guide son IA pour cette fonctionnalité. Simplement en le lisant, il est impossible d’affirmer qu’il biaise la discussion sur le sujet de l’avortement.

Mais en utilisant ce prompt avec grok-4-1-fast-reasoning via l’API officielle, les chercheuses et chercheurs ont observé que la majorité des affirmations générées par Grok étaient anti-avortement, « une large portion [était] neutre »  et que seulement 4 % étaient pro-avortement. Pourtant, quand ils ont fait la même expérience sans le prompt, ils n’ont observé « ni biais en faveur ni biais en défaveur statistiquement significatifs […] ce qui fait de ces directives un choix de conception déterminant, responsable du biais anti-avortement de Grok dans les affirmations contextuelles qu’il génère ».

Interrogée par le Guardian, l’une des autrices de l’étude, Sandra Wachter, compare les effets de l’introduction des biais des IA génératives dans les réseaux sociaux à « la pollution de la forêt ». « Le prix à payer, c’est que nous prenons pour vraies les opinions des autres alors qu’elles ne reflètent pas leur pensée réelle », affirme-t-elle :

« Le langage est l’un des éléments qui font de nous des êtres humains, et tout à coup, un intermédiaire s’immisce dans ce processus. L’IA s’impose comme gardienne de la connaissance et de la compréhension. »

Pocket : la nouvelle appli de Meta transforme vos idées en mini-jeux avec l’IA

Par : Tinah F.
2 juillet 2026 à 20:22

Pocket, la nouvelle application de Meta, veut transformer une simple idée en mini-jeu interactif grâce à l’IA. Son concept réunit création interactive et réseau social dans une seule application.

Meta Platforms vient de dévoiler Pocket. Avec cette application, vous n’avez plus besoin de maîtriser un langage de programmation. Quelques mots suffisent, du moins selon la promesse de l’entreprise.

L’application repose sur le concept très en vogue du « vibe-coding ». L’utilisateur décrit son projet dans une invite textuelle. L’IA génère ensuite automatiquement une expérience interactive, baptisée « gizmo ». 

Comment fonctionne Pocket, la nouvelle application de Meta ?

Le principe de Pocket est volontairement simple. Vous décrivez un concept avec quelques mots, puis l’IA génère automatiquement un mini-jeu, que Meta appelle un « gizmo ». Aucune ligne de code n’est nécessaire. L’application se charge de tout.

Une fois créés, les gizmos sont publiés dans un fil vertical qui rappelle TikTok ou Instagram Reels. Les utilisateurs peuvent faire défiler les créations des autres, les essayer en quelques secondes et passer à la suivante d’un simple geste.

META PLATFORMS $META IS ROLLING OUT A NEW APP WITH A SOCIAL FEED OF VIBE-CODED MINI GAMES IN SOME REGIONS – Insider pic.twitter.com/dxVrsuFFho

— Evan (@StockMKTNewz) July 2, 2026

L’interaction ne se limite pas aux appuis sur l’écran. Certains mini-jeux exploitent aussi les fonctionnalités du smartphone. Ils peuvent réagir à son inclinaison, utiliser les vibrations, les effets sonores ou encore l’appareil photo pour offrir une expérience plus immersive.

Meta ajoute également une dimension collaborative. Chaque gizmo peut être partagé via un lien ou remixé par d’autres utilisateurs. Ces derniers peuvent aussi modifier le concept initial pour créer leur propre version. L’idée est de transformer la création de jeux en une activité aussi simple que la publication d’une vidéo sur un réseau social.

$META is rolling out Pocket which is a new social AI app that lets users create and share interactive “gizmos” by prompting AI.

The app turns vibe coding into a social feed of playable mini games and content that can respond to touch motion camera input and photos. pic.twitter.com/d91mSg5Fnb

— Shay Boloor (@StockSavvyShay) July 2, 2026

Meta s’appuie sur une technologie déjà éprouvée

Si Pocket arrive aujourd’hui, le projet ne sort pas complètement de nulle part. En mars dernier, Meta a recruté l‘équipe de la startup Atma Sciences Inc., créatrice de l’application Gizmo. 

L’entreprise a aussi obtenu une licence sur sa technologie de « vibe-coding ». Cette approche lui permet de générer automatiquement du code à partir d’instructions rédigées en langage naturel.

Cette technologie avait déjà fait ses preuves. Avant son rachat, l’application Gizmo affichait plus de 14 000 évaluations sur l’App Store d’Apple avec une note moyenne de 4,9 sur 5. Pocket reprend donc cette base technique tout en l’intégrant dans un environnement beaucoup plus social, pensé pour favoriser la découverte et le partage.

Pour l’instant, l’application est uniquement disponible dans certaines régions via le Google Play Store. Meta prévoit également de la mettre en avant au sein de ses autres plateformes afin d’accélérer son adoption.

Cet article Pocket : la nouvelle appli de Meta transforme vos idées en mini-jeux avec l’IA a été publié sur LEBIGDATA.FR.

