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À partir d’avant-hierTech – L'Éclaireur Fnac

Alors que Gemini 3.5 Pro se fait toujours attendre, Google renforce la dictée vocale par IA

27 août 2026 à 13:30

Dans la foulée du lancement de ses nouveaux smartphones Pixel 11, qui font la démonstration de la fonctionnalité enthousiasmante Rambler, Google annonce le déploiement progressif d’un nouveau modèle de langage, sobrement baptisé Gemini 3.5 Transcribe. Comme son nom l’indique, ce LLM est intégralement dédié à la transcription audio et s’intègre déjà dans la plupart des outils Google utilisant ce type de technologie.

Gemini 3.5 Transcribe, à quoi ça sert ?

« Gemini 3.5 Transcribe est conçu pour comprendre votre façon de parler naturelle afin de mieux cerner ce que vous voulez, et de reconnaître du vocabulaire sur mesure afin que vous puissiez exécuter des actions à la voix », détaille le billet de blog de Google. À la différence de Gemini 3.7 Flash, qui vient juste d’être lancé, il ne s’agit pas vraiment d’un modèle que l’on peut choisir manuellement dans le sélecteur idoine, sur les différentes applications utilisant l’IA de Google. Il s’agit plutôt d’une fonctionnalité en toile de fond, qui intervient lorsque vous choisissez de dicter votre prompt plutôt que de le taper au clavier.

Google se vante des performances de Gemini 3.5 Transcribe en annonçant un taux d’erreur moyen de 4 %, et une bien meilleure capacité à comprendre les utilisateurs et utilisatrices dans les environnements bruyants. Par ailleurs, le géant du Web annonce de gros progrès sur la compréhension d’éléments alphanumériques, comme des codes postaux ou des suites de chiffres et de lettres.

Gemini 3.5 Transcribe est disponible dans 85 langues et supporte des accents régionaux ainsi que différents dialectes. Le modèle peut également attribuer les phrases à différents interlocuteurs (trois au maximum pour le moment), afin de faciliter les comptes-rendus de réunions, par exemple.

Comment essayer Gemini 3.5 Transcribe dès aujourd’hui ?

Comme on l’a dit, ce modèle un peu à part n’est pas accessible en tant que tel par les utilisateurs et utilisatrices de Gemini, mais s’intègre naturellement dans l’application. Pour y accéder directement, il faut passer par le Google AI Studio, Google Antigravity, ou via les différentes API proposées par Google. En revanche, Google précise que ce nouveau modèle est en cours de remplacement de l’ancien sur les applications Gemini sur macOS, smartphones Android, et sur le navigateur Chrome. En clair, lorsque vous préférerez dicter vos requêtes plutôt que de les taper, ce sera très certainement Gemini 3.5 Transcribe qui vous répondra.

Comme abordé en introduction, le lancement de ce nouveau modèle arrive seulement quelques jours après le lancement des Pixel 11, qui font la démonstration de la dictée vocale Rambler, qui ne se contente plus de transcrire vos paroles à l’écrit, mais fait le tri dans les informations importantes, supprime vos hésitations, et peut aussi accepter des prompts personnalisés. Par exemple, on peut demander à Rambler de formater une liste de courses avec des puces plutôt que d’aligner les articles les uns à la suite des autres, avant d’envoyer le message sur un groupe de discussion.

YouTube Premium coûte maintenant aussi cher que Disney+ en 4K

25 août 2026 à 10:55

Impossible d’y couper : la hausse des tarifs annoncée outre-Atlantique plus tôt cette année commence à arriver sous nos latitudes. D’après les informations de 9to5Google et plusieurs témoignages d’abonné·es européen·nes sur Reddit, la formule individuelle à YouTube Premium s’apprête à passer de 13,99 € par mois à 15,99 €. Qu’en est-il en France ?

Le prix de YouTube Premium augmente-t-il en France ?

À l’heure où nous écrivons ces lignes, l’abonnement individuel à YouTube Premium est toujours affiché à 12,99 € dans l’Hexagone. Mais rien ne garantit que ce prix, fixé depuis 2024, subsiste encore longtemps. En effet, plusieurs pays d’Europe ont déjà subi une hausse amenant le forfait mensuel à 13,99 € (comme l’Allemagne). D’autres viennent encore de recevoir un email les informant donc de la hausse des prix à venir, qui gonflera le montant mensuel à débourser de 2 € par mois.

Une hausse a priori limitée, pour l’heure, aux formules individuelles. L’été dernier, Google annonçait une hausse de prix limitée à ses forfaits familiaux. On imagine que la stratégie du géant du Web est donc de faire évoluer le prix de ses différents forfaits par intermittence afin de ne pas trop frustrer des utilisateurs et utilisatrices déjà chauffé·es à blanc par ses méthodes pour décourager l’usage d’un bloqueur de publicités pour éviter de passer à la caisse.

D’après le mail cité par 9to5Google et partagé sur Reddit, la hausse du prix de YouTube Premium est qualifiée par Google de nécessaire pour « continuer à améliorer Premium et à supporter les créateurs et artistes que vous regardez sur YouTube ».

YouTube Premium, un service de SVOD à part entière

À l’origine conçu comme un abonnement permettant d’échapper à la publicité sur YouTube, Premium adopte aujourd’hui une stratégie d’expansion qui trahit les ambitions de Google en matière de divertissement en ligne. C’est un fait : YouTube est en guerre ouverte pour l’attention des internautes avec TikTok, Instagram, Netflix et les autres. Peut-être que toutes et tous ne l’entendent pas de cette oreille, mais, en s’affichant factuellement au même prix qu’un Disney+ 4K ou qu’un Netflix Standard, le service de vidéo en ligne de Google s’imagine en égal de ces grandes plateformes de streaming.

Le problème ? On peut regarder YouTube sans être abonné·e. Ce qui n’est pas le cas pour Netflix ou d’autres plateformes de vidéo à la demande. Par ailleurs, voilà plus de 20 ans que les internautes sont habitué·es à profiter de la plateforme gratuitement, bon an mal an, au gré des exclusions de certaines extensions de blocage de pubs. Faire passer ce public à la caisse est extrêmement délicat, quand bien même YouTube Premium offre également un accès au service de streaming musical YouTube Music et à quelques fonctionnalités additionnelles exclusives.

Toujours est-il que la hausse du prix de YouTube Premium ne devrait étonner personne : comme on l’a constaté sur nombre de services en ligne, il faut dorénavant s’attendre à des hausses de prix annuelles, que ce soit du côté de YouTube, Netflix, Spotify ou Adobe.

Pourquoi les smartphones Motorola sans Google coûteront-ils plus cher à l’achat ?

24 août 2026 à 11:00

Jusqu’ici presque exclusivement lié aux appareils Google Pixel (après bidouillage), le système d’exploitation sécurisé et confidentiel GrapheneOS s’allie désormais à Motorola. Cette initiative vise à offrir une alternative concrète aux utilisateurs et utilisatrices cherchant à se défaire de l’hégémonie de Google sans renoncer à un matériel haut de gamme. Toutefois, cette quête de confidentialité aura un coût : les premiers appareils prévus pour 2027 seront des modèles haut de gamme dont le prix pourrait dépasser celui des smartphones de référence chez Google.

Un haut de gamme exclusif et coûteux

Le partenariat entre Motorola et GrapheneOS, annoncé en mars dernier, ne sera pas une révolution « low-cost » pour la sécurité des données. Les premiers appareils destinés à porter cet OS ne devraient arriver qu’en 2027 et seront exclusivement positionnés sur le segment des « flagships », autrement dit du très haut de gamme. En effet, GrapheneOS a précisé que les modèles d’entrée de gamme nécessiteront beaucoup plus de temps avant de pouvoir être certifiés.

Cette exigence repose sur une contrainte technique majeure liée aux processeurs Qualcomm embarqués sur les mobiles Motorola. Graphene souligne, sur son compte Mastodon, que seules les puces Snapdragon les plus performantes offrent actuellement les fonctionnalités de sécurité avancées nécessaires à la certification du système. De plus, GrapheneOS attend que Motorola s’engage à financer des cycles de mises à jour plus longs pour les modèles de milieu de gamme et inférieurs, une étape préalable indispensable avant que ces appareils ne puissent être intégrés au catalogue.

