Vue normale

Il y a de nouveaux articles disponibles, cliquez pour rafraîchir la page.
Aujourd’hui — 16 septembre 2026Journal du Coin

Qu’est-ce que la liquidité (et la profondeur de marché) ? La minute trading

16 septembre 2026 à 07:00

On ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve. La liquidité désigne la facilité avec laquelle un actif s’achète ou se vend sans faire bouger son prix, et elle change en permanence, d’une heure et d’une plateforme à l’autre. C’est elle qui détermine le spread que vous payez, elle encore qui décide si votre ordre de vente un dimanche soir partira au prix affiché ou dix crans plus bas. Invisible par beau temps, décisive par gros temps. Démonstration par le désastre.

SwissBorg, la fintech suisse régulée pour investir dans la crypto. Créez votre compte et gagnez jusqu'à 50€ dès 100€ de transaction en entrant le code JournalDC !
<strong>Rejoindre SwissBorg</strong>
Rejoindre SwissBorg
Lien commercial

Liquidité et profondeur de marché, définitions

La liquidité se lit dans le carnet d’ordres. La profondeur de marché, c’est la quantité d’ordres d’achat et de vente empilés à chaque niveau de prix autour du cours. Un marché profond absorbe un gros ordre sans broncher, chaque étage du carnet encaissant sa part. Un marché creux, à l’inverse, laisse le même ordre dévaler les étages vides, et le prix décroche bien au-delà de ce que le vendeur imaginait. C’est le fameux slippage.

Retenez surtout que la profondeur affichée est une photographie, pas une promesse. Les teneurs de marché retirent leurs ordres en quelques millisecondes dès que l’orage menace. Le carnet se vide alors précisément au moment où l’on en a besoin. Ces professionnels sont payés pour entretenir la profondeur, mais aucun contrat ne les oblige à rester sous l’orage.

Schéma de la profondeur de marché : carnet profond contre carnet creux
Deux carnets d’ordres : profond contre creux. Schéma : Journal du Coin

22 février 2021 : l’ether à 700 dollars sur Kraken, 1 546 ailleurs

Le cas d’école tient en une matinée. Ce lundi-là, en pleine correction du marché, l’ether s’échange autour de 1 600 dollars quand, sur la plateforme Kraken, le cours s’effondre en quelques minutes jusqu’à 700 dollars, pendant que le reste du marché ne descend qu’à environ 1 546 dollars, comme le racontait CoinDesk. Aucun bug selon le patron de la plateforme, simplement de grosses ventes tombées sur un carnet local trop mince pour les absorber.

Moins 56 % sur une plateforme, moins 4 % ailleurs, au même instant, pour le même actif. Les stops et les positions à levier logés sur ce carnet ont été exécutés dans le vide, à des prix de cauchemar.Des clients ont réclamé des remboursements pendant des semaines, sans grand succès.

Trader la liquidité en particulier : les bons réflexes

Trois habitudes protègent des carnets creux. Tradez les paires majeures sur les plateformes profondes, où votre taille est une goutte d’eau. Méfiez-vous des heures creuses, nuits, week-ends et jours fériés américains, quand la profondeur fond et que les mèches s’allongent. Et pour toute taille inhabituelle, découpez vos ordres et utilisez des ordres à cours limité, jamais un ordre au marché lancé dans le brouillard. Un coup d’œil au carnet avant de cliquer prend trois secondes et évite bien des mauvaises surprises.

Élargissons pour conclure la semaine. La liquidité est la matière première de tous les épisodes précédents, c’est elle qui absorbe ou amplifie les cascades de liquidations, elle qui rend l’arbitrage possible, elle dont l’assèchement transforme une correction en flash crash. Les marchés meurent rarement de baisse. Ils meurent d’illiquidité.

Rejoignez SwissBorg et découvrez une autre façon d'investir dans la crypto. Interface fluide, agrégateur qui balaie plusieurs exchanges pour vous obtenir le meilleur prix, cadre régulé européen : tout est pensé pour durer. Et pour commencer du bon pied, le code JournalDC vous rapporte jusqu'à 50 € dès 100 € de transaction.
<strong>Récupérer mon bonus</strong>
Récupérer mon bonus
Lien commercial

L’article Qu’est-ce que la liquidité (et la profondeur de marché) ? La minute trading est apparu en premier sur Journal du Coin.

💾

Intelligence artificielle (IA) : L’UE veut des règles mondiales, mais les USA freinent

16 septembre 2026 à 06:00

Réguler pour protéger. Des représentants des vingt-sept États membres de l’Union européenne se réunissent jeudi à Bruxelles au sein du Conseil de l’IA. Selon Politico, la Commission présentera un point sur les politiques européennes et internationales ainsi qu’un briefing technique sur des incidents récents liés à l’intelligence artificielle. La coopération mondiale figure aussi parmi les sujets de discussion, dans un contexte de désaccord avec Washington sur la manière d’encadrer les modèles les plus avancés.

Points clés

  • Les États membres de l’UE discutent jeudi à Bruxelles des incidents récents liés à l’IA et de la coopération internationale, selon Politico.
  • L’AI Act impose déjà des obligations aux fournisseurs de modèles d’IA à usage général, renforcées en cas de risque systémique.
  • Les principales obligations concernant les systèmes d’IA à haut risque ont été reportées à décembre 2027 ou août 2028 selon leur catégorie.
  • Comme MiCA pour la crypto, le cadre européen sert de base aux échanges internationaux, sans garantir l’adoption de règles mondiales.

Offre exclusive JDC : jusqu'au 30 septembre 2026, ouvrez votre compte Finst et recevez 50 € en Bitcoin !
<strong>Créer un compte Finst en 5 minutes</strong>
Créer un compte Finst en 5 minutes
Lien commercial

IA : Bruxelles cherche des règles au-delà de l’Europe

Le Conseil de l’IA rassemble des représentants des États membres pour suivre l’application de l’AI Act. D’après l’ordre du jour consulté par Politico, la réunion de jeudi ne vise ni à adopter un nouveau règlement ni à arrêter une position commune définitive. Les discussions porteront notamment sur les travaux engagés au G7, au G20 et aux Nations unies.

Le premier Dialogue mondial de l’ONU sur la gouvernance de l’IA s’est d’ailleurs déjà tenu à Genève les 6 et 7 juillet 2026. L’Union européenne dispose donc d’une enceinte où défendre son approche, sans pouvoir imposer seule des règles internationales. La vice-présidente de la Commission Henna Virkkunen a récemment appelé à une coopération mondiale : les risques liés aux modèles avancés ne s’arrêtent pas aux frontières européennes.

Cette démarche intervient après les appels de dirigeants comme Dario Amodei, chez Anthropic, et Sam Altman, chez OpenAI, à ralentir le développement de l’IA. Donald Trump a rejeté ces alertes, estimant qu’un tel ralentissement favoriserait la Chine. La réunion bruxelloise permet aux États membres de confronter leurs analyses, mais elle ne résout pas ce désaccord.

Les pays de l’UE voudraient encadrer le développement de l’IA mais les Américains y sont opposés – Source : Compte X

AI Act et MiCA : Une avance réglementaire à nuancer

L’Europe possède déjà un cadre contraignant pour les développeurs de modèles d’IA à usage général. Depuis août 2025, l’AI Act leur impose notamment des obligations de transparence et de respect du droit d’auteur. Les fournisseurs de modèles susceptibles de présenter un risque systémique doivent aussi évaluer et atténuer ce risque.

En revanche, le calendrier des systèmes d’IA à haut risque a changé. Un règlement entré en vigueur en juillet 2026 reporte leurs principales obligations au 2 décembre 2027 pour certains usages, notamment dans l’emploi, l’éducation ou les infrastructures critiques, et au 2 août 2028 pour les systèmes intégrés à certains produits. Les règles de transparence applicables depuis août 2026 ne sont pas concernées par ce report.

Le secteur crypto offre un point de comparaison, sans constituer un précédent exact. Avec MiCA, l’Union a fixé des règles communes pour les émetteurs de certains cryptoactifs et les plateformes qui fournissent des services aux clients européens. Cette harmonisation facilite la lecture des obligations, mais ne garantit ni l’émergence de leaders européens ni l’adoption de règles similaires ailleurs. Il en va de même pour l’IA : disposer d’un cadre européen donne une base aux discussions internationales, pas un accord mondial.

Jeudi, les représentants européens examineront les incidents récents et compareront les initiatives internationales. Le rejet par Donald Trump d’un ralentissement de l’IA souligne toutefois la difficulté d’obtenir un accord mondial sur les risques des modèles les plus avancés.

Tradez plus de 400 cryptomonnaies en toute confiance grâce à une plateforme régulée, transparente et aux frais imbattables en France. Recevez 50 € en Bitcoin pour toute nouvelle inscription !
<strong>Rejoindre Finst</strong>
Rejoindre Finst
Lien commercial

L’article Intelligence artificielle (IA) : L’UE veut des règles mondiales, mais les USA freinent est apparu en premier sur Journal du Coin.

💾

Crypto : Ark Invest vend pour 14 millions de dollars de Circle et allège Coinbase

15 septembre 2026 à 17:30

Gestion active. Ark Invest a vendu lundi des actions Coinbase, Circle, BitMine et Bullish, ainsi que des parts de l’ETF Bitcoin ARK 21Shares (ARKB). Aux cours de clôture, ces cessions représentent environ 65,6 millions de dollars, dont 40 millions pour les seules parts ARKB. Tous les titres concernés ont terminé la séance en hausse.

Points clés

  • Ark Invest a cédé plus de 65 millions de dollars de titres liés aux cryptomonnaies lundi, dont 40 millions sur son propre ETF Bitcoin ARKB
  • Circle représente la plus grosse vente d’actions avec 142 350 titres pour 13,8 millions de dollars, alors que le cours reste loin de ses sommets
  • Coinbase (+9,24 %), Circle (+7,53 %) et Bullish (+7,12 %) ont tous progressé, portés par l’espoir d’une adoption du Clarity Act
  • Le texte affronte un vote de cloture qui exige 60 voix au Sénat, où la majorité républicaine ne dispose que de 53 sièges

Offre exclusive JDC : jusqu'au 30 septembre 2026, ouvrez votre compte Finst et recevez 50 € en Bitcoin !
<strong>Créer un compte Finst en 5 minutes</strong>
Créer un compte Finst en 5 minutes
Lien commercial

Circle, Coinbase et ARKB : Le détail des ventes d’Ark Invest

Selon les avis de transactions publiés par Ark, la société de gestion a cédé 142 350 actions Circle dans deux fonds. Au cours de clôture de 97,42 dollars, leur valeur atteint environ 13,9 millions de dollars. Circle a gagné 7,53 % lundi. Ark a également vendu 36 628 actions Coinbase, soit environ 7 millions de dollars au cours de clôture de 191,45 dollars ; le titre a progressé de 9,24 %.

Les ventes comprennent aussi 153 881 actions BitMine, valorisées à environ 4 millions de dollars, et 18 280 actions Bullish, pour près de 688 000 dollars. La plus importante opération porte toutefois sur 1 528 953 parts de l’ETF Bitcoin ARKB, soit environ 40 millions de dollars au cours de clôture de 26,19 dollars. Il s’agit d’une vente de parts d’ETF détenues par des fonds d’Ark, pas d’une annonce de vente directe de bitcoins.

Ces montants restent des estimations : les avis indiquent les quantités négociées, mais pas nécessairement les prix d’exécution. Ark ajuste d’ailleurs régulièrement ses positions. Sa politique de pondération évoque généralement un maximum de 10 % d’un titre dans ses fonds actifs au moment de l’achat, mais cela ne permet pas, à elle seule, d’établir le motif des ventes de lundi.

Ark Invest a vendu lundi des actions Coinbase, Circle, BitMine et Bullish, ainsi que des parts de l’ETF Bitcoin ARK 21Shares (ARKB). Aux cours de clôture, ces cessions représentent environ 65,6 millions de dollars, dont 40 millions pour les seules parts ARKB. Tous les titres concernés ont terminé la séance en hausse.
Cathie Wood est habituellement tellement bullish que quand elle vend, tout le monde s’inquiète ! – Source : Compte X

Clarity Act : Un vote de procédure, pas une adoption

Ces transactions précèdent un rendez-vous au Sénat américain. Selon son calendrier officiel, les élus votent mardi 15 septembre, vers 14 h 15 heure de l’Est, sur une motion visant à clore le débat sur l’ouverture de l’examen du Digital Asset Market Clarity Act. Cette procédure exige normalement 60 voix. Même si elle aboutit, le texte n’est pas adopté : son examen au Sénat doit encore suivre.