Vous ne pourrez bientôt plus acheter de jeux sur PS3 et PS Vita, Sony ferme leurs boutiques

Par : Tinah F.
1 juillet 2026 à 18:54

Après près de vingt ans de service pour la PS3 et plus de quinze ans pour la PS Vita, Sony s’apprête à fermer définitivement les boutiques numériques de ses deux consoles. Les achats de nouveaux jeux et contenus seront bientôt impossibles. Cela même si les téléchargements des achats déjà effectués resteront disponibles.

Il fallait bien que ce moment arrive. Sony a confirmé la fermeture progressive du PlayStation Store sur PS3 et PS Vita. Dès le mois prochain, dans la plupart des régions, il ne sera plus possible d’acheter de nouveaux jeux, DLC ou contenus numériques sur ces deux consoles emblématiques. La décision ne surprend pas totalement. Parce que les machines ont largement dépassé leur cycle de vie. En revanche, ce calendrier coïncide avec une autre annonce qui fait déjà beaucoup parler.

À quelle date Sony fermera-t-il les boutiques de la PS3 et de la PS Vita ?

Sony procédera par étapes. Le PlayStation Store disparaîtra d’abord au Mexique, au Honduras et au Nicaragua dès août 2026. D’autres pays d’Amérique latine et du Moyen-Orient suivront avant la fin de l’année.

Pour le reste du monde, la date est désormais fixée à juillet 2027. À partir de ce moment, les propriétaires d’une PS3 ou d’une PS Vita ne pourront plus acheter de nouveaux jeux numériques. Idem pour les extensions ou les autres contenus directement depuis leur console.

PS3 and PS Vita PlayStation Stores are closing starting August 2026

-Mexico, Honduras, Nicaragua – PlayStation Store on PS3 will close starting August 2026.
-Additional Latin American and Middle Eastern countries – PlayStation Store on PS3 will close starting late 2026.
-In all… pic.twitter.com/sWCBwDL4Zo

— Wario64 (@Wario64) July 1, 2026

La firme se veut toutefois rassurante sur un point. Les jeux déjà achetés resteront téléchargeables « pour une durée indéterminée ». Les joueurs ne perdront donc pas immédiatement l’accès à leur bibliothèque numérique.

La fermeture ne concerne pas seulement une boutique en ligne. Elle relance aussi une vieille question. Que devient un jeu lorsqu’il n’est plus vendu nulle part ? De nombreux titres exclusifs à la PS3 ou à la PS Vita n’ont jamais bénéficié d’un remaster, d’un remake ou même d’un simple portage. Certains ne sont disponibles ni sur les consoles récentes ni via les services d’abonnement de PlayStation.

De ce fait, une partie du patrimoine vidéoludique devient inaccessible de manière légale. Les collectionneurs le répètent depuis des années. Cette annonce leur donne malheureusement de nouveaux arguments.

Pourquoi une telle décision ?

Pour expliquer cette décision, Sony évoque des systèmes de paiement modernes devenus incompatibles avec ces anciennes plateformes. Les normes de sécurité et les technologies actuelles dépasseraient désormais les capacités des deux consoles.

Pourtant, le timing n’échappe à personne. Le même jour, Sony confirme aussi l’abandon progressif des jeux physiques sur disque à partir de 2028. Difficile de ne pas voir le symbole. Les défenseurs du support physique y voient la preuve que posséder un jeu et disposer d’une licence d’utilisation sont deux choses bien différentes.

Infographie sur la fermeture des boutiques PS3 et PS Vita

Par ailleurs, ce n’est pas la première fois que Sony envisage de fermer ces boutiques. En 2021, l’entreprise avait déjà annoncé leur disparition avant de revenir sur sa décision face à une mobilisation massive des joueurs. 

Cet article Vous ne pourrez bientôt plus acheter de jeux sur PS3 et PS Vita, Sony ferme leurs boutiques a été publié sur LEBIGDATA.FR.

Mauvaise nouvelle pour les collectionneurs : PlayStation met fin aux jeux sur disque

Par : Tinah F.
1 juillet 2026 à 16:18

C’était une rumeur qui revenait sans cesse. Cette fois, c’est officiel ! PlayStation a fixé la date de fin des jeux sur disque. Rendez-vous en janvier 2028.

Le compte à rebours est lancé. Sony a officialisé sa décision ce 1er juillet 2026 dans un communiqué.  Dès janvier 2028, l’entreprise commercialisera les nouveaux jeux PlayStation uniquement au format numérique. Les boîtes continueront peut-être d’exister sur les étagères. Mais elles ne contiendront plus le moindre Blu-ray neuf. Pour les collectionneurs, cette annonce marque la fin d’une époque. Pour Sony, il s’agit simplement d’une évolution logique des usages. 

PlayStation tourne définitivement la page des jeux sur disque

À partir de janvier 2028, Sony Interactive Entertainment proposera les nouveaux jeux PlayStation exclusivement en version numérique. Les joueurs pourront de ce fait les acheter sur le PlayStation Store ou via des codes vendus chez les revendeurs.