Si l’objectif est de réduire la présence de Google dans la vie numérique, le consommateur devra être prêt à investir dans un matériel premium. En contrepartie, le projet promet une fluidité accrue : les nouvelles versions d’Android devraient être disponibles quasi simultanément aux sorties officielles, grâce à l’hébergement par GrapheneOS de ses propres dépôts de code source d’Android (AOSP).

GrapheneOS : une forteresse pour se désengager de Google

Pour comprendre l’importance de cette alliance, il faut saisir ce qu’est réellement GrapheneOS et pourquoi il devient le refuge des défenseurs de la vie privée. Contrairement à un simple « launcher » d’applications ou à une interface personnalisée, GrapheneOS est une version modifiée d’Android conçue dès le premier niveau (le noyau) pour la sécurité. En supprimant les services Google non essentiels et en renforçant les barrières contre les logiciels malveillants, il permet de transformer un smartphone en véritable coffre-fort numérique.

Cette dynamique répond à une tension croissante entre les utilisateurs et les géants de la tech. Alors que Google collecte une quantité massive de données pour ses services, GrapheneOS permet une « dé-googlisation » profonde. Pour les professionnels de la sécurité ou les citoyens soucieux de leur vie privée, se passer des services Google peut devenir une priorité absolue.

En s’associant à Motorola, GrapheneOS ne cherche pas seulement à diversifier ses partenaires matériels, mais à briser le monopole de Google sur la sécurité mobile. Il faut d’ailleurs souligner l’immense paradoxe qui réside dans le fait que les seuls smartphones Android aujourd’hui susceptibles d’accueillir GrapheneOS soient justement ceux conçus par Google, en raison de la robustesse de leurs puces de sécurité.

“Ah !”, Denis Brogniart et Koh-Lanta débarquent sur Waze

20 août 2026 à 12:15

« Quand les embouteillages deviennent une aventure », s’amuse le compte X de la célèbre émission de téléréalité. Alors que les vacances arrivent à leur terme pour une bonne partie des Français·es, l’application de navigation décroche un partenariat aussi loufoque qu’inattendu. En mêlant la technologie GPS à l’imaginaire culte de Koh-Lanta, cette collaboration stratégique vise à captiver l’audience durant une période de pic d’utilisation de l’application.

Une navigation immersive aux couleurs de la jungle

Pour préparer le lancement de la nouvelle saison « All-Stars » de Koh-Lanta le 25 août prochain sur TF1, la chaîne prête à Google (propriétaire de Waze) son animateur le plus culte. Désormais, les utilisateurs de Waze peuvent activer un mode où la voix emblématique de Denis Brogniart prend les commandes. Au lieu du traditionnel « tournez à gauche », l’animateur utilise des répliques telles que : « Prenez la première sortie. C’est vraiment l’épreuve qu’il ne faut pas louper » ou encore « Bravo, vous avez atteint votre destination. Et gagné le totem d’immunité », dévoile le communiqué de presse.

Un joli coup publicitaire pour le Groupe TF1. Forcément, écouter l’animateur nous donner des indications routières pendant, parfois, plusieurs heures, ça évoque des souvenirs, ça engage des conversations dans l’habitacle pour se remémorer ses saisons préférées… et pourquoi pas prévoir une soirée télé pour regarder le lancement de la nouvelle saison ? Pour Waze, l’enjeu est d’augmenter l’engagement des utilisateurs pendant la saison critique des retours de vacances, en offrant une couche de « gamification » à son service qui, par le passé, a déjà profité de nombreuses autres collaborations, comme avec le jeu vidéo Halo au début de l’été.

L’expérience sera disponible pendant six mois en France métropolitaine, dans les DROM-COM, à Monaco et en Andorre. L’utilisateur ou l’utilisatrice peut personnaliser son profil en choisissant une « humeur » (tribu Rouge ou Jaune), ce qui modifie l’avatar sur la carte. Plus encore, le véhicule peut être remplacé par un radeau, vous immergeant d’autant plus dans l’univers de l’émission.

Quand les embouteillages deviennent une aventure 🤪

🚘 @waze et @TF1 lancent « L'Epreuve des Routes » : Denis Brogniart s'invite
dans votre GPS pour la diffusion de #KohLanta, All Stars pic.twitter.com/iPtYYKYVrB

— Koh-Lanta (@KohLantaTF1) August 19, 2026

Entre gamification et stratégie de marque

Cette collaboration n’est pas une simple parenthèse publicitaire ; elle s’inscrit dans une logique de « cross-media » où l’expérience utilisateur devient le produit. En intégrant des codes visuels et narratifs aussi forts que Koh-Lanta, TF1 sécurise sa visibilité auprès d’un public de tout âge. Denis Brogniart lui-même souligne l’ironie de la démarche en expliquant avoir pris « beaucoup de plaisir à enregistrer les indications en les ponctuant de références à Koh-Lanta », tout en rappelant aux conducteurs de rester prudents.

Au-delà de l’aspect ludique, ce partenariat illustre une tendance croissante des marques de médias à investir les outils de géolocalisation pour créer des expériences « hors-ligne ». Si l’immersion est forte, elle ne se fait pas au détriment de la fonctionnalité : les mises à jour du trafic en temps réel de Waze restent actives en arrière-plan.

Gemini 3.7 Flash remplace 3.6 Flash seulement trois semaines après son lancement

17 août 2026 à 11:30

Google est à la croisée des chemins. Alors que les tensions entre les régulateurs et les Big Tech s’intensifient, la firme de Mountain View tente de réaffirmer sa domination sur le marché de l’IA générative. La stratégie actuelle vise à privilégier l’efficacité industrielle et le volume à la recherche de la puissance brute. En lançant une version intermédiaire ultracompétitive, seulement trois semaines après la précédente, Google cherche à sécuriser ses parts de marché face à des rivaux qui jouent moins sur l’innovation, mais davantage sur une guerre d’usure tarifaire.

Le choix de la vitesse et de l’efficience

Trois semaines seulement après la sortie de la version 3.6, Google a déployé Gemini 3.7 Flash en fin de semaine dernière. Ce modèle est décrit par l’entreprise comme son « modèle de travail le plus intelligent » pour le code et les agents. Les chiffres avancés par le groupe sont impressionnants : une progression de 43,6 % sur le benchmark FrontierCode 1.1 et un bond de performances sur le test DeepSWE (passant de 49 % à 65,3 %). En plus de ces gains techniques, Google propose une stratégie de prix d’appel agressive jusqu’au 31 décembre 2026, réduisant de moitié le coût des tokens par rapport à la version précédente.

Cette décision stratégique révèle une mutation profonde de la dynamique de marché. Google semble avoir accepté que la course au « modèle de pointe » (le fameux Gemini Pro, promis en mai dernier et toujours porté disparu) est une bataille coûteuse et complexe. En se concentrant sur le modèle Flash, la firme cherche à dominer le segment de l’IA dite de « commodity » : des tâches répétitives, de l’automatisation de flux de travail et du développement de code.

Pour l’utilisateur·ice, cette évolution se traduit par une IA qualifiée de plus « disciplinée ». Google souligne que le 3.7 Flash s’adapte mieux aux blocages et suit les instructions avec une plus grande fidélité, réduisant ainsi le nombre de tentatives ratées pour une tâche donnée. Le modèle est déjà disponible en France dans l’application Gemini.

Un modèle à bas coût pour contrer les avancées chinoises

Au-delà de la simple fiche technique, le déploiement de Gemini 3.7 Flash s’inscrit dans un contexte de pressions extrêmes. Le marché de l’IA est désormais une arène où les acteurs chinois, comme DeepSeek ou Alibaba (Qwen), dictent les règles du prix avec des tarifs parfois cinq fois inférieurs à ceux de Google. Face à cette menace, Google utilise son avantage structurel – le contrôle total de la chaîne de production, de l’entraînement aux puces – pour tenter de maintenir ses marges tout en cassant les prix.

Cette réorientation survient alors que la division DeepMind (qui pilote l’IA chez Google) traverse une période de turbulences majeure. Le départ de cadres historiques et la transition de direction vers Koray Kavukoglu suggèrent une restructuration interne pour prioriser les produits « prêts pour le marché ». Par ailleurs, l’absence de Gemini 3.5 Pro et les rumeurs sur les travaux en cours pour Gemini 4 indiquent que Google préfère parfois sacrifier un lancement intermédiaire pour assurer la solidité de ses futurs modèles de rupture, tout en maintenant le flux de revenus avec ses modèles pensés pour les entreprises déjà acquises à ses services.

