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Royaume-Uni : la Chambre des Lords force le gouvernement à se doter d’une stratégie sur les cryptomonnaies

Par : Magali
12 septembre 2026 à 15:00

La France a perdu une bataille ! Mais la France n’a pas perdu la guerre ! Mercredi soir, à Westminster, le gouvernement travailliste a essuyé un revers qu’il n’avait pas vu venir, ou plutôt qu’il espérait éviter. La Chambre des Lords a voté un amendement obligeant le Trésor britannique à publier une véritable stratégie nationale sur les cryptomonnaies, les stablecoins et les actifs tokenisés. Score final : 194 voix pour, 138 contre. Un écart net : l’alliance de circonstance entre conservateurs et libéraux-démocrates a suffi à emporter la mise face à un bloc travailliste resté quasiment soudé.

Les points clés de cet article :
  • La Chambre des Lords a contraint le gouvernement travailliste à élaborer une stratégie nationale pour les cryptomonnaies et les actifs numériques.
  • L’amendement doit encore franchir l’étape cruciale de la Chambre des Communes pour devenir une obligation légale.

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Une stratégie sur les cryptomonnaies imposée malgré Labour

Le texte, baptisé sobrement « Digital assets strategy » et référencé Amendement 88, a été porté par la baronne Neville-Rolfe lors du Report Stage de mercredi. Ancienne ministre conservatrice du Trésor, elle l’a accroché au projet de loi sur les services financiers (Financial Services and Markets Bill) déjà en discussion depuis plusieurs mois. Concrètement, il impose au Trésor de préparer, publier et soumettre à consultation un plan couvrant les cryptoactifs, les stablecoins, les titres tokenisés et les infrastructures de marché financier numériques. Douze mois, pas un de plus, une fois le texte promulgué. Le compte à rebours ne démarre pas aujourd’hui, il démarre à la sanction royale.

Le gouvernement travailliste, lui, plaidait pour une approche plus souple, sans calendrier contraignant gravé dans la loi. Selon lui, une obligation légale rigide se concilierait mal avec la vitesse à laquelle ces marchés évoluent. Raté. Les pairs conservateurs et libéraux-démocrates ont jugé que l’incertitude réglementaire durait depuis trop longtemps pour se contenter de bonnes intentions, et le registre officiel des votes du Parlement britannique fixe le résultat noir sur blanc. Et sur ce coup-là, ils ont eu la majorité.

Graphique du vote à la Chambre des Lords sur l'amendement 88 relatif à la stratégie sur les actifs numériques : 194 voix pour, 138 contre, par groupe politique.
Résultat du vote de la Chambre des Lords sur l’amendement 88 imposant une stratégie sur les actifs numériques : 194 voix pour (conservateurs et libéraux-démocrates), 138 contre (majoritairement travaillistes). Source : UK Parliament.

Le vote des Lords sur les actifs numériques n’est qu’une étape, pas la ligne d’arrivée

Toutefois, la partie est loin d’être terminée. Le texte doit désormais repartir vers la Chambre des Communes, où les députés pourront l’accepter tel quel, le modifier, ou tout simplement le rejeter. Rien n’oblige le gouvernement à s’incliner une seconde fois : à la Chambre basse, Labour dispose d’une majorité bien plus confortable qu’à la Chambre haute. L’amendement ne deviendra une obligation légale que s’il survit à cette étape et reçoit la sanction royale.

Le calendrier réglementaire britannique, déjà passablement chargé, s’épaissit encore d’un cran. La Financial Conduct Authority avait publié ses règles définitives pour les entreprises crypto début juillet, avec une entrée en vigueur prévue pour octobre 2027, pendant que la Banque d’Angleterre assouplissait ses propres exigences sur les stablecoins. Un mille-feuille de textes qui avance par étages, entre le régulateur, la banque centrale et, désormais, le Parlement lui-même qui s’invite dans la fabrique de la doctrine crypto du pays.