Le constructeur justifie cette décision par une évolution des habitudes de consommation. Selon lui, la majorité des joueurs privilégie désormais les téléchargements numériques. Un constat difficile à ignorer, même s’il ne fera certainement pas sourire ceux qui aiment exposer leurs boîtes sur une bibliothèque.

No more physical PlayStation games.

“In response to shifting trends in consumer preference, new games will be released on PlayStation Store and at retailers in digital formats only.”

You’ll own nothing and you’ll be happy.https://t.co/AtuIcABP76 pic.twitter.com/2z8yIJkluL

— The Lunduke Journal (@LundukeJournal) July 1, 2026

Cette transition se dessinait déjà depuis quelque temps. Il y a quelques jours, Rockstar avait lui aussi fait grincer des dents en annonçant que GTA 6 ne sortirait pas en version physique. Malgré un prix pouvant atteindre 100 dollars selon les éditions, le studio a choisi de miser sur le numérique. 

Et qu’en est-il des collections actuelles ?

Pas de panique pour autant. Les jeux déjà présents dans votre collection continueront de fonctionner normalement.  En effet, les titres publiés avant la date limite conserveront leurs versions physiques prévues. 

Vos disques actuels de PS4 et de PS5 fonctionneront toujours sur vos consoles équipées d’un lecteur. L’arrêt concerne uniquement la production des disques des futurs jeux. Si vous espériez déballer la boîte de la future PS6, il va falloir faire le deuil de ce plaisir.

Quoi qu’il en soit, cette décision de Sony soulève une autre question. Quel avenir attend les boutiques spécialisées et le marché de l’occasion ? Les professionnels du secteur vont devoir se réinventer. 

Certes, les revendeurs pourront toujours proposer des codes de téléchargement ou des cartes prépayées. Mais difficile de retrouver le même plaisir qu’en repartant avec une boîte sous le bras.

Ce virage relance également le débat sur la propriété des jeux vidéo. Sans support physique, le marché de l’occasion pourrait disparaître pour les nouveautés. Les joueurs dépendront davantage des plateformes numériques. Une nouvelle ère s’ouvre pour PlayStation, avec le risque de voir les collectionneurs perdre une partie de ce qui faisait le charme des jeux en boîte.

Cet article Mauvaise nouvelle pour les collectionneurs : PlayStation met fin aux jeux sur disque a été publié sur LEBIGDATA.FR.

La Californie signe un accord avec Anthropic pour déployer Claude à moitié prix dans l’administration

Par : Mariano R.
30 juin 2026 à 14:50

La Californie vient de signer un accord inédit avec Anthropic. Grâce à une réduction de 50 % sur Claude, l’État entend accélérer la modernisation de ses services publics. Elle fera également de l’IA un outil d’aide à la décision, et non un substitut au travail des agents.

Le gouverneur de la Californie Gavin Newsom a conclu un partenariat avec Anthropic. Ce qui permet à l’ensemble des agences de l’État, ainsi qu’aux villes et aux comtés, d’accéder à Claude à un tarif réduit de 50 %. L’accord prévoit aussi un accompagnement complet avec des formations, un support technique et des conseils afin d’encourager une adoption responsable de l’IA. Une stratégie qui pourrait faire école auprès d’autres grandes administrations confrontées aux coûts élevés du déploiement des outils d’IA. 

Pour Anthropic, il s’agit d’un contrat particulièrement stratégique qui renforce sa présence dans le secteur public. Pour la Californie, l’objectif est d’améliorer l’efficacité des services publics sans remplacer les agents par l’IA.

Un partenariat pour démocratiser l’usage de Claude dans le secteur public

L’accord signé entre la Californie et Anthropic prévoit que Claude devienne le premier assistant IA de productivité accessible à l’ensemble des organismes publics via le portail informatique mutualisé SITeS (Statewide Information Technology Shared Services). Les administrations pourront souscrire à la solution avec une réduction de 50 %. Tandis que les équipes bénéficieront gratuitement de formations, d’un support technique spécialisé et de recommandations sur les meilleurs cas d’usage.

Ainsi, Claude sera utilisé pour assister les agents dans des tâches à faible valeur ajoutée mais particulièrement chronophages. L’assistant pourra aider à rédiger ou synthétiser des documents et analyser des informations. Il pourra aussi préparer des rapports ou encore faciliter certaines tâches administratives quotidiennes.

Toutefois, le gouverneur Gavin Newsom insiste sur une ligne rouge. L’IA n’a pas vocation à remplacer les fonctionnaires. Selon lui, “ces technologies doivent permettre aux agents de travailler plus rapidement, de résoudre les problèmes plus efficacement et d’améliorer les services rendus aux citoyens”.

California 🤝 @AnthropicAI

We're entering a partnership to strengthen cybersecurity and provide @ClaudeAI to state agencies — and California local governments — at a 50% discount.