Google lance les Pixel 11 : une IA toujours plus intégrée dans l’expérience, mais des prix en hausse

Par : import
13 août 2026 à 11:50

Comme promis, le géant de Mountain View dévoile cet après-midi ses nouveaux fleurons : les Pixel 11, le Pixel 11 Pro, le Pixel 11 Pro XL et le modèle pliable Pixel 11 Pro Fold. De nouvelles références assez sages, qui cherchent surtout à masquer une hausse de prix sensible par des fonctionnalités IA qui, pour certaines, ne seront pas disponibles immédiatement en France.

Une architecture pensée pour l’intelligence artificielle

Le cœur de la nouvelle gamme de smartphones repose sur la puce Google Tensor G6. Cette architecture a été optimisée pour offrir une efficience énergétique accrue (jusqu’à 20 % de gain annoncés) et une réactivité boostée pour le multitâche. Le TPU (Tensor Processing Unit), partie du processeur dédiée à l’IA, a vu ses performances augmentées de 50%, permettant d’exécuter localement des tâches plus complexes, comme la traduction instantanée ou le traitement avancé des photos. Cette puissance brute promet non seulement une navigation plus fluide, mais assure également une réponse quasi instantanée des assistants de Google sans avoir à faire appel au cloud.

Sur le plan matériel, Google a fait le choix de la robustesse et de la finesse. La barre de module photo a été repensée, adoptant un design plus discret et épuré pour mieux s’intégrer au châssis en aluminium. Côté écran, on retiendra de petits progrès du côté de la luminosité, avec le Pixel 11 Pro qui promet un pic à 3 600 nits, offrant sur le papier une lisibilité parfaite en extérieur.

L’autonomie des différents smartphones a également été revue à la hausse, même si la capacité des batteries n’évolue que de façon marginale, par rapport à l’an dernier. Comme souvent, Google se repose essentiellement sur des optimisations logicielles pour son saut de génération.

Google Pixel différents coloris

En photo, des ajouts timides mais une fonction HiLight originale

La photographie demeure le cheval de bataille des smartphones Pixel. Google mise sur une sensibilité à la lumière améliorée de 56 % sur le Pixel 11, mais c’est sur les modèles Pro que les capacités sont les plus poussées. Avec un zoom optique x5 de 48 mégapixels et un « Super Zoom » allant jusqu’à x120 soutenu par l’IA, Google promet des clichés d’une netteté encore supérieure à la série Pixel 10. Le « Zoom Pro » permet de capturer des détails même à des distances extrêmes, tandis que le nouveau mode « Capture Magique » simplifie la création de contenus en automatisant le recadrage et la réduction du flou. À l’avant, les Pixel 11 Pro retrouvent leur module 42 mégapixels, quand le Pixel 11 se contente toujours d’une optique 10,5 Mpx.

Le Pixel 11 Pro Fold, lui, se positionne moins comme un photophone que comme le smartphone multitâche par excellence. Il récupère de fait la même configuration photo que le Pixel 11 classique, mais est annoncé comme affichant les bordures les plus fines autour de ses écrans. Sa particularité réside dans ses fonctionnalités exclusives : le mode « Aperçu Dual Screen » pour les selfies, ainsi que la gestion fluide des « bulles » d’applications pour une productivité accrue.

Toute la gamme des Pixel 11 affichera au dos la fonctionnalité baptisée HiLight. Google dispose autour du module flash des diodes RGB qui s’animent lors de la réception d’une notification, de l’appel d’un contact ou de conversations avec Gemini. Une petite nouveauté qui permet de personnaliser son expérience, et de créer un code couleur particulier pour les distractions que l’on accepte de recevoir lorsque l’on retourne son smartphone pour se concentrer sur une tâche, par exemple.

Google Pixel Olive

Tarifs et disponibilité

Les Google Pixel 11, Pixel 11 Pro et Pixel 11 Pro Fold seront commercialisés dès la semaine prochaine. Ils sont déjà disponibles en précommande, et s’affichent tous avec un prix 100€ plus cher que l’an dernier. Google avait prévu, et on paie là les conséquences de la pénurie de mémoire vive, accaparée par les promoteurs de l’intelligence artificielle.

  • Pixel 11 : 999€ (256 Go) ;
  • Pixel 11 Pro : 1 199€ (256 Go) ; 1 329€ (512 Go) ; 1 589€ (1 To) ;
  • Pixel 11 Pro XL : 1 399€ (256 Go) ; 1 529€ (512 Go) ; 1 789€ (1 To) ;
  • Pixel 11 Pro Fold : 1 999€ (256 Go) ; 2 129€ (512 Go) ; 2 389€ (1 To).

Toute la gamme sera mise à jour pendant sept ans, mais le détail des fonctionnalités Gemini Intelligence présentées aujourd’hui par Google en France reste flou. Il faudra attendre de découvrir les premiers tests européens de ces nouveaux produits pour en savoir plus.

Le duel des géants : Gemini et ChatGPT franchissent le cap du milliard d’utilisateurs

13 août 2026 à 09:15

Le marché de l’IA n’est plus un terrain de prédilection réservé aux quelques technophiles passionné·es. À l’occasion de sa conférence estivale réservée aux nouveaux Pixel 11, le PDG de Google, Sundar Pichai, annonce fièrement que son chatbot Gemini vient de franchir le cap du milliard d’utilisateurs et d’utilisatrices mensuels. Une annonce qui suit de quelques jours la même du côté de chez OpenAI, concernant ChatGPT.

Un duopole dominé par les infrastructures existantes

La progression de Gemini vers le milliard d’utilisateurs est portée par une stratégie d’intégration massive. En étant préinstallé sur les smartphones Android, Gemini bénéficie d’un avantage structurel que ses concurrents peinent à égaler sans matériel dédié. Cette omniprésence permet à Google de transformer son IA en un outil quotidien de production et de consommation de contenu, directement intégré à un appareil que les consommateurs connaissent déjà sur le bout des doigts. Pas étonnant, dès lors, que son concurrent cherche, lui aussi, à investir le marché du hardware.

Chez OpenAI, ChatGPT conserve une position de « marque de référence ». Bien que son rythme de croissance semble s’être ralenti depuis le début de l’année, sa popularité reste telle qu’elle reste le chatbot par défaut dans l’esprit collectif — de la même façon que Google est devenu un verbe à part entière. Toutefois, le fait que l’entreprise ait attendu le mois d’août pour officialiser son passage au milliard d’utilisateurs souligne une stratégie de communication plus mesurée, contrastant avec l’enthousiasme de Sundar Pichai.

La dynamique de consommation des utilisateurs révèle également des nuances intéressantes. Alors que la base d’utilisateurs se généralise, les « power users » sur macOS sont deux fois plus bavards avec Gemini que sur les autres plateformes. De plus, la capacité d’automatisation de Gemini dans une quarantaine d’applications et sa production record de 150 millions d’images par jour montrent une transition de la simple discussion vers l’action concrète.

Vers une intégration invisible et une guerre de services

Le succès de Gemini s’inscrit dans un écosystème où Google domine déjà 14 services dépassant le milliard d’utilisateurs, de la recherche Google à YouTube. L’intégration de l’IA n’est donc pas une addition, mais une fusion : Gemini devient la couche d’intelligence qui chapeaute déjà les outils les plus utilisés au monde. Cette approche quasi invisible, omnipotente, pourrait être la clé pour maintenir la domination de Google face à un OpenAI qui tente de construire sa propre architecture matérielle à partir de rien pour contourner les limites des OS tiers.

Par ailleurs, ce franchissement du cap du milliard d’utilisateurs pose une question cruciale pour les acteurs du secteur : comment monétiser cette audience sans briser l’expérience utilisateur ? Le défi n’est plus de prouver que l’IA fonctionne, mais de créer des fonctionnalités assez captivantes pour que ces milliards d’utilisateurs ne cessent d’interagir avec les modèles, tout en sécurisant des revenus dans un marché de plus en plus saturé, et sur lequel les acteurs chinois rivalisent d’ingéniosité pour grapiller des parts de marché, en particulier au sein des entreprises soucieuses de leur budget en tokens.

