Yoto, le spécialiste de l’écoute audio sans écran pour enfants a levé le voile sur la quatrième génération de ses deux lecteurs, le Yoto Player et la Yoto Mini. Un lancement qui s’accompagne d’un design revu et de fonctions censées rendre les appareils plus simples à manipuler pour les petits, de l’histoire du soir aux trajets en voiture.
La marque reste fidèle à sa philosophie de départ. Pas d’écran, pas de défilement sans fin, pas de notifications. Ses boîtes audio qui ressemblent à des jouets donnent accès à des histoires, de la musique et des podcasts dans un format qui, selon Yoto, favorise l’autonomie et l’imagination des enfants. Cette nouvelle génération marque, toujours d’après le fabricant, une étape supplémentaire avec des lecteurs plus performants et une expérience simplifiée pour les enfants comme pour les parents.
Un nouveau Bouton Vert
Toutefois, la principale nouveauté de cette cuvée 2026 est à aller chercher du côté d’un bouton vert rotatif, commun aux deux modèles. D’un simple tour de molette, l’enfant peut accéder à une sélection allant jusqu’à 20 contenus favoris piochés dans son audiothèque. Histoires, musique, podcasts ou playlists personnalisées, tout se configure en amont depuis l’application par les adultes. Ensuite, l’enfant n’a plus qu’à tourner et appuyer pour lancer la lecture, sans assistance.
Yoto pousse la logique un cran plus loin avec des playlists distinctes pour le jour et la nuit, de quoi installer des routines d’écoute adaptées aux différents moments de la journée. Vous l’aurez compris, l’idée est de rendre les parents aussi dispensables que possible une fois la configuration initiale effectuée.
Plus de stockage et une connectivité modernisée
Sous le capot, les deux lecteurs embarquent désormais 64 Go de stockage, soit plus de 1 000 heures d’audio, ainsi que le Wi-Fi 6 et le Bluetooth 6.1 pour des téléchargements plus rapides. La marque affirme avoir également retravaillé le son stéréo sur le plan acoustique pour la Yoto Player 4e Génération, la plus grande des deux donc. Il intègre en outre une veilleuse personnalisable qui occupe toute sa face arrière. L’ensemble se recharge en USB-C ou en sans fil et promet jusqu’à 14 heures d’autonomie.
De son côté, la Yoto Mini 4e Génération revendique jusqu’à 12 heures d’autonomie et joue clairement la carte du compagnon tout-terrain. D’autant qu’elle est certifiée IP67, et se montre donc capable de résister aux éclaboussures et à la poussière. De quoi survivre à un verre renversé ou à un sac malmené entre la maison et les activités. Le fabricant affirme l’avoir soumise à 30 000 tests de chute, un chiffre qui donne le ton sur le public visé.
Précommandes ouvertes, expéditions dès le 30 septembre
Les deux lecteurs sont d’ores et déjà disponibles en précommande. Puis la Yoto Mini 4e Génération ouvrira le bal avec des expéditions à partir du 30 septembre 2026, au prix public conseillé de 99,99 €. Le Yoto Player 4e Génération suivra le 15 octobre 2026, à 129,99 €.
Les foyers français comptent presque 74 millions d’animaux domestiques, dont plus de neuf millions de chiens et 16 millions de chats*. Pour leurs compagnons à quatre pattes, certains sont prêts à dépenser beaucoup. Selon une étude réalisée par Opinion Way pour Bonial (septembre 2024), 60 % des Français achètent des produits en tous genres pour leurs animaux de compagnie. Pour ces achats, ils dépensent en moyenne 107 euros par mois. Les plus jeunes (moins de 35 ans) sont même encore plus généreux avec leurs boules de poils, déboursant en moyenne 150 euros par mois.
La litière connectée fait partie des appareils les plus chers du catalogue. Plus accessibles que les concurrentes, celle de Mova coûte déjà près de 500 euros.
Le rayon pet tech se structure chez Fnac-Darty
Pour répondre à cette attente des consommateurs, le groupe Fnac-Darty développe d’ailleurs ce rayon et le structure. Jusqu’à présent, quelques rares équipements étaient proposés en ligne sur les sites de la Fnac et de Darty. L’offre va être de plus en plus étoffée et diversifiée. Signe que cette tendance de la «pet tech» est en plein essor, le groupe va également ouvrir des rayons dans certains de ses magasins physiques (une dizaine de magasins Darty pour commencer pour atteindre près d’une quarantaine en fin d’année).
La fontaine à eau Pawwz fait partie des modèles très abordables puisqu’elle coûte moins de 20 euros
Les chouchous : distributeurs de croquettes et fontaines
Pour l’instant, Fnac-Darty se concentre sur quatre catégories d’équipements de l’univers pet tech : ceux liés à l’alimentation (fontaines à eau et distributeurs de croquettes), à l’hygiène (litières connectées), à la sécurité (trackers et caméras) et aux loisirs (principalement les jouets). Nous avons échangé avec Armance De Fournoux La Chaze, Chef de produit traitement du sol et pet tech pour Fnac-Darty. D’après elle, les équipements les plus prisés sont de loin les distributeurs de nourriture et les fontaines.
Le distributeur de croquettes connecté Philips PAW5320/01.
Cela est peut-être lié au fait que les gamelles font partie des premières choses dans lesquelles on investit quand on adopte un animal. Cependant, Armance De Fournoux avance une autre explication : le prix. «Un distributeur coûte en moyenne entre 49 et 159 euros et on peut acheter une fontaine entre 30 et 99 euros. Sur un coup de tête, cela peut déclencher l’achat» – bien plus facilement que la litière connectée à 899 euros, qui était le principal produit référencé par le groupe en 2025.
Justement, elle nous précise que les prix tendent à être tirés vers le bas et que la sélection de modèles référencés se veut donc mécaniquement plus accessible. Outre la diversification des catégories de produits, elle cite de nouveaux acteurs qui entrent sur ce marché avec des propositions plus démocratiques, comme Mova avec sa LR10 Prime. La marque lance une litière connectée à 499 euros dont les spécifications sont, d’après elle, proches de celles du modèle concurrent (Litter Robot 4) qui coûte plus de 800 euros.
La fontaine WF20 Pro compte parmi la gamme dédiée aux animaux de la marque chinoise Mova.
La connaissance de la marque, un gage de confiance
Actuellement, Fnac-Darty compte une vingtaine de produits pet tech référencés en magasin et une quarantaine sur le web. Une dizaine de marques sont représentées, dont Philips, Mova, Petlibro ou encore Litter Robot. De plus, pour Armance De Fournoux, la marque revêt une importance non négligeable dans le choix des équipements pet tech. Elle remarque que les consommatrices et consommateurs se tournent plus volontiers vers des acteurs comme Philips, ou comme Mova, qui a acquis une notoriété dans le monde des aspirateurs robots, que vers des fabricants spécialisés de ce marché, moins connus pour l’instant. D’ailleurs, elle déclare que Dreame, qui arrive également sur cet univers à la fin de l’été, rejoindra le panel des marques référencées par Fnac-Darty.
Autre gage de réassurance : les clientes et clients ont besoin de voir les produits, selon Armance De Fournoux. Pour preuve, ils sont très nombreux à les commander en click and collect afin de pouvoir les voir et les toucher avant de les acheter.
Dans les mois et années à venir, le groupe Fnac-Darty souhaite diversifier son catalogue pet tech et «ouvrir la gamme» en proposant de nouvelles catégories d’appareils. Si on se fie aux exemples cités par la responsable de ce secteur, on pourrait voir débarquer des rubriques ou rayons dédiés aux tondeuses pour animaux ou liés à leur santé (par exemple l’équivalent des montres connectées, mais version quatre pattes…). En tous les cas, le marché de la pet tech semble avoir de beaux jours devant lui.
Ecovacs n’a pas été avare en annonces dans le cadre de l’édition 2026 du salon IFA qui vient de fermer ses portes à Berlin. Le fabricant y a dévoilé pas moins de huit nouveaux aspirateurs robots Deebot, accompagnés d’un laveur de vitres WINBOT, de trois robots de piscine ULTRAMARINE et même d’une série de tondeuses GOAT.
Le Deebot X12S pour traquer la poussière que l’on ne voit pas
Tête d’affiche incontestable de cette cuvée, le Deebot X12S est équipé d’un nouveau moteur d’aspiration de 53 AW, soit plus de 60 % de puissance supplémentaire par rapport à la génération précédente sur le papier. Le but avec une telle puissance est d’aller chercher les particules fines et la poussière microscopique. Sur les tapis, des brosses 130 % plus épaisses d’après la marque sont conçues pour s’attaquer à la saleté logée entre les fibres, avec un taux d’élimination des acariens annoncé à 95,45 %. Notez que le rouleau de lavage se relève automatiquement jusqu’à 15 mm dès qu’un tapis est détecté, un cache faisant en plus barrière pour éviter tout contact humide avec les fibres.
Le Deebot X12S.
Côté lavage justement, le X12S reprend la technologie maison OZMO ROLLER 3.0 et son rouleau de 27 cm. Ce dernier est rincé en continu à l’eau sous pression pour ne pas redéposer la saleté collectée. La gestion de la batterie profite de son côté du système PowerBoost Charging Plus qui promet de récupérer 13 % de charge en trois minutes seulement.
Le Le Deebot X12S en action.
Enfin, dans sa version OmniCyclone, le robot est livré avec une station à vidage automatique sans sac, PureCyclone 2.0, censée épargner jusqu’à 25 sacs à poussière sur cinq ans selon le constructeur.
Le T90 MAX démocratise le rouleau
Sans surprise, Ecovacs fait aussi redescendre ses technologies phares vers des gammes plus abordables. Ainsi, la nouvelle famille Deebot T90 MAX, déclinée en versions OMNI et PRO OMNI, récupère l’OZMO ROLLER 3.0 et son rouleau de 27 cm, jusqu’ici réservés aux modèles les plus haut de gamme.
À l’autre bout du spectre, le Deebot mini 2 est destiné aux petits espaces, avec un châssis de 28,6 cm de diamètre et une aspiration de 10 000 Pa. Il propose également les technologies ZeroTangle 4.0 contre les enchevêtrements de cheveux et OZMO TURBO 2.0 sur deux serpillières rotatives. Enfin, sa station OMNI mini ne réclame que 0,13 m² au sol tout en assurant vidage, lavage et séchage à l’air chaud.
Le Deebot mini 2.