The Golden State helped build Silicon Valley — and every Californian should benefit from the…

— Governor Gavin Newsom (@CAgovernor) June 29, 2026

Cette approche s’inscrit dans la continuité des différents décrets publiés par la Californie depuis 2023 afin d’encadrer l’adoption de l’IA générative dans les administrations publiques. Le décret signé en mars 2026 avait déjà renforcé les exigences en matière de protection des données, de respect des droits civiques et de gouvernance des systèmes d’intelligence artificielle. Mais, il encourage aussi leur déploiement lorsque celui-ci améliore les services publics.

Anthropic renforce son ancrage en Californie malgré les tensions avec le gouvernement fédéral

A travers ce partenariat Anthropic renforce ses liens avec son État d’origine. Puisque ses relations avec le gouvernement fédéral américain se sont fortement dégradées.

Plus tôt cette année, Anthropic s’était opposée au département américain de la Défense concernant les conditions d’utilisation de Claude dans le cadre d’un contrat gouvernemental. L’entreprise souhaitait intégrer des garanties explicites qui empêchaient l’utilisation de sa technologie pour la surveillance des citoyens américains. Ou le déploiement d’armes autonomes sans supervision humaine.

Ces conditions n’ayant pas été retenues, le Pentagone avait finalement conclu un accord avec OpenAI. Anthropic avait même été classée comme présentant un risque pour la chaîne d’approvisionnement. Ce qui a limité sa participation à certains contrats liés au département de la Défense.

Malgré cela, la Californie adopte une position différente. Chris Given, directeur informatique de l’État, a indiqué que cette question des risques liés à la chaîne d’approvisionnement n’avait tout simplement pas été abordée lors des négociations avec Anthropic. L’administration californienne privilégie ici une logique de modernisation des services publics. Plutôt qu’une approche dictée par les considérations géopolitiques fédérales.

Ce contraste prouve la fragmentation de la politique américaine autour de l’intelligence artificielle. Certains États développant désormais leurs propres stratégies d’adoption indépendamment de Washington.

Pourquoi cet accord entre la Californie et Anthropic est stratégique pour le marché de l’IA ?

Outre son impact local, cet accord a aussi montré que le prix devient un levier décisif pour accélérer l’adoption des assistants IA dans les grandes organisations.

Une réduction de moitié change l’équation économique. Alors que les abonnements professionnels représentent souvent un coût important lorsqu’ils doivent être déployés à plusieurs milliers d’utilisateurs. Anthropic propose donc un package complet associant licences, accompagnement, formation et expertise métier.

La Californie ne part d’ailleurs pas de zéro puisque Claude est déjà utilisé dans plusieurs projets publics. L’assistant contribue au développement d’Engaged California, une plateforme de participation citoyenne. Ainsi qu’au projet Poppy, un outil conçu par des fonctionnaires pour simplifier certaines tâches administratives grâce à des requêtes prédéfinies. Il est également mobilisé dans des projets de cybersécurité. Claude Security et Claude Code y servent à analyser et corriger du code informatique.

Certaines grandes administrations utilisent déjà l’outil dans leurs opérations quotidiennes. Le DMV californien s’appuie sur Claude pour améliorer le service client et réduire les temps d’attente. Tandis que le Département des services de santé l’utilise pour optimiser plusieurs processus internes liés à Medicaid.

California signed a deal with Anthropic to make Claude available across state agencies and local governments at a discounted rate, per POLITICO.

Claude will be the first AI tool available statewide, with Anthropic also providing workforce training and technical support.

Note:… pic.twitter.com/99fkpsVlR9

— Wall St Engine (@wallstengine) June 29, 2026

Pour Anthropic, cette généralisation à l’ensemble des agences publiques représente une vitrine très importante car la Californie demeure l’un des principaux pôles mondiaux de l’innovation en IA. Avec une concentration exceptionnelle d’entreprises spécialisées dans le secteur. Un déploiement réussi au sein de cette administration pourrait servir de référence pour d’autres États américains. Mais également pour de grandes organisations qui cherchent à intégrer l’IA générative de manière encadrée.

La Californie fait ainsi le pari qu’une adoption responsable de l’IA peut améliorer l’efficacité de l’action publique sans remettre en cause le rôle central des agents. Et cela en combinant baisse des coûts, gouvernance renforcée et accompagnement opérationnel.

Cet article La Californie signe un accord avec Anthropic pour déployer Claude à moitié prix dans l’administration a été publié sur LEBIGDATA.FR.

GTA 6 : son prix est enfin confirmé, mais il y a un gros mais pour la version physique 

Par : Tinah F.
24 juin 2026 à 17:56

Vous pouvez préparer votre portefeuille. Rockstar Games vient de dévoiler le prix de GTA 6. Le verdict ? La facture est salée, mais une autre décision du studio risque de faire encore plus parler. 

Il ne reste plus que quelques heures avant l’ouverture des précommandes de GTA 6. Les fans pourront réserver leur exemplaire dès ce 25 juin à minuit. Une information essentielle manquait toutefois jusqu’ici, le prix. Rockstar Games a finalement levé le voile sur ce point très attendu. Mais si le montant reste inférieur aux rumeurs les plus folles, une autre annonce fait déjà beaucoup plus de bruit. Elle concerne la version physique.