La Chambre des représentants avait approuvé sa version par 294 voix contre 134. Le projet vise notamment à préciser le partage des compétences entre la SEC et la CFTC pour les actifs numériques. Les perspectives de son examen ont pu contribuer à l’intérêt des investisseurs pour les actions crypto lundi, mais elles ne démontrent pas la cause de chaque hausse.

Les ventes d’Ark et le vote prévu au Sénat coïncident donc dans le calendrier. Les premières documentent un ajustement de portefeuille ; le second concerne, à ce stade, la possibilité pour les sénateurs de débattre du texte. Les équipes d’Ark Invest craignent-elles une chute du marché suite à un vote défavorable ? Réponse très bientôt.

Tradez plus de 400 cryptomonnaies en toute confiance grâce à une plateforme régulée, transparente et aux frais imbattables en France. Recevez 50 € en Bitcoin pour toute nouvelle inscription !
<strong>Rejoindre Finst</strong>
Rejoindre Finst
Lien commercial

L’article Crypto : Ark Invest vend pour 14 millions de dollars de Circle et allège Coinbase est apparu en premier sur Journal du Coin.

💾

Hier — 15 septembre 2026Journal du Coin

Qu’est-ce que le MACD ? La minute trading

15 septembre 2026 à 07:00

Tout est dans l’écart. Le MACD ne regarde pas le prix, il regarde la distance entre deux moyennes, et c’est précisément cet espace qui raconte l’accélération ou l’essoufflement d’une tendance. Après les moyennes mobiles simples et leurs croisements, voici donc leur descendant direct, inventé par Gerald Appel dans les années 1970 et présent aujourd’hui sur toutes les plateformes de graphiques. Un grand classique. À manier avec ses modes d’emploi.

Les points clés de cet article :
  • Le MACD a été inventé par Gerald Appel dans les années 1970 et est devenu un classique des plateformes de graphiques.
  • Un signal haussier célèbre a été donné par le MACD hebdomadaire du bitcoin à l’été 2020, marquant le début d’une période de marché haussier historique.

SwissBorg, la fintech suisse régulée pour investir dans la crypto. Créez votre compte et gagnez jusqu'à 50€ dès 100€ de transaction en entrant le code JournalDC !
<strong>Rejoindre SwissBorg</strong>
Rejoindre SwissBorg
Lien commercial

Le MACD, définition d’un indicateur de momentum

Le MACD, pour Moving Average Convergence Divergence, se construit en trois temps.

D’abord une ligne MACD, différence entre une moyenne mobile exponentielle de 12 périodes et une de 26.
Ensuite une ligne de signal, moyenne à 9 périodes de la première.
Enfin un histogramme, qui mesure l’écart entre les deux.

Quand la ligne MACD croise au-dessus de son signal, élan haussier. En dessous, élan baissier. Et quand l’histogramme rétrécit, la tendance en cours perd son souffle.

L’indicateur mesure donc le momentum, la vitesse du mouvement, pas sa direction future. La nuance fait toute la différence à l’usage. Les paramètres 12, 26 et 9 sont restés la norme depuis un demi-siècle, même si chaque plateforme laisse les curieux les modifier.

Cas d’école : l’été 2020, quand le MACD hebdomadaire a donné le ton

Retour sur un signal resté célèbre chez les adeptes du temps long. Après le halving de mai 2020 et le violent krach du printemps, le MACD hebdomadaire du bitcoin repasse en configuration haussière au cours de l’été, ligne au-dessus du signal et histogramme repassé au vert, pendant que le cours végète autour de 10 000 dollars. La suite appartient à l’histoire, dix-huit mois de marché haussier jusqu’au sommet de novembre 2021 à 68 982 dollars. Les analystes qui suivaient ce signal n’avaient pas besoin de deviner le sommet, la tendance leur suffisait.

Le même outil, lu en unité de temps courte, aurait raconté n’importe quoi sur la même période, multipliant les faux signaux à chaque soubresaut. Première leçon du MACD, la timeframe fait l’indicateur. Un croisement hebdomadaire pèse infiniment plus lourd qu’un croisement en 5 minutes.

Utiliser le MACD en trader particulier

Trois garde-fous rendent l’outil réellement utile. Privilégiez les unités de temps longues, journalier au minimum, où le bruit se calme. Cherchez les divergences, un prix qui inscrit un nouveau sommet pendant que le MACD n’y parvient plus est un des avertissements les plus fiables de l’analyse technique. Et surtout, ne tradez jamais le MACD seul, confirmez avec la structure du marché, les volumes, le RSI pour l’état de surchauffe.

Élargissons une dernière fois. Le MACD a été conçu pour les actions des années 1970, un monde de séances courtes et de tendances lentes, et il s’est adapté sans broncher à un marché crypto ouvert en continu, preuve que la mécanique des foules change moins vite que la technologie. Gerald Appel lui-même le présentait comme un outil de contexte plutôt que comme une machine à signaux. Ses croisements restent cousins des golden cross et death cross, en plus nerveux. Même famille, même limite, le passé n’écrit jamais l’avenir.

Rejoignez SwissBorg et découvrez une autre façon d'investir dans la crypto. Interface fluide, agrégateur qui balaie plusieurs exchanges pour vous obtenir le meilleur prix, cadre régulé européen : tout est pensé pour durer. Et pour commencer du bon pied, le code JournalDC vous rapporte jusqu'à 50 € dès 100 € de transaction.
<strong>Récupérer mon bonus</strong>
Récupérer mon bonus
Lien commercial

L’article Qu’est-ce que le MACD ? La minute trading est apparu en premier sur Journal du Coin.

💾

Bitcoin : Strategy gèle ses achats et sort 139 millions de dollars pour ses actions STRC

14 septembre 2026 à 18:00

Deuxième semaine blanche. Strategy n’a ni acheté ni vendu le moindre bitcoin la semaine dernière. La société de Michael Saylor a préféré consacrer 139,3 millions de dollars de sa trésorerie au rachat de 1,42 million de ses propres actions de préférence STRC, d’après le formulaire 8-K déposé auprès du régulateur boursier américain.

Son trésor reste figé à 845 050 BTC pour une valeur d’environ 65,7 milliards de dollars aux cours actuels. Aucune action ordinaire n’a non plus été émise via son programme « at-the-market » sur la période.

Points clés

  • Strategy a racheté 1,42 million d’actions de préférence STRC pour 139,3 millions de dollars, sans acheter ni vendre de bitcoin
  • Le trésor reste figé à 845 050 BTC pour un coût d’acquisition de 63,73 milliards de dollars, soit 75 412 dollars en moyenne
  • Le ratio mNAV retombé à 1,1 rend l’émission d’actions nouvelles quasiment inutile, d’où le virage vers les rachats de titres
  • 197 sociétés cotées détiennent désormais du Bitcoin, mais les quatre suivantes réunies pèsent moins de 18 % du trésor de Strategy

SwissBorg, la fintech suisse régulée pour investir dans la crypto. Créez votre compte et gagnez jusqu'à 50€ dès 100€ de transaction en entrant le code JournalDC !
<strong>Rejoindre SwissBorg</strong>
Rejoindre SwissBorg
Lien commercial

Strategy rachète ses actions STRC plutôt que du Bitcoin

Le STRC, surnommé « Stretch », est une action de préférence perpétuelle : aucune échéance de remboursement, et un dividende mensuel à taux variable que Strategy ajuste pour maintenir le titre au plus près de sa valeur nominale de 100 dollars. Racheter ces titres sur le marché soutient leur cours et allège la facture de dividendes des trimestres suivants.

Ces rachats ont été financés par la poche « USD Cash », l’un des deux compartiments créés par le Digital Credit Capital Framework, le cadre de gestion financière que l’entreprise s’est imposé. Au terme de la période, l’« USD Reserve » affichait 5,1 milliards de dollars et l’« USD Cash » 1,3 milliard. Le premier compartiment est verrouillé et ne peut servir qu’au paiement des dividendes des actions de préférence et des intérêts de la dette.

Le programme de rachat de titres de crédit numériques, doté initialement d’un milliard de dollars et concentré en priorité sur le STRC, a été porté à 2 milliards la semaine dernière. Strategy a également validé un rachat d’actions ordinaires d’un milliard de dollars et élargi son BTC Monetization Program : l’entreprise s’autorise désormais à céder jusqu’à 5 milliards de dollars de bitcoins pour alimenter sa réserve, honorer dividendes et intérêts, et financer ces rachats. L’autorisation reste théorique à ce stade, puisque aucun bitcoin n’a quitté les coffres.

Strategy has repurchased $139M of $STRC. As of 9/13/26, we hold 845,050 $BTC and $6.4B of USD Assets. $MSTRhttps://t.co/awLZ666Nuq

— Strategy (@Strategy) September 14, 2026

« Strategy a racheté pour 139 millions de dollars de $STRC . Au 13/09/2026, nous détenions 845 050 $BTC et 6,4 milliards de dollars d’actifs en USD. $MSTR »

Un mNAV retombé à 1,1 et le silence de Michael Saylor

Le ratio mNAV compare la valeur d’entreprise de Strategy à celle du Bitcoin qu’elle détient. Il a longtemps oscillé entre 2 et 3 : chaque action émise au prix du marché achetait alors davantage de bitcoins par titre qu’elle n’en diluait, moteur du modèle Saylor. Redescendu à 1,1, il rend l’émission d’actions nouvelles pratiquement stérile pour les actionnaires en place, ce qui éclaire l’arrêt des ventes ATM.

Le titre MSTR a cédé 4,7 % sur la semaine pour clôturer vendredi à 130,97 dollars, quand le Bitcoin reculait de 3,9 %. L’action reste en repli d’environ 71 % par rapport à son sommet de 2025.

Michael Saylor a par ailleurs déserté son rituel dominical. Le cofondateur et président exécutif publiait chaque dimanche le graphique de suivi du trésor Bitcoin de Strategy, annonce à peine déguisée d’un achat imminent. Ces publications se sont raréfiées à mesure que les acquisitions s’espaçaient.

197 sociétés cotées en trésorerie Bitcoin, et un gouffre derrière Strategy

D’après les données de Bitcoin Treasuries, 197 sociétés cotées ont adopté une forme ou une autre de modèle d’accumulation de Bitcoin. Le classement s’effondre juste derrière Strategy : Twenty One, adossé à Tether, détient 43 514 BTC, Metaplanet 43 000 BTC, MARA 35 303 BTC et Bitcoin Standard Treasury Company, soutenu par Adam Back et Cantor Fitzgerald, 30 021 BTC. Ces quatre trésors réunis pèsent à peine 18 % de celui de Saylor.

L’ensemble du peloton a dévissé depuis les sommets de 2025, les primes de valorisation sur actif net s’étant comprimées à peu près partout. Le rachat de titres devient alors l’outil par défaut : quand le marché refuse de payer une prime pour du Bitcoin logé dans un bilan coté, racheter ses propres actions décotées revient à acheter du BTC avec un rabais.

Reste le cœur du bilan : 845 050 BTC accumulés pour 63,73 milliards de dollars, soit un prix de revient moyen de 75 412 dollars l’unité. Avec un Bitcoin autour de 77 900 dollars, la plus-value latente avoisine les 2 milliards, une marge de 3 % qui laisse peu d’air. Strategy contrôle toujours plus de 4 % des 21 millions de bitcoins qui existeront un jour, un stock qu’aucun des programmes de rachat en cours ne vient entamer.

Rejoignez SwissBorg et découvrez une autre façon d'investir dans la crypto. Interface fluide, agrégateur qui balaie plusieurs exchanges pour vous obtenir le meilleur prix, cadre régulé européen : tout est pensé pour durer. Et pour commencer du bon pied, le code JournalDC vous rapporte jusqu'à 50 € dès 100 € de transaction.
<strong>Récupérer mon bonus</strong>
Récupérer mon bonus
Lien commercial

L’article Bitcoin : Strategy gèle ses achats et sort 139 millions de dollars pour ses actions STRC est apparu en premier sur Journal du Coin.

💾

Crypto au Brésil : 300 plateformes pour une dizaine de licences

14 septembre 2026 à 15:28

Hécatombe annoncée sur le marché crypto brésilien. Depuis le 2 février, la banque centrale du Brésil impose de nouvelles règles aux plateformes d’actifs numériques. Ces exigences de fonds propres et de conformité reprennent, en somme, celles des établissements bancaires. Sur près de 300 prestataires recensés dans le pays, une vingtaine seulement tiendraient la distance. Au final, une dizaine seulement décrocheraient une licence.

Points clés

  • Depuis le 2 février, les prestataires crypto brésiliens doivent réunir des fonds propres plus élevés. Le plafond grimpe jusqu’à 37,2 millions de réaux, soit environ 7,2 millions de dollars.
  • Sur près de 300 acteurs, 20 à 25 seraient en mesure de déposer un dossier recevable. Une dizaine seulement décrocheraient un agrément.
  • Bitnuvem, NovaDAX, Digitra et Coinext ont déjà arrêté ou restructuré leurs services aux particuliers.
  • Les transactions en stablecoins adossés à une devise étrangère basculent sous le régime du marché des changes.