Ce type de bras de fer entre chambres n’a rien d’anecdotique pour l’écosystème. Il rappelle qu’au Royaume-Uni comme ailleurs, la régulation des cryptoactifs se construit rarement d’un bloc : elle avance par tensions successives entre exécutif prudent et législateurs pressés d’acter un cadre. Bruxelles a connu ses propres batailles avec MiCA avant d’aboutir à un texte unique. Londres rêve depuis des mois de se poser en hub crypto post-Brexit. Elle découvre qu’imposer une doctrine claire sur les stablecoins et le reste des actifs numériques coûte aussi des arbitrages politiques internes, pas seulement des annonces de façade.

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Stablecoins : Circle avale Tazapay pour 400 millions $, la course aux rails de paiement s’accélère

Par : Magali
12 septembre 2026 à 14:00

Qui paie ses dettes s’enrichit. Circle a annoncé lundi le rachat de Tazapay, une plateforme singapourienne de paiements transfrontaliers, pour environ 400 millions de dollars en actions. C’est la plus grosse acquisition de l’émetteur de l’USDC depuis celle de l’exchange Poloniex en 2018. L’opération s’inscrit dans une semaine chargée pour les stablecoins, tant les grands noms des paiements accélèrent la construction de leurs propres autoroutes on-chain plutôt que de louer celles des autres.

Les points clés de cet article :

  • Circle a réalisé une acquisition historique en rachetant Tazapay pour 400 millions de dollars, marquant un tournant stratégique majeur.

  • Cette opération s’inscrit dans une tendance de consolidation rapide des infrastructures stablecoin, avec Mastercard également impliqué dans une acquisition récente.


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Tazapay, le dernier maillon que Circle voulait s’éviter de construire

Tazapay traite plus de 25 milliards de dollars de volume annuel dans une centaine de marchés, et 60 % de ce volume passe déjà par des stablecoins, selon les informations rapportées par CoinDesk. La société aidait déjà Circle à concevoir son réseau de paiement (Circle Payments Network) depuis 2025. Autant dire que le rachat ressemble moins à un pari qu’à la formalisation d’un partenariat déjà bien engagé.

L’enjeu tient en une phrase : plutôt que de négocier pays par pays avec des banques locales, Circle récupère d’un coup l’infrastructure de dernier kilomètre. Direction 2027 pour la clôture officielle, le temps de passer sous les fourches caudines de l’autorité monétaire de Singapour.

Mastercard avait ouvert le bal avec BVNK

Cinq jours plus tôt à peine, Mastercard finalisait de son côté le rachat de BVNK, plateforme britannique d’infrastructure stablecoin, pour un montant total pouvant grimper à 1,8 milliard de dollars. BVNK fait tourner environ 30 milliards de dollars par an pour des clients comme Worldpay ou Deel, dans plus de 130 pays. Deux mastodontes des paiements, deux rachats en quelques jours à peine.

Le calcul est le même des deux côtés. Un réseau de cartes ou un émetteur de stablecoin qui ne possède pas ses propres rails de conversion entre monnaies fiduciaires et actifs numériques (les stablecoins) reste dépendant de prestataires tiers, avec la marge et la lenteur que ça implique. Racheter plutôt que louer, voilà la logique qui anime Visa, Mastercard et Circle depuis le début de l’année.

Le rachat qui vaut plus cher que la ligne du bilan

Le prix, sur le papier, reste modeste. 400 millions de dollars, c’est une paille à l’échelle de Circle, valorisée en dizaines de milliards depuis son entrée en bourse. Mais la vraie valeur ne se lit pas dans le chiffre. Elle se niche dans les 100 marchés déjà couverts par Tazapay, un réseau que Circle aurait mis des années à bâtir seul.

Reste que ce genre d’opération tout-en-actions comporte son lot d’inconnues. La clôture n’interviendra qu’en 2027, et l’accord régulateur de Singapour n’est jamais acquis d’avance.

Les banques européennes regardent la scène d’un autre œil

Cette course américaine aux rachats tranche avec l’approche choisie en Europe, où 37 banques se sont unies derrière un stablecoin euro conforme MiCA plutôt que de se livrer bataille à coups de chéquier. D’un côté, la consolidation à l’américaine, quelques géants qui rachètent l’infrastructure. De l’autre, un consortium bancaire qui préfère mutualiser les coûts. Deux paris différents sur la même question : qui contrôlera les tuyaux qui feront circuler l’argent numérique de demain.