Des vitres aux pelouses
Le Winbot W2S Pro Omni est dédié, pour sa part, aux vitres avec un réservoir de 120 ml suffisant pour couvrir jusqu’à 75 m² par remplissage. Côté autonomie, sa station intègre une batterie qui autorise jusqu’à 110 minutes de nettoyage sans fil.
Le Winbot W2S Pro Omni .
Pour la piscine, l’ULTRAMARINE L1 inaugure une cartographie 3D par LiDAR sous-marin afin de planifier ses trajets dans le bassin, épaulé par les déclinaisons L1 PRO et P3.
Du côté du jardin, ce sont les tondeuses de la série GOAT T qui sont équipées du TruEdge Trimmer pour tondre au ras des bordures et de la navigation HoloScope 360 Dual-LiDAR.
Dates et prix
Enfin, pour ce qui est de la disponibilité, c’est le Winbot W2S Pro Omni qui a ouvert le bal en France depuis quelques jours, au prix conseillé de 599 €. La famille Deebot X12S, X11S et T90 MAX est elle aussi disponible dès maintenant, de même que le mini 2.
Comptez 1 299 € pour le X12S OmniCyclone, 999 € pour le X11S OmniCyclone, 599 € pour le T90 MAX PRO OMNI, 499 € pour le T90 MAX OMNI et 399 € pour le mini 2.
Jusqu’au 23 septembre prochain, une offre de lancement retranche 100 € sur les familles X12S et X11S, et 50 € sur les T90 MAX. La famille Deebot T90S, elle, arrivera le 24 septembre.
Le codage assisté par IA a beau promettre des gains de productivité, il impose aussi de naviguer en permanence entre agents, IDE et fenêtres de prompts. C’est précisément ce va-et-vient que Logitech entend réduire avec le MX Keypad, annoncé le 8 septembre 2026 et présenté comme le premier centre de contrôle IA de la gamme MX. L’objet prend la forme d’un pavé de touches physiques dédié au codage multi-applications et multi-agents pour l’intelligence artificielle.
Concrètement, chaque touche peut être configurée pour piloter une ou plusieurs applications et agents. Le périphérique fonctionne avec GitHub Copilot, Claude Code, VS Code et IntelliJ IDEA, et permet d’exécuter des macros de prompts, de lancer des refactorisations de code ou des commandes sans quitter son environnement de travail. Logitech précise que le produit a été façonné à partir des retours des communautés GitHub et de son programme MX Collective, autrement dit conçu pour les développeurs à partir de ce que réclament les développeurs.
Un partenariat étroit avec Microsoft GitHub
Le MX Keypad n’est pas un simple accessoire compatible avec l’écosystème GitHub, il est développé en partenariat stratégique avec Microsoft GitHub. L’intégration est native dès le lancement, notamment avec VS Code et l’application GitHub Copilot, et Logitech promet un déploiement continu vers d’autres outils par la suite.
Cerise sur le gâteau, chaque exemplaire s’accompagne de trois mois d’abonnement offerts à GitHub Copilot Pro+, activables via l’application Logi Options+, aussi bien pour les nouveaux utilisateurs que pour les abonnés existants.
« Les grands outils de développement savent se faire oublier », estime Martin Woodward, vice-président des relations développeurs chez GitHub. « Le MX Keypad intègre l’utilisation de GitHub Copilot de manière fluide et naturelle dans le flux de travail, afin que les développeurs passent moins de temps à naviguer entre les outils et plus de temps à créer. »
Un SDK pensé pour être exploité… par les IA elles-mêmes
Au-delà des intégrations officielles, Logitech mise sur la personnalisation via son SDK Logi Actions, qui permet aux ingénieurs logiciels de créer leurs propres outils. Détail amusant, sa documentation est optimisée pour l’IA, de sorte que les agents de codage peuvent eux-mêmes générer des intégrations sur mesure à partir du SDK. De quoi transformer, selon le constructeur, ce paramétrage en projet d’une simple après-midi.
La communauté n’a d’ailleurs pas attendu la sortie du produit. Des plugins pour Claude Code et OpenAI Codex sont déjà publiés sur le Logi Marketplace. Ils offrent un suivi en temps réel du statut des agents ainsi qu’un contrôle en ligne de commande directement depuis les touches physiques du pavé.
Signalons enfin que Logitech soigne le volet environnemental. Le MX Keypad intègre du plastique recyclé post-consommation certifié, à hauteur de 64 % pour le modèle Graphite et de 49 % pour le modèle Gris Pâle, tandis que l’emballage est en papier issu de forêts certifiées FSC et d’autres sources contrôlées.
Le MX Keypad est disponible en deux coloris, Graphite et Gris Pâle, au prix conseillé de 99,99 €.
Le triple pliage reste une chasse gardée, et Huawei entend bien le rappeler. Le constructeur chinois vient de présenter le Mate XT2, également décliné sous l’appellation Mate XT 2 Ultimate Design, successeur du tout premier smartphone tri-fold commercialisé. Et force est de constater que la firme ne s’est pas contentée d’un simple rafraîchissement. Nouvelle charnière, nouvelle puce et, surtout, une première mondiale sur ce format, un écran de confidentialité intégré qui limite la lisibilité de la dalle pour les regards indiscrets.
Un pliage repensé et une silhouette encore affinée
Le changement le plus structurel se joue au niveau de la charnière. Là où le premier Mate XT combinait un pli vers l’intérieur et un pli vers l’extérieur, le Mate XT2 replie désormais ses deux segments d’écran vers l’intérieur. Un choix qui protège mieux la dalle souple au quotidien, tout en permettant à l’appareil de s’affiner. Déplié, le smartphone ne mesure que 3,5 mm d’épaisseur ; replié, il atteint 12,3 mm. C’est moins que les deux générations précédentes, même si la balance affiche 299 grammes, soit un gramme de plus que son prédécesseur.
Côté affichage, on retrouve un écran externe de 6,5 pouces (environ 16,5 cm) et une grande dalle intérieure de 10,2 pouces (près de 26 cm) une fois l’appareil entièrement déployé, avec une résolution 3K. Les deux écrans profitent de la technologie LTPO, avec un taux de rafraîchissement variable de 1 à 120 Hz. Notez que l’encoche dédiée au capteur selfie adopte une forme qui rappelle furieusement la Dynamic Island d’Apple. Cerise sur le gâteau pour un appareil pliant, le Mate XT2 décroche les certifications IP58 et IP59 contre la poussière et les éclaboussures.
Kirin 9050 Pro et HarmonyOS 7 aux commandes
Sous le capot, Huawei inaugure le Kirin 9050 Pro, une puce à neuf cœurs dont le constructeur revendique une hausse de performance de 46 % côté CPU et de 142 % côté GPU par rapport au Kirin 9030 Pro, avec au passage la prise en charge du ray tracing. Des chiffres annoncés par la marque elle-même, qu’il faudra vérifier en conditions réelles, d’autant que Huawei reste muet sur le procédé de gravure utilisé. Le NPU embarqué serait quant à lui capable d’exécuter localement un modèle de langage de 30 milliards de paramètres.
La fiche technique ne manque pas d’arguments par ailleurs, avec 16 Go de mémoire vive, jusqu’à 1 To de stockage sur la version standard et 2 To pour l’édition collector, la 5G et même les communications par satellite NTN. Le tout tourne sous HarmonyOS 7, qui intègre des fonctions d’intelligence artificielle et des effets visuels évoquant le liquid glass d’iOS. Décidément, Cupertino inspire.
En photo, le Mate XT2 s’appuie sur un capteur principal RYYB de 50 mégapixels avec stabilisation optique et ouverture variable, épaulé par un ultra grand-angle de 40 mégapixels et un téléobjectif périscopique de 50 mégapixels offrant un zoom optique 3,5x. Les selfies sont confiés à des capteurs de 8 mégapixels, aussi bien sur l’écran intérieur que sur la dalle externe, cette dernière assurant également la reconnaissance faciale.
Une commercialisation qui ne dépassera sans doute pas les frontières chinoises
Vous l’aurez compris, le Mate XT2 coche beaucoup de cases. Reste la question de la disponibilité, et là, le tableau se complique. Les précommandes sont ouvertes en Chine uniquement, et Huawei n’a communiqué aucune information sur une éventuelle arrivée du smartphone sur d’autres marchés. Une commercialisation aux États-Unis paraît de toute façon exclue, le constructeur y étant toujours considéré comme un risque pour la sécurité nationale. Quant à l’Europe, rien n’est officiellement confirmé ni infirmé à ce stade.
Le Mate XT2 sera mis en vente le 12 septembre en Chine, à partir de 19 999 yuans (environ 2 565 euros) pour la version 256 Go. La déclinaison 1 To équipée de l’écran de confidentialité grimpe à 24 999 yuans (environ 3 207 euros), tandis que l’édition collector de 2 To culmine à 29 999 yuans, soit près de 3 850 euros. De sacrées sommes tout de même.
Nikon a fait coup double depuis Amsterdam. Le constructeur y a officialisé le développement de la version 2.00 du firmware de sa Nikon ZR, commercialisée depuis octobre 2025, ainsi que celui d’une famille de neuf objectifs de cinéma baptisée NIKKOR Z CINEMA T1.9 VV. Deux annonces distinctes, mais qui racontent la même histoire, celle d’une synergie de plus en plus assumée entre Nikon et RED Digital Cinema.
Un firmware 2.00 pensé pour l’étalonnage et le flux de travail
Commençons par la ZR. La mise à jour 2.00 intégrera la prise en charge des formats Log3G10 et REDWideGamutRGB au sein des fichiers vidéo H.265. L’intérêt est double d’après Nikon, puisqu’il s’agit d’offrir une meilleure latitude à l’étalonnage des couleurs tout en contenant le poids des fichiers. Une nouvelle option de réduction du bruit ISO fera également son apparition avec l’enregistrement H.265 Log, afin d’adapter le rendu de l’image à l’intention de tournage.
Notez que le focus peaking, cette mise en relief des zones nettes bien pratique pour confirmer sa mise au point, sera désormais affiché pendant l’enregistrement d’un type de fichier R3D NE. Rappelons que ce format RAW a été développé spécifiquement pour les boîtiers Nikon, afin d’embarquer la science des couleurs propre aux caméras de RED Digital Cinema.