SwissBorg, la fintech suisse régulée pour investir dans la crypto. Créez votre compte et gagnez jusqu'à 50€ dès 100€ de transaction en entrant le code JournalDC !
<strong>Rejoindre SwissBorg</strong>
Rejoindre SwissBorg
Lien commercial

Crypto : le Brésil exige jusqu’à 7,2 millions de dollars de fonds propres

Le sigle PSAV désigne au Brésil les prestataires de services sur actifs virtuels. Le terme fait écho aux PSAN français et aux VASP de la terminologie internationale. Les résolutions adoptées par la Banco Central do Brasil découpent le métier en trois catégories. On y trouve l’intermédiation, la garde d’actifs pour le compte de tiers et le courtage. Chaque catégorie impose son propre plancher de capital. Pour les profils les plus larges, il grimpe jusqu’à 37,2 millions de réaux, soit environ 7,2 millions de dollars.

Le capital n’est que la première marche. Le cahier des charges impose aussi une gouvernance claire et un dispositif anti-blanchiment. Il exige, par ailleurs, une séparation stricte des fonds clients et un reporting régulier au superviseur. Une plateforme de taille moyenne vit sur des commissions de quelques points de base. Résultat : le coût de mise en conformité dépasse souvent sa marge annuelle.

Le calendrier achève de resserrer l’étau. Les candidats doivent déposer leur dossier avant le 30 octobre. Passé ce délai, ils disposeront de 30 jours pour cesser toute activité et restituer les fonds de leurs utilisateurs.

Bitnuvem, NovaDAX, Digitra et Coinext quittent déjà la table

Quatre plateformes ont annoncé l’arrêt ou la restructuration de leurs services destinés aux particuliers : Bitnuvem, NovaDAX, Digitra et Coinext. Aucune n’a désigné nommément la nouvelle réglementation dans ses communiqués. Toutes, en revanche, ont choisi de communiquer dans les semaines qui ont suivi son entrée en vigueur.

L’arithmétique est brutale. Sur 300 acteurs, seuls 20 à 25 dossiers seraient jugés recevables, puis une poignée seulement décrocheraient un agrément effectif. Concrètement, plus de 95 % du marché sortirait du cadre légal, par la vente, la fusion ou la fermeture. Les maisons capables d’aligner huit chiffres de fonds propres et un service conformité étoffé partent avec une longueur d’avance. C’est le cas, par exemple, de Mercado Bitcoin, de Foxbit ou des filiales locales des groupes internationaux. Les petites structures nées de l’euphorie de 2021 n’ont ni le bilan ni le temps de rattraper ce niveau d’exigence.

Stablecoins et fiscalité : la deuxième lame de la réglementation crypto

Le volet le plus lourd de conséquences concerne les stablecoins adossés au dollar. Les opérations portant sur des jetons référencés à une devise étrangère basculent dans le régime du marché des changes. Elles héritent, du même coup, des obligations de déclaration et d’identification qui l’accompagnent. La banque centrale évalue à environ 90 % la part des flux crypto brésiliens liés à ces actifs. Un tel pourcentage transforme, de fait, une règle technique en réforme structurelle pour tout le pays.

Reste la question des utilisateurs privés de plateforme locale. Ils conservent l’accès aux places étrangères, aux protocoles DeFi et à l’autoconservation. Ces usages échappent, cependant, au superviseur brésilien en matière de protection du consommateur. Le fisc, lui, a déjà anticipé le mouvement. Désormais, ses obligations déclaratives couvrent aussi les transactions réalisées sur des plateformes étrangères, comme celles effectuées depuis un wallet personnel.

Les dossiers doivent être déposés d’ici fin octobre, l’instruction par la banque centrale suivra. D’ici là, quelque 275 prestataires devront choisir entre vendre, fusionner ou fermer. Une dizaine de survivants, enfin, se partageront le marché crypto le plus actif d’Amérique latine.

Rejoignez SwissBorg et découvrez une autre façon d'investir dans la crypto. Interface fluide, agrégateur qui balaie plusieurs exchanges pour vous obtenir le meilleur prix, cadre régulé européen : tout est pensé pour durer. Et pour commencer du bon pied, le code JournalDC vous rapporte jusqu'à 50 € dès 100 € de transaction.
<strong>Récupérer mon bonus</strong>
Récupérer mon bonus
Lien commercial

L’article Crypto au Brésil : 300 plateformes pour une dizaine de licences est apparu en premier sur Journal du Coin.

💾

À partir d’avant-hierJournal du Coin

Bitcoin sous les 78 000 $ : Dans l’attente du Clarity Act

14 septembre 2026 à 06:56

Le sort en est jeté. Le Bitcoin ne bouge quasiment plus depuis samedi. Il campe entre 77 500 et 77 600 dollars au moment d’écrire ces lignes (niveau à recoller au cours du jour avant toute lecture, le marché crypto ne dormant jamais), toujours sous la résistance des 81 700 dollars qui validerait un vrai retour du marché haussier. Mais l’immobilité du cours ne dit rien de la tension qui monte. Mardi, le Sénat américain vote la clôture du CLARITY Act, le texte censé fixer enfin un cadre fédéral pour les cryptomonnaies. Et cette fois, Donald Trump a lâché du lest.

Les points clés de cet article :
  • Le Bitcoin a stagné entre 77 500 et 77 600 dollars, incapable de franchir la résistance des 81 700 dollars, avant des décisions cruciales de réglementation et de politique monétaire.
  • Le CLARITY Act, avec une clause éthique révisée, attendait un vote du Sénat américain, tandis que la Fed devait statuer sur une possible hausse des taux, créant une tension palpable sur le marché crypto.

SwissBorg, la fintech suisse régulée pour investir dans la crypto. Créez votre compte et gagnez jusqu'à 50€ dès 100€ de transaction en entrant le code JournalDC !
<strong>Rejoindre SwissBorg</strong>
Rejoindre SwissBorg
Lien commercial

Bitcoin dans l’attente, la Fed en embuscade

L’immobilité du cours cache mal la nervosité ambiante. Le Bitcoin oscille dans un couloir étroit depuis le week-end, incapable de reprendre l’élan qui l’avait porté brièvement au-dessus de 79 800 dollars vendredi dernier.

La faute à un calendrier qui s’annonce chargé : après le vote de mardi, la Fed tranche mercredi 16 septembre sur ses taux, avec une probabilité de hausse désormais évaluée à plus de 85 % par les marchés à terme. Deux chocs en trois jours, réglementaire puis monétaire, et un cours qui préfère visiblement attendre d’y voir plus clair avant de choisir un camp.

CLARITY Act : ce qui a vraiment changé dans le texte final

Les sénateurs républicains ont publié dimanche le texte définitif du CLARITY Act, avec une clause éthique entièrement revue. Fini l’ambiguïté sur les conflits d’intérêts : les élus fédéraux couverts, et leurs conjoints, devront céder leurs participations crypto jugées « substantielles » ou les loger dans un trust aveugle, un montage juridique qui empêche le titulaire de savoir ce qu’il détient réellement. Nouveauté de taille, relayée par CryptoBriefing le 13 septembre : les procureurs généraux des États obtiennent un rôle de contrôle sur ces dispositions. La Maison-Blanche refusait cette concession il y a encore quelques semaines. Elle l’a acceptée. Un trust aveugle ne fait pourtant disparaître ni la fortune ni son origine, il en confie simplement la gestion à un tiers pendant le mandat.

Le vote de mardi, à 14h15 heure américaine, n’adopte pas la loi elle-même. Il s’agit d’une motion de procédure qui exige 60 voix pour avancer vers le débat en séance plénière. Les républicains contrôlent 53 sièges. Il leur faut donc convaincre au moins sept démocrates de franchir la ligne. Un échec mardi, et le texte est mort pour 2026, probablement jusqu’après les midterms de novembre 2026.

Un clan Trump qui a beaucoup à perdre

L’enjeu personnel n’a rien d’abstrait pour le président. Sa déclaration de patrimoine publiée début juillet chiffrait ses revenus liés à la crypto à environ 1,4 milliard de dollars sur la seule année 2025, portés notamment par les memecoins de la famille et par World Liberty Financial. Donald Trump avait déjà donné son accord de principe sur une clause anti-conflit d’intérêts dès juillet. Ce week-end, il est allé plus loin en validant une version qui donne du mordant à des procureurs d’État sur lesquels il n’a aucune prise. Un choix qui en dit long sur l’urgence, côté républicain, de faire aboutir ce texte avant que la fenêtre politique ne se referme.

Que le Sénat franchisse ou non la barre des 60 voix mardi, le Bitcoin devra ensuite digérer la décision de la Fed deux jours plus tard, sans avoir eu le temps de souffler entre les deux. 48 heures pour absorber deux chocs qui, d’ordinaire, se digèrent chacun sur une semaine entière.

Rejoignez SwissBorg et découvrez une autre façon d'investir dans la crypto. Interface fluide, agrégateur qui balaie plusieurs exchanges pour vous obtenir le meilleur prix, cadre régulé européen : tout est pensé pour durer. Et pour commencer du bon pied, le code JournalDC vous rapporte jusqu'à 50 € dès 100 € de transaction.
<strong>Récupérer mon bonus</strong>
Récupérer mon bonus
Lien commercial

L’article Bitcoin sous les 78 000 $ : Dans l’attente du Clarity Act est apparu en premier sur Journal du Coin.

💾

FTX : Sam Bankman-Fried joue son va-tout devant la Cour suprême

12 septembre 2026 à 11:00

Sam Bankman-Fried a saisi la Cour suprême des États-Unis. Il veut faire annuler sa condamnation à 25 ans de prison et la confiscation de 11 milliards de dollars qui l’accompagne. Le New York Times a pu consulter la requête : l’ancien patron de FTX y affirme que son procès l’a empêché de prouver un point précis. Ses clients, selon lui, auraient fini par récupérer chaque dollar.

Le pari est mince. La haute juridiction n’accepte d’examiner qu’environ 1 % des dossiers qui lui parviennent chaque session. Cette sélection relève d’un pouvoir purement discrétionnaire.

Points clés

  • Sam Bankman-Fried tente d’obtenir l’annulation de sa condamnation et la restitution de ses avoirs devant la Cour suprême
  • Sa défense affirme que le procès l’a empêché de démontrer que les clients de FTX récupéreraient tout leur argent
  • Le plan de faillite a converti les créances en dollars de novembre 2022, quand le bitcoin valait environ 16 000 dollars
  • Sa demande de grâce reste pendante, mais Donald Trump l’a écartée et le Sénat a voté contre à l’unanimité

Pour son premier anniversaire, Steady Lads casse les prix : ‑25% sur l'abonnement annuel, ‑20% sur le mensuel. Analyses de Cara, live hebdo, suivi du portefeuille en direct, tout est inclus. Attention, l'offre ferme dimanche 13 au soir.
<strong>J'accède à l'offre</strong>
J'accède à l'offre

FTX : l’argument du remboursement intégral porté devant la Cour suprême

La procédure porte un nom technique : le writ of certiorari. Sam Bankman-Fried demande ainsi à la Cour suprême de réexaminer une décision qu’une juridiction inférieure a rendue contre lui. Ses avocats qualifient ce réexamen d’« urgemment nécessaire ». Toute leur démonstration s’appuie sur la trésorerie de FTX.

« Il y a toujours eu largement assez d’actifs disponibles pour rembourser les clients (comme ils l’ont désormais été, avec des intérêts substantiels). »

Extrait de la requête déposée devant la Cour suprême par les avocats de Sam Bankman-Fried

Le juge Lewis Kaplan avait verrouillé cette ligne de défense lors du procès de Manhattan. Pour lui, le détournement avait eu lieu au moment des faits, peu importe un remboursement ultérieur. Les jurés n’ont donc jamais entendu parler de la solvabilité résiduelle de la plateforme.

Le ministère de la Justice n’a jamais varié sur ce point. Ses réquisitions décrivaient un montage destiné à escroquer les clients de l’exchange en « détournant des milliards de dollars de leurs fonds ». Le dossier dépassait d’ailleurs le seul périmètre des dépôts. 1,7 milliard de dollars provenant des investisseurs de FTX et 1,3 milliard provenant des prêteurs d’Alameda Research figuraient aussi parmi les chefs d’accusation. Ces deux postes restaient étrangers aux comptes clients.

L’enjeu dépasse le seul dossier FTX. La Cour suprême a tranché l’arrêt Kousisis v. United States en 2025. Ce précédent établit qu’une accusation de fraude électronique n’exige pas de prouver un préjudice financier réel pour les victimes. La requête s’appuie justement sur ce point. Les avocats de Sam Bankman-Fried demandent donc aux juges de revenir sur cette lecture, un pari risqué tant le précédent reste récent et unanime.