Google Pixel Watch 5 : l’intelligence artificielle au poignet s’accompagne d’un nouvel accessoire indispensable

12 août 2026 à 16:00

En plus de ses nouveaux smartphones Pixel 11, le géant de Mountain View annonce une évolution majeure de sa gamme d’objets connectés. Entre une montre plus précise pour les athlètes et une balise connectée pour les têtes en l’air, Google cherche à renforcer son catalogue et à se hisser au-dessus de la mêlée. Mais, comme à chaque nouvelle conférence du genre, la disponibilité des fonctions d’IA en Europe pose déjà question.

Une évolution technique axée sur la précision et la fluidité

Le cœur de la Pixel Watch 5 repose sur une architecture matérielle optimisée pour répondre aux exigences de l’IA Gemini. Équipée du processeur Snapdragon W5 Gen 2 Accelerated et d’un coprocesseur Cortex-M55, la montre affiche une RAM portée à 3 Go pour une meilleure fluidité (on gagne 50% de mémoire par rapport à la Watch 4). Cette puissance permet d’intégrer des suggestions proactives dans l’agenda ou le Wallet, susceptibles de transformer la montre en un véritable assistant personnel intelligent.

Toutefois, le déploiement en France et en Europe de ces nouveautés présente quelques zones d’ombre. Si le suivi de données de santé traditionnel est bien au menu, certaines fonctionnalités avancées comme le « Health Guardian » ne peuvent pas encore être déployées en Europe, du moins pas au lancement du produit la semaine prochaine.

Pour les sportifs, la précision est le mot d’ordre. Pixel Watch 5 promet une cartographie deux fois plus précise lors des footings, particulièrement en milieu urbain. Elle conserve un design circulaire élégant avec un écran AMOLED LTPO capable d’atteindre 3 000 nits, garantissant une lisibilité parfaite même sous une forte luminosité solaire. La montre est toujours disponible à la fois en version 41 mm et 45 mm pour s’adapter à tout type de poignets.

Enfin, l’expérience utilisateur est complétée par une gestion de l’énergie et des matériaux plus responsable. Bien que la capacité de la batterie reste similaire à la génération précédente, l’optimisation logicielle permet de maintenir une autonomie compétitive en mode always-on.

Google Pixel Watch 5

Un écosystème élargi et des nuances géographiques

Parallèlement à la montre, Google lance officiellement le Pixel Tag. Cette petite balise connectée vise à concurrencer directement l’AirTag d’Apple. Grâce au réseau Find Hub et à sa compatibilité Bluetooth 6.0 et Ultra-Wideband, elle assure une localisation permanente des objets du quotidien.

À 34,99€, elle se positionne comme un accessoire indispensable pour compléter l’écosystème Pixel, qui comprend déjà smartphones et écouteurs. Notons d’ailleurs que les Pixel Buds 2 Pro se déclinent pour l’occasion en coloris « olive » afin de s’assortir à la robe des nouveaux Pixel 11.

Les tarifs pour ces nouveaux produits sont fixés comme suit :

  • Pixel Watch 5 (41 mm) : 419€ (wifi) / 519€ (wifi + 4G)
  • Pixel Watch 5 (45 mm) : 449€ (wifi) / 549€ (wifi + 4G)
  • Pixel Tag : 34,99€

Google lance les Pixel 11 : une IA toujours plus intégrée dans l’expérience, mais des prix en hausse

12 août 2026 à 16:00

Comme promis, le géant de Mountain View dévoile cet après-midi ses nouveaux fleurons : les Pixel 11, le Pixel 11 Pro, le Pixel 11 Pro XL et le modèle pliable Pixel 11 Pro Fold. De nouvelles références assez sages, qui cherchent surtout à masquer une hausse de prix sensible par des fonctionnalités IA qui, pour certaines, ne seront pas disponibles immédiatement en France.

Une architecture pensée pour l’intelligence artificielle

Le cœur de la nouvelle gamme de smartphones repose sur la puce Google Tensor G6. Cette architecture a été optimisée pour offrir une efficience énergétique accrue (jusqu’à 20 % de gain annoncés) et une réactivité boostée pour le multitâche. Le TPU (Tensor Processing Unit), partie du processeur dédiée à l’IA, a vu ses performances augmentées de 50%, permettant d’exécuter localement des tâches plus complexes, comme la traduction instantanée ou le traitement avancé des photos. Cette puissance brute promet non seulement une navigation plus fluide, mais assure également une réponse quasi instantanée des assistants de Google sans avoir à faire appel au cloud.

Sur le plan matériel, Google a fait le choix de la robustesse et de la finesse. La barre de module photo a été repensée, adoptant un design plus discret et épuré pour mieux s’intégrer au châssis en aluminium. Côté écran, on retiendra de petits progrès du côté de la luminosité, avec le Pixel 11 Pro qui promet un pic à 3 600 nits, offrant sur le papier une lisibilité parfaite en extérieur.

L’autonomie des différents smartphones a également été revue à la hausse, même si la capacité des batteries n’évolue que de façon marginale, par rapport à l’an dernier. Comme souvent, Google se repose essentiellement sur des optimisations logicielles pour son saut de génération.

Google Pixel 11 series
Les nouveaux Google Pixel 11.

En photo, des ajouts timides mais une fonction HiLight originale

La photographie demeure le cheval de bataille des smartphones Pixel. Google mise sur une sensibilité à la lumière améliorée de 56 % sur le Pixel 11, mais c’est sur les modèles Pro que les capacités sont les plus poussées. Avec un zoom optique x5 de 48 mégapixels et un « Super Zoom » allant jusqu’à x120 soutenu par l’IA, Google promet des clichés d’une netteté encore supérieure à la série Pixel 10. Le « Zoom Pro » permet de capturer des détails même à des distances extrêmes, tandis que le nouveau mode « Capture Magique » simplifie la création de contenus en automatisant le recadrage et la réduction du flou. À l’avant, les Pixel 11 Pro retrouvent leur module 42 mégapixels, quand le Pixel 11 se contente toujours d’une optique 10,5 Mpx.

Le Pixel 11 Pro Fold, lui, se positionne moins comme un photophone que comme le smartphone multitâche par excellence. Il récupère de fait la même configuration photo que le Pixel 11 classique, mais est annoncé comme affichant les bordures les plus fines autour de ses écrans. Sa particularité réside dans ses fonctionnalités exclusives : le mode « Aperçu Dual Screen » pour les selfies, ainsi que la gestion fluide des « bulles » d’applications pour une productivité accrue.

Toute la gamme des Pixel 11 affichera au dos la fonctionnalité baptisée HiLight. Google dispose autour du module flash des diodes RGB qui s’animent lors de la réception d’une notification, de l’appel d’un contact ou de conversations avec Gemini. Une petite nouveauté qui permet de personnaliser son expérience, et de créer un code couleur particulier pour les distractions que l’on accepte de recevoir lorsque l’on retourne son smartphone pour se concentrer sur une tâche, par exemple.

Google Pixel 11 Pro Fold
Le Pixel 11 Pro Fold, comme ses petits camarades, récupère la nouvelle diode de notifications HiLight.

Tarifs et disponibilité

Les Google Pixel 11, Pixel 11 Pro et Pixel 11 Pro Fold seront commercialisés dès la semaine prochaine. Ils sont déjà disponibles en précommande, et s’affichent tous avec un prix 100€ plus cher que l’an dernier. Google avait prévu, et on paie là les conséquences de la pénurie de mémoire vive, accaparée par les promoteurs de l’intelligence artificielle.

  • Pixel 11 : 999€ (256 Go) ;
  • Pixel 11 Pro : 1 199€ (256 Go) ; 1 329€ (512 Go) ; 1 589€ (1 To) ;
  • Pixel 11 Pro XL : 1 399€ (256 Go) ; 1 529€ (512 Go) ; 1 789€ (1 To) ;
  • Pixel 11 Pro Fold : 1 999€ (256 Go) ; 2 129€ (512 Go) ; 2 389€ (1 To).

Toute la gamme sera mise à jour pendant sept ans, mais le détail des fonctionnalités Gemini Intelligence présentées aujourd’hui par Google en France reste flou. Il faudra attendre de découvrir les premiers tests européens de ces nouveaux produits pour en savoir plus.

En 2027, il faudra faire deux fois plus de vues pour gagner de l’argent sur YouTube

11 août 2026 à 11:30

Le géant de la vidéo en ligne s’attaque aux règles de son Programme Partenaire (YPP), un pilier de l’écosystème numérique depuis près de vingt ans. Alors que la plateforme cherche à se positionner comme un service premium comparable à des plateformes de SVOD comme Netflix ou Disney+, elle impose de nouveaux critères de qualification plus exigeants. Cette mutation, nous dit Google, vise à soutenir la croissance de YouTube face à l’explosion des Shorts et aux nouveaux modèles économiques, tout en rééquilibrant le partage des revenus avec les créateurs de contenu.