Quel prix faudra-t-il payer pour jouer à GTA 6 ? 

Les spéculations allaient bon train depuis plusieurs semaines. Certains imaginaient un tarif dépassant les 100 dollars. Finalement, Rockstar est resté légèrement en dessous de cette barre symbolique.

Le prix de GTA 6 est fixé à 79,99 dollars pour l’édition Standard aux États-Unis. Ceux qui veulent l’édition Ultimate devront débourser 99,99 dollars.

Une addition salée, même si elle reste conforme à l’évolution récente du marché. Nintendo avait déjà ouvert la voie avec certains de ses jeux vendus à un tarif similaire. La décision avait d’ailleurs suscité de nombreuses critiques.

New GTA 6 details:

– Launches on November 19
– Pre-load starts on November 12
– Standard edition is $80
– Ultimate edition is $100 (includes 15+ in-game bonuses)
– Pre-orders begins on June 25 at midnight local time
– Pre-orders and purchases before November 20 will get the… pic.twitter.com/BJkwFzKN8W

— GTA 6 Countdown ⏳ (@GTAVI_Countdown) June 24, 2026

Les précommandes concernent les versions PlayStation 5, Xbox Series X et Xbox Series S. En revanche, aucune annonce n’a encore été faite pour une sortie sur PC.

Les joueurs qui réservent une version numérique profiteront d’un préchargement dès le 12 novembre. Soit une semaine avant la sortie officielle prévue le 19 novembre. Rockstar ajoute également un mois d’abonnement GTA+ ainsi qu’un pack de bonus baptisé Vintage Vice City.

Et le hic avec la version physique ?

Il risque d’en décevoir plus d’un. Rockstar commercialisera bien une édition physique à partir du 12 novembre. Jusqu’ici, rien d’anormal. Sauf qu’en ouvrant le coffret, les joueurs ne trouveront pas de disque. À la place, un simple code de téléchargement permettra de récupérer le jeu.

The physical version of GTA 6 will only include a digital code.

There will be no disc. pic.twitter.com/MfNCQmrNJH

— DiscussingFilm (@DiscussingFilm) June 24, 2026

Cette décision alimente déjà de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux. Beaucoup estiment qu‘une licence aussi emblématique mérite une véritable édition physique, surtout à près de 80 dollars. D’autres regrettent la disparition progressive du support disque, qui conserve une forte valeur de collection.

Certains internautes avancent néanmoins une autre hypothèse. En supprimant le disque, Rockstar limiterait les risques de fuites avant la sortie officielle tout en compliquant la revente d’occasion.

En parallèle, Rockstar mise aussi sur son édition Ultimate pour attirer les joueurs les plus enthousiastes. Celle-ci inclut une série de bonus exclusifs. Les joueurs y trouveront notamment des véhicules inédits, des armes personnalisées, des tenues inspirées de Vice City, un garage privé et plusieurs éléments cosmétiques. Rien qui bouleverse la formule, mais de quoi séduire les plus passionnés. 

Cet article GTA 6 : son prix est enfin confirmé, mais il y a un gros mais pour la version physique  a été publié sur LEBIGDATA.FR.

Starfall : le projet de SpaceX pour livrer des colis depuis l’espace  

Par : Dina R.
24 juin 2026 à 06:00

SpaceX teste actuellement Starfall pour transformer l’orbite terrestre en une plateforme logistique ultra-rapide. Un projet qui se positionne à la croisée des besoins industriels et des ambitions militaires.

SpaceX a lancé la mission Starfall Demo depuis Cap Canaveral avec une Falcon 9 ce 23 juin. Derrière ce test discret se cache pourtant une ambition bien plus large et franchement déroutante. L’entreprise veut transformer l’orbite basse en plateforme de fabrication et de livraison quasi instantanée. Selon SpaceX, la capsule peut transporter jusqu’à mille kilogrammes depuis l’espace vers la Terre. Ainsi, le concept dépasse largement les simples retours de charge utile habituels des missions orbitales classiques. Par ailleurs, la FAA a validé deux vols d’essai dans un cadre environnemental déjà encadré. Toutefois, la mission reste très opaque, sans détails officiels sur sa durée ou sa configuration exacte.
Certains analystes comme Stephen Clark évoquent même une mission classifiée liée au gouvernement américain.

Une capsule qui change les règles de la rentrée atmosphérique

Today’s mission includes a demo of a new vehicle that will enable affordable, routine access to the microgravity environment for scientific research and in-space manufacturing. After demonstrating controlled flight, the spacecraft will splash down in the Pacific Ocean pic.twitter.com/NLwhigtSWC

— SpaceX (@SpaceX) June 23, 2026

Starfall n’a rien d’une capsule traditionnelle et adopte une forme de disque assez inhabituelle. Avec ses trois mètres de diamètre, elle ressemble davantage à un palet spatial qu’à une capsule classique. 

