Vingt mille kilomètres carrés de zones humides rayés de la carte en douze ans : ce n'est pas le changement climatique qui a détruit les marais mésopotamiens, mais une décision politique du régime de Saddam Hussein exécutée entre 1991 et 2003. Une destruction délibérée qui a forcé 200 000 à 450 000 personnes à l'exil.
La pluie n'est plus une fatalité météorologique. Depuis des décennies, la Chine, les Émirats arabes unis et une cinquantaine de pays utilisent l'ensemencement de nuages pour provoquer des précipitations à la demande. Une technologie qui transforme la géopolitique de l'eau et soulève des questions éthiques majeures.