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Menace quantique sur Bitcoin : le seuil pour casser une clé tombe à 813 qubits logiques

6 septembre 2026 à 09:00

Dieu ne joue pas aux dés. Sauf que Bitcoin, lui, n’a pas le choix de jouer. Google Quantum AI avait déjà fait chuter l’estimation à environ 1 200 qubits logiques fin mars, un dixième des devis d’avant 2026. Depuis, la course ne s’est pas arrêtée : au 31 août, le classement public ecdsa.fail, qui traque en continu le circuit le plus économe pour casser la courbe elliptique secp256k1 utilisée par Bitcoin et Ethereum, affichait un nouveau plancher de 813 qubits logiques. Une chute de 65 % par rapport aux 2 330 qubits estimés en 2017, d’après les calculs de Circle.

Les points clés de cet article :
  • La baisse spectaculaire du seuil de qubits nécessaires pour menacer Bitcoin a atteint 813, marquant une chute de 65 % depuis 2017.
  • Circle a introduit le Quantum Tracker, un outil qui suit l’évolution des qubits logiques et le seuil d’attaque requis, tout en intégrant des solutions post-quantiques.

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ecdsa.fail, la compétition ouverte qui grignote le seuil

Le principe : un concours public, hébergé par Eigen Labs, où chercheurs et agents d’intelligence artificielle soumettent des optimisations de circuit quantique et se disputent le meilleur score sur un indicateur baptisé « qubit-Toffoli product ».

Chaque amélioration marginale fait légèrement reculer le seuil théorique nécessaire pour menacer une clé Bitcoin. Rien de tout cela ne rapproche mécaniquement une machine capable de l’exploiter : le processeur Willow de Google plafonne aujourd’hui à 105 qubits logiques, et la feuille de route de QuEra vise à peine plus de 1 000 qubits logiques à l’horizon 2029. L’écart reste réel. Mais il se resserre des deux côtés à la fois, la puissance disponible grimpant pendant que le coût de l’attaque baisse.

Circle sort son propre thermomètre

C’est dans ce contexte que Circle, l’émetteur du stablecoin USDC, a publié fin août un nouvel outil de suivi public, le Quantum Tracker, qui superpose sur un même graphique la ligne des qubits logiques démontrés en laboratoire et celle du seuil d’attaque requis contre ECDSA. Chaque point du graphique renvoie à sa source primaire, chercheurs et équipes de sécurité pouvant ainsi suivre l’écart sans dépendre d’un seul communiqué. Le réseau Arc de Circle prend déjà en charge SLH-DSA, un schéma de signature post-quantique validé par le NIST, tout en conservant ECDSA en parallèle le temps qu’un standard de transition s’impose à l’ensemble de l’écosystème.

Pour Bitcoin, la parade reste celle décrite en juillet : les propositions BIP-360 et BIP-361 organisent une migration progressive vers des adresses résistantes au quantique, avec en toile de fond un débat non tranché sur le sort des coins qui ne migreraient jamais. Le seuil recule, la fenêtre pour s’y préparer aussi.

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Stablecoin : Citi, Goldman Sachs et 19 autres géants financiers s’unissent pour lancer leur dollar

Par : Magali
2 septembre 2026 à 07:00

L’Union sacrée. En mai 2025, les grandes banques américaines discutaient encore en coulisses d’un stablecoin commun, sans dépasser le stade des pourparlers préliminaires. Seize mois plus tard, l’idée a pris du muscle. Le 1er septembre, vingt-et-une institutions financières internationales, parmi lesquelles Citi, Goldman Sachs, Bank of America et Wells Fargo, ont officialisé la création d’une entreprise commune dédiée à l’émission d’un stablecoin (une cryptomonnaie dont la valeur reste arrimée à une monnaie classique, ici le dollar) adossé au billet vert. Objectif affiché : un lancement commercial au premier semestre 2027.

Les points clés de cet article :
  • Le 1er septembre, vingt-et-une institutions financières mondiales ont officiellement créé une entreprise commune pour émettre un stablecoin adossé au dollar, visant un lancement commercial au premier semestre 2027.
  • Le projet ambitie à se conformer aux réglementations GENIUS Act et MiCA, tout en ciblant des usages variés tels que les paiements transfrontaliers et le règlement d’actifs numériques.