La disponibilité de cette version 2.00 est annoncée avant la fin de l’année 2026. Dans le même temps, RED met à jour ses applications RED CONTROL et RED CONTROL PRO, qui permettront de piloter la ZR à distance. Et le constructeur voit déjà plus loin, puisque l’enregistrement Open Gate et un affichage de décompression (desqueeze) destiné aux objectifs anamorphiques, deux fonctionnalités réclamées par les utilisateurs, sont en développement pour une intégration au firmware de la ZR en 2027.
Neuf objectifs de cinéma qui voient grand
L’autre annonce du jour concerne l’optique. Nikon développe la gamme NIKKOR Z CINEMA T1.9 VV, composée de neuf objectifs pensés pour les productions haut de gamme, dont un NIKKOR Z CINEMA 50mm T1.9 VV. C’est une première pour les objectifs NIKKOR, dont le cercle image ne se contentera pas de couvrir les capteurs plein format de la marque. Il englobera aussi le format VV du V-RAPTOR [X], un capteur de 40,96 × 21,60 mm développé par RED Digital Cinema, sensiblement plus large qu’un plein format classique.
Ces optiques embarqueront par ailleurs un mécanisme d’autofocus présenté comme très précis, un argument encore rare sur le marché des objectifs de cinéma, où la mise au point manuelle reste la norme. Nikon promet avec cette série un nouveau concept de design censé combiner performances de rendu et praticité sur les plateaux.
Dommage que le constructeur reste muet sur l’essentiel pour l’instant, à savoir les focales des huit autres objectifs, leurs tarifs et leur calendrier de sortie. Vous l’aurez compris, il s’agit avant tout d’annonces de développement, destinées à montrer que le rapprochement entre Nikon et RED produit des résultats concrets. Prochaine échéance vérifiable au calendrier, l’arrivée du firmware 2.00 de la ZR d’ici au 31 décembre 2026.
Dyson a profité de son événement Unveiled, organisé à Berlin en marge de l’IFA 2026, pour dévoiler pas moins de 12 nouveaux produits. Mais au milieu des robots aspirateurs Nurovi et autres purificateurs d’air et brosse à dent CameraJet, ce sont deux appareils dédiés aux cheveux qui ont retenu notre attention, l’AirSmooth et le Corrale CoolShine.
L’AirSmooth, première brosse-séchante maison
Commençons par la vraie nouveauté du lot. L’AirSmooth est la toute première brosse-séchante dédiée de Dyson, un appareil qui sèche et coiffe en un seul geste, utilisable directement sur cheveux mouillés. Sa forme se situe à mi-chemin entre une brosse lissante et une brosse volumisante, un compromis pensé pour convenir à tous les types de cheveux.
Le fabricant a soigné la partie brossage avec deux types de soies. Les premières, baptisées PivotFlex, peuvent se plier jusqu’à 90 degrés et reposent sur une base ouverte qui diffuse et contrôle le flux d’air, histoire de limiter les frisottis. Les secondes, anti-accrochage, s’effacent pour libérer les mèches sans tirer. Côté chaleur, on retrouve le contrôle intelligent cher à la marque, avec une température mesurée 100 fois par seconde pour éviter de cuire la fibre capillaire.
Signalons que l’appareil embarque un voltage universel, un détail bienvenu pour celles et ceux qui voyagent. L’application MyDyson sera par ailleurs mise à jour avec des tutoriels dédiés pour apprendre à dompter la bête.
Le Corrale CoolShine mise sur le froid
Le second appareil est une évolution du lisseur Corrale, lancé pour mémoire en 2020. Le Corrale CoolShine conserve la technologie de plaques flexibles qui avait fait la réputation de l’original et propose quatre températures différentes. Mais sa vraie particularité se situe ailleurs, dans un accessoire de refroidissement inédit chez Dyson. Le principe : des tuyaux contenant une quantité précise d’eau viennent extraire la chaleur des cheveux après le passage des plaques.
L’idée derrière ce lissage à froid ? Fixer la coiffure et protéger la fibre. Dyson annonce, sans détailler sa méthodologie, jusqu’à 154 % de brillance supplémentaire par rapport à des cheveux non traités, jusqu’à 29 % de dommages en moins et des résultats qui tiennent jusqu’à 24 heures. Des chiffres constructeur, donc, à prendre avec la prudence d’usage en attendant de pouvoir vérifier tout cela par nous-mêmes.
Un changement risque toutefois de faire grincer quelques dents : contrairement au Corrale original, qui fonctionnait sans fil, le CoolShine est doté d’un cordon. Dommage que Dyson ait sacrifié cette liberté de mouvement qui distinguait justement son lisseur de la concurrence.
Disponibilité et tarifs
Vous l’aurez compris, ces deux appareils s’inscrivent dans une offensive plus large de Dyson sur le terrain de la beauté et de la maison connectée. L’AirSmooth de Dyson est d’ores et déjà disponible au prix public conseillé de 249 euros, tandis qu’il faudra attendre quelques semaines encore pour le Corrale CoolShine.
Reolink a choisi l’IFA 2026, qui se tient en ce moment à Berlin, pour dévoiler l’essentiel de sa feuille de route de fin d’année. Au programme, une nouvelle caméra de surveillance sans fil à recharge solaire, un hub de stockage local repensé et une évolution conséquente de sa plateforme d’intelligence artificielle. Le fil rouge de l’ensemble est limpide puisque tout fonctionne en local, sans cloud ni abonnement.
L’OMVI 2i Ultra, trois objectifs et un panneau solaire
Tête d’affiche des annonces, l’OMVI 2i Ultra vient enrichir la gamme OMVI avec une approche multi-vues. Concrètement, un double objectif grand-angle de 8 mégapixels assure la vue d’ensemble, tandis qu’un objectif motorisé de 5 mégapixels, capable de pivoter à 355° et de s’incliner à 50°, surveille une seconde zone et prend le relais du suivi. Quand le grand-angle détecte un élément, la fonction SyncTrack entre en piste. Sa caméra rotative piste l’élément en question en continu, même s’il sort du champ principal, en ajustant automatiquement zoom et cadrage. Notez qu’il est aussi possible de toucher n’importe quel point de la vue grand-angle pour orienter l’objectif motorisé vers cette zone précise.
Côté endurance, la batterie amovible de 10 000 mAh promet, selon Reolink, jusqu’à six mois d’utilisation sur une seule charge, sur la base de 5 minutes d’enregistrement par jour. Le constructeur avance que c’est deux fois mieux que des caméras bullet-PT comparables, créditées de trois mois d’autonomie au maximum. Un panneau solaire intégré de 6 W, doté de la technologie maison SolarEase, vient épauler le tout. Reolink annonce, sans en détailler la méthode, une amélioration de 26 % de l’efficacité de recharge, et affirme que 30 minutes d’ensoleillement quotidien suffisent à maintenir la caméra en fonctionnement, y compris par faible luminosité. Des chiffres constructeur qu’il faudra bien entendu vérifier sur pièce lors d’un test en bonne et due forme.
Sur le stand du fabricant, on trouve aussi une déclinaison simplifiée, l’OMVI 2i Max.
ReoNeura apprend vos scénarios, le Home Hub 2 les stocke
L’autre annonce marquante concerne ReoNeura, le moteur d’IA embarquée de la marque, qui analyse les images directement sur les appareils. Sa nouvelle fonction Custom AI Detection permet d’entraîner le système à reconnaître des situations propres à chaque environnement. L’utilisateur peut par exemple lui apprendre le scénario « portail latéral ouvert » et recevoir une alerte dès que le système détecte effectivement ledit portail ouvert. Cette fonctionnalité arrivera via une mise à jour du firmware, prévue au plus tôt en décembre 2026.
Elle s’intègre au Home Hub 2, le nouveau centre névralgique de l’écosystème. Ce boîtier connecte jusqu’à 8 caméras Reolink, accepte jusqu’à 16 To de stockage externe et embarque la fonction Local Video AI Search, qui permet de retrouver une séquence enregistrée en la décrivant en langage naturel. Là encore, tout se passe en local. Qui plus est, l’ensemble s’insère désormais dans un écosystème domotique élargi, avec une compatibilité Alexa, Google Home, Home Assistant, Homey et IFTTT. Les flux vidéo s’affichent sur les écrans Echo Show et Google Nest Hub, et les événements détectés peuvent déclencher des automatisations personnalisées. D’autres intégrations sont annoncées pour les prochains mois.
TrackFlex WiFi et OMVI X16 PoE complètent le tableau
Reolink étoffe également sa gamme TrackFlex avec la TrackFlex WiFi, une caméra 4K à double objectif. Elle revendique une détection hors champ à 270°, une rotation de 355°, une inclinaison de 50° et un zoom avec suivi automatique, le tout relié en Wi-Fi 6 double bande. La marque affirme que sa nouvelle IA est capable de distinguer humains, véhicules et animaux, afin de limiter les fausses alertes. Quant à la fonction Quick Event Localization, elle promet des des enregistrements complets, sans séquences tronquées.
Le stand berlinois accueille enfin l’OMVI X16 PoE, modèle haut de gamme affichant une résolution de 24 mégapixels et un zoom optique 16x, attendu au quatrième trimestre 2026, ainsi que l’OMVI 3i PoE & WiFi, déjà lancée en juin dernier.
L’OMVI 2i Ultra arrivera à l’automne 2026, à 250 €, le Home Hub 2 sera disponible à la même saison pour 159,99 €, et la TrackFlex WiFi débarquera en Europe au quatrième trimestre 2026 à 199,99 €.
Ezviz ne fait pas dans la demi-mesure pour cette édition 2026 de l’IFA. Présente depuis 2013 sur le marché de la maison connectée et distribuée dans plus de 130 pays, la marque s’est offert un grand espace, découpé en cinq univers interconnectés. Au menu, des annonces sur tous les fronts, de la vidéosurveillance à la gestion des accès.
Trois objectifs valent mieux que deux
La vedette du stand revient sans conteste aux H90f et HB90f, les premières caméras de la marque à embarquer trois objectifs. L’idée derrière cette architecture inédite chez Ezviz ? Observer un même espace à plusieurs échelles, en couvrant aussi bien ce qui se passe au pied de la caméra que ce qui se joue bien plus loin. Les trois optiques travaillent ensemble pour offrir un zoom mixte qui grimpe jusqu’à 12x, de quoi aller chercher un détail au fond d’un grand jardin sans sacrifier la vue d’ensemble de la scène.
Les deux modèles se distinguent par leur alimentation. La H90f mise sur le filaire pour les installations permanentes, tandis que la HB90f fonctionne sur batterie et peut donc s’installer là où aucune prise ne traîne.