Des barrières plus hautes pour accéder au Programme Partenaire

Pour les nouveaux créateurs et créatrices souhaitant monétiser leur chaîne, le chemin devient plus sinueux. À partir du 1er février 2027, YouTube imposera de nouveaux seuils de qualification pour accéder aux revenus publicitaires et aux abonnements Premium (à ne pas confondre avec YouTube Premium). Désormais, il faudra accumuler au moins 8 000 heures de visionnage qualifié au cours des 365 derniers jours, ou atteindre 20 millions de vues de Shorts au cours des 90 derniers jours (contre 4 000 heures ou 10 millions de vues actuellement). Bien que les créateurs déjà intégrés au programme ne soient pas directement affectés par ces nouveaux critères d’entrée, ils devront toutefois accepter les nouvelles conditions générales avant la fin de janvier 2027.

La plateforme justifie ce durcissement par la nécessité de « s’adapter à la croissance de YouTube », qui génère aujourd’hui plus de 200 milliards de vues de Shorts et plus d’un milliard d’heures de visionnage sur TV chaque jour. L’objectif affiché est de pouvoir « investir dans de nouveaux programmes d’incitation qui soutiennent directement la croissance des créateurs ». En clair : YouTube veut rationaliser ses dépenses, et capitaliser davantage sur les chaînes capables de susciter un fort engouement avant de leur permettre de gagner de l’argent avec leur contenu.

Par ailleurs, la monétisation des Shorts connaît également un ajustement stratégique. Pour conserver leur part des revenus publicitaires et des abonnements sur les formats courts, les créateurs devront maintenant maintenir un volume de 10 millions de vues de Shorts sur une période de 90 jours. Les chaînes ne dépassant pas ce seuil resteront toutefois membres du YPP et pourront continuer à gagner de l’argent sur leurs vidéos longues. Pour ces chaînes, YouTube prévoit d’introduire de nouveaux moyens de gagner de l’argent basés sur des étapes spécifiques, comme des bonus pour YouTube Shopping ou des incitations pour des accords de marque.

Expansion de Premium Lite et nouveaux horizons pour les créateurs

Pour compenser ce durcissement des critères d’entrée, YouTube annonce une extension de son offre « Premium Lite ». Ce service plus abordable, qui permet aux viewers d’être moins distraits par la publicité, a été lancé en France il y a un peu plus d’un an. Pour les créateurs, cette nouveauté est présentée comme une opportunité : ils pourront récupérer une partie des revenus issus de ces abonnements. Plus précisément, 60 % des revenus nets de Premium Lite (contre 30 % pour Premium) ; une répartition qui prend en compte les coûts d’exploitation et les accords avec les partenaires musicaux. Cela fera-t-il vraiment une différence, alors que Premium Lite est proposé à 7,99€ par mois contre 12,99€ par mois pour la version classique ?

Le partage de ces revenus se fera selon une répartition fixe : 55 % pour les vidéos de format long et 45 % pour les Shorts. Selon l’annonce officielle de la plateforme, les créateurs peuvent s’attendre à des revenus plus élevés avec l’augmentation des abonné·es : « quand un utilisateur s’inscrit à Premium, les partenaires gagnent en moyenne plus que lorsque l’utilisateur regardait des publicités ». Cette stratégie s’aligne avec la volonté de YouTube de transformer sa plateforme en un service de streaming premium similaire à Netflix ou Disney+.

Enfin, ce changement s’inscrit dans un contexte de forte concurrence pour dans l’économie de l’attention en ligne. Alors que YouTube ajuste ses règles, d’autres plateformes comme X (anciennement Twitter) ont récemment modifié leurs lignes directrices pour ne récompenser que le contenu jugé original. De son côté, Meta a également lancé de nouveaux programmes de monétisation pour attirer les créateurs en provenance de TikTok et de YouTube, illustrant une guerre acharnée pour le contrôle de la « creators economy« .

Reste que si devenir créateur ou créatrice de contenus est un rêve encore entretenu par beaucoup d’internautes aujourd’hui, les places s’annoncent de moins en moins nombreuses, et le durcissement des règles d’accès à la monétisation risque d’œuvrer pour une uniformisation des contenus au détriment de l’originalité qui fait la richesse des plateformes en ligne.

Gmail barre la route aux adresses tierces : ce qu’il faut savoir pour se préparer

6 août 2026 à 15:10

Le géant de la tech impose une transition majeure à ses utilisateurs et utilisatrices. Sous couvert de sécurité et d’optimisation des ressources, Google s’apprête à fermer les portes de sa messagerie aux comptes « non natifs » — autrement dit autres que Gmail. Entre suppression de fonctionnalités et impératifs de sécurité, les internautes doivent s’organiser avant l’échéance de janvier 2027 pour ne pas voir leur flux de communication s’interrompre brutalement.

La fin du « Envoyer en tant que » et des services de synchronisation

Le cœur du sujet réside dans la suppression de la fonctionnalité « Envoyer en tant que » (Send as) pour les adresses tierces (ex: @yahoo.com, @hotmail.com, ou des domaines privés non hébergés chez Google). À partir de janvier 2027, il sera impossible d’utiliser l’interface Gmail pour envoyer des messages à partir d’un compte externe. Cette décision s’inscrit dans une stratégie de « nettoyage » de l’écosystème Gmail, qui a déjà commencé par supprimer le protocole POP3 en début d’année, et pour lequel le service « Gmailify » est en phase de retrait définitif.

En parallèle, les capacités de synchronisation sont également en cours de restriction. L’ajout et la synchronisation d’adresses tierces ne seront plus possibles sur l’interface web de Gmail. Toutefois, Google distingue ses clients premium : les utilisateurs de Google Workspace conserveront l’accès aux alias liés à leur compte professionnel. De plus, la navigation reste possible via les applications mobiles Android et iOS, et les clients de messagerie classiques (Thunderbird, Outlook, Mail) peuvent toujours accéder à votre boîte Gmail via les protocoles IMAP et POP.

Pour justifier ces coupes, Google invoque des enjeux de sécurité et de performance : la firme explique que certaines fonctionnalités nécessitent trop de ressources pour être maintenues efficacement. Cette restriction forcée pousse les utilisateurs et utilisatrices à choisir entre trois options : migrer vers un service Google Workspace payant (pour les domaines personnalisés), basculer vers un client de messagerie dédié sur ordinateur, ou utiliser des outils tiers comme une extension pour navigateur (MailBridge par exemple) qui permet de contourner la limitation en utilisant les serveurs SMTP d’origine.

Un écosystème en mutation et des alternatives stratégiques

Ce tournant est regrettable à plus d’un titre, et s’inscrit dans une volonté de centralisation des outils numériques. Le message est clair : Google veut prioriser ses propres services, quitte à frustrer une partie de sa clientèle déjà acquise, qui trouvait de l’intérêt dans des fonctionnalités pratiques permettant d’unifier ses boîtes mail au sein d’une interface commune. Une décision à contrecourant des dernières recommandations de l’Union européenne, qui œuvre justement à détricoter la mainmise des géants américains sur les services web, en les encourageant à ouvrir la porte à la concurrence — à l’avantage des consommateurs.

C’est notamment sous son impulsion que les utilisateurs et utilisatrices d’iPhone pourront, l’année prochaine, bénéficier d’un presse-papier synchronisé avec les ordinateurs Windows.

Honor lancera son smartphone à caméra dansante le même jour que les Pixel 11 de Google

3 août 2026 à 14:30

Le 12 août 2026 s’annonce comme une date charnière pour l’industrie du smartphone. Alors que Google s’apprête à dévoiler sa nouvelle gamme de Pixel 11, le géant chinois Honor a décidé d’opposer un élément de de rupture : son « Robot Phone », présenté au dernier Mobile World Congress. Ce duel entre l’innovation mécanique d’Honor et la puissance logicielle de Google pour la photographie mobile s’annonce déjà électrique.