Remboursés en dollars de 2022, quand le Bitcoin valait 16 871 dollars

L’affirmation « les clients ont été remboursés » mérite une note de bas de page pour quiconque détenait des cryptomonnaies sur la plateforme. Les distributions ont bien eu lieu, via le plan de faillite que le tribunal du Delaware a validé. Mais ce plan a converti chaque créance en dollars à la date d’ouverture de la procédure, en novembre 2022. Les administrateurs judiciaires ont retenu un cours de 16 871 dollars, le bitcoin étant alors au creux du cycle.

Un utilisateur qui avait déposé un bitcoin sur FTX a récupéré l’équivalent de 16 871 dollars augmentés d’intérêts, pas un bitcoin. Le plan a donc honoré les créances en monnaie fiduciaire. Le cours, lui, a repris plusieurs fois sa valeur d’origine depuis. La requête se garde bien de chiffrer cet écart.

Le second volet du recours vise la confiscation de 11 milliards de dollars, qu’un juge a prononcée en mars 2024. Les avocats y voient une « amende écrasante », contraire au Huitième amendement de la Constitution américaine. Ce texte prohibe les amendes excessives, au même titre que les cautions disproportionnées et les châtiments cruels. Le montant excède de très loin toute capacité de paiement de l’intéressé. Il sert surtout de fondement légal à la saisie des avoirs que le gouvernement a récupérés au profit des victimes.

Grâce présidentielle : l’autre porte de sortie de Sam Bankman-Fried

La voie judiciaire n’est pas la seule explorée. Sam Bankman-Fried a lui-même déposé une demande de clémence en juin auprès de Donald Trump. Le bureau de l’avocat des grâces du ministère de la Justice la classe toujours comme pendante. Fait cocasse, les services de la Justice ont enregistré le dossier dans la catégorie « grâce après exécution complète de la peine ». Il reste pourtant plus de deux décennies à purger à l’intéressé.

Les signaux politiques restent défavorables. Donald Trump a écarté toute grâce en janvier devant le New York Times. Le Sénat, lui, a voté à l’unanimité contre la clémence en juillet. L’ancien milliardaire traîne un passif encombrant de ce côté du Capitole : près de 40 millions de dollars versés lors du cycle électoral 2021-2022. OpenSecrets le classait alors deuxième donateur du camp démocrate derrière George Soros.

De la valorisation à 32 milliards à la case prison

FTX avait atteint une valorisation de 32 milliards de dollars dès janvier 2022, à peine trois ans après sa création. La plateforme misait alors sur le naming d’arènes sportives et des spots publicitaires avec des célébrités. Une crise de liquidité a fait s’effondrer FTX en novembre 2022. Les fonds des clients comblaient alors les pertes d’Alameda Research, la société de trading maison de Sam Bankman-Fried.

Les autorités ont arrêté son fondateur aux Bahamas le mois suivant. Un jury l’a reconnu coupable l’année d’après, au terme d’un procès d’un mois à Manhattan. Un juge fédéral a rejeté sa demande de nouveau procès en avril. Un panel de trois magistrats de la cour d’appel du deuxième circuit a ensuite confirmé la condamnation en juin.

La Cour suprême n’a pas encore fait savoir si elle acceptait de se pencher sur le dossier. Sam Bankman-Fried purge sa peine dans un établissement fédéral de Californie. Depuis un an, il multiplie les entretiens avec la presse et continue de clamer son innocence. Sa libération reste fixée à 2044.

Cela fait un an que vous suivez peut-être les analyses de Cara sur le Journal du Coin. Steady Lads, c'est la version complète : un portefeuille public suivi en temps réel, chaque position expliquée, un live chaque mardi et une communauté active pour échanger. Jusqu'au dimanche 13 inclus, profitez de l'offre anniversaire à prix réduit !
<strong>Profiter de l'offre anniversaire</strong>
Profiter de l'offre anniversaire

L’article FTX : Sam Bankman-Fried joue son va-tout devant la Cour suprême est apparu en premier sur Journal du Coin.

💾

Ethereum reprend 2 600 $ après le CPI, XRP et Solana marquent une pause

12 septembre 2026 à 09:56

Après la pluie, le beau temps. La veille, les quatre grands altcoins plongeaient de concert à l’approche du CPI américain. Le scénario s’est inversé vendredi, sans pour autant tourner à l’euphorie. Ethereum a repris la barre des 2 600 dollars en fin de séance, pendant que XRP, Solana et HYPE se contentaient de stabiliser leurs positions. Un rebond, oui, mais un rebond prudent, presque sur la pointe des pieds.

Les points clés de cet article :
  • Ethereum a repris la barre des 2 600 dollars, marquant un rebond prudent après une chute précédente.
  • Les flux ETF d’Ethereum sont restés instables, oscillant entre entrées et sorties sans direction claire.

Ethereum reprend son souffle, les flux ETF restent capricieux

Après une inflation sous-jacente légèrement supérieure aux attentes, le marché a d’abord tremblé avant de se reprendre. Le cours d’Ethereum est repassé au-dessus de 2 600 dollars vendredi pour repasser autour des 2560 à l’heure d’écrire ces quelque slignes.

Il n’avait plus touché ce niveau depuis plusieurs jours. Sauf que le rebond du prix ne raconte pas toute l’histoire côté institutionnels. Les flux des ETF Ethereum au comptant sont restés en dents de scie cette semaine : après un retour à +34,7 millions de dollars mercredi, ils sont repassés en sortie nette de 29,9 millions de dollars le lendemain. Bref, rien d’une ruée. Les gérants avancent à tâtons, pas à pas, en attendant d’y voir plus clair sur la trajectoire de la Fed.

Le contraste est net avec le narratif qui circulait ces derniers jours d’un basculement massif des flux vers Ethereum. Pour l’instant, la réalité ressemble plutôt à un jeu de ping-pong entre entrées et sorties, sans direction franche. Ethereum n’aspire pas les capitaux, il les récupère un jour et les rend le lendemain.

XRP, Solana et HYPE : la consolidation plutôt que le rebond franc

Du côté des autres poids lourds, l’ambiance est à la pause plutôt qu’au sursaut. XRP évolue autour de 1,36 dollar, Solana près de 102,5 dollars et HYPE aux alentours de 80 dollars, des niveaux qui traduisent une consolidation plus qu’un vrai retournement de tendance.

Rien d’affolant, mais rien d’enthousiasmant non plus pour les reste des altcoins. Le marché digère encore le choc du CPI de vendredi, pendant que le Bitcoin lui-même reste sous pression après l’effacement rapide de sa Golden Cross, ce croisement technique haussier apparu début septembre.

Cette pause synchronisée sur les altcoins n’a rien d’anodin à une semaine de la décision de la Fed, le 16 septembre. Tant que les probabilités d’une hausse des taux restent élevées, difficile d’imaginer un vrai retour de l’appétit pour le risque sur les actifs les plus volatils du marché. D’ici là, les altcoins resteront suspendus au même calendrier que le Bitcoin, otages d’une Fed qui n’a pas encore tranché.

L’article Ethereum reprend 2 600 $ après le CPI, XRP et Solana marquent une pause est apparu en premier sur Journal du Coin.

💾

Bitcoin : L’Allemagne s’apprête à supprimer son exonération fiscale après un an de détention

12 septembre 2026 à 06:00

La niche fiscale allemande vacille. Le ministère fédéral des Finances prépare une réforme qui supprimerait l’exonération des plus-values crypto après un an de détention pour les nouveaux achats. Les bitcoins et autres actifs concernés acquis à partir du 1ᵉʳ janvier 2027 seraient soumis à une taxe forfaitaire de 25 %, majorée du supplément de solidarité. Toutefois, le texte circule encore au sein du gouvernement et n’a pas été adopté.

Points clés

  • Berlin prévoit une taxe de 25 % sur les gains crypto, portée à 26,375 % avec le supplément de solidarité.
  • Seules les cryptomonnaies acquises à partir du 1ᵉʳ janvier 2027 seraient concernées.
  • Les bitcoins achetés avant cette date restent exonérés après douze mois de détention.
  • Sans l’exonération allemande, la République tchèque et le Portugal deviennent les derniers régimes favorables de l’Union.
Pour son premier anniversaire, Steady Lads casse les prix : ‑25% sur l'abonnement annuel, ‑20% sur le mensuel. Analyses de Cara, live hebdo, suivi du portefeuille en direct, tout est inclus. Attention, l'offre ferme dimanche 13 au soir.
<strong>J'accède à l'offre</strong>
J'accède à l'offre

L’Allemagne veut taxer Bitcoin comme les actions

Actuellement, l’Allemagne considère les cryptomonnaies détenues par les particuliers comme des « autres biens économiques ». Une vente réalisée dans l’année suivant l’achat relève donc du barème progressif de l’impôt sur le revenu, qui peut atteindre 45 %. En revanche, la plus-value devient généralement exonérée après douze mois de détention.

Une franchise annuelle de 1 000 euros s’applique aux bénéfices issus de l’ensemble des opérations privées concernées par ce régime. Il ne s’agit pas d’un abattement : lorsque le seuil est dépassé, la totalité du gain imposable entre dans le calcul.

Le projet préparé par le ministère dirigé par Lars Klingbeil ferait basculer Bitcoin, Ether et les autres « cryptomonnaies d’échange » vers l’Abgeltungsteuer, déjà appliquée aux actions, intérêts et dividendes. Son taux de 25 % atteint 26,375 % après le supplément de solidarité. L’impôt d’Église peut encore augmenter la facture pour les contribuables concernés.

Selon les informations obtenues par le Handelsblatt, le ministère justifie cette réforme par l’utilisation croissante des cryptomonnaies comme placements financiers. Il estime les recettes supplémentaires à 160 millions d’euros en 2028, puis environ 350 millions en 2030.

Le ministère fédéral des Finances prépare une réforme qui supprimerait l’exonération des plus-values crypto après un an de détention pour les nouveaux achats. Les bitcoins et autres actifs concernés acquis à partir du 1er janvier 2027 seraient soumis à une taxe forfaitaire de 25 %, majorée du supplément de solidarité. Toutefois, le texte circule encore au sein du gouvernement et n’a pas été adopté.
L’Allemagne pourrait faire une sacrée marche arrière en terme de fiscalité crypto si le projet allait au bout – Source : Compte X JDC

Les bitcoins achetés avant 2027 resteraient protégés

Le projet prévoit une clause de sauvegarde pour les actifs acquis avant le 1ᵉʳ janvier 2027. Ceux-ci conserveraient le régime actuel et pourraient toujours être vendus sans impôt après douze mois. À l’inverse, la durée de détention n’effacerait plus l’imposition des gains réalisés sur les achats postérieurs.

Cette différence rend la date d’acquisition déterminante. Elle ne constitue cependant pas encore une garantie juridique : le projet se trouve au stade de la coordination préliminaire au sein du gouvernement. Il doit encore recevoir l’approbation du cabinet, puis franchir le Bundestag et éventuellement le Bundesrat.

L’entrée en vigueur est envisagée au 1ᵉʳ janvier 2027, mais la retenue automatique par les plateformes ne commencerait qu’en 2028. En parallèle, DAC8 impose déjà la collecte des opérations réalisées depuis janvier 2026. Les premiers échanges de données entre administrations fiscales européennes interviendront au plus tard en septembre 2027.

Cette réforme rapprocherait l’Allemagne de l’Italie, où le taux général atteint désormais 33 %. Le Portugal conserve une exonération sous conditions après 365 jours, tandis que la République tchèque applique notamment un délai de trois ans. Pour les épargnants allemands, l’avantage des achats réalisés avant 2027 dépend toutefois encore de l’adoption définitive du texte dans sa rédaction actuelle. Pas simple la fiscalité en Europe…

Cela fait un an que vous suivez peut-être les analyses de Cara sur le Journal du Coin. Steady Lads, c'est la version complète : un portefeuille public suivi en temps réel, chaque position expliquée, un live chaque mardi et une communauté active pour échanger. Jusqu'au dimanche 13 inclus, profitez de l'offre anniversaire à prix réduit !
<strong>Profiter de l'offre anniversaire</strong>
Profiter de l'offre anniversaire

L’article Bitcoin : L’Allemagne s’apprête à supprimer son exonération fiscale après un an de détention est apparu en premier sur Journal du Coin.