Ezviz complète cette offensive avec deux caméras plus nomades, les CB30 et CB60. Toutes deux alimentées par batterie et équipées d’une base magnétique, elles se déplacent au gré des besoins sans repenser toute l’installation. La CB60 va plus loin en cumulant Wi-Fi et 4G, une double connectivité qui lui permet de continuer à transmettre ses images quand le réseau domestique ne porte plus, au fond du terrain ou près d’une dépendance par exemple. Son zoom monte jusqu’à 8x pour resserrer le cadre à distance.
L’IA quitte le cloud pour s’installer au salon
Autre axe fort de cette édition, l’intelligence artificielle locale. Ezviz présente sa station AI CoreX, pensée comme le cerveau de l’écosystème. Elle regroupe les capacités d’IA du système maison Ezviz MIRA, un espace de stockage et la gestion de plusieurs équipements de la marque. Point notable, elle peut fonctionner sans connexion permanente à Internet et conserver les fichiers au domicile, plutôt que de tout faire transiter par le cloud.
La station facilite aussi la vie de celles et ceux qui croulent sous les enregistrements puisqu’il n’y aura plus besoin de remonter des heures d’images pour retrouver une séquence. AI CoreX accepte des recherches à partir de texte, de photos ou de vidéos.
Signalons que cette intelligence locale ne se limite pas à la station. Ezviz intègre des puces d’IA directement dans certains appareils, si bien que des fonctions de détection tournent sur les caméras compatibles sans nécessiter d’abonnement. L’installation peut ensuite évoluer progressivement, avec AI CoreX ou d’autres hubs comme le X6.
La porte d’entrée apprend à vous reconnaître
Dernier volet des annonces, l’accès au domicile. La serrure connectée DL50FVX combine reconnaissance faciale et identification du réseau veineux de la paume, le tout traité directement sur l’appareil.
Ezviz DL50FVX.
La clé peut donc rester au fond de la poche. Deux objectifs et un écran intégré complètent le dispositif pour surveiller ce qui se passe sur le palier.
La très prometteuse sonnette vidéo EP8 Ultra dépasse quant à elle son rôle traditionnel avec un écran interactif animé par une intelligence artificielle locale, façon point d’interaction à l’entrée de la maison. On apprécie tout particulièrement la seconde caméra qui pointe vers le sol, afin de surveiller un colis qui aurait été laissé devant chez vous.
L’écosystème s’étend enfin jusqu’au portail. Le visiophone HP7 Pro réunit accès sans clé, image 4K et gestion centralisée pour remplacer les interphones classiques, tandis que l’ouvre-portail HG2 600 Pro automatise le passage des véhicules avec, promet la marque, une ouverture sans latence.
Des tarifs déjà connus pour une partie de la gamme
Côté portefeuille, les caméras H90f et HB90f s’afficheront respectivement à 199,99 € et 289,99 € en prix publics conseillés. Les tarifs et dates de disponibilité des CB30, CB60 et de la serrure DL50FVX restent en revanche à confirmer, Ezviz les communiquera ultérieurement. Trois produits sont déjà en vente, la sonnette EP8 Ultra à 149,99 €, le visiophone HP7 Pro à 399,99 € et l’ouvre-portail HG2 600 Pro à 699,99 €.
On connaissait Dreame pour ses robots aspirateurs, beaucoup moins pour ses ambitions dans la vidéo. C’est pourtant bien une caméra d’action que la marque vient d’officialiser à l’IFA 2026, la Leaptic Cube, dont une première ébauche avait été montrée au CES en début d’année. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le nouveau venu n’arrive pas les mains vides face aux références du secteur, Insta360 et DJI en tête.
Un cube détachable qui filme en 8K
Le concept qui donne son nom au produit tient dans son architecture modulaire. La Leaptic Cube se compose d’un module caméra détachable et d’un bloc Cube qui regroupe la batterie, les commandes et un écran tactile. L’ensemble affiche moins de 56 grammes sur la balance, un poids plume qui devrait faciliter les montages sur casque ou sur guidon.
Côté image, la fiche technique ne manque pas d’arguments. Le capteur de type 1/1.3 pouce, associé à un objectif ultra grand-angle de 155 degrés ouvrant à F2.8, capture des photos de 50 mégapixels et filme jusqu’en 8K à 30 images par seconde. Les amateurs de ralentis apprécieront le mode 4K à 120 images par seconde, qui conserve le son, tandis que le HDR reste disponible jusqu’en 4K60. Notez que la caméra est certifiée IPX8, de quoi l’emmener sous l’eau sans caisson.
Dreame mise aussi sur l’intelligence artificielle pour se démarquer. Un processeur gravé en 4 nm prend en charge le traitement des images en basse lumière, la stabilisation est confiée à un système baptisé GyroSteady AI, et un assistant vocal maison, Moko AI, permet de piloter l’appareil sans les mains. Reste à vérifier sur le terrain ce que valent ces promesses, aucun échantillon d’image n’ayant encore circulé.
Une diversification qui ne doit rien au hasard
Cette incursion dans la caméra d’action s’inscrit dans une stratégie d’expansion menée à marche forcée. Dreame revendique la place de première marque de robots aspirateurs en Europe en 2025, avec plus de 40 % du marché d’Europe de l’Ouest selon ses propres chiffres, et affirme que plus de cinq millions de foyers européens possèdent au moins un de ses produits. La croissance suit, avec des revenus en hausse de 91 % au premier semestre 2026 par rapport à la même période de 2025.
Toutes les ambitions du groupe n’ont toutefois pas survécu. Dreame a abandonné son projet de véhicule électrique de luxe, qui visait initialement un lancement en 2027. La vidéo embarquée semble désormais concentrer les efforts, comme en témoignent les quatre caméras concept également exposées à l’IFA 2026. Toutes intègrent une nacelle stabilisée et ciblent les vlogueurs, avec des approches variées : un modèle à double capteur et écran rabattable, un autre à triple capteur et écran intégral, une caméra orientée cinéma et même un hybride sans miroir. Aucun prix ni calendrier n’a été communiqué pour ces prototypes.
Rendez-vous en septembre
La commercialisation de la Leaptic Cube devrait démarrer en France dans les semaines qui viennent, au prix public conseillé de 399 €. À ce stade, on ne sait pas encore exactement quelle capacité de stockage elle embarquera ni les accessoires qui l’accompagneront.
Aqara a choisi l’IFA 2026 qui se déroule en ce moment même à Berlin pour annoncer une gamme complète d’éclairage connecté. Au programme, cinq produits qui couvrent aussi bien l’intérieur que l’extérieur de la maison. On y trouve la Floor Lamp T1, le LED Downlight T2, le LED Strip T2, ainsi que deux solutions pensées pour le jardin et la terrasse, les Outdoor String Lights H1 et les Permanent Outdoor Lights H1. Le tout s’accompagne d’Aqara Builder, une plateforme communautaire destinée aux passionnés de maison connectée. La marque inscrit ces nouveautés dans sa vision d’une intelligence spatiale portée par l’IA, autrement dit un habitat capable de comprendre les usages d’un espace et de s’adapter aux habitudes de ceux qui y vivent.
Sur le papier, la promesse d’interopérabilité est intéressante. Tous les produits de la gamme sont en effet compatibles Thread et Zigbee, certifiés Matter, et fonctionnent avec les principales plateformes du marché, à savoir Apple Home, Home Assistant, Amazon Alexa, Google Home, SmartThings et Homey. Associés aux capteurs et interrupteurs maison, ces luminaires peuvent réagir à la présence et aux routines déjà en place, sans la moindre commande manuelle.
Un lampadaire, un spot et un ruban pour l’intérieur
Pièce maîtresse de la gamme intérieure, la Floor Lamp T1 est un lampadaire de 142 cm qui mise sur une diffusion latérale pour répartir la lumière de manière homogène sur un mur. Sous le capot, une puce haute précision 16 bits à 5 canaux pilote 18 zones contrôlables individuellement, de quoi obtenir des transitions de couleurs fluides. La plage de blancs réglables s’étend de 2 000 K à 9 000 K, pour une luminosité qui grimpe jusqu’à 1 000 lumens. La lampe peut aussi baisser d’elle-même l’intensité au lancement d’un film ou la relever pour une session de jeu.
Le LED Downlight T2 vise de son côté les projets de rénovation, avec un profil ultra-fin adapté aux faibles hauteurs sous plafond. Deux versions coexistent. La déclinaison RGB CCT combine la même plage de 2 000 K à 9 000 K et 16 millions de couleurs, tandis que la version CCT, plus sobre, pousse la luminosité jusqu’à 1 200 lumens. On apprécie la fonction de mémorisation d’état, qui restaure automatiquement les derniers réglages après une coupure de courant.
Le LED Strip T2 complète le trio. Il s’agit d’un ruban découpable et flexible, capable d’afficher une densité de 108 LED par mètre. Il reprend par ailleurs la puce 16 bits à 5 canaux, avec 18 zones pilotables indépendamment tous les 3 mètres. À la clé, des effets synchronisés avec la musique, avec même la possibilité de décrire en langage naturel l’ambiance souhaitée dans l’application Aqara Home pour obtenir une scène coordonnée.
L’extérieur n’est pas oublié
Les Outdoor String Lights H1 transposent la recette dehors. Ces guirlandes résistantes aux intempéries conservent la plage de température de couleur de 2 000 K à 9 000 K et des zones contrôlables individuellement. Elles savent s’ajuster selon l’heure, l’environnement ou les déclencheurs venus d’autres appareils Aqara, par exemple pour éclairer un chemin à la nuit tombée ou réagir à un événement de sécurité. La fonctionnalité Gen-Scene, propulsée par l’IA, permet là aussi de générer une scène complète à partir d’une simple description.
Les Permanent Outdoor Lights H1 s’attaquent quant à elles à une corvée saisonnière bien connue, celle des guirlandes de fêtes à installer puis démonter chaque année. Ces LED extensibles, découpables et résistantes aux intempéries promettent de se débarrasser de cette corvée en les fixant une bonne fois pour toute le long des lignes de toit. Elles se pilotent ensuite individuellement et changent d’ambiance via des préréglages, pour un usage toute l’année.
Aqara Builder, une communauté pour les créateurs
Dernière annonce du salon, Aqara Builder s’adresse aux passionnés, développeurs, installateurs et intégrateurs. La plateforme rassemble des projets concrets, des solutions d’automatisation et des inspirations de design, avec une assistance IA pour aider chacun à bâtir ses propres scénarios intelligents. Le fabricant, qui revendique plus de 12 millions d’utilisateurs sur cinq continents, plus de 30 catégories de produits et plus de 300 récompenses sectorielles, muscle ainsi la dimension communautaire de son écosystème.
