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Circle devient sponsor principal de Chelsea FC, l’USDC sur le maillot

28 août 2026 à 14:56

Un stablecoin en pleine lucarne. Chelsea a trouvé son sponsor maillot, et celui-ci ne vend ni pneus ni paris sportifs. Circle, l’émetteur de l’USDC, devient partenaire principal des Blues pour la saison 2026/27. Son logo apparaîtra pour la première fois dimanche à Stamford Bridge, face à Brighton. Trente-six ans après sa formule, Gary Lineker peut donc la réviser. À la fin, ce ne sont plus les Allemands qui gagnent. C’est le dollar, en version numérique.

Les points clés de cet article :
  • Chelsea a signé un partenariat inédit avec Circle, émetteur de l’USDC, comme sponsor maillot pour la saison 2026/27.
  • Ce contrat marque une première en Premier League avec un stablecoin en tant que sponsor principal sur le maillot d’un club.

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Circle et Chelsea : un maillot, trois équipes et zéro chiffre

L’annonce est tombée ce vendredi 28 août par communiqué du club. Circle s’installe sur le devant du maillot des équipes masculine, féminine et académique, avec le nom USDC en évidence. Jeremy Allaire, cofondateur et patron de Circle, y explique avoir « construit l’USDC sur la conviction que l’argent devrait fonctionner sans accroc pour tout le monde, partout, comme le fait internet ». Jason Gannon, président de Chelsea, parle d’un partenariat qui « place Chelsea à l’avant-garde de l’évolution numérique du football ». Du langage de communiqué, donc, mais il faut bien remplir le maillot.

Le montant, lui, reste au vestiaire. Circle a refusé de le préciser à CoinDesk, qui rappelle que le club visait 65 millions de livres par an (environ 88 millions de dollars) pour cet emplacement, laissé sans preneur de long terme depuis trois ans. Chelsea a enchaîné les dépannages de quelques mois, DAMAC puis IFS, pendant que ses concurrents encaissaient. OKX paie 70 millions de dollars par an à Manchester City rien que pour une manche.

USDC sur le maillot, la Premier League découvre le stablecoin

Un stablecoin (un jeton indexé sur une monnaie, ici le dollar, et adossé à des réserves de bons du Trésor et de liquidités) sur la poitrine d’un club de Premier League, c’est une première. Jusqu’ici, les cryptos entraient dans les stades par la petite porte des manches ou des tokens de supporters. Tezos chez Manchester United, Kraken sur la manche de Tottenham, Crypto.com et ses 700 millions de dollars pour renommer la salle des Lakers à Los Angeles. Rien de comparable avec un logo de dix centimètres sur le torse des joueurs.

Et le choix du produit compte. Mettre en avant l’USDC plutôt que la marque Circle, c’est faire de la publicité pour un dollar numérique auprès de l’audience mondiale de la Premier League, au moment où les stablecoins ont enfin leur cadre légal aux États-Unis (loi GENIUS) et où l’entreprise, cotée à Wall Street depuis juin 2025, doit justifier sa valorisation face à Tether. L’USDC est le deuxième stablecoin du marché. Le premier ne sponsorise personne, il achète des clubs, comme la Juventus l’a appris à ses dépens.

Sponsoring crypto en Premier League : la FCA regarde le match de près

Le timing, en revanche, ne doit rien au hasard. Début juin, la Financial Conduct Authority, le gendarme financier britannique, a écrit à la Premier League et à plusieurs clubs pour les mettre en garde contre les partenariats avec des sociétés crypto non autorisées. Afficher le logo d’un acteur non enregistré revient, selon elle, à promouvoir un produit financier sans agrément. Le souvenir de FTX, dont le nom ornait encore les maillots des Mercedes de F1 et les murs du stade de Miami quelques semaines avant sa faillite, n’a pas quitté les couloirs de Canary Wharf.