Une révolution mécanique au service de la création de contenu

Le « Robot Phone » se distingue par son innovation matérielle la plus frappante : un bras en titane dissimulé dans le châssis qui déploie une caméra articulée. Ce dispositif permet une rotation à 360 degrés et une stabilisation par « gimbal » certifiée CIPA 5.5, capable de suivre un sujet de manière autonome et fluide. Pour les créateurs de contenu, c’est une révolution : Honor promet un mécanisme 65 % plus compact que les stabilisateurs externes classiques, tout en offrant une amplitude de mouvement supérieure.

Sous le capot, la fiche technique, déjà dévoilée lors d’un événement en Chine, est impressionnante. Le smartphone embarque un capteur principal de 200 mégapixels avec une ouverture à f/1.6, soutenu par un ultra grand-angle de 50 Mpx et un zoom périscopique de 200 Mpx. Pour garantir des performances optimales, Honor intègre sa propre puce d’imagerie dédiée, la Yuguang H1. Le tout est porté par un processeur Snapdragon 8 Elite Gen 5 qui a déjà fait ses preuves sur les mobiles haut de gamme de 2026, une batterie massive de 6000 mAh et un écran 1.5K aux bordures ultra-fines.

L’innovation ne s’arrête pas au matériel et s’étend à la post-production. Grâce à un partenariat stratégique avec le géant allemand ARRI, Honor intègre des outils de flux de travail cinématographique professionnels. Les utilisateurs pourront bénéficier du LogC3 et du Wide Gamut 3, permettant de préserver une plus grande palette de couleurs et de luminosité pour un étalonnage complexe, tout en utilisant les « ARRI Looks » pour appliquer des styles cinématographiques contrôlés sur des vidéos mobiles.

Entre produit de niche et défi pour la domination de Google

En choisissant de lancer ce produit le même jour que les Pixel 11, Honor tente la stratégie de disruption médiatique. Le défi est de taille : un produit aussi innovant que le Robot Phone peut-il vraiment renverser la table ? Si la technologie est fascinante, elle pourrait être éclipsée par la solidité de la marque Google, dont la réputation en matière d’intelligence artificielle et de traitement photo logiciel est déjà établie. Par ailleurs, qui dit bras mécanique dit également fragilité supposée, et réparabilité qui interroge. Honor devra rassurer les consommateurs sur ce point.

Ce lancement marque également une étape importante pour Honor, qui réaffirme son ambition de devenir un « écosystème de terminaux IA ». En misant sur une caméra qui « danse » pour capturer des mouvements complexes, la marque cherche à se positionner sur un créneau de niche : les vidéastes et les créateurs de contenu exigeants, plutôt que sur le marché de masse des smartphones classiques.

Il faut donc s’attendre à une tarification qui illustre ce positionnement haut de gamme. Alors que Google a justement déjà annoncé que ses Pixel 11 seraient plus chers que les Pixel 10, il ne faut pas s’attendre à un Robot Phone à moins de 1000€.

IA générative : Google et l’Europe s’accordent sur un marquage obligatoire

29 juillet 2026 à 11:05

Le paysage numérique européen s’apprête à changer radicalement dès ce dimanche 2 août 2026. Sous la pression réglementaire de l’AI Act, les géants de la tech et les plateformes doivent désormais garantir que les internautes puissent distinguer le réel de l’artificiel. Entre exigences de sécurité et risques de « confusion réglementaire », le duel entre innovation et protection des citoyens s’intensifie.

Un cadre légal strict pour protéger l’intégrité de l’information

L’entrée en vigueur de l’article 50 de l’AI Act impose désormais deux obligations distinctes pour assurer la transparence numérique au sein de l’UE.

Pour les fournisseurs de modèles d’IA générative comme Google ou OpenAI, l’enjeu est technique : ils doivent intégrer des marquages et des filigranes numériques permettant de tracer l’origine d’un contenu. À l’inverse, les déployeurs – les entreprises utilisant ces outils, par exemple des médias – ont l’obligation d’étiqueter de manière visible les « deepfakes » ou les publications textuelles produites sans aucun contrôle humain.

Google a choisi d’anticiper ces obligations en signant le Code of Practice européen. Ce document volontaire sert de voie rapide pour prouver la conformité : les signataires n’auront pas à démontrer individuellement leur respect de la loi, contrairement aux entreprises qui resteront sous le regard direct des autorités de marché.

Pour concrétiser ces mesures, Google s’appuie sur sa technologie SynthID et sur le standard C2PA. L’objectif est de créer un écosystème interopérable où les signatures numériques restent valides d’une plateforme à l’autre, en collaboration avec des acteurs comme Apple, Nvidia et OpenAI.

Vers une standardisation européenne du marquage numérique

L’Union européenne a déjà mis à disposition des icônes communes (comme « généré par l’IA ») pour harmoniser l’affichage. Toutefois, ce déploiement soulève des débats sur la praticité : des plateformes comme TikTok et les réseaux de Meta ont déjà commencé à intégrer leurs propres labels, mais l’accumulation de mentions légales pourrait, selon certains experts, noyer l’information au lieu de la clarifier. « Au lieu d’aider les personnes, cela risque de semer la confusion, juge Karen Massin, responsable des affaires européennes de Google auprès de l’AFP (via BFM). Si les contenus en ligne sont inondés d’étiquettes sur l’IA et d’avertissements juridiques, les gens auront plus de mal à s’y retrouver. »

Cette transition marque une étape cruciale dans la régulation de l’IA, où la conformité technique devient un argument de compétitivité. Google a d’ailleurs exprimé des réserves, avertissant que l’empilement de règles pourrait entraver la fluidité de l’expérience utilisateur et la compétitivité des entreprises européennes. Une critique régulièrement adressée par les géants américains à toute forme de régulation émise par la Commission européenne. Un refrain que l’on a notamment entendu récemment chez Apple, empêché de lancer son nouveau Siri AI au sein de l’Union.

Enfin, ce mouvement s’inscrit dans une dynamique plus large de confiance numérique. En obligeant les acteurs à déclarer leurs outils, l’UE cherche à protéger les citoyens contre la manipulation des masses, tout en laissant des niches d’exception pour la création artistique ou satirique, garanties de liberté d’expression.

Netflix en 4K sur Chrome : le monopole de Microsoft Edge prend fin

28 juillet 2026 à 11:45

Le paysage du streaming sur PC connaît une mutation notable. Pendant une décennie, le navigateur Microsoft Edge détenait le monopole de la diffusion Netflix en 4K, laissant les utilisateurs et utilisatrices de Google Chrome (de loin le navigateur le plus utilisé au monde) confinés au Full HD. Ce verrou technique, lié aux systèmes de protection des contenus, vient de tomber pour les internautes sous Windows 11.

La fin d’un monopole technique sous Windows 11

Le changement repose sur une décision de Netflix concernant la gestion des DRM (Digital Rights Management). Longtemps, le service de streaming refusait d’utiliser le système Widevine (propriété de Google) pour la 4K, le jugeant trop vulnérable. Il exigeait en revanche PlayReady, la technologie native de Microsoft. Désormais, Netflix a validé le binôme Widevine + Windows 11, permettant à Google Chrome d’afficher des flux en 2160p pour la première fois depuis 2016.

Cependant, cette mise à jour ne s’active pas par magie. Pour profiter de l’Ultra HD sur Chrome, plusieurs critères stricts doivent être réunis. Il est impératif d’utiliser une version du navigateur supérieure à la 117 et de posséder un abonnement Netflix Premium (21,99 € par mois depuis la dernière hausse). Côté matériel, une carte ou puce graphique dédiée est nécessaire, ainsi qu’une connexion d’au moins 15 Mb/s et l’extension HEVC installée sur Windows.

Un piège subtil existe également pour les utilisateurs de PC : la gestion des écrans. Si un second moniteur est branché et ne respecte pas la norme HDCP 2.2, Netflix bridera automatiquement la résolution sous 1080p. Plus d’informations sur les critères d’éligibilité sont disponibles sur le site de Netflix.

Un paysage de navigation hautement fragmenté

Si la nouvelle est excellente pour les utilisateurs Windows, la situation reste plus complexe pour les autres plateformes. Sur les systèmes macOS, le blocage persiste : Google Chrome, Firefox et d’autres navigateurs Chromium comme Brave ou Vivaldi, restent limités au Full HD. Pour profiter d’une expérience 4K sur un Mac, le navigateur Safari demeure pour l’instant l’unique option supportée par le service de streaming.