💾

Économie : la France paiera 59,3 milliards d’euros d’intérêts sur sa dette en 2026

11 septembre 2026 à 19:00

Le passé, dévoreur d’avenir. Bercy vient de chiffrer l’addition : la charge de la dette française atteindra 59,3 milliards d’euros en 2026. La hausse atteint 4,4 milliards d’euros par rapport à 2025, environ 8 %. Le ministre de l’Économie et des Finances, Roland Lescure, annonce une révision à la baisse de la croissance 2026. Elle est désormais estimée autour de 0,5 %. Il reconnaît aussi que l’objectif d’un déficit public sous les 5 % du PIB « n’est plus une option ». Deux chiffres qui, mis côte à côte, dessinent la mécanique la plus redoutable des finances publiques. Une dette toujours plus chère, dans une économie qui produit de moins en moins de richesse pour la payer.

Points clés

  • Les intérêts payés par l’État atteignent 59,3 milliards d’euros en 2026, soit +4,4 milliards sur un an, environ 8 %
  • Roland Lescure révise la prévision de croissance 2026 à la baisse, autour de 0,5 %
  • Le ministre évoque aussi un déficit public supérieur à 5 % du PIB
  • Le service de la dette grimpe au troisième rang budgétaire de l’État, derrière la Défense, et talonne l’Éducation nationale
  • Bitcoin, plafonné à 21 millions d’unités, sert de couverture face à la dépréciation monétaire
Pour son premier anniversaire, Steady Lads casse les prix : ‑25% sur l'abonnement annuel, ‑20% sur le mensuel. Analyses de Cara, live hebdo, suivi du portefeuille en direct, tout est inclus. Attention, l'offre ferme dimanche 13 au soir.
<strong>J'accède à l'offre</strong>
J'accède à l'offre

Économie française : quand les intérêts de la dette grimpent sur le podium budgétaire

Le mécanisme n’a rien de mystérieux. Pendant une décennie, la France s’est endettée à taux quasi nul, parfois négatifs. La Banque centrale européenne rachetait alors massivement des actifs sur les marchés. Cette parenthèse est refermée. Chaque obligation assimilable du Trésor (OAT) arrivée à échéance doit être refinancée aux conditions du marché actuel. L’écart se paie cash. Le rendement de l’OAT à 10 ans avoisine 4,10 % depuis des mois, contre 0,1 % en 2020. L’Agence France Trésor prévoit pour l’année un volume record d’émissions nettes à moyen et long terme : 310 milliards d’euros.

Le service de la dette atteint désormais 59,3 milliards d’euros pour 2026. Il reste derrière la Défense, dont les crédits s’élèvent à 66,7 milliards d’euros. Mais il talonne désormais l’Éducation nationale, dont le budget hors pensions s’établit à 63 milliards d’euros. L’argent part chez les créanciers, dont plus de la moitié résident hors de France. La Cour des comptes évoque un cap des 100 milliards d’euros annuels avant la fin de la décennie. Ce scénario suppose que la trajectoire actuelle se poursuive. L’encours de dette publique dépasse désormais 3 536 milliards d’euros. Cela représente 117,5 % du produit intérieur brut au premier trimestre 2026, selon l’Insee. Chaque dixième de point de taux supplémentaire se traduit en milliards à trouver.

La révision de croissance annoncée par Roland Lescure aggrave l’équation. Une croissance molle, autour de 0,5 %, signifie moins de recettes fiscales. Le ministre l’a reconnu lui-même le 11 septembre. Un déficit sous les 5 % du PIB en 2026 « n’est plus une option ». Un déficit qui se creuse mécaniquement et un ratio dette/PIB qui grimpe sans qu’un euro supplémentaire ait été emprunté. Les agences de notation ont déjà sanctionné la trajectoire. S&P et Fitch ont dégradé la France en 2025. Moody’s, elle, a maintenu sa note à Aa3, tout en abaissant sa perspective à négative. Chaque cran perdu renchérit un peu plus le coût de l’argent.

Crypto et dette souveraine : pourquoi Bitcoin observe la scène de très près

Les trois leviers classiques pour sortir d’un tel piège sont connus : la croissance, l’austérité ou l’inflation. Le premier fait défaut. Le deuxième s’écrase depuis deux ans sur l’instabilité politique de l’Assemblée nationale. Le troisième reste la solution historique préférée des États surendettés. Dévaluer lentement la dette en laissant filer les prix revient à faire payer l’ajustement aux détenteurs d’épargne en euros. Ce sont eux, plutôt que les contribuables identifiés, qui portent la facture. Personne ne vote cette option, elle s’applique toute seule.

C’est précisément ce scénario que Bitcoin a été conçu pour contourner. Le protocole plafonne l’émission à 21 millions d’unités, sans banque centrale capable d’ajuster le robinet lors d’un exercice budgétaire difficile. Un Trésor peut refinancer sa dette, la restructurer, ou la diluer en dernier recours. Un portefeuille Bitcoin ne connaît aucune de ces options. L’argument, longtemps cantonné aux forums cypherpunks, a gagné les salles de marché. Les ETF Bitcoin au comptant américains ont drainé des dizaines de milliards de dollars depuis leur lancement. Plusieurs trésoreries d’entreprise, Strategy en tête, revendiquent désormais une couverture explicite contre la dépréciation monétaire.

L’Europe avance dans la direction opposée avec l’euro numérique. La Banque centrale européenne en poursuit le développement, en vue d’une phase pilote. Une monnaie numérique de banque centrale (MNBC) n’efface aucune dette et ne réduit aucun taux d’intérêt. Elle modernise la plomberie du paiement pendant que la charge financière continue de courir sur les mêmes obligations souveraines.

Les 59,3 milliards d’euros d’intérêts de 2026 équivalent au produit annuel de l’impôt sur les sociétés en France. Un budget entier, prélevé sur les entreprises du pays, consacré uniquement à payer le loyer de l’argent emprunté hier. La prochaine adjudication de l’Agence France Trésor dira à quel prix les investisseurs acceptent de prolonger l’exercice.

Cela fait un an que vous suivez peut-être les analyses de Cara sur le Journal du Coin. Steady Lads, c'est la version complète : un portefeuille public suivi en temps réel, chaque position expliquée, un live chaque mardi et une communauté active pour échanger. Jusqu'au dimanche 13 inclus, profitez de l'offre anniversaire à prix réduit !
<strong>Profiter de l'offre anniversaire</strong>
Profiter de l'offre anniversaire

L’article Économie : la France paiera 59,3 milliards d’euros d’intérêts sur sa dette en 2026 est apparu en premier sur Journal du Coin.

💾

Crypto : Polymarket et Kalshi opèrent sans autorisation en Europe, selon l’ESMA

11 septembre 2026 à 17:00

Rappel à l’ordre depuis Paris. L’Autorité européenne des marchés financiers (ESMA) juge Polymarket et Kalshi dépourvus d’autorisation pour commercialiser leurs contrats événementiels en Europe. Le gendarme des marchés va plus loin. Il doute de l’efficacité des restrictions géographiques déployées par les deux plateformes, qu’un simple VPN suffit à contourner.

Le régulateur avance trois qualifications possibles pour ces produits : l’interdiction européenne des options binaires, le règlement MiCA sur les crypto-actifs, ou les législations nationales sur les jeux d’argent. Aucune, pourtant, ne délivre aujourd’hui de passeport aux deux leaders mondiaux du pari sur l’actualité.

Points clés

  • L’ESMA juge que Polymarket et Kalshi commercialisent leurs contrats événementiels dans l’Union sans autorisation
  • Trois régimes peuvent s’appliquer : interdiction des options binaires, règlement MiCA et lois nationales sur les jeux d’argent
  • Le régulateur conteste l’efficacité des blocages géographiques, contournés par VPN à grande échelle
  • Aux États-Unis, Kalshi (22 milliards de dollars) et Polymarket (soutenu par ICE) opèrent sous supervision de la CFTC

Bybit EU, la puissance d'un géant du trading, désormais agréé en Europe. Transférez vos cryptos et recevez jusqu'à 85 € en BTC !
<strong>Profiter de l'offre</strong>
Profiter de l'offre
Lien commercial

Polymarket et Kalshi : trois régimes juridiques, aucune autorisation

« La commercialisation de ces contrats nécessite une autorisation européenne, que les plus grandes plateformes ne détiennent pas. »

ESMA, rapport de risque, 10 septembre 2026

En clair, un contrat événementiel (event contract) se résume à une question fermée. Tel candidat sera-t-il élu, la BCE baissera-t-elle ses taux, tel club remportera-t-il le championnat ?

Concrètement, la part s’échange entre 0 et 1 dollar. Elle vaut ensuite 1 dollar si l’événement se réalise, zéro dans le cas contraire. En effet, ce profil de gain est exactement celui des options binaires. L’ESMA en a proscrit la commercialisation auprès des clients de détail dès 2018. Les autorités nationales ont ensuite pérennisé l’interdiction sur leur territoire.

La seconde qualification vise directement l’infrastructure de Polymarket. La plateforme règle ses positions en USDC sur Polygon, une mécanique qui la fait entrer dans le champ de MiCA. Le règlement s’applique aux prestataires de services sur crypto-actifs depuis fin 2024.

Par ailleurs, ni Polymarket ni Kalshi ne figurent au registre des acteurs agréés dans l’Union. Ils ne détiennent pas non plus l’agrément d’entreprise d’investissement qu’exigerait une qualification en instrument dérivé sous MiFID II.

Reste le droit des jeux d’argent, une compétence des États membres et non de Bruxelles. La France a ouvert le bal dès fin 2024. L’Autorité nationale des jeux (ANJ) a qualifié Polymarket de service de pari non autorisé et obtenu un premier géoblocage.

Un rempart jugé trop poreux. L’ANJ a d’ailleurs durci le ton en juillet 2026 en ordonnant aux fournisseurs d’accès un blocage pur et simple du site. La Belgique a suivi une voie comparable dès février 2025. Elle a aussi inscrit la plateforme sur sa liste noire des jeux d’argent illégaux.

Le geoblocage, un rempart jugé insuffisant

Or, les deux sociétés affirment tenir les résidents européens à distance. L’ESMA n’en est pas convaincue.

En effet, un filtrage par adresse IP ne suffit pas à prouver qu’une société ne démarche pas le public de l’Union. Une clause d’exclusion enfouie dans les conditions générales non plus, surtout quand le contournement par VPN est pratiqué à grande échelle.

« On comprend mal pourquoi tous les États membres ne figurent pas sur la liste des pays restreints. »

ESMA, rapport de risque, 10 septembre 2026

Bybit EU, la puissance d'un géant du trading, désormais agréé en Europe. Transférez vos cryptos et recevez jusqu'à 85 € en BTC !
<strong>Profiter de l'offre</strong>
Profiter de l'offre
Lien commercial

Marchés prédictifs : l’Europe bloque, Washington encadre

En revanche, la trajectoire américaine est rigoureusement inverse. Kalshi opère comme marché à terme désigné (DCM) sous la supervision de la CFTC, l’autorité fédérale des dérivés.

Polymarket, elle, a racheté l’opérateur agréé QCEX pour 112 millions de dollars à l’été 2025. Elle a ensuite rouvert son service aux Américains dans un périmètre supervisé, après des années d’exil réglementaire.

De fait, les capitaux ont validé le virage. ICE, maison mère du New York Stock Exchange, a engagé jusqu’à 2 milliards de dollars dans Polymarket. Sa valorisation avoisine désormais les 8 milliards.

Kalshi a fait plus fort encore. Un tour de table mené par Coatue, avec Sequoia et a16z au capital, l’a valorisée à 22 milliards de dollars au printemps 2026. Deux sociétés que l’Europe juge non autorisées pèsent ainsi davantage que la plupart des places de marché crypto du continent.

Or, aucun acteur européen agréé ne propose aujourd’hui l’équivalent. Les volumes partent ailleurs, car les parieurs du continent passent par des tunnels chiffrés.

Et l’ESMA constate un contournement qu’elle ne peut pas sanctionner elle-même. L’autorité coordonne et interprète ; l’exécution revient à l’AMF, à la BaFin, à la CNMV et à leurs homologues, dossier par dossier.

La demande européenne pour ces produits ne quitte pourtant pas les écrans : elle se déplace hors de tout périmètre supervisé. Un régime d’agrément explicite, comparable à celui de la CFTC outre-Atlantique, ramènerait ces flux sous surveillance et sous impôt. L’ESMA n’a pour l’heure qu’un levier : une grille de lecture transmise aux vingt-sept régulateurs nationaux. À eux, désormais, de sortir la première décision contraignante.

Bybit EU déroule le tapis rouge : jusqu'à 85 € en BTC en cumulant le bonus de bienvenue et le parrainage. Déposez 100 €, recevez jusqu'à 60 € en BTC, et 25 € de plus par ami parrainé. Ouvrez votre compte et lancez-vous.
<strong>Créez mon compte Bybit</strong>
Créez mon compte Bybit
Lien commercial

L’article Crypto : Polymarket et Kalshi opèrent sans autorisation en Europe, selon l’ESMA est apparu en premier sur Journal du Coin.