Cette géométrie permet de répartir les contraintes thermiques sur une surface beaucoup plus large que les modèles coniques. Ainsi, le volume utile grimpe fortement et permet de transporter jusqu’à mille kilogrammes de charge. À titre de comparaison, les capsules concurrentes comme celles de Varda Space restent limitées à quelques dizaines de kilos. SpaceX crée donc un écart technologique massif sur le marché émergent de la fabrication en microgravité. 

En effet, la capsule sépare son bouclier thermique avant récupération dans le Pacifique après rentrée atmosphérique. Par ailleurs, des propulseurs à azote froid assurent uniquement l’orientation sans modifier l’orbite du véhicule. Selon des dépôts FCC, Starfall embarque aussi des antennes Starlink pour maintenir la télémétrie en phase critique. Dès lors, SpaceX tente de résoudre le blackout plasma qui bloque habituellement les communications en rentrée hypersonique.

Une guerre silencieuse pour l’industrie en orbite basse

En microgravité, certains matériaux atteignent des propriétés impossibles à reproduire sur Terre selon plusieurs chercheurs. Ainsi, cristaux pharmaceutiques et fibres optiques peuvent devenir plus homogènes et beaucoup plus performants en orbite. SpaceX voit donc Starfall comme un futur remplaçant industriel potentiel de la Station spatiale internationale.

Par ailleurs, la NASA prévoit déjà la désorbitation de l’ISS d’ici la fin de la décennie. Cette transition ouvre un marché stratégique où plusieurs acteurs comme Varda ou Inversion Space sont déjà présents. Toutefois, SpaceX entre désormais en concurrence directe avec ses propres clients historiques sur ce segment émergent.

Le programme Rocket Cargo du Pentagone explore aussi des livraisons orbitales pour du matériel critique militaire. De ce fait, Starfall s’inscrit dans une dynamique où industrie civile et défense avancent sur une même trajectoire. D’ailleurs, SpaceX imagine déjà des bus satellitaires capables d’accueillir plusieurs capsules pour industrialiser ces missions orbitales. 

Cet article Starfall : le projet de SpaceX pour livrer des colis depuis l’espace   a été publié sur LEBIGDATA.FR.

Panne sur X : le réseau social ne répond plus

22 juin 2026 à 16:42

X (anciennement Twitter) fonctionne sur courant alternatif ce lundi. Erreurs de connexion, timeline inaccessible, plantage de l'app... De nombreux utilisateurs signalent plusieurs dysfonctionnements.

L’article Panne sur X : le réseau social ne répond plus est apparu en premier sur Toms Guide.

full

thumbnail

SpaceX valorise son introduction en Bourse à 135 dollars par action, un record mondial

Par : Mariano R.
12 juin 2026 à 14:19

SpaceX fixe le prix de son introduction en Bourse à 135 dollars par action, valorisant une opération de 75 milliards de dollars. Avec 555,6 millions d’actions mises sur le marché, cette IPO devient la plus importante jamais réalisée. Loin devant les 24,9 milliards de dollars levés par Saudi Aramco en 2019. 

Le groupe fondé par Elon Musk, SpaceX, a fixé le prix de son introduction en Bourse à 135 dollars par action, pour une levée de fonds de 75 milliards de dollars. C’est un montant qui dépasse le précédent record détenu par Saudi Aramco. Il place d’emblée l’opération parmi les événements boursiers les plus marquants de la décennie. Les investisseurs misent donc sur la capacité de SpaceX à transformer ses avancées technologiques et industrielles en croissance durable. Alors que la demande aurait dépassé de plus de quatre fois le nombre d’actions proposées.

Introduction en Bourse de SpaceX à 135 dollars par action

Teams are go for launch with a $135 price per share for the SpaceX IPO → https://t.co/HlsF4GxRbI

— SpaceX (@SpaceX) June 11, 2026

La particularité de cette IPO réside autant dans son montant que dans sa méthode. Contrairement aux pratiques habituelles, SpaceX a choisi de fixer son prix d’introduction en Bourse plusieurs jours avant l’ouverture officielle du marché. Selon les informations relayées par le Financial Times, l’entreprise avait déjà commencé à tester le seuil de 135 dollars auprès des investisseurs. Et cela avant même le lancement formel de son roadshow.

Et cette stratégie inhabituelle semble avoir porté ses fruits. D’après Bloomberg, la demande aurait dépassé de plus de quatre fois le volume d’actions proposé. Ce niveau de sursouscription témoigne ainsi d’un intérêt exceptionnel de la part des investisseurs institutionnels comme des particuliers.

L’opération pourrait même prendre une ampleur encore plus importante. Les banques chargées de l’introduction en Bourse de SpaceX disposent d’une option qui leur permet de mettre sur le marché jusqu’à 83,3 millions d’actions supplémentaires. Si cette clause est activée au prix fixé de 135 dollars, près de 11 milliards de dollars additionnels pourraient être levés.

SpaceX is confirmed to go public tomorrow, offering 555,555,555 shares for a price of $135 each. The stock is already oversubscribed by 350%, meaning that only 1 in every 3.5 people who want a share can get one.