Notez qu’aucun tarif ni date de commercialisation n’a été communiqué pour l’heure
Le géant du drone poursuit son incursion dans nos salons. Ce 3 septembre 2026, à l’occasion de l’IFA de Berlin, DJI a officialisé le ROMO 2, successeur de son premier robot aspirateur laveurtesté dans nos colonnes à sa sortie. La machine se décline en deux versions, le ROMO P2 et le ROMO A2, qui partagent le même châssis semi-transparent laissant entrevoir les entrailles de l’appareil.
La différence entre les deux modèles tient à la gestion de l’eau. Le ROMO P2 embarque des bacs d’eau propre et d’eau sale à remplir et vider manuellement, ce qui permet de placer sa station où bon vous semble. Le ROMO A2, lui, se raccorde directement au réseau d’eau du logement, arrivée et évacuation comprises, et profite de fait d’une station plus compacte. Notez que le P2 s’offre quelques exclusivités, dont une fonction de désodorisation du sol et une lampe UV logée dans le bac à poussière.
Un bras qui pivote sur 123 degrés
La grande nouveauté de cette génération, c’est ce bras robotique adaptatif guidé par LiDAR, capable de pivoter sur 123°. Concrètement, il étend la portée de nettoyage de 7,8 cm par rapport à la première génération, tandis que la serpillière s’aventure 4,5 cm plus loin sous les meubles. De quoi aller chercher la poussière là où les robots classiques déclarent forfait.
L’aspiration grimpe de son côté à 36 000 Pa, contre 25 000 Pa pour le ROMO P de première génération. DJI recycle par ailleurs son savoir-faire venu du drone pour la détection d’obstacles, annoncée au millimètre près. Le robot serait ainsi capable d’éviter un câble ou un rebord de tapis de 2 mm d’épaisseur seulement, mais aussi de repérer les surfaces transparentes comme le verre ou les miroirs, bête noire habituelle de ce type d’appareil. Une LED s’allume même sous le châssis quand la luminosité baisse, histoire de continuer à repérer la saleté dans la pénombre. Côté mobilité, le ROMO 2 franchit des seuils de 4 cm sur une marche simple et jusqu’à 8,5 cm sur deux marches successives, et il sait distinguer les débris solides des liquides pour adapter sa méthode de nettoyage.
Une station qui promet un an de tranquillité
La station de base a elle aussi été revue. DJI annonce, sans que l’on puisse encore le vérifier, 365 jours de fonctionnement sans le moindre entretien. Elle s’appuie sur une planche de lavage à surface nanocristalline, quatre jets d’eau haute pression et un orifice d’aspiration des déchets élargi à 16 mm. La recharge rapide de 55 W permet de refaire le plein de la batterie en 2,5 heures.
Le constructeur a également travaillé le silence de fonctionnement, avec 32 matériaux d’isolation acoustique intégrés. Il revendique une réduction de 85 % de l’énergie sonore et un niveau de 38 dBA en mode lavage silencieux.
Un mode déconnecté pour faire oublier la faille du ROMO 1
C’est peut-être l’annonce la plus intéressante du lot. DJI introduit sur le ROMO 2 un mode Données locales, qui coupe la connexion de l’application à internet et empêche toute synchronisation de photos ou de vidéos vers des serveurs externes. Le sujet n’a rien d’anodin, rappelons qu’un développeur français avait réussi à accéder à plusieurs milliers de ROMO 1 et à leurs caméras en exploitant une faille de sécurité. La marque assure de son côté soumettre ses produits à des audits et certifications d’organismes tiers depuis 2017. Dommage que ce mode déconnecté ne soit pas disponible dès le lancement, il n’arrivera qu’au quatrième trimestre 2026.
Le ROMO 2 sera disponible dans les semaines à venir, au prix public conseillé de 1 199 € pour le ROMO A2 et de 1 299 € pour le ROMO P2, le bundle Clean More démarrant à 1 349 €. Notez que ces tarifs se montrent en net repli face aux 1 899 € demandés au lancement de la première génération.
DJI vient d’officialiser sa nouvelle caméra 360°. L’Osmo 360 II, déjà commercialisée en Chine depuis le 13 août, arrive avec un argument que personne d’autre ne peut avancer aujourd’hui. Elle est la première caméra 360° du marché capable de filmer nativement en 8K à 60 images par seconde, là où l’Insta360 X6 plafonne à 50 images par seconde dans cette définition.
Des capteurs carrés pour voir plus large, et mieux la nuit
Sous ses lignes inchangées (61 x 36,3 x 81 mm pour 183 g, soit exactement le gabarit de la première génération), l’Osmo 360 II embarque deux capteurs CMOS carrés de type 1/1,1 pouce, placés derrière des optiques grand angle 180° ouvrant à f/1,9. DJI les présente comme équivalents à un capteur rectangulaire de 1 pouce, le format carré exploitant 25 % de surface en plus qu’un capteur classique à cadrage identique. Le constructeur revendique surtout une plage dynamique portée à 14,5 IL, contre 13,5 IL sur l’Osmo 360, un gain qui reste à vérifier en conditions réelles.
La nuit, un nouvel algorithme de débruitage baptisé AI SuperNight 2.0 fonctionne désormais en 8K jusqu’à 60p, épaulé par des photosites de 2,4 μm et une sensibilité qui grimpe à 51 200 ISO. Tous les formats vidéo passent par ailleurs en 10 bits avec profil D-Log M (débit max 220 Mbit/s). Côté photo, la caméra produit des panoramas 360° de 120 mégapixels (15 520 x 7 760 pixels), en JPEG comme en DNG, et désormais aussi en HDR.
Notez également une nouveauté bienvenue pour les têtes brûlées, puisque les lentilles frontales traitées avec un revêtement durci de seconde génération, sont également vissées et remplaçables par l’utilisateur. En cas de casse, le kit de rechange coûte 25 €, ce qui évite de renvoyer la caméra au SAV après une chute à VTT.
Enfin, la batterie gagne en capacité (2 150 mAh contre 1 950 mAh) tout en conservant le format Extreme Plus des Osmo Action, et DJI annonce 100 minutes d’enregistrement en 8K 30p, écran éteint et Wi-Fi coupé.
Timelapse 16K, ralenti 64x et suivi de sujet
Les modes créatifs progressent quasiment tous. Le timelapse panoramique passe de 8K à 16K, le mode Vortex grimpe de 6K à 8K en 100/120p, et le ralenti 360° atteint 3840 x 1920 pixels à 240p. DJI annonce même un ralenti jusqu’à 64x, mais il faut être précis sur ce point. Il s’agit d’une interpolation d’images par IA réalisée dans DJI Studio, équivalente à un recadrage en 8K 480p, et non d’une capture native. En mono-objectif, le mode Boost Video filme en 4K jusqu’à 120p en 16:9, 4:3 ou 9:16.
Le suivi de sujet fait son apparition avec Spotlight Follow, qui maintient automatiquement une personne au centre du cadre quelle que soit la rotation de la caméra, sans recadrage en post-production. Dommage que ce mode soit limité au 4K 30p ou au 2,7K 30p. Une puce NFC permet par ailleurs de connecter la caméra à l’application DJI Mimo par simple contact, tandis qu’un plug-in DaVinci Resolve accepte les fichiers 360° exportés depuis DJI Studio. Wi-Fi 6 et USB 3.1 complètent la connectique.
Prix et disponibilité
Reste la question du tarif. Le bundle Standard est affiché à 589,99 €, le bundle Limitless Riding à 609,99 euros et le bundle Aventure à 739,99 €, soit tout de même en hausse par rapport à la première génération. L’Osmo 360 II est disponible dès aujourd’hui en France, accompagnée du programme DJI Care Refresh (jusqu’à deux remplacements sur un an, ou quatre sur deux ans).
Dire que Dreame aborde ce salon berlinois en position de force tient du doux euphémisme. La marque fondée en 2017 revendique en effet une croissance de 91 % de son chiffre d’affaires au premier semestre 2026 par rapport à la même période de 2025, après une année 2025 déjà bouclée à +103 %. Si nous aurions aimé quelques chiffres plus précis, il n’en reste pas moins incontestable que la marque est en forte croissance. Y compris en Europe, où Dreame est numéro un des aspirateurs robots en volume d’unités expédiées en 2025 selon les données d’IDC, l’entreprise dit avoir consolidé cette place au premier semestre, avec 39,5 % de parts de marché en Europe de l’Ouest sur ce segment, dont 33,5 % en France et jusqu’à 68 % en Belgique. C’est dans ce contexte que le fabricant dévoile l’Aqua20 Pro Ultra Roller X Complete, sa vitrine technologique pour cette rentrée.
La vapeur à 180 °C comme argument massue
La grande nouveauté de ce robot tient dans sa source centrale de vapeur chauffée à 180 °C, une première mondiale sur un aspirateur robot d’après le constructeur. Le principe repose sur un processus en quatre étapes. La vapeur est d’abord générée en quelques secondes, puis diffusée par quatre sorties pour décoller les taches sèches incrustées, avant qu’un lavage à l’eau chaude ne vienne éliminer les salissures ainsi détachées. Dreame annonce un taux d’élimination des bactéries de 99,999 %, un chiffre issu de tests menés par le laboratoire indépendant SGS.
Ce dispositif s’appuie sur une serpillière à rouleau alimentée en continu en eau propre via le système AquaRoll, avec une pression au sol de 18 N et une rotation à 300 tours par minute. Le rouleau se nettoie ensuite lui-même à l’eau chauffée à 100 °C, le robot vérifiant que le plateau de lavage est redescendu à une température sûre avant de repartir en mission.
Côté bordures et recoins, la technologie MopExtend permet à la serpillière de se déployer jusqu’à 8 cm vers l’extérieur, soit le double de ce que proposait l’Aqua10 Ultra Roller Complete. De quoi aller chercher la poussière sous les pieds de chaise, dans les renfoncements et le long des plinthes.