💾

Crypto : Le Trésor sanctionne Xinbi Guarantee, marché noir à 36 milliards $ sur Telegram

11 septembre 2026 à 16:00

Il y a un an et demi, Telegram fermait Haowang Guarantee, le plus gros marché noir crypto de la messagerie, après avoir facilité pour 27 milliards de dollars de transactions illicites. Dans son ombre, un concurrent grandissait déjà. Xinbi Guarantee a fini par dépasser son aîné, avec plus de 36 milliards de dollars écoulés depuis 2022. Washington l’a rattrapé cette semaine.

Les points clés de cet article :
  • Telegram a fermé Haowang Guarantee, un marché noir crypto, mais Xinbi Guarantee a émergé comme un concurrent puissant.
  • Le Secret Service a gelé 52,8 millions de dollars liés à Xinbi, et l’OFAC l’a désignée comme organisation criminelle transnationale.
  • Le ministère de la Justice a publiquement remercié Tether pour son aide dans l’enquête, un geste inhabituel qui en dit long sur le poids pris par les stablecoins dans la lutte anti-blanchiment.

Xinbi Guarantee, le supermarché du crime en chinois

Le 8 septembre, le Secret Service a gelé 52,8 millions de dollars de crypto liés à Xinbi. Le lendemain, l’OFAC (le bureau du Trésor américain chargé des sanctions) a désigné la plateforme comme organisation criminelle transnationale. Rien d’un simple site d’échange douteux. Xinbi connectait des réseaux d’escroquerie entiers à des vendeurs de données volées, de faux papiers d’identité, d’outils de deepfake et de services de blanchiment.

« Si le crime organisé chinois peut s’offrir un site sur mesure et un service de blanchiment comme on commande à emporter, alors tout Américain qui a un compte retraite se trouve dans le rayon de l’explosion », a résumé Jeanine Pirro, procureure fédérale du district de Columbia, en dévoilant l’opération le 9 septembre. Le Scam Center Strike Force du ministère de la Justice, monté en novembre 2025, revendique désormais 938 millions de dollars saisis au total. Un chiffre qui grimpe vite, mais qui reste modeste face aux volumes qui transitent par ce genre de plateformes.

Deux sociétés ont été sanctionnées dans la foulée pour avoir prêté main-forte à Xinbi : SafeW Technology, basée à Singapour, et Anwen Technology, installée au Cambodge. Selon TRM Labs, la plateforme aurait fait transiter plus de 36 milliards de dollars depuis 2022, un volume qui la place parmi les plus gros marchés noirs jamais recensés en Asie du Sud-Est. Ces réseaux tiennent rarement sur une seule structure. Ils reposent sur toute une chaîne de sous-traitants dispersés dans la région.

Fuite vers l’USDD : le stablecoin qui échappe aux gels

Face au gel, Xinbi a dénoncé une mesure « arbitraire ». Et a aussitôt déplacé 2,8 millions de dollars vers l’USDD, un stablecoin construit sur Tron. Pourquoi celui-là précisément ? Parce qu’il ne dispose pas du même mécanisme de gel intégré que l’USDT. Tether, justement, a multiplié les gels ces derniers mois en coordination avec les autorités américaines, au point de devenir un partenaire presque routinier des enquêtes anti-blanchiment.

Le Strike Force l’a d’ailleurs remerciée nommément dans son communiqué du 9 septembre : « Le Strike Force remercie Tether pour son aide proactive dans cette enquête. » Un stablecoin sans robinet coupe-circuit devient donc, mécaniquement, le nouveau refuge de ceux qui veulent échapper à ce genre de manœuvre. Ironie du sort : plus les stablecoins « coopératifs » se resserrent, plus ils poussent les mauvais acteurs vers les moins régulés.

Ce jeu du chat et de la souris n’a rien de nouveau. Haowang fermé, Xinbi a pris le relais en quelques semaines à peine. Sanctionner une plateforme ne fait pas disparaître la demande qui l’alimentait.

Un problème structurel, pas un coup isolé

L’Inde a ordonné le blocage de 15 plateformes crypto offshore. La pression réglementaire monte sur plusieurs continents à la fois, pas seulement à Washington. Mais les intermédiaires visés changent de nom et d’adresse plus vite que les régulateurs ne publient leurs communiqués.

Le montant saisi cette semaine, 52,8 millions de dollars, ne représente qu’une fraction infime des 36 milliards qui ont transité par Xinbi depuis 2022. La vraie bataille ne se joue pas sur ce genre de coup ponctuel, aussi spectaculaire soit-il médiatiquement.

Elle se joue sur la capacité des autorités à assécher, une par une, les briques qui permettent à ces marchés de renaître ailleurs : hébergeurs, sous-traitants de paiement, stablecoins non coopératifs. Sans ça, un Xinbi remplacera l’autre. Le compteur du blanchiment crypto a déjà dépassé les 938 millions de dollars saisis depuis novembre 2025.

L’article Crypto : Le Trésor sanctionne Xinbi Guarantee, marché noir à 36 milliards $ sur Telegram est apparu en premier sur Journal du Coin.

💾

Dogecoin (DOGE) fait un flop à Wall Street : Bitwise ferme son ETF

11 septembre 2026 à 14:00

Dix mois et puis s’en va. Bitwise va fermer son ETF Dogecoin au comptant, coté sur le NYSE Arca sous le symbole BWOW. Lancé en novembre 2025, le fonds cessera d’être négocié le 14 octobre prochain. Les derniers porteurs seront ensuite remboursés en numéraire lors de sa liquidation. Le gestionnaire évoque une « optimisation » de sa gamme de produits, mais les données de marché racontent surtout le démarrage poussif des ETF Dogecoin, incapables de transformer l’enthousiasme entourant le memecoin en demande durable.

Points clés

  • Bitwise va fermer et liquider son ETF Dogecoin BWOW moins d’un an après son lancement
  • La dernière séance de cotation sur le NYSE Arca est prévue le 14 octobre 2026
  • Les porteurs restants recevront automatiquement la valeur liquidative de leurs parts en numéraire
  • Le lancement avait généré environ 3 millions de dollars d’échanges quotidiens, un niveau jamais retrouvé ensuite

Pour son premier anniversaire, Steady Lads casse les prix : ‑25% sur l'abonnement annuel, ‑20% sur le mensuel. Analyses de Cara, live hebdo, suivi du portefeuille en direct, tout est inclus. Attention, l'offre ferme dimanche 13 au soir.
<strong>J'accède à l'offre</strong>
J'accède à l'offre

Bitwise ferme son ETF Dogecoin dix mois après son lancement

Les investisseurs pourront vendre leurs parts de BWOW sur le marché secondaire jusqu’à la clôture du 14 octobre. La création de nouvelles parts cessera avant l’ouverture de la séance suivante et le fonds commencera alors à convertir ses avoirs en liquidités.

D’après le document déposé auprès de la SEC, les porteurs qui conserveront leurs titres seront automatiquement remboursés en numéraire autour du 22 octobre. Le montant versé correspondra à la valeur liquidative calculée au moment de la liquidation. Aucune intervention particulière n’est requise, même si l’opération pourra constituer un événement fiscal pour les investisseurs américains.

Dans son communiqué officiel, Bitwise explique simplement vouloir adapter sa gamme à l’évolution des besoins de ses clients. Le gestionnaire coordonne la radiation avec le NYSE afin d’organiser une fermeture ordonnée.

BWOW avait pourtant profité d’un démarrage relativement visible, avec un pic proche de 3 millions de dollars de volume quotidien pendant sa première semaine. Cette activité n’a pas perduré. La fermeture confirme qu’une cotation réglementée ne suffit pas à garantir la viabilité commerciale d’un produit crypto.

Clap de fin pour l’ETF Dogecoin de Bitwise – Source : Compte X

Les ETF Dogecoin peinent à transformer la notoriété en capitaux

L’ensemble des ETF Dogecoin américains n’a enregistré qu’environ 318 000 dollars de collecte nette en août, selon les données de SoSoValue. Cette légère collecte a essentiellement compensé les sorties observées le mois précédent.

Il faut cependant distinguer trois indicateurs. La collecte mesure les entrées et sorties nettes, l’encours correspond à la valeur des actifs détenus, tandis que le volume additionne les transactions effectuées en Bourse. Les quelque 300 millions de dollars de volumes cumulés par les produits Dogecoin ne représentent donc pas 300 millions réellement investis.

Même sur ce terrain, DOGE reste distancé par plusieurs autres ETF adossés à des altcoins. Les produits Hyperliquid cumulent environ 2,1 milliards de dollars d’échanges, contre 1,5 milliard pour Zcash et 680 millions pour Chainlink. La comparaison montre que la popularité d’un actif sur les réseaux sociaux ne se traduit pas nécessairement par une demande équivalente dans les portefeuilles traditionnels.

Le premier ETF américain lié au Dogecoin avait été lancé en septembre 2025 par REX-Osprey. BWOW avait suivi en novembre avec une exposition directe au DOGE. Hunter Horsley, le patron de Bitwise, assumait alors la singularité de l’actif : un memecoin né comme une plaisanterie, dépourvu des promesses technologiques habituellement avancées par les projets crypto, mais resté pertinent pendant plus d’une décennie.

Cette longévité n’a pas suffi à soutenir le fonds. Le DOGE s’échange désormais autour de 0,084 dollar et ne figure plus parmi les dix premières capitalisations, dépassé notamment par HYPE et ZEC.

La disparition de BWOW ne marque pas la fin des ETF Dogecoin aux États-Unis puisque plusieurs produits concurrents restent cotés. Elle envoie néanmoins un avertissement aux émetteurs : la possibilité de lancer un ETF sur un actif crypto ne garantit ni les volumes, ni la collecte nécessaires pour le maintenir durablement.

Cela fait un an que vous suivez peut-être les analyses de Cara sur le Journal du Coin. Steady Lads, c'est la version complète : un portefeuille public suivi en temps réel, chaque position expliquée, un live chaque mardi et une communauté active pour échanger. Jusqu'au dimanche 13 inclus, profitez de l'offre anniversaire à prix réduit !
<strong>Profiter de l'offre anniversaire</strong>
Profiter de l'offre anniversaire

L’article Dogecoin (DOGE) fait un flop à Wall Street : Bitwise ferme son ETF est apparu en premier sur Journal du Coin.

💾

Qu’est-ce que le retracement de Fibonacci ? La minute trading

11 septembre 2026 à 07:00

Un moine comptable du XIIIe siècle sur vos graphiques. Léonard de Pise, dit Fibonacci, publiait en 1202 une suite de nombres devenue célèbre, où chaque terme est la somme des deux précédents. Huit siècles plus tard, des millions de traders tracent des retracements de Fibonacci sur leurs graphiques, souvent aux mêmes endroits que les supports et résistances classiques. Superstition ou outil sérieux ? Un peu des deux, et c’est justement ce qui le rend intéressant.

Pour son premier anniversaire, Steady Lads casse les prix : ‑25% sur l'abonnement annuel, ‑20% sur le mensuel. Analyses de Cara, live hebdo, suivi du portefeuille en direct, tout est inclus. Attention, l'offre ferme dimanche 13 au soir.
<strong>J'accède à l'offre</strong>
J'accède à l'offre

Le retracement de Fibonacci, définition et mode d’emploi

De la suite de Fibonacci découle un rapport fétiche, environ 0,618, le fameux nombre d’or. L’outil de retracement de Fibonacci applique ce rapport aux graphiques. Prenez un grand mouvement, du point bas au point haut, et divisez-le en niveaux à 23,6 %, 38,2 %, 50 %, 61,8 % et 78,6 %. L’idée est simple. Après une forte hausse, une correction s’arrête souvent sur l’un de ces paliers, et après un krach, un rebond bute fréquemment dessus.

Pourquoi cela fonctionnerait-il ? Aucune loi physique là-dedans. Mais des millions de participants regardent les mêmes niveaux, y placent leurs ordres, et la croyance s’auto-réalise en partie. Un point de rendez-vous plus qu’une prophétie. Le 61,8 % reste la vedette de la panoplie, au point que les traders l’ont surnommé la golden pocket, en duo avec le niveau à 65 %.

Schéma du retracement de Fibonacci sur le bitcoin
Les niveaux de retracement du bear market 2022, et le sommet de janvier 2024. Schéma : Journal du Coin

Cas d’école : le sommet des ETF de janvier 2024, pile sur le 0,618

Sortez la calculette. Le grand marché baissier de 2022 avait emmené le cours de bitcoin de son sommet de 68 982 dollars à un plancher de 15 479 dollars. Le retracement de 61,8 % de cette chute se situe donc vers 48 500 dollars. Or le 11 janvier 2024, jour du lancement des ETF Bitcoin au comptant, le cours a plafonné à environ 49 000 dollars avant de décrocher de près de 10 % dès le lendemain, comme le rapportait CoinDesk, puis d’environ 20 % sur les semaines suivantes.