SpaceX's IPO will almost certainly make Elon Musk a trillionaire. pic.twitter.com/74woV5aygq

— Pubity (@pubity) June 11, 2026

Les anticipations du marché reflètent également cet enthousiasme. Sur Hyperliquid, plateforme qui propose une exposition synthétique aux actions SpaceX, les titres s’échangent déjà autour de 167 dollars. Cette valorisation suggère que certains investisseurs anticipent une hausse d’environ 20 % dès la première journée de cotation. C’est un scénario fréquemment observé lors des introductions en Bourse très attendues.

Une valorisation historique sous le regard des investisseurs

Depuis sa création il y a 24 ans, SpaceX s’est imposée comme l’un des acteurs technologiques les plus ambitieux au monde. Son portefeuille de projets comprend notamment la plus grande fusée réutilisable jamais développée. Mais également de nouvelles initiatives industrielles dans des secteurs importants comme les semi-conducteurs.

Pour les investisseurs, l’IPO représente l’aboutissement de plus de deux décennies de financement privé. Durant cette période, le groupe a levé environ 40 milliards de dollars auprès de fonds de capital-risque et d’investisseurs institutionnels. L’introduction en Bourse de SpaceX offre alors une liquidité inédite à près de 400 investisseurs qui accompagnaient l’entreprise depuis ses débuts.

Les principaux actionnaires devraient enregistrer des gains considérables. Elon Musk reste évidemment le premier bénéficiaire de l’opération. C’est grâce à sa grande participation et à son contrôle renforcé via les actions de catégorie B. D’autres investisseurs historiques, comme Antonio Gracias, fondateur de Valor Management, voient également la valeur de leurs participations atteindre des niveaux records. Ainsi que plusieurs dirigeants et membres du conseil d’administration.

Pour autant, la question centrale demeure celle de la justification économique d’une telle valorisation. Les marchés accordent aujourd’hui une prime exceptionnelle à SpaceX en raison de son potentiel technologique. Et aussi de sa capacité démontrée à exécuter des projets d’une complexité extrême. Mais cette confiance implique aussi des attentes considérables.

L’entreprise devra donc démontrer qu’elle peut transformer ses ambitions industrielles et spatiales en création de valeur durable pour les actionnaires. Car les marchés deviennent plus sélectifs envers les sociétés technologiques à forte croissance. La trajectoire boursière de SpaceX sera donc observée de près par l’ensemble de l’écosystème mondial de l’innovation.

Cet article SpaceX valorise son introduction en Bourse à 135 dollars par action, un record mondial a été publié sur LEBIGDATA.FR.

Netflix lance son propre studio d’animation… par IA

Par : Tinah F.
15 mai 2026 à 16:45

Un studio d’animation dopé à l’IA chez Netflix, ce n’était probablement pas la case que beaucoup avaient cochée pour 2026. Pourtant, la plateforme semble bien décidée à confier une partie de ses futures créations animées à l’IA générative. 

Depuis quelques années, l’IA s’infiltre un peu partout dans l’industrie du divertissement. Elle recommande déjà des films et participe à la création d’effets spéciaux. Elle commence aussi à modifier des doublages et à assister à l’écriture de certains scripts. Il ne manquait que l’étape d’un studio d’animation entièrement pensé autour de cette technologie. C’est ce que prépare Netflix avec un projet baptisé INKubator. Et oui, le « K » est bien volontaire. Alors, qu’est-ce que le géant du streaming nous prépare ?

L’idée derrière ce studio d’animation dopé à l’IA de Netflix 

Selon des informations relayées par The Verge et reprises par Engadget, INKubator devrait d’abord se concentrer sur des courts métrages et des épisodes spéciaux d’animation. 

Netflix recherche des profils très variés pour faire tourner ce nouveau studio d’animation. L’entreprise recrute des ingénieurs logiciels, des producteurs, des artistes CGI et des responsables techniques spécialisés dans les outils d’IA

La description officielle parle d’un studio d’animation de nouvelle génération conçu pour fonctionner nativement avec les outils d’IA. Une formulation très Silicon Valley dans l’esprit, mais qui traduit surtout une volonté de réduire certaines étapes classiques de production.

Netflix internal studio INKubator will focus on using AI to produce animated short-form content.

The company says that Netflix Animation Studios’ films will continue to be made using traditional animation techniques and practices. pic.twitter.com/iNGb0iCSr6

— Cartoon Base (@TheCartoonBase) May 15, 2026

Autrement dit, l’IA ne serait plus seulement un outil d’assistance. Elle deviendrait une pièce centrale du pipeline créatif.

Pour l’instant, impossible de savoir à quoi ressembleront réellement ces productions. Mais plusieurs indices laissent entendre que Netflix ne compte pas s’arrêter à quelques mini-épisodes expérimentaux publiés discrètement un vendredi soir.

Non, ce n’est pas un simple test technologique

Le détail le plus intéressant se trouve dans une offre d’emploi évoquant une transition future des courts métrages vers des formats plus longs. Si l’expérience fonctionne, le studio pourrait finir par produire des séries, voire des films d’animation complets.

Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que Netflix affiche son intérêt pour l’IA. L’entreprise utilise déjà cette technologie dans certaines campagnes publicitaires et multiplie les expérimentations autour de ses outils de recommandation et de recherche.

Netflix studio d'animation

Le groupe avait également mis la main sur InterPositive, une start-up spécialisée dans l’IA fondée par Ben Affleck. Oui, cette phrase semble sortie d’un générateur aléatoire de buzzwords, mais elle est pourtant bien réelle.

En parallèle, Netflix pousse aussi sa stratégie mobile avec davantage de contenus verticaux et des formats très courts. Un terrain idéal pour tester des productions générées ou assistées par IA sans prendre les risques financiers d’un blockbuster animé à plusieurs centaines de millions de dollars.

Cet article Netflix lance son propre studio d’animation… par IA a été publié sur LEBIGDATA.FR.

Alexa for Shopping : le nouvel assistant d’Amazon qui compare les prix et achète pour vous

Par : Tinah F.
13 mai 2026 à 17:29

À en croire Amazon, Alexa for Shopping pourrait bien changer la manière de faire ses achats sur la plateforme et l’application. Plus besoin de se casser la tête ni d’y passer tout un après-midi pour trouver un article. Parce que l’assistant dopé à l’IA promet de faire le travail à votre place. 

Ceux qui ont déjà passé du temps sur Amazon le savent bien. Trouver le bon produit sur la plateforme peut vite tourner au parcours du combattant. Entre les fiches techniques interminables, les avis clients et les promotions incroyables, faire un achat ressemble parfois à une mission secondaire mal conçue.

Amazon pense justement avoir trouvé la solution avec Alexa for Shopping. Le géant américain intègre Alexa Plus directement dans son site web et son application mobile. L’idée ? Au lieu de taper une recherche basique, les utilisateurs peuvent discuter avec l’assistant et poser des questions plus précises.

Les promesses d’Amazon avec son nouvel assistant Alexa for Shopping

La grande nouveauté de ce système, c’est son automatisation. Alexa for Shopping peut suivre le prix d’un produit sur Amazon. L’assistant IA est aussi en mesure de comparer plusieurs références et même de passer commande si certaines conditions sont réunies.

Un exemple donné par Amazon résume bien l’idée. Les utilisateurs peuvent demander à l’assistant d’acheter une crème solaire uniquement si son prix passe sous les 10 dollars et qu’ils n’en ont pas déjà commandé récemment. L’IA devient donc une sorte de gestionnaire de courses permanent.

AMAZON $AMZN IS ADDING AN AI ASSISTANT FOR SHOPPING

Amazon just introducing ‘Alexa for Shopping,’ available to U.S. customers on the Amazon Shopping app and website

"Customers can now use Alexa for Shopping to ask questions directly in the main Amazon search bar, create… pic.twitter.com/IHOlSdtpAM

— Evan (@StockMKTNewz) May 13, 2026

L’assistant peut également rechercher des offres sur d’autres sites web grâce à la fonction « Buy for Me », déjà critiquée lors de ses premiers tests. Car derrière le côté pratique, l’automatisation inquiète.

Amazon assure évidemment que tout reste configurable. Mais l’idée d’un assistant capable d’acheter automatiquement des produits pendant que vous regardez une série risque de faire lever quelques sourcils.

Une expérience plus personnalisée et beaucoup plus intrusive

Alexa for shopping remplace Rufus, l’ancien assistant IA d’Amazon, avec une intégration beaucoup plus agressive dans l’écosystème du groupe. Ce nouvel outil apparaît désormais dans la recherche Amazon, mais aussi sur les appareils Echo Show.

Le but d’Amazon est de créer une expérience continue entre les enceintes connectées, le smartphone et le site web. Une conversation commencée sur une enceinte Alexa peut ensuite influencer les recommandations affichées sur Amazon.com.

C’est là que le projet devient intéressant et dérangeant. Pour fonctionner, l’assistant doit accumuler beaucoup d’informations sur les utilisateurs. Parmi elles, l’historique d’achats, les préférences, les habitudes de consommation ou encore les interactions vocales.

Amazon affirme que cette personnalisation permettra d’obtenir des réponses plus précises. En pratique, cela signifie surtout que l’entreprise veut devenir encore meilleure pour anticiper ce que vous pourriez acheter avant même que vous ne le sachiez vous-même.

Alexa for shopping

Certes, avec Alexa for Shopping, faire ses achats devient plus pratique, plus rapide et clairement plus intuitif. Mais vous, seriez-vous prêt à laisser une IA acheter des produits à votre place ? Trouvez-vous ce type d’assistant utile ou un peu trop intrusif ? Donnez-nous votre avis dans les commentaires. 

Cet article Alexa for Shopping : le nouvel assistant d’Amazon qui compare les prix et achète pour vous a été publié sur LEBIGDATA.FR.

❌
❌