Une navigation qui apprend en roulant
L’autre gros morceau de la fiche technique concerne la perception de l’environnement. Le système OmniSight 4.0, épaulé par AstroVision et la navigation VersaLift, reconnaît plus de 320 types d’objets, repère des obstacles de seulement 10 mm et réagit en 0,1 seconde. Dreame introduit également une fonction d’apprentissage adaptatif, grâce à laquelle le robot recalcule son itinéraire en temps réel face aux objets en mouvement. Un atout mis en avant pour les foyers avec animaux, puisqu’il limite les détours inutiles et la consommation d’énergie superflue. Signalons que cette fonctionnalité n’arrivera qu’en octobre, via une mise à jour OTA.
Le franchissement d’obstacles a lui aussi été revu. Le système ProLeap autorise le passage de marches simples jusqu’à 5 cm et d’obstacles à deux niveaux jusqu’à 10 cm, de quoi avaler les seuils de porte et les tapis épais sans broncher.
40 000 Pa et une gestion fine des tapis
L’aspiration n’est pas en reste, avec une puissance annoncée de 40 000 Pa associée à la double brosse anti-enchevêtrement HyperStream 2.0, qui combine une brosse à poils pour les interstices et une brosse en caoutchouc TPU pour les particules volumineuses sur tapis. Le constructeur promet au passage un fonctionnement particulièrement silencieux, sans toutefois avancer de valeur en décibels.
Sur les tapis justement, le robot referme automatiquement le cache de sa serpillière grâce à AutoSeal Guard, afin d’éviter de les humidifier. La technologie TripleUp complète le dispositif en relevant la brosse latérale de 10 mm, la brosse principale de 5 mm et la serpillière de 15 mm, histoire de ne pas mélanger saletés sèches et humides.
L’Aqua20 Pro Ultra Roller X Complete n’arrive d’ailleurs pas seul à Berlin, puisque Dreame présente en parallèle la série de tondeuses robots A4 AWD Pro, attendue au premier trimestre 2027, la mini-caméra d’action LEAPTIC Cube et la gamme d’aspirateurs-laveurs Série T, commercialisée en Europe dès le 15 septembre.
Quant au robot vedette, il sera disponible prochainement au prix public conseillé de 1 499 euros, avec une remise de lancement de 300 euros pendant les deux premières semaines de commercialisation.
En marge de l’Aqua20 Pro Ultra Roller X Complete évoqué dans cet article, Dreame a également profité de l’IFA qui se tient en ce moment pour dévoiler des nouveautés dans une autre famille de produits, celle des robots tondeuses. La série A4 AWD Pro se décline en deux modèles, l’un pensé pour des pelouses allant jusqu’à 3 500 m², l’autre pour des terrains atteignant 5 000 m². L’objectif affiché par le constructeur, fondé en 2017 et présent dans plus de 120 pays, ne varie pas d’un produit à l’autre. Comme le résume Sean Chen, président de Dreame Europe de l’Ouest, les innovations présentées cette année à l’IFA illustrent la volonté de la marque de mettre des technologies toujours plus intelligentes au service du quotidien, qu’il s’agisse de nettoyer les intérieurs ou d’entretenir les jardins.
Quatre technologies de perception pour se passer de câble périphérique
Le cœur de la série repose sur OmniSense 4.0, un système de perception qui cumule quatre briques technologiques. Un LiDAR 3D à 360° et un double positionnement RTK, par satellite et par réseau, assurent la cartographie et le repérage du robot sans qu’il soit nécessaire d’enterrer le moindre câble périphérique. S’y ajoutent une vision binoculaire dopée à l’IA, capable de reconnaître plus de 300 types d’obstacles, et deux nouveaux capteurs latéraux. Le premier, à infrarouge, repère les personnes, les animaux domestiques et la petite faune qui s’aventurent près des limites de la pelouse. Le second, un capteur ToF, sert à longer les bordures au plus près et à anticiper les risques de chute. Notez qu’un éclairage d’appoint baptisé Smart Fill Light maintient la détection après la tombée de la nuit.
Des bordures rasées à zéro et des pentes à 42°
Sur le terrain de la coupe proprement dite, EdgeMaster 4.0 embarque un bras mobile qui se déploie automatiquement vers l’extérieur pour tondre jusqu’à 0 cm des bordures, le long des clôtures, des murs ou des arbres. Ses lames en plastique promettent au passage une tonte moins bruyante, moins de vibrations et des remplacements espacés. Le système de coupe s’appuie sur un double disque flottant de 40 cm équipé de 12 lames, conçu pour épouser les irrégularités du terrain et maintenir une hauteur homogène.
Côté mobilité, la transmission intégrale confiée à quatre moteurs-roues à couple élevé autorise le franchissement de pentes atteignant 90 %, soit 42°, et d’obstacles de 7 cm. La direction active AeroTurn se charge quant à elle de stabiliser la tonte dans le sens de la pente comme en travers, tout en limitant les marques et les arrachements de gazon lors des changements de direction. Le tout est alimenté par une plateforme haute tension de 36 V adossée à une batterie de 324 Wh, dimensionnée pour les grandes surfaces.
Une tondeuse qui monte aussi la garde
La série A4 AWD Pro intègre par ailleurs une connectivité 4G qui fait office de double protection. Elle combine un suivi antivol, avec localisation en temps réel et alertes en cas de soulèvement de l’appareil, et une surveillance du jardin comprenant un mode patrouille, la vidéo et la détection de présence humaine. La gestion au quotidien n’est pas oubliée, avec la prise en charge de deux cartes et de plusieurs zones, des schémas de tonte personnalisables, l’adaptation aux conditions météorologiques et une conception IPX6 qui autorise un nettoyage au tuyau d’arrosage.
Il faudra en revanche se montrer patient, puisque la série A4 AWD Pro n’arrivera en Europe qu’au premier trimestre 2027, à un tarif non communiqué pour le moment.
Avant de vous parler de l’Alumi, commençons par un peu de contexte. Le marché des quadricycles légers ne s’est jamais aussi bien porté. Sous ce nom un peu barbare se cachent les petites voitures sans permis que l’on aperçoit dans nos villes depuis des décennies maintenant. En Europe, elles sont passées de 27 000 immatriculations en 2019 à près de 64 000 en 2024. Un bond assez spectaculaire de 137 % donc. De son côté, la France a plus que doublé son volume sur la même période avec 29 000 exemplaires écoulés en 2024.
Au-delà des volumes en forte progression, il est intéressant de noter que l’électrique s’y taille la part du lion, avec 75 % du marché français et 78 % de l’italien. Autant dire qu’un constructeur qui arrive avec un produit crédible sur ce créneau ne débarque plus dans une petite niche. C’est précisément le pari de Linktour, filiale du groupe industriel chinois Shandong Weiqiao Pioneering, fondée en 2025 et déjà présente à Shanghai puis à Munich avec son Alumi. En France, c’est Modelabs qui s’occupe de la distribution, un spécialiste des produits technologiques grand public créé en 1996, plus habitué aux smartphones qu’aux quadricycles.
Sur le papier, l’Alumi ne ressemble pas vraiment à ce que le segment propose d’ordinaire. Carrosserie intégralement en aluminium, batterie LFP de 7,2 kWh bruts (environ 6,5 kWh utiles) intégrée à la structure grâce à une architecture Cell to Body, toit panoramique en verre de série sur toute la gamme, écran central de 10,25 pouces avec CarPlay et Android Auto sans fil dès la finition intermédiaire. La version L6e, accessible sans permis dès 14 ans, annonce 120 km d’autonomie en cycle WMTC pour 45 km/h en pointe. La L7e, qui réclame un permis B1 à partir de 16 ans, grimpe à 90 km/h et 180 km revendiqués.
Commençons par les chiffres, parce qu’ils expliquent beaucoup de choses. L’Alumi mesure 2,68 m de long, 1,50 m de large et 1,55 m de haut, pour un empattement de 1,80 m. Face à la Citroën Ami, référence incontournable du segment, cela représente 27 cm de longueur et 11 cm de largeur en plus. Sur un véhicule de cette taille, 11 cm ne sont pas un détail cosmétique : ils se traduisent directement en centimètres d’épaules et en espace pour les jambes. Le passager avant dispose d’un dégagement qu’on n’attend franchement pas dans cette catégorie. Le syndrome « pot de yaourt », ce sentiment d’être assis dans une boîte en plastique, ne se manifeste jamais ici.
Le toit panoramique en verre contribue lui aussi largement à cette sensation, en apportant une luminosité qui change la perception du volume intérieur. Les sièges s’inclinent jusqu’à 169°, ce qui relève davantage de l’argument de brochure que de l’usage quotidien, mais témoigne d’une attention portée au poste de conduite. Quatre teintes sont proposées : blanc lune, vert boréal, noir étoilé et gris roche, avec des jantes de 13 ou 14 pouces selon les versions.
Toutefois, il y a quand même quelques petites choses qui fâchent. Les commandes situées sur le volant donnent une impression de finition en retrait, et leur ergonomie interroge : elles ressemblent à des molettes qu’on aurait envie de tourner, alors qu’elles fonctionnent en réalité comme des boutons directionnels. Le geste ne vient pas naturellement. Sur le bloc central, les touches de contrôle adoptent un parti pris presque rétro, en décalage avec le reste d’un habitacle qui ne joue pas du tout cette carte. Elles restent fonctionnelles, mais l’harmonie visuelle en prend un coup.
Dommage également que Linktour ait sacrifié la boîte à gants, l’espace ayant été affecté à l’intégration électronique selon le constructeur. Le coffre de 320 litres compense en grande partie, avec un volume largement supérieur à ce que propose la concurrence directe.
Côté construction, l’Alumi ne repose pas sur un châssis tubulaire habillé de plastique, qui est la recette habituelle du quadricycle léger. La carrosserie est en aluminium, et le châssis central pèse 95 kg selon Linktour. Surtout, le véhicule adopte la technologie Cell to Body. Cela signifie que la batterie n’est pas un module posé sous le plancher : elle est intégrée à la structure du châssis et fait office de plancher porteur. C’est une approche empruntée aux voitures électriques de catégorie supérieure. D’après le fabricant, cela permet également un gain de 12 % en capacité d’accélération.
La conséquence la plus tangible se lit dans la répartition des masses, annoncée à 50-50 entre l’avant et l’arrière. Sur un véhicule de moins de 2,70 m, cet équilibre se ressent dans le comportement, notamment lors des changements de direction en ville.
Dommage en revanche que les suspensions filtrent assez peu les vibrations. Sur les pavés parisiens, chaque irrégularité remonte dans l’habitacle sans grande cérémonie. Par ailleurs, sur la version L6e, il faut composer sans direction assistée, ce qui rend les manœuvres à l’arrêt plus physiques qu’on ne le voudrait.