Circle coche justement la case. L’entreprise détient une licence d’établissement de monnaie électronique de la FCA depuis 2016, ce qui en fait, d’après CoinDesk, le premier acteur financier crypto régulé à s’offrir le devant d’un maillot en Premier League. Chelsea, propriété du consortium Clearlake-Boehly, avait tout intérêt à ne pas signer avec le premier exchange venu. Le club, déjà sanctionné par l’UEFA en 2023 pour les comptes de l’ère Abramovich, n’avait aucune envie d’ajouter une lettre du régulateur à la pile.

Le vrai match se jouera moins à Stamford Bridge que sur les écrans de contrôle des rivaux. Un an après son entrée en Bourse, Circle dépense sans compter en marketing pendant que Tether, avec ses réserves en or et en bitcoins, achète des positions dans le football italien et ailleurs. La bataille des stablecoins a désormais ses maillots et ses tribunes. Dimanche, coup d’envoi contre Brighton, et l’action Circle (CRCL) a clôturé jeudi à 93,68 dollars, en attendant de voir si le stablecoin joue mieux que la défense des Blues.

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Razer brise le plafond de verre des claviers low-profile pour l’esport

24 août 2026 à 10:30

Razer, équipementier leader de périphériques conçus pour l’esport, vient de franchir une étape stratégique en introduisant son premier clavier optique analogique au format plat (low-profile). En ciblant directement la scène esport, la marque s’attaque à un segment dans lequel chaque milliseconde de latence peut décider d’une victoire ou d’une défaite, tout en répondant à une demande croissante pour des dispositifs plus compacts et ergonomiques.

Une prouesse technique pour la performance pure

Le Razer Huntsman V3 Pro TKL Low-Profile 8 KHz s’appuie sur des switchs optiques analogiques de pointe. Contrairement aux mécanismes classiques, ces switchs utilisent des faisceaux lumineux pour détecter la position précise de la touche. Cette technologie permet une course d’activation réglable, allant de 0,1 mm à 2,8 mm, et offre une latence moyenne de 0,39 ms – un chiffre que Razer affirme dans son communiqué de presse être « supérieur de 52 % au modèle concurrent le plus performant ».

Ce nouveau lancement vise à capturer le marché des joueurs et joueuses pro, qui rechignaient autrefois à utiliser des claviers low-profile jugés trop lents. La marque mise sur un arsenal de fonctionnalités avancées : le mode Rapid Trigger pour des réinitialisations dynamiques, le Snap Flex pour exécuter des combinaisons complexes, ou encore le Dual-Keypress Priority pour garantir que les mouvements prioritaires ne soient jamais interrompus par des activations accidentelles.

Un changement palpable et concret dans le confort de jeu. Avec une hauteur de seulement 19,5 mm à l’avant, le clavier permet une position plus naturelle des poignets, réduisant la fatigue lors des sessions prolongées. Cependant, cette performance chirurgicale a un prix : à 259,99 €, ce modèle se positionne parmi les plus onéreux du marché, s’adressant à une niche de puristes prêts à payer pour l’excellence technique.

Le matériel esport s’affine et réduit les compromis

Avec ce nouveau produit premium, Razer cherche à réduire les frictions et à proposer aux joueurs et joueuses un produit susceptible de gommer les compromis. Jusqu’à présent, les claviers à profil bas étaient souvent perçus comme des alternatives sacrifiant la réactivité à la mobilité.

En intégrant des technologies comme l’HyperPolling à 8 000 Hz et le contrôle avancé des activations, Razer repositionne le format low-profile comme un outil de compétition sérieux, et non plus comme une simple variante de bureau.

Cette évolution technique fait écho aux tendances actuelles du hardware gaming : une course vers la latence minimale et la personnalisation logicielle de l’expérience. Un clavier qui s’associerait d’ailleurs parfaitement à la souris Razer Viper V4 Pro lancée plus tôt cette année.

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