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IBM retente un processeur hybride, mais pour les mainframes

3 septembre 2026 à 18:23

La collaboration entre Arm et IBM s’oriente donc vers des cœurs mainframe hybrides. On en a eu confirmation la semaine dernière à la conférence Hot Chips.

L’annonce initiale, faite en avril, pouvait laisser un doute. Elle ne permettait pas d’exclure l’option émulation ; ni le choix de cœurs distincts.

On est finalement sur un processeur à double ISA, avec 11 cœurs capables d’exécuter nativement aussi bien les instructions z/Architecture qu’AArch64.

Des partitions logiques adossées à une virtualisation KVM/OpenShift permettent aux threads d’exécuter à la fois de l’Arm et du s390x, en parallèle de z/OS. Le changement de contexte est une affaire de nanosecondes, à en croire IBM*.

Un processeur mainframe à 5,7 GHz

Pas de date de commercialisation annoncée pour l’heure. Si on se réfère au rythme auquel IBM renouvelle habituellement ses processeurs mainframe, on peut envisager l’échéance 2028.

L’actuel z17 est en 5 nm, avec 8 cœurs « Telum II » à 5,5 GHz, un DPU et une version « allégée » des accélérateurs Spyre (24 TOPS). Son probable successeur est en 2 nm. Il embarque deux unités Spyre – axées sur la détection de fraude au fil des transactions. Ses 11 cœurs (12 dont un de réserve, semble-t-il) montent à 5,7 GHz. Ils gèrent dans son intégralité la spécification Arm v9.3.

Les décodeurs Arm et z/Architecture sont séparés. L’alternance entre le mode little-endian du premier (stockage de l’octet le moins significatif à l’adresse mémoire la plus basse) et l’approche big-endian du second (octet le plus significatif à l’adresse la plus basse) est gérée intégralement au niveau hardware.

Le noyau Linux patché parallèlement

Parallèlement à l’annonce d’avril, IBM avait commencé à patcher le noyau Linux pour activer la couche KVM commune. Les travaux se poursuivent, avec près de 300 patchs proposés au dernier pointage.

Big Blue dit cibler 99,999999 % de disponibilité sur les mainframes qui embarqueront ce processeur hybride. Pour capter les applications Arm, il a d’autres arguments, dont le rapprochement vis-à-vis des données critiques et l’unification de l’environnement d’exécution (à commencer par les garanties de sécurité).

* Il se dit que ce facteur aurait compromis, dans les années 90, le lancement d’un autre processeur hybride made in IBM. En l’occurrence, le PowerPC 615, qui incluait un cœur x86. La réticence de Microsoft à développer une version de Windows fonctionnant en mode PowerPC a vraisemblablement aussi joué.

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Illustration générée par IA

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