Moteur, autonomie et recharge
La version L6e ici testée développe 6 kW en puissance nominale, soit 8 chevaux, avec une pointe à 12 kW et 65 Nm de couple. La vitesse maximale est bridée à 45 km/h, comme l’impose la réglementation de la catégorie. Un seul mode de conduite est disponible. La L7e monte à 10 kW nominaux, atteint 90 km/h et débloque deux modes, Normal et Sport, sur la finition Elite.
Côté autonomie, Linktour annonce 120 km en cycle WMTC pour la L6e. Notre essai d’un peu plus de 24 heures à la fois dans Paris et en banlieue a fait ressortir une consommation d’environ 8 kWh/100 km, ce qui projette une autonomie réelle proche de 100 km. Cependant, il est important de préciser qu’il faisait particulièrement chaud lorsque nous avons testé le véhicule en août. Aussi avons-nous usé et abusé de la climatisation présente sur notre modèle de test. Malgré tout, cela reste très au-dessus de la Citroën Ami, dont la batterie de 5,4 kWh permet 75 km. Pour situer autrement, l’Aixam Easy revendique 113 km.
La recharge, elle, appelle à un peu plus de réserves. La puissance est en effet limitée à 2 kW, ce qui impose environ quatre heures pour un plein complet. On est donc loin de la recharge d’appoint pendant une pause déjeuner. Un gros bon point en revanche pour le connecteur de type 2, ce qui permet de se brancher sur n’importe quelle borne publique standard sans adaptateur. Sur ce segment, ce n’est pas systématique du tout.
Pour le reste, la garantie couvre trois ans en kilométrage illimité sur le véhicule, et cinq ans sur le bloc moteur-batterie pour les particuliers.
Équipements
C’est ici que le choix se complique. La Alumi (L6e) est déclinée en trois niveaux de finition, la L7e en deux, Elite et Elite+. L’écart d’équipement entre l’entrée et le haut de gamme est par ailleurs considérable.
La version de base L6e se passe d’écran multimédia, de CarPlay et de climatisation. Autant dire qu’elle joue dans une catégorie différente de celle du modèle que nous avons essayé. Dès la finition intermédiaire Plus apparaît l’écran central de 10,25 pouces, avec Apple CarPlay et Android Auto sans fil.
La climatisation, elle, n’arrive qu’à partir de la version Pro. Comme dit plus haut, nous avons essayé le véhicule en plein mois d’août, et sa présence change radicalement l’expérience à bord d’un habitacle coiffé d’un toit en verre. Les versions Pro et Elite+ ajoutent un chargeur USB-C de 60 W.
Toutes les finitions bénéficient en revanche du combiné numérique de 5 pouces placé derrière le volant. Il est lisible, affiche la vitesse, l’autonomie restante, la consommation aux 100 km et les voyants habituels, sans fioriture inutile. La caméra de recul est présente, mais Linktour a fait l’impasse sur les radars de proximité, ce qui oblige à se fier uniquement à l’image lors des créneaux.
Il y a des formes qui traversent les années sans prendre une ride. Celle de la souris gamer G305, lancé en 2018, en fait partie. Sa silhouette symétrique a séduit une génération entière de joueurs, à tel point que Logitech G a mis huit ans avant d’oser y retoucher. Le constructeur suisse a fini par remettre l’ouvrage sur le métier avec le G305 X Superlight. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que la mise à jour ne se contente pas d’un coup de peinture. Le poids fond ainsi de 40 %, le vieillissant capteur Hero 12K cède sa place au Hero 44K, tandis que la pile AA disparaît au profit d’une batterie rechargeable en USB-C.
Sur le papier, la fiche technique a clairement de quoi rassurer les fidèles. D’autant qu’on retrouve par ailleurs la forme et les dimensions exactes de l’original (117,3×63,9×38,2 mm), six boutons programmables plus une molette, trois modes de connexion (2,4 GHz LIGHTSPEED, Bluetooth et filaire USB-C), une mémoire embarquée de cinq profils et une coque désormais fabriquée à plus de 50 % de plastique recyclé post-consommation. Deux coloris (noir et blanc) sont proposés au lancement.
Design et ergonomie
Ne cherchez pas de nouveauté marquante dans la prise en main, il n’y en a pas. Logitech a conservé au millimètre près la coque symétrique de 2018, un choix assumé qui évitera aux habitués toute période de réadaptation. La vraie nouveauté se ressent plutôt qu’elle ne se voit. En abandonnant la pile AA pour une batterie interne, la souris passe de 99 à 59 grammes.
Esthétiquement, le G305 X emprunte quelques codes à la gamme G502 X, notamment ce plastique semi-transparent logé sous le bouton DPI. Une discrète bande lumineuse RGB LIGHTSYNC fait son apparition au-dessus de la molette, absente de l’original, et change de couleur au gré des préréglages de sensibilité. Rien de tapageur donc, et c’est tant mieux.
On apprécie particulièrement l’attention portée à la réparabilité. Les vis de démontage se révèlent être de simples cruciformes Phillips, parfaitement visibles sous la souris. Il n’est donc pas nécessaire de sacrifier les patins pour y accéder. La documentation fournie mentionne même explicitement la possibilité de remplacer la batterie interne. À une époque où la plupart des périphériques sans fil finissent à la benne dès que l’accu rend l’âme, ce genre de détail mérite d’être salué.
Un bémol tout de même du côté de la glisse. Les patins PTFE ont été redessinés, et combinés au poids plume de l’ensemble, ils promettent des déplacements plus fluides que sur l’original. Dans les faits, sur certains tapis en tissu, ils ont tendance à accrocher légèrement et à produire un grattement audible. Rien de rédhibitoire, mais sur une souris qui porte « Superlight » dans son nom, on s’attendait à une glisse irréprochable en toute circonstance.
Capteur et performances
C’est ici que le fossé avec le modèle de 2018 se creuse vraiment. Le capteur Hero 44K grimpe à 44 000 DPI de résolution maximale, contre 12 000 pour son prédécesseur, et la vitesse de suivi atteint 678 IPS. L’accélération maximale, elle, reste inchangée à 40 G. Dans les faits, personne ne jouera sans doute à 44 000 DPI, mais cette marge est la garantie d’un capteur qui ne bronchera pas, même dans les mouvements les plus brusques.
Les interrupteurs principaux sont des Omron mécaniques, donnés pour une endurance doublée par rapport à ceux de l’original sous les clics gauche et droit. La molette troque de son côté l’encodeur TTC Silver d’origine contre un modèle Kailh.
Reste le seul point qui fâche, et il concerne le taux de rapport. Sorti de la boîte, le G305 X fonctionne à 1 000 Hz, soit un standard tout à fait honorable pour l’immense majorité des usages. Mais pour débloquer les 8 000 Hz dont la souris est techniquement capable, il faudra passer à la caisse une seconde fois pour se procurer le récepteur PRO Wireless nécessaire, vendu séparément.
Connectivité et autonomie
L’original était monomaniaque, uniquement utilisable grâce à son récepteur LIGHTSPEED propriétaire, sans Bluetooth ni mode filaire. Le G305 X corrige le tir avec brio puisqu’il propose trois modes de connexion. Le 2,4 GHz LIGHTSPEED reste évidemment la voie royale pour le jeu, quand le Bluetooth permet de basculer sur un ordinateur portable ou une tablette.
On apprécie d’ailleurs tout particulièrement l’emplacement du récepteur LIGHTSPEED, qui se niche dans la souris elle-même lorsque vous ne l’utilisez pas.
Enfin, le port USB-C autorise une utilisation filaire. Un câble USB-A vers USB-C de 1,8 mètre est d’ailleurs fourni. On profite donc d’une polyvalence qui manquait cruellement à son aîné.
Côté endurance, Logitech annonce 130 heures en mode 2,4 GHz, sans toutefois détailler les conditions de cette mesure, notamment l’état de l’éclairage RGB. Le constructeur promet également une charge rapide efficace : deux minutes branchée suffiraient à récupérer jusqu’à 3,5 heures d’utilisation. Des chiffres alléchants sur le papier, qui ne sont pas pris en défaut à l’usage. Nous n’avons certes pas été en mesure d’évaluer une charge complète. Toutefois, la charge rapide se révèle très pratique puisque, même si vous avez oublié de recharger la souris, une dizaine de minutes suffisent largement pour une journée entière de gaming intense.
Signalons aussi que la souris gère intelligemment sa consommation. Après cinq minutes d’inactivité, elle coupe l’éclairage et bascule en veille, avec un réveil instantané dès qu’on la bouge.
Logiciel et personnalisation
Comme l’ensemble de la gamme gaming du constructeur, le G305 X se pilote depuis G HUB, l’application de Logitech. On y configure les six boutons programmables, les paliers de DPI et l’éclairage LIGHTSYNC. La mémoire embarquée stocke cinq profils, de quoi transporter ses réglages d’une machine à l’autre sans avoir à réinstaller quoi que ce soit. Il s’agit d’un vrai confort pour qui joue sur plusieurs postes ou chez des amis.
Le QuietComfort reste l’un des produits les plus reconnaissables de Bose, et le constructeur américain ne comptait visiblement pas le laisser vieillir tranquillement. La marque vient en effet d’officialiser la deuxième génération de son casque à réduction de bruit. Au menu, un design retravaillé et surtout une descente en gamme de fonctions auparavant exclusives à la série QuietComfort Ultra. Autant vous dire que la frontière entre les deux familles devient plus floue.
Un pillage de la gamme Ultra
Grâce à la technologie TrueSpatial, le casque récupère les trois modes d’écoute Bose Immersive Audio jusqu’ici reservés aux QuietComfort Ultra, à savoir les modes Still, Motion et Cinéma. Le principe, selon Bose, consiste à offrir « une expérience d’écoute en son stéréo virtualisé à partir de toute source audio, plaçant l’auditeur directement au point idéal, comme s’il écoutait un système 2.0 externe ». Le mode Still maintient le son en place dans la pièce même quand la tête bouge, le mode Motion fait suivre le son lors des déplacements, et le mode Cinéma spatialise les effets d’ambiance tout en conservant des dialogues clairs et centrés, pour le visionnage de vidéos ou l’écoute de podcasts.
Le traitement numérique du signal SoundDesign est conservé, mais le casque gagne au passage la lecture sans perte via l’audio USB-C filaire, jusqu’à 24 bits/48 kHz. De ce point de vue, le nouveau QuietComfort coche une case que les audiophiles réclamaient.