Cette ouverture de Chrome pourrait inciter les utilisateurs à délaisser Edge, qui perd ainsi l’une des seules justifications pratiques pour les cinéphiles. Toutefois, l’adoption massive du navigateur de Google reste un sujet nuancé. En effet, les récentes décisions de Google, notamment avec l’intégration des « AI Overviews » en France, suscitent des réserves chez les internautes. Pour certains, la présence croissante de l’IA dans les résultats de recherche pousse à explorer des navigateurs alternatifs, plus sobres et moins axés sur les services automatisés de la firme de Mountain View.

Google prévient : ses Pixel 11 seront plus chers que leurs prédécesseurs

27 juillet 2026 à 11:45

Le géant de Mountain View se trouve confronté à une réalité brutale : la pénurie de mémoire vive sur le marché mondial. Alors que la demande pour l’intelligence artificielle sature les capacités des fournisseurs, Google doit désormais répercuter ces coûts sur les consommateurs. Entre une hausse de prix palpable et une réingénierie logicielle pour optimiser les performances, voici les enjeux de sa nouvelle génération de smartphones, attendue le 12 août prochain.


Une inflation brutale dictée par les fournisseurs de mémoire

Le responsable de la division Devices and Services chez Google, Shakil Barkat, confirme au site 9to5Google que le prix de la mémoire vive a connu une ascension fulgurante, passant de 2,80 $ pour 1 Go en 2025 à 12 $ en 2026, soit une multiplication par six. Cette flambée est principalement due aux centres de données qui accaparent les stocks pour faire tourner les modèles d’intelligence artificielle. Une tendance qui n’est pas près de perdre son élan.

Pour faire face à cette pression, Google a décidé d’ajuster les tarifs de la gamme Pixel 11. Bien que les chiffres exacts ne soient pas encore communiqués, des fuites suggèrent une augmentation d’environ 100 $ sur les modèles de base (soit un prix de départ passant de 899 $ à 999 $), tandis que les versions Pro XL et Fold pourraient voir leurs tarifs grimper de manière plus importante encore.

Pour atténuer le choc, Google a opté pour une stratégie de « repositionnement » des caractéristiques. Par exemple, le stockage de base des Pixel 11 passerait à 256 Go, effaçant ainsi la hausse de prix sur les modèles d’entrée de gamme (une stratégie déjà mobilisée par Samsung sur ses Galaxy S26). Par ailleurs, la firme évoque une réduction de la RAM sur le modèle Pro, passant de 16 à 12 Go. Un choix dicté par la rareté de la ressource, mais soutenu par une optimisation logicielle accrue, assure le principal intéressé.

Une optimisation logicielle pour masquer la dégradation des performances

Pour maintenir une expérience utilisateur fluide malgré une quantité de mémoire réduite, Google mise sur son approche intégrée dite « full stack ». En contrôlant à la fois l’intelligence artificielle, le système d’exploitation et les puces embarquées (les Tensor G), l’entreprise est en mesure d’optimiser l’exécution des modèles d’IA directement sur l’appareil. L’objectif est de rendre Android moins gourmand en ressources tout en conservant des performances « premium ».

Enfin, cette mutation des prix pourrait s’étendre aux produits déjà en vente, notamment le Pixel 10a qui, justement pour éviter la flambée des prix, réutilisait déjà la même puce que l’an dernier. Bien que Google n’ait pas précisé de calendrier pour les modèles actuels, la situation économique actuelle semble inviter les consommateur·ices à passer à la caisse au plus vite avant de nouvelles hausses de prix. Comme le professait le patron de Nothing il y a quelques semaines, « le meilleur moment pour acheter un smartphone, c’était hier ».

Voici à quoi ressemblent les premières lunettes connectées de Samsung et Google

23 juillet 2026 à 11:00

Le géant sud-coréen et le leader de l’IA cherchent à conquérir un terrain que Meta domine déjà : les lunettes connectées. En s’appuyant sur des collaborations avec les marques de luxe Gentle Monster et Warby Parker, Samsung tente de résoudre le dilemme majeur de ce type d’appareils : comment intégrer une technologie complexe sans sacrifier le confort ni l’esthétique quotidienne ?

La fusion entre high-tech et design premium

L’enjeu pour Samsung est clair : transformer l’assistant vocal en une présence discrète, mais omniprésente. Pour ce faire, le constructeur a privilégié une approche déjà adoptée par son concurrent américain : en faire un accessoire de mode. Les montures, qui seront disponibles en plusieurs modèles (notamment des designs noirs épurés et des tons brun profond), ont été sculptées pour rester légères et équilibrées. Une prouesse d’ingénierie a été nécessaire pour dissiper la chaleur du processeur grâce à des matériaux en graphite brevetés, garantissant qu’aucune gêne thermique ne soit ressentie par l’utilisateur ou l’utilisatrice.

Sous le capot, les lunettes sont propulsées par la puce Snapdragon AR1 Gen 1 de Qualcomm, un composant également mobilisé par Meta sur ses dernières lunettes. Cette intégration offrirait une autonomie d’environ neuf heures, promet Samsung, soutenue par un boîtier de recharge capable d’offrir sept cycles complets.

Pour optimiser l’expérience, Samsung utilise la technologie de « Split Computing » qui délègue la puissance de calcul au smartphone Galaxy pour préserver la légèreté de la monture.
L’expérience utilisateur repose sur l’intelligence artificielle « agentique » de Google. Grâce à l’intégration de Gemini, les lunettes ne se contentent pas de répondre à des questions ; elles comprennent le contexte visuel de l’utilisateur. Elles peuvent résumer des fils de discussion, assurer une traduction en temps réel lors d’un voyage, ou même organiser instantanément une capture de réunion dans une application de notes.

Le système garantit une sécurité stricte, avec une LED de témoin d’enregistrement qui coupe automatiquement l’appareil si elle est obstruée. Restera à voir à quel point les lunettes sont modifiables pour outrepasser cette sécurité – Meta a récemment pris des mesures drastiques contre les personnes qui modifient ses lunettes Ray-Ban connectées.

Un écosystème Galaxy qui s’étend au-delà de l’écran

Ces lunettes ne sont pas conçues comme des gadgets isolés, mais comme une extension naturelle de l’écosystème Galaxy. Par exemple, l’utilisateur peut déclencher l’appareil photo des lunettes directement depuis le pavé tactile d’une montre Galaxy Watch ou basculer instantanément le flux audio vers des écouteurs Galaxy Buds.

En utilisant la plateforme Android XR, les lunettes permettent d’interagir avec des outils familiers, comme Google Maps ou Gmail, de manière plus visuelle et en gardant les mains libres. En positionnant l’IA au cœur de la vision plutôt que dans une interface tactile, Samsung et Google tentent de définir la prochaine étape de l’informatique personnelle : une assistance invisible, mais contextuelle, donnant du mou aux idées d’un Mark Zuckerberg qui croit savoir que les lunettes connectées remplaceront bientôt les smartphones. Un postulat un brin étrange, formulé lors d’une conférence de Samsung justement consacrée à ses nouveaux smartphones !

Enfin, ce lancement ouvre la voie à de nouveaux modèles d’interaction dans le secteur de la « wearable tech ». En s’associant à des marques comme Warby Parker, Samsung valide le modèle de la co-création pour répondre aux standards de la mode. Pour les observateurs du secteur, la réussite de ce produit déterminera si les lunettes connectées peuvent devenir un accessoire de mode durable ou si elles resteront confinées à un marché de niche technophile.

À ce jour, aucune date de sortie ni aucun prix n’ont encore été annoncés par les deux fabricants. Samsung sera-t-il plus motivé pour entretenir cette nouvelle typologie de produits que par ses bagues connectées, lancées il y a plus d’un an sans qu’on en entende plus trop parler depuis ?

Les Aperçus IA sont arrivés sur Google en France, voici comment les masquer

23 juillet 2026 à 10:30

Le géant de la tech a déployé ses « Aperçus IA » (AI Overview) pour offrir des réponses synthétisées instantanément qui ont la priorité sur les résultats de recherche habituels. Cependant, cette automatisation par LLM soulève des questions sur la fiabilité des informations. Face aux critiques sur la précision de ces résumés, une alternative technique émerge pour les internautes souhaitant purger leurs résultats de cette couche supplémentaire.

Comment retrouver Google “comme avant” ?