L’euphorie des ETF s’est fracassée à quelques centaines de dollars du niveau que n’importe quel outil de Fibonacci affichait depuis un an. Coïncidence partielle, sans doute, la vente sur la nouvelle a fait le gros du travail. Il n’empêche que des milliers de traders avaient ce seuil sous les yeux. Le niveau n’a rien provoqué, il a servi de point de ralliement aux preneurs de profits. Le rendez-vous était écrit sur les graphiques.

Utiliser Fibonacci en trader particulier, sans mysticisme

Le bon usage tient en une règle. Un niveau de Fibonacci ne vaut jamais seul, il vaut quand il coïncide avec autre chose, un ancien support, une moyenne mobile importante, une zone de forte activité du carnet. Cette confluence transforme un trait de crayon en zone de décision. Acheter aveuglément chaque 0,618 relève du rituel, pas de la méthode.

Élargissons. Le nombre d’or fascine depuis l’Antiquité, des proportions du Parthénon aux spirales de tournesol, et les marchés n’ont fait qu’ajouter un chapitre à cette vieille histoire de l’humanité qui cherche de l’ordre dans le chaos. Sur les graphiques comme ailleurs, l’ordre apparaît surtout là où des milliers d’yeux le cherchent au même endroit, exactement comme pour les croisements de moyennes mobiles type golden cross. L’outil ne prédit pas la foule. Il la photographie.

Cela fait un an que vous suivez peut-être les analyses de Cara sur le Journal du Coin. Steady Lads, c'est la version complète : un portefeuille public suivi en temps réel, chaque position expliquée, un live chaque mardi et une communauté active pour échanger. Jusqu'au dimanche 13 inclus, profitez de l'offre anniversaire à prix réduit !
<strong>Profiter de l'offre anniversaire</strong>
Profiter de l'offre anniversaire

L’article Qu’est-ce que le retracement de Fibonacci ? La minute trading est apparu en premier sur Journal du Coin.

💾

Bitcoin à 400 000 $ : Brian Armstrong annonce la fin de la purge

11 septembre 2026 à 06:30

Le pari reste intact malgré l’hiver crypto. Brian Armstrong estime toujours « raisonnable » un Bitcoin à 400 000 dollars d’ici 2030, contre environ 77 000 dollars aujourd’hui. Le patron de Coinbase considère que le point bas du cycle est passé et que le prochain halving pourrait relancer le marché. Cette confiance contraste avec les difficultés récentes de son entreprise : Coinbase a supprimé 14 % de ses effectifs au printemps et enregistré une perte nette de 359,5 millions de dollars au deuxième trimestre.

Points clés

  • Brian Armstrong maintient son objectif de 400 000 dollars pour Bitcoin en 2030
  • Atteindre ce niveau supposerait de multiplier le cours actuel par environ 5,2
  • Un vote procédural décisif sur le Clarity Act est prévu au Sénat le 15 septembre
  • Coinbase développe parallèlement les actions tokenisées et les contrats perpétuels

Rejoignez Coinbase, référence mondiale des plateformes crypto, et bénéficiez de 15€ en Bitcoin offerts dès votre premier trade.
<strong>Créer un compte Coinbase</strong>
Créer un compte Coinbase
Lien commercial

Bitcoin à 400 000 dollars : Brian Armstrong parie sur la fin de la baisse

Lors d’un entretien accordé à CNBC, Brian Armstrong a expliqué que la phase baissière durait maintenant depuis environ un an, conformément au cycle de quatre ans traditionnellement associé à Bitcoin. Après un passage autour de 60 000 dollars, il estime que le dernier point bas est désormais derrière le marché.

Le dirigeant compte également sur le prochain halving, attendu en 2028. Cet événement, dont la date exacte dépend de la vitesse de production des blocs, ramènera la récompense des mineurs de 3,125 à 1,5625 BTC. L’émission annuelle théorique tomberait ainsi d’environ 164 000 à 82 000 bitcoins.

L’effet du halving ne doit toutefois pas être considéré comme automatique. Chaque réduction porte sur une quantité plus faible par rapport au stock déjà en circulation : l’émission neuve représente aujourd’hui environ 0,8 % de l’offre existante et tomberait autour de 0,4 % après 2028. Les flux des ETF, les conditions monétaires et la demande institutionnelle pèsent désormais davantage sur le prix.

Passer de 77 000 à 400 000 dollars avant la fin de 2030 nécessiterait une hausse moyenne proche de 46 % par an pendant un peu plus de quatre ans. L’objectif reste ambitieux, mais inférieur au rythme annualisé historique de Bitcoin, une comparaison qui ne garantit évidemment rien pour la suite.

Un bottom derrière nous et un BTC à 400 000 dollars en 2023, voici les principales punchline du boss de Coinbase chez CNBC – Source : Compte X JDC

Clarity Act : Coinbase prépare déjà son « everything exchange »

brian Armstrong se montre encore plus confiant sur la réglementation américaine. Le Sénat doit organiser le 15 septembre un vote procédural susceptible de déterminer l’avenir du Clarity Act. Le texte vise à répartir plus clairement les compétences de la SEC et de la CFTC sur les actifs numériques.

Le principal désaccord encore évoqué concerne les règles éthiques applicables aux activités crypto de la famille Trump. Il affirme que les discussions progressent, mais les chances d’adoption restent incertaines : le marché de prédiction Myriad n’accorde que 17 % de probabilité à une promulgation en 2026.

Le patron de Coinbase pense néanmoins obtenir davantage de clarté réglementaire dans le mois, même en cas d’échec du texte. La SEC et la CFTC pourraient agir au moyen de règlements ou d’exemptions, mais ces décisions administratives offriraient un cadre moins durable qu’une loi adoptée par le Congrès.

Coinbase avance donc sans attendre. La plateforme crypto prépare la négociation d’actions tokenisées avec versement automatique des dividendes. Elle propose également un accès réglementé aux perpétuels crypto américains depuis l’ouverture accordée en mai par la CFTC, tandis qu’elle a demandé à la SEC l’autorisation de lancer des perpétuels sur actions.

L’objectif de 400 000 dollars sert autant de prévision que de récit stratégique. Une forte reprise de bitcoin ramènerait les volumes et les revenus dont Coinbase manque actuellement, tandis que la tokenisation et les produits dérivés doivent réduire sa dépendance au marché spot. Brian Armstrong parie donc simultanément sur le retour du cycle haussier et sur la transformation de Coinbase en place financière universelle.

Utilisée par des millions d’utilisateurs dans le monde, Coinbase est la plateforme la plus fiable pour acheter et vendre des cryptomonnaies. Recevez 15€ en Bitcoin dès votre premier trade en créant un compte sur Coinbase via notre lien.
<strong>Commencer avec Coinbase</strong>
Commencer avec Coinbase
Lien commercial

L’article Bitcoin à 400 000 $ : Brian Armstrong annonce la fin de la purge est apparu en premier sur Journal du Coin.

💾

Robinhood s’allie à Crypto.com et prend des parts dans OG.com, valorisé 5 milliards $

10 septembre 2026 à 17:00

Rivaux d’hier, partenaires forcés du jour. Robinhood a signé un accord avec Crypto.com pour intégrer les contrats d’événements d’OG.com, la division marchés prédictifs de l’exchange, tout en prenant une participation minoritaire au capital des deux entités. Une manière pour la maison de courtage d’étoffer son offre de marchés prédictifs sans avoir à construire un concurrent de plus.

Les points clés de cet article :
  • Accord stratégique entre Robinhood, Crypto.com et OG.com : entrée au capital des deux entités en échange de l’intégration de leurs contrats d’événements.
  • Activité hebdomadaire multipliée par 40 en six mois pour la plateforme, scindée de Crypto.com avec une valorisation propre de 5 milliards de dollars.

Pour son premier anniversaire, Steady Lads casse les prix : ‑25% sur l'abonnement annuel, ‑20% sur le mensuel. Analyses de Cara, live hebdo, suivi du portefeuille en direct, tout est inclus. Attention, l'offre ferme dimanche 13 au soir.
<strong>J'accède à l'offre</strong>
J'accède à l'offre

OG.com, valorisé 5 milliards $ en six mois à peine

Selon les informations du Wall Street Journal, OG.com a démarré en février 2026 sous enregistrement CFTC (le régulateur américain des marchés à terme). Son activité hebdomadaire a été multipliée par environ 40 en six mois, d’après les chiffres de Crypto.com. De quoi justifier une valorisation autonome de 5 milliards de dollars, calée sur l’investissement de 400 millions de dollars de Citadel Securities dans Crypto.com Group en juillet, qui avait valorisé la maison mère à 20 milliards de dollars. Robinhood s’associe ainsi à la plateforme du secteur qui grimpe le plus vite.

Le montant exact de la participation prise par Robinhood n’a pas été communiqué. Au-delà du partenariat commercial, l’entrée au capital crée un alignement d’intérêts entre les deux groupes, plus qu’un simple contrat de fourniture, selon le communiqué officiel de Robinhood et OG.com.

Kalshi n’est plus seul à la table

Comprenons bien la situation et son importance. Depuis mars 2025, Kalshi fournissait l’essentiel des contrats d’événements listés sur Robinhood. L’arrivée de Crypto.com dilue cette position d’exclusivité de fait, aux côtés de ForecastEx (adossé à Interactive Brokers) et de Rothera, la coentreprise que Robinhood a montée avec Susquehanna International Group en 2025. Quatre fournisseurs pour une même vitrine : Robinhood choisit désormais ses partenaires à la carte plutôt que de dépendre d’un seul.

Le pari est de taille. Rien qu’en 2026, plus de 16 milliards de contrats d’événements ont déjà été échangés sur Robinhood, davantage que sur l’ensemble de 2025, avec plus d’un million d’utilisateurs actifs sur ce segment. Bernstein anticipe que les revenus tirés des marchés prédictifs pourraient atteindre 1,7 milliard de dollars par an d’ici 2028, et dépasser dès le deuxième trimestre 2026 ceux générés par le trading de cryptomonnaies, dans un secteur où Crypto.com dispute déjà à Coinbase la première place sur les échanges en dollars.

Kalshi négocierait actuellement une levée de fonds valorisant la plateforme près de 40 milliards de dollars. Son statut de fournisseur privilégié de Robinhood, lui, s’érode à mesure que la maison de courtage multiplie les alliances.

Cela fait un an que vous suivez peut-être les analyses de Cara sur le Journal du Coin. Steady Lads, c'est la version complète : un portefeuille public suivi en temps réel, chaque position expliquée, un live chaque mardi et une communauté active pour échanger. Jusqu'au dimanche 13 inclus, profitez de l'offre anniversaire à prix réduit !
<strong>Profiter de l'offre anniversaire</strong>
Profiter de l'offre anniversaire

L’article Robinhood s’allie à Crypto.com et prend des parts dans OG.com, valorisé 5 milliards $ est apparu en premier sur Journal du Coin.

💾

Tether : Bitcoin, or et dollars, l’empire que bâtit Paolo Ardoino

10 septembre 2026 à 06:00

Des tonnes d’or, près de 99 000 bitcoins et plus de 184 milliards de dollars d’USDT. Tether ressemble de moins en moins à un simple émetteur de stablecoin. L’entreprise transforme une partie des bénéfices générés par ses réserves en actifs considérés comme rares, principalement de l’or physique et du Bitcoin. Les résultats du deuxième trimestre 2026 donnent la mesure de cette stratégie. Au 30 juin, Tether déclarait 187,75 milliards de dollars d’actifs pour 183,64 milliards de passif, ainsi qu’un bénéfice opérationnel net de 1,5 milliard de dollars. En parallèle, l’entreprise a ajouté 14 tonnes d’or et environ 1 800 BTC à ses réserves. Et Paolo Ardoino ne perd jamais une occasion de dire tout le bien qu’il pense du métal jaune… mais aussi du BTC.

Points clés

  • Tether détient plus de 146 tonnes d’or physique (environ 18,8 milliards de dollars) après 14 tonnes ajoutées au deuxième trimestre 2026
  • 15 % des profits opérationnels partent en Bitcoin depuis mai 2023, soit 98 933 BTC au bilan fin juin
  • 183,6 milliards de dollars d’USDT en circulation, dont le rendement des bons du Trésor reste intégralement pour l’émetteur
  • KPMG a délivré en août une opinion sans réserve sur les comptes 2025 de Tether, qui publiait jusque-là principalement des attestations trimestrielles
Bybit EU, la puissance d'un géant du trading, désormais agréé en Europe. Transférez vos cryptos et recevez jusqu'à 85 € en BTC !
<strong>Profiter de l'offre</strong>
Profiter de l'offre
Lien commercial

Tether accumule plus de 146 tonnes d’or physique

Tether a publiquement indiqué acheter environ deux tonnes d’or par semaine. Au 30 juin 2026, ses réserves comprenaient plus de 146 tonnes de métal physique, contre environ 132 tonnes trois mois plus tôt. Leur valeur comptable atteignait alors près de 18,8 milliards de dollars.