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De 10 banques exploratrices à 21 poids lourds, le consortium change de dimension

Tout est parti d’octobre 2025, quand dix banques d’importance systémique mondiale (des établissements dont la chute menacerait tout le système financier, désignées G-SIB) avaient entamé une phase exploratoire commune. Huit d’entre elles sont toujours là aujourd’hui. Il s’agit de Santander, Bank of America, Citi, Deutsche Bank, Goldman Sachs, MUFG, TD Bank et UBS, la vieille garde du projet.

Treize nouveaux venus rejoignent donc le navire, parmi lesquels BBVA, Wells Fargo, Crédit Agricole, Lloyds, Scotiabank et Standard Bank, portant à 18 le nombre total de banques membres et à 17 celui des G-SIB. La nouvelle entité doit être formellement créée au second semestre 2026, sous réserve des conditions de clôture habituelles à ce genre de montage. Un an, presque jour pour jour, entre la première poignée de main et le passage à l’acte.

Fidelity et WisdomTree, la surprise venue des gestionnaires d’actifs

Deux noms détonnent dans cette liste de banquiers en costume trois pièces. Fidelity Investments et WisdomTree, deux gestionnaires d’actifs américains, émettent déjà chacun leur propre stablecoin.

En effet, Fidelity a lancé le sien, FIDD, en janvier via sa société de fiducie nationale agréée au niveau fédéral. WisdomTree fait tourner l’USDW sous une charte de fiducie new-yorkaise.

Rejoint également le consortium Sirius International Holding, filiale d’un conglomérat d’Abou Dabi. Leur présence en dit long. Même des émetteurs déjà installés jugent qu’aucun stablecoin isolé, aussi solide soit-il, ne pèsera assez lourd seul face aux effets de réseau de Tether et Circle.

GENIUS Act et MiCA, un stablecoin taillé pour cocher toutes les cases réglementaires

Le calendrier reste précis. Dollar d’abord, avec un lancement commercial visé au premier semestre 2027. Puis extension progressive à d’autres devises du G7, l’euro en tête de liste. Les usages ciblés couvrent les marchés de gros, institutionnels et particuliers, avec en ligne de mire les paiements transfrontaliers et le règlement de crypto-actifs, selon le communiqué officiel du consortium. Le projet ambitionne une conformité au GENIUS Act américain et au règlement européen MiCA, chacun selon sa juridiction. Un chantier réglementaire à deux vitesses, mais pas insurmontable, vu que les grandes banques ont justement l’habitude de jongler avec plusieurs cadres à la fois d’un pays à l’autre. Face à elles, un marché des stablecoins qui pèse environ 290 milliards de dollars, dont près de 89 % captés à eux seuls par l’USDT de Tether et l’USDC de Circle. Autant dire que la place est chère, et que la vraie bataille commence à peine.

Vingt-et-une signatures ne garantissent pas un lancement réussi. Rien n’est gravé dans le marbre tant que l’entreprise commune n’existe pas encore sur le papier. Mais l’ampleur de la coalition, du crédit américain classique aux fiducies d’Abou Dabi en passant par les gestionnaires d’actifs new-yorkais, dessine un mouvement bien plus large que la simple riposte de quelques banques agacées. Wall Street tokenise déjà ses dépôts de son côté, avec JPMorgan et son JPMD en éclaireur. Tether et Circle ont dix-huit mois devant eux pour consolider leur avance, avant que le premier stablecoin porté par 21 poids lourds de la finance mondiale n’entre vraiment en jeu.

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Stablecoins : Londres pousse la Banque d’Angleterre à accélérer

31 août 2026 à 06:00

La Banque d’Angleterre devra désormais rendre des comptes sur l’innovation financière. Le Trésor britannique veut lui attribuer un nouvel objectif légal consacré aux paiements et à la monnaie numérique. Cette mission restera subordonnée à la stabilité financière, mais obligera la banque centrale à expliquer chaque année au Parlement comment elle favorise le développement de nouvelles technologies. Derrière cette réforme, Londres cherche notamment à accélérer l’arrivée de stablecoins libellés en livres sterling.