Si aucune option n’existe officiellement dans Google Search pour désactiver les Aperçus IA, un simple paramètre ajouté à l’URL permet de s’en débarrasser. Si vous êtes sur Mac ou iPhone et utilisez le navigateur Safari, une solution simple existe sous la forme d’une extension : udm14 for Safari. Ce plugin est gratuit et redirige automatiquement vos requêtes vers le filtre « Web » de Google en ajoutant un paramètre spécifique à l’URL, purgeant ainsi les blocs d’IA désormais présentés en en-tête.

Sur Google Chrome (et dérivés comme Edge, Vivaldi, Brave), la démarche est plus chirurgicale, mais reste accessible sans installation tierce. Il suffit d’aller dans les paramètres du moteur de recherche pour ajouter manuellement un moteur nommé « Google (Web) ». En utilisant l’URL {google:baseURL}/search?udm=14&q=%s comme base. Faites-en votre nouveau moteur par défaut pour supprimer définitivement les aperçus IA.

Le même principe s’applique aux utilisateur·ices de Firefox. En créant un moteur de recherche personnalisé sous le nom « Google Web » avec l’URL https://www.google.com/search?udm=14&q=%25s, vous reprenez le contrôle sur l’affichage. Enfin, une astuce plus rapide, bien que moins permanente, consiste à cliquer manuellement sur l’onglet « Web » (caché sous l’onglet « Plus ») après avoir lancé votre recherche.

Google aperçus IA
Masquez les résultats par IA en sélectionnant Plus > Web.

Une aubaine pour la concurrence ?

Pour ceux qui souhaitent éviter de modifier leurs réglages de moteur de recherche, des solutions de contournement existent, comme l’usage de sites proxy (par exemple : udm14.com). Ces outils permettent de masquer les éléments d’IA sans toucher à la configuration en se substituant simplement à votre navigateur habituel.

Au-delà des réglages techniques, la tendance actuelle montre une lassitude croissante face à la « pollution » algorithmique des résultats de recherche. On l’a encore vu récemment avec la fermeture de ChatGPT Atlas, le navigateur web IA lancé il y a un an par OpenAI.

Le déploiement des AI Overviews au sein du moteur de recherche le plus utilisé dans le monde pourrait enfin inciter les internautes à se rapprocher de moteurs alternatifs, comme ceux de DuckDuckGo (qui permet de désactiver totalement l’IA) ou encore d’Ecosia, qui travaille en partenariat avec Qwant sur un index du Web européen.

Après 2 ans de blocage, les réponses par IA débarquent sur la version française de Google

22 juillet 2026 à 12:00

Comme annoncé plus tôt cet été, la France accueille finalement les résumés par IA (« AI Overviews ») de Google, déjà en place dans la plupart des pays du globe depuis presque deux ans. Entre innovation pour l’utilisateur et menace pour les médias, ce déploiement redéfinit les règles du jeu du web.

Cette mutation technologique, portée par la puissance de l’IA Gemini, place Google face à un dilemme complexe : offrir une expérience fluide et instantanée aux internautes tout en gérant la menace de chute de trafic pour les sites de contenu.

Tout pour le confort des internautes, au risque de mettre les médias en péril

À compter d’aujourd’hui, lorsque vous lancerez une recherche sur Google, vous ne trouverez plus une collection de liens, mais un panneau affichant une réponse générée par intelligence artificielle, basée sur les sources jugées les plus pertinentes. Cette interface permet non seulement de recevoir une réponse immédiate, mais aussi d’engager une conversation fluide avec le « AI Mode », une interface conversationnelle très proche de Perplexity ou ChatGPT.

Pour l’utilisateur, c’est une avancée confortable en termes de productivité. La recherche devient plus intuitive, avec des capacités de « Search Live » permettant d’interroger l’IA en passant par la caméra du smartphone ou de glisser-déposer des fichiers pour obtenir des analyses spécifiques. Google ne se contente plus d’être un index, il devient un moteur de réponse actif, dans la droite lignée de son assistant Gemini.

En revanche, les éditeurs et médias français s’inquiètent de la cannibalisation de leur audience. Si Google promet que les résumés incitent à cliquer davantage, les premiers tests dans d’autres pays suggèrent une baisse drastique du trafic vers les sites sources. Les médias craignent de devenir de simples fournisseurs de données pour l’IA, sans retour pour leur propre visibilité.

Google AI overview
Voici à quoi ressembleront dorénavant vos recherches web sur Google.

Un rapport de force déséquilibré

Le retard du déploiement français de cette fonctionnalité s’expliquait par des enjeux juridiques et réglementaires majeurs. Après des amendes records pour non-respect des droits voisins, Google a dû naviguer entre conformité et déploiement technologique. Pour apaiser les tensions, le géant a annoncé que 450 médias français recevront une rémunération quand leurs contenus nourriront les résumés IA. Qu’en est-il des autres ?

Cette compensation est un premier pas, mais elle ne règle pas le problème de fond de la perte de clics. Bien que les éditeurs puissent refuser d’apparaître dans les résumés IA, la pression pour rester visibles dans un écosystème dominé par l’IA est une réalité inédite. Un onglet « mode Web » reste disponible pour les puristes, mais la tendance est clairement à l’intégration systématique de l’IA pour les requêtes complexes.

Ce déploiement marque la fin d’une époque où le moteur de recherche était un simple intermédiaire. En devenant la destination finale du savoir, Google impose une nouvelle économie de l’attention où la valeur des contenus devra être repensée pour survivre à cette automatisation massive.

En attendant Gemini 3.5 Pro, Google lance déjà 3.6 Flash et d’autres modèles efficients

22 juillet 2026 à 10:40

Alors que le modèle haut de gamme Gemini 3.5 Pro est encore en phase de test, Google mise sur une stratégie d’agressivité tarifaire et d’efficacité technique. En lançant simultanément les modèles 3.6 Flash, 3.5 Flash-Lite et 3.5 Flash Cyber, le géant américain cherche à dominer le marché des « agents » IA : ces systèmes autonomes qui exécutent des tâches complexes de manière répétitive et à grande échelle sans intervention humaine.

Une nouvelle famille de modèles Flash adaptés à l’ère de l’IA agentique

Le modèle Gemini 3.6 Flash s’impose dès aujourd’hui comme le nouveau modèle standard utilisé au lancement de Gemini sur smartphones et navigateur. Il est conçu pour être plus « sobre » que son prédécesseur, réduisant de 17 % la consommation de tokens tout en améliorant ses scores en programmation (notamment sur DeepSWE). Plus précis, il offre une meilleure gestion des tâches multiétapes et réduit les erreurs d’exécution, tout en abaissant le coût par million de tokens.

Pour les besoins de traitements massifs et de haute fréquence, Gemini 3.5 Flash-Lite est la réponse de Google. Plus rapide et extrêmement compétitif financièrement (0,30 $ par million de tokens d’entrée), il dépasse même les performances du modèle 3 Flash sur certaines épreuves de codage. Il est idéal pour la recherche agentique et le traitement documentaire à haut volume.

Enfin, Google décline son modèle pour la cybersécurité avec Gemini 3.5 Flash Cyber. Spécialisé dans la détection et la correction de vulnérabilités logicielles, il alimente l’outil CodeMender, conçu pour cette tâche. Ce modèle, pensé spécifiquement pour la cybersécurité, est actuellement réservé à un programme pilote pour les gouvernements et partenaires stratégiques, illustrant la volonté de Google de protéger les infrastructures critiques contre les menaces croissantes – et coupant l’herbe sous le pied de ses grands concurrents Anthropic et OpenAI par la même occasion.

Google tease déjà Gemini 4

Au-delà de ces lancements immédiats, Google donne déjà un avant-goût du futur. Le groupe a confirmé avoir lancé le préentraînement de Gemini 4, un modèle d’intelligence artificielle qualifié du « plus ambitieux à ce jour ». Cette stratégie suggère une volonté de ne pas se contenter d’optimisations incrémentales, mais de viser une rupture technologique majeure pour la prochaine génération de modèles.

En parallèle, Gemini 3.5 Pro continue de rester dans une phase de test avec des partenaires sélectionnés. Cette approche en deux vitesses permet à Google de saturer le marché des applications d’entreprise avec des modèles « Flash » rapides et abordables. Occuper le terrain, en attendant que le plat de résistance soit servi, en somme.

Une ubiquité qui pourrait bien faire basculer l’hégémonie d’OpenAI qui, selon les chiffres, reste toujours en tête des usages, du moins auprès du grand public.

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