Cette accumulation est financée par les bénéfices de l’entreprise, et non par la simple création de nouveaux USDT. Le rendement des bons du Trésor américain et des opérations de pension livrée constituait la principale source des 1,5 milliard de dollars de bénéfice opérationnel net enregistrés au deuxième trimestre. Tether avait déjà annoncé plus de 10 milliards de dollars de bénéfices pour l’ensemble de l’année 2025.

Paolo Ardoino souhaite consacrer entre 10 et 15 % du portefeuille d’investissement propre à Tether à l’or physique. Cette proportion ne doit toutefois pas être confondue avec la composition complète des réserves garantissant l’USDT, qui restent majoritairement constituées d’actifs liquides à court terme. Paolo Ardoino expliquait également à Reuters que les lingots étaient conservés en Suisse.

L’entreprise développe parallèlement Tether Gold (XAUT), un jeton représentant la propriété d’or physique. Le métal garantissant ces jetons fait l’objet d’un suivi distinct. Tether avait recruté deux anciens négociants en métaux précieux de HSBC, mais leurs postes ont été supprimés en mars 2026.

Tether ressemble de moins en moins à un simple émetteur de stablecoin. L’entreprise transforme une partie des bénéfices générés par ses réserves en actifs considérés comme rares, principalement de l’or physique et du Bitcoin. Les résultats du deuxième trimestre 2026 donnent la mesure de cette stratégie. Au 30 juin, Tether déclarait 187,75 milliards de dollars d’actifs pour 183,64 milliards de passifs, ainsi qu’un bénéfice opérationnel net de 1,5 milliard de dollars. En parallèle, l’entreprise a ajouté 14 tonnes d’or et environ 1 800 BTC à ses réserves.
Paolo Ardoino au micro du podcast The Wolf Of All Streets prêche la bonne parole – Source : Compte X

Près de 99 000 bitcoins dans les réserves de Tether

Depuis mai 2023, Tether prévoit d’affecter régulièrement jusqu’à 15 % de ses bénéfices opérationnels nets réalisés à l’achat de bitcoins. Il ne s’agit donc ni d’un montant fixe ni nécessairement de 15 % de tous les bénéfices comptables. La politique officielle exclut notamment les plus-values encore latentes.

Au 30 juin 2026, Tether détenait 98 933 BTC, soit environ 1 800 de plus qu’à la fin du trimestre précédent. Leur valeur retenue dans les comptes atteignait près de 5,8 milliards de dollars. Paolo Ardoino présente le Bitcoin comme un actif de diversification et une protection à long terme contre l’érosion monétaire.

Ces achats réguliers représentent une source de demande importante, mais leur effet sur le marché ne doit pas être surestimé : Tether investit « jusqu’à » 15 % de ses bénéfices réalisés et conserve la possibilité d’adapter ses acquisitions.

Tether ressemble de moins en moins à un simple émetteur de stablecoin. L’entreprise transforme une partie des bénéfices générés par ses réserves en actifs considérés comme rares, principalement de l’or physique et du Bitcoin. Les résultats du deuxième trimestre 2026 donnent la mesure de cette stratégie. Au 30 juin, Tether déclarait 187,75 milliards de dollars d’actifs pour 183,64 milliards de passif, ainsi qu’un bénéfice opérationnel net de 1,5 milliard de dollars. En parallèle, l’entreprise a ajouté 14 tonnes d’or et environ 1 800 BTC à ses réserves. Et Paolo Ardoino ne perd jamais une occasion de dire tout le bien qu'il pense du métal jaune...mais aussi du BTC.
Il ne manque jamais une occasion de fustiger les monnaies actuelles et encourage tout le monde à acheter de l’or et du BTC – Source : Compte X

L’USDT reste le véritable moteur économique de Tether

Environ 184,6 milliards de dollars d’USDT étaient émis au 30 juin. Les utilisateurs ne perçoivent pas les intérêts produits par les actifs placés en réserve : Tether conserve le rendement des bons du Trésor et des autres instruments utilisés pour garantir ses jetons. Ce mécanisme constitue le cœur de son modèle économique.

La diversification vers l’or et le Bitcoin augmente cependant l’exposition du bilan aux variations de marché. Malgré ses acquisitions, la valeur comptable des deux positions a reculé au deuxième trimestre. L’excédent des actifs sur les passifs est ainsi passé d’environ 8,23 milliards à 4,11 milliards de dollars, tout en restant positif. Les chiffres trimestriels de Tether confirment 187,75 milliards d’actifs contre 183,64 milliards de passifs.

La transparence de l’entreprise a également évolué. Après des années d’attestations trimestrielles limitées à une photographie des réserves, KPMG a publié en août 2026 une opinion sans réserve sur les comptes complets de Tether International pour l’exercice 2025.

Avec plus de 184 milliards de dollars d’USDT, 146 tonnes d’or déclarées dans ses réserves et près de 99 000 BTC, Tether occupe désormais une place majeure à la croisée des marchés obligataire, aurifère et crypto.

Bybit EU déroule le tapis rouge : jusqu'à 85 € en BTC en cumulant le bonus de bienvenue et le parrainage. Déposez 100 €, recevez jusqu'à 60 € en BTC, et 25 € de plus par ami parrainé. Ouvrez votre compte et lancez-vous.
<strong>Créez mon compte Bybit</strong>
Créez mon compte Bybit
Lien commercial

L’article Tether : Bitcoin, or et dollars, l’empire que bâtit Paolo Ardoino est apparu en premier sur Journal du Coin.

💾

Crypto : l’Inde ordonne le blocage de 15 plateformes offshore

9 septembre 2026 à 17:11

Quinze noms sur la liste noire de New Delhi. L’unité de renseignement financier du ministère indien des Finances (FIU-IND) a notifié quinze plateformes crypto offshore. Motif : non-respect de la législation antiblanchiment. Weex, Blofin, Rezorex, Bitunix, DigiFinex, Toobit, XT.com, Latoken, WOO X, Pionex, ChangeNow, SimpleSwap, FixedFloat, WhiteBIT et Guardarian servaient des utilisateurs indiens sans s’être jamais enregistrées auprès du régulateur.

L’agence réclame en parallèle le retrait de leurs applications et le blocage de leurs adresses web. Objectif : couper l’accès public. La même procédure avait déjà balayé neuf exchanges internationaux fin 2023, avec Binance et KuCoin en tête de liste.

  • La FIU-IND vise 15 plateformes crypto offshore (Weex, Blofin, WhiteBIT, Pionex, ChangeNow…) et exige le retrait de leurs applications
  • Le PMLA impose depuis mars 2023 un enregistrement à tout prestataire servant des utilisateurs indiens
  • Binance, KuCoin, Bybit et Coinbase sont toutes revenues sur le marché indien après amende et enregistrement auprès de la FIU
  • La fiscalité crypto indienne pousse chaque année des milliards de dollars de volumes vers l’offshore, selon l’Esya Centre

Offre OKX exceptionnelle : jusqu'à 3 500 € de bonus sur vos dépôts du 07 septembre au 09 octobre, sans condition de trading ! Offre cumulable avec le bonus de 300 € en BTC à l'inscription.
<strong>Rejoindre OKX</strong>
Rejoindre OKX
Lien commercial

Crypto et blanchiment : le PMLA s’applique bien au-delà des frontières indiennes

La procédure s’appuie sur le Prevention of Money Laundering Act (PMLA), la loi indienne contre le blanchiment de capitaux. Depuis mars 2023, son périmètre couvre les prestataires de services sur actifs numériques virtuels (VDA, pour virtual digital assets). Cette catégorie juridique regroupe en Inde les cryptomonnaies et les NFT. Enregistrement auprès de la FIU, déclarations d’opérations suspectes et conservation des données s’imposent à toute plateforme qui touche un client indien. Aucune présence physique requise, a précisé le ministère des Finances.

La liste ne se limite pas aux exchanges classiques. ChangeNow, SimpleSwap, FixedFloat et Guardarian sont des services de swap instantané ou des rampes d’accès fiat, utilisables sans compte et avec une vérification d’identité minimale. En clair, New Delhi vise l’activité réellement exercée plutôt que l’étiquette affichée par le service, ce qui élargit d’un coup le champ des acteurs concernés.

L’agence a accompagné ses notifications d’un avertissement aux investisseurs indiens.

« Les produits crypto et les NFT ne sont pas régulés en Inde, et les transactions peuvent n’offrir aucun recours réglementaire en cas de pertes.»

Communiqué de la FIU-IND, unité de renseignement financier du ministère indien des Finances

De Binance à Bybit, le péage de l’enregistrement

Le scénario a déjà été joué. En effet, fin 2023, la FIU avait adressé des mises en demeure à neuf exchanges offshore, parmi lesquels Binance, KuCoin, Huobi, Kraken, Gate.io, Bittrex, Bitstamp, MEXC et Bitfinex. Leurs applications ont disparu des magasins indiens quelques semaines plus tard, avant que les négociations ne s’ouvrent une à une.

Binance a retrouvé le marché en 2024 après avoir réglé une amende de 2,25 millions de dollars. KuCoin s’en est tirée pour environ 41 000 dollars et un enregistrement en bonne et due forme. Bybit a suspendu ses services en Inde en janvier 2025 le temps de finaliser son dossier, avant de rétablir l’accès complet à son application neuf mois plus tard. Coinbase a rouvert les inscriptions aux utilisateurs indiens une fois inscrite au registre, fin 2025. Bref, toujours le même motif. Aucune de ces plateformes n’a quitté durablement le pays. Ainsi, les quinze nouvelles ciblées connaissent déjà la marche à suivre : payer l’amende, puis déposer un dossier auprès de la FIU.

Fiscalité crypto : l’Inde alimente elle-même l’exode vers les plateformes crypto offshore

L’attrait de ces plateformes non enregistrées tient d’abord à la note fiscale. Depuis juillet 2022, les plus-values crypto subissent en Inde un impôt forfaitaire de 30 % sans imputation possible des pertes. Une retenue à la source de 1 % (TDS) frappe chaque cession, ce qui rend le trading actif structurellement perdant sur les plateformes domestiques. Résultat : la fiscalité indienne fait fuir 6,1 milliards de dollars par an vers l’offshore, calcule l’Esya Centre. En face, seulement 52 millions de dollars de taxes perçues chaque année.

Les utilisateurs indiens n’ont pas déserté pour autant. Le pays occupe la première place de l’indice mondial d’adoption crypto de Chainalysis depuis trois éditions consécutives. Une adoption portée par une population jeune et par des échanges de pair à pair difficiles à recenser. Par ailleurs, retirer une application d’un magasin déplace le trafic vers un VPN ou un site miroir, hors de portée du fisc comme des radars de la FIU.

Cependant, Washington emprunte la trajectoire inverse. L’OCC, régulateur bancaire fédéral américain, a validé sous conditions les agréments de banque de confiance de Circle, Ripple, BitGo, Fidelity Digital Assets et Paxos en décembre 2025. Il a ensuite ouvert la porte à Crypto.com et à Bridge, la filiale crypto de Stripe, début 2026. Block, la société de Jack Dorsey derrière Square et Cash App, y a déposé à son tour un dossier pour Builders Bank & Trust. L’établissement ne prendrait ni dépôts ni crédits. Il se consacrerait à la conservation de bitcoins et au règlement en stablecoins, adossé aux 10,7 milliards de dollars de volume Bitcoin traités par le groupe en 2025.

Enfin, faute de loi dédiée aux actifs numériques, la FIU reste le seul guichet pour les plateformes qui visent les dizaines de millions d’Indiens détenteurs de cryptomonnaies. Ces derniers sont déjà pressurés par une fiscalité crypto parmi les plus dures au monde. Le document de consultation promis par le ministère des Finances n’a toujours pas été publié. Les notifications antiblanchiment font, en attendant, office de politique publique.

OKX frappe fort : jusqu'à 3 500 € de bonus sur vos dépôts, sans aucune condition de trading, du 07 septembre au 09 octobre. Offre cumulable avec 300 € en BTC offerts à l'inscription.
<strong>Profiter de l'offre OKX</strong>
Profiter de l'offre OKX
Lien commercial

L’article Crypto : l’Inde ordonne le blocage de 15 plateformes offshore est apparu en premier sur Journal du Coin.

💾

❌
❌