Côté réduction de bruit, la technologie maison change de nom et s’appelle désormais QuietControl. Bose annonce plusieurs améliorations par rapport à la première génération, en particulier pour les porteurs de lunettes ou les personnes qui peinent à obtenir une étanchéité parfaite à cause des cheveux ou d’un chapeau. Le système à six microphones par écouteur compenserait ainsi mieux les interstices dans le joint, tandis que de nouveaux contrôles d’adaptation anticipée maintiennent l’efficacité même avec un ajustement imparfait, toujours d’après la marque. Le mode Conscient profite quant à lui d’une réponse ActiveSense améliorée, censée atténuer plus naturellement les pics soudains de bruit, comme le passage d’un train.
Un design modernisé et une connectivité étoffée
Le casque adopte par ailleurs un bandeau repensé avec des curseurs lisses et réglables, un rembourrage en cuir synthétique que Bose promet plus moelleux, et de nouvelles oreillettes ovales. Le fabricant se permet aussi une légère touche de fantaisie avec un peu de couleur à l’intérieur des oreillettes. cela introduit un design bicolore, décliné en noir, blanc nuage, et trois coloris en édition limitée baptisés vert eucalyptus, menthe rosée et mauve rosé. La force de serrage a également été optimisée pour concilier maintien et sensation de légèreté.
Les commandes restent physiques, et on apprécie. L’écouteur droit regroupe lecture/pause, volume et gestion des appels, tandis que le gauche accueille un bouton dédié au changement de mode d’écoute et aux raccourcis vers l’assistant vocal ou Spotify Tap. Le Bluetooth Core 5.4 avec connectivité multipoint permet de basculer d’un appareil à l’autre, et les utilisateurs Android profitent de Google Fast Pair pour une configuration simplifiée.
Le communiqué de presse nous apprend aussi que l’USB-C ne sert pas qu’à l’écoute sans perte. L’audio est bidirectionnel, avec une entrée vocale pensée pour les appels et la visioconférence sur Zoom ou Microsoft Teams. Un câble USB-C vers 3,5 mm est d’ailleurs fourni dans la boîte pour les sources analogiques, notamment les systèmes de divertissement en vol. Notez enfin qu’un égaliseur trois bandes, des modes d’écoute personnalisés et la gestion des appareils Bluetooth sont accessibles via l’application Bose.
Autonomie et disponibilité
Bose annonce jusqu’à 24 heures d’écoute, ramenées à 18 heures avec l’audio immersif activé. Le casque peut se recharger tout en étant porté, pour éviter toute coupure quand la batterie faiblit, et une charge rapide de 15 minutes redonne jusqu’à 2,5 heures de lecture. Des chiffres constructeur, que nous ne manquerons bien entendu pas de vérifier lors d’un test complet.
Le nouveau casque QuietComfort (2e génération) est disponible en précommande dès aujourd’hui, au prix public conseillé de 349,95 euros.
À Carros-Le Broc, dans l’arrière-pays niçois, des bacs de 30 iPhone circulent d’un poste à l’autre sous les néons d’un atelier de 6 000 m². Dans la salle de charge, quelque 700 appareils avalent simultanément un cycle complet en 25 minutes. Ce site un peu particulier, c’est celui de Reborn, où l’on redonne vie chaque jour à 4 500 produits tech, dont 2 500 smartphones.
À mesure que le reconditionné croît en popularité, le grand public comprend que tout ne se vaut pas dans ce domaine. Chez les meilleurs, un véritable savoir-faire industriel se cache derrière l’étiquette « reconditionné ». Chez Reborn, ce savoir-faire raconte aussi en creux l’histoire d’un groupe familial qui n’a jamais cessé de changer de métier.
Roger-David Lellouche, président de DPA-Europe, la maison-mère de la marque REBORN.
50 ans à sentir le vent
Car avant les iPhone, il y a eu les autoradios. DPA Europe naît en 1976, fondée par Franck Lellouche sur ce marché alors florissant. À l’époque, le groupe se distingue autant par sa capacité à fabriquer qu’à distribuer ses produits. Quand son fils Roger-David rejoint l’entreprise en 2003, l’entreprise mise sur la vidéo embarquée, puis sur le GPS dès 2005, avant d’équiper les foyers français en lecteurs DVD et en boîtiers TNT. Il en vendra 1 million en 2016. « Plus qu’une entreprise, mon père m’a transmis une façon de regarder le marché », résume aujourd’hui Roger-David Lellouche, qui préside le groupe.
Le vrai virage qui nous intéresse ici arrive en 2017 avec la création de Reborn, la marque de reconditionné du groupe. Un métier qui, à l’époque, n’existait pas vraiment en France sous forme industrielle. Il a fallu tout inventer, des processus aux outils de contrôle, en convainquant au passage des distributeurs d’abord réticents. « Nous avons fait le pari qu’un produit tech pouvait avoir une seconde vie, à condition de garantir une qualité irréprochable. Ce pari est aujourd’hui une conviction », affirme le président de DPA Europe.
Force est de constater que le pari a payé. Quelques chiffres impressionnants pour en attester : Reborn a reconditionné 820 000 produits en 2025, en hausse de 21 % sur un an, dont 550 000 smartphones et 130 000 paires d’AirPods. Les produits Apple pèsent 85 % des ventes, et la marque s’appuie sur un large réseau de distribution, au premier rang duquel les magasins Fnac et le site Fnac.com. Ce qui nous a convaincus d’aller leur rendre visite est que tout est reconditionné en France ! Il ne s’agit pas que d’une promesse marketing, mais d’un engagement reconnu par la certification Service France Garanti délivrée par l’AFNOR. De plus, chaque appareil part avec une garantie de deux ans pièces et main-d’œuvre.
Phoenix, ou l’art de renaître en plus grand
Pour ses 50 ans, le groupe ne se contente pas de souffler des bougies. Le projet Phoenix, un investissement de 15 millions d’euros, doit doter Reborn du plus grand site de reconditionnement d’Europe, avec une surface totale portée à près de 14 000 m². Les travaux débuteront en septembre 2026 pour une ouverture début 2028, dans un bâtiment annoncé comme 100 % autonome sur le plan énergétique. À la clé, une capacité doublée à 1,5 million de produits par an et 200 créations d’emplois près de Nice, principalement en CDI, échelonnées sur 18 mois après l’ouverture.
Image 3D simulée du futur projet Phoenix.
Ce calendrier n’a rien d’un hasard. Le marché du reconditionné affiche une croissance de 29 %, porté par des prix du neuf toujours plus élevés. En parallèle, le reconditionné permet d’économiser de 30 à 70 % et la sensibilité écologique des consommateurs va croissante. Aujourd’hui, près d’un téléphone acheté sur cinq est un produit reconditionné. La France fait d’ailleurs figure de marché le plus mature d’Europe dans ce domaine, devant l’Espagne et la Belgique. Reborn, qui réalise déjà 15 à 20 % de son chiffre d’affaires à l’export, vise clairement le leadership européen. Le groupe a dépassé son objectif de 100 millions d’euros de chiffre d’affaires et en vise désormais 150.
54 points de contrôle
Revenons à l’atelier, car c’est là que tout se passe. Les téléphones arrivent par lots, achetés en mix de grades (état esthétique) auprès de fournisseurs dont les classements ne sont pas normés. Pour mettre de l’ordre dans ces lots, la première étape consiste donc en un contrôle de conformité à la réception, puis un déballage et des tests basiques pour écarter les défauts majeurs (écran fendu, appareil qui ne démarre pas ou ne charge plus).
Les techniciens procèdent ensuite à un effacement de données certifié, une mise à jour vers le dernier iOS et enfin un passage en salle de charge. Certaines étapes anodines en apparence exigent pourtant une infrastructure digne d’un terminal d’aéroport, avec un wifi de très haute densité capable de gérer jusqu’à 4 000 terminaux connectés simultanément pour les mises à jour !
Le système permet de connecter jusqu’à 4 000 smartphones en même temps.
Vient ensuite le cœur du métier. Un PC envoie une application de test sur chaque téléphone et guide le technicien à travers 54 points de contrôle, alternant opérations manuelles et vérifications automatisées (capteurs, écran, batterie, appareils photo, réseau, tactile, haut-parleurs).
Le test des 54 points de contrôle.
Des gommettes de couleur signalent d’un coup d’œil les problèmes détectés, et chaque appareil est étiqueté avec son IMEI, sa date de passage et sa gradation, le tout synchronisé dans un outil de traçabilité maison. Un seul technicien expérimenté traite entre 230 et 240 unités par jour.
Côté réparations, les batteries, les écrans et les connecteurs de charge concentrent l’essentiel des interventions. Toute batterie sous les 85 % de capacité est remplacée d’office (certains acceptent de descendre à 80 %), et une option « batterie neuve », signalée par un autocollant, est proposée pour une dizaine d’euros supplémentaires.
La phase de réparation est une affaire de précision et d’expertise.
Signalons que les batteries défectueuses finissent dans de la vermiculite, par sécurité, avant recyclage. Quant aux caméras, 95 % des interventions se résument à un nettoyage des lentilles, réussi neuf fois sur dix grâce à un bain à ultrasons.
La fameuse poubelle pleine de vermiculite.
Les microrayures d’écran, elles, disparaissent sous un film hydrogel si elles ne sont pas trop profondes. Après une dernière évaluation esthétique et un nettoyage complet, chaque téléphone rejoint sa boîte en carton recyclé.
L’entreprise sait aussi où s’arrêter. Par exemple, les écrans pliables ne sont pas reconditionnés, leur fiabilité étant jugée insuffisante pour le moment. De même, la recoloration industrielle des coques a été écartée, car non viable et juridiquement risquée au regard de la propriété intellectuelle d’Apple.
Un dernier nettoyage avant de prendre la route.
Vous comprenez un peu mieux maintenant que derrière chaque smartphone reconditionné se cache une chaîne industrielle méticuleuse, bien loin de l’image du simple téléphone d’occasion. Pour la suite, Reborn prépare un « passeport d’identité » du téléphone, consultable en ligne grâce à l’IMEI, qui affichera l’historique complet de l’appareil (date d’activation, pièces changées, résultats des tests) et des indicateurs environnementaux. Il s’agit là d’une façon d’anticiper les obligations réglementaires attendues à partir de 2027, avant d’ouvrir donc début 2028 les portes du plus grand site de reconditionnement d’Europe.