Points clés

  • Le Trésor britannique crée un objectif secondaire statutaire obligeant la Banque d’Angleterre à promouvoir l’innovation dans les paiements et la monnaie numérique
  • L’amendement passe devant la Chambre des Lords en septembre et impose un rapport annuel au Parlement
  • La Banque a abandonné les plafonds de détention et retenu une limite d’émission de 40 milliards de livres par stablecoin systémique
  • 99 % des stablecoins en circulation sont libellés en dollars, et les candidatures d’émetteurs en livre ouvrent d’ici la fin de l’année

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Une nouvelle obligation pour la Banque d’Angleterre

Le gouvernement intégrera cette disposition au projet de loi sur les services financiers et les marchés, qui doit être examiné par la Chambre des Lords les 7 et 9 septembre. La Banque d’Angleterre recevra un « objectif secondaire » visant à faciliter l’innovation dans les systèmes de paiement et la monnaie numérique.

Cette notion ne signifie pas que l’institution devra autoriser tous les nouveaux produits. Sa mission principale restera la protection de la stabilité financière. La Banque ne sera donc pas tenue de soutenir une innovation qu’elle jugerait dangereuse pour le système monétaire ou bancaire.

Elle devra cependant publier chaque année un rapport détaillant les mesures prises pour remplir ce nouvel objectif. Le Parlement pourra ainsi suivre la manière dont la réglementation évolue face à la tokenisation, aux registres distribués et aux actifs numériques utilisés pour les paiements.

La Banque possède déjà une mission comparable lorsqu’elle supervise les contreparties centrales et les dépositaires centraux de titres. La réforme étendra cette approche aux systèmes de paiement systémiques, notamment ceux reposant sur des actifs numériques de règlement comme les stablecoins.

« La stabilité financière restera toujours l’objectif principal de la Banque », a rappelé Lucy Rigby, ministre de la City. Selon elle, cette nouvelle mission doit néanmoins permettre au Royaume-Uni de conserver une place importante dans les services financiers numériques.

La Banque d’Angleterre doit soutenir l’innovation dans le domaine des cryptomonnaies. Source

Londres a pourtant accéléré sur les stablecoins dernièrement

La mesure intervient après plusieurs critiques du secteur crypto, qui reprochait à la Banque d’Angleterre une approche trop prudente. L’institution a déjà assoupli en juin son projet de réglementation des stablecoins systémiques indexés sur la livre sterling.

Elle a notamment abandonné les plafonds qui auraient limité la quantité de stablecoins détenue par chaque particulier ou entreprise. Ces restrictions ont été remplacées par une limite globale d’émission de 40 milliards de livres pour les stablecoins concernés.

La Banque a également réduit la part des réserves que les émetteurs devront conserver sous forme de dépôts non rémunérés auprès d’elle. Cette modification doit permettre aux futurs stablecoins britanniques de disposer d’un modèle économique plus viable, leurs concurrents étrangers pouvant placer une partie de leurs réserves dans des actifs rémunérés.

Les candidatures des entreprises souhaitant émettre un stablecoin systémique en livres devraient ouvrir avant la fin de l’année. La Banque considère ces jetons comme une « nouvelle forme de monnaie », qui doit présenter un niveau de solidité comparable à celui des autres moyens de paiement.

Le Royaume-Uni reste néanmoins en retard sur ses principaux concurrents. Le règlement MiCA encadre les émetteurs européens depuis 2024, tandis que les États-Unis ont adopté le GENIUS Act en 2025. Environ 99 % des stablecoins en circulation restent aujourd’hui libellés en dollars, selon Sasha Mills, directrice exécutive de la Banque d’Angleterre.

Le nouvel objectif ne garantit donc pas l’émergence d’un stablecoin britannique majeur. Il place toutefois la Banque d’Angleterre sous une pression politique plus explicite : protéger la stabilité financière tout en démontrant, chaque année, qu’elle ne freine pas inutilement l’innovation.

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Crypto : Robinhood Chain mise sur l’USDe, mais vit des memecoins

Par : Ben Canton
29 août 2026 à 14:00

De 17 à 253 millions de dollars en un mois. L’USDe d’Ethena est devenu l’une des principales sources de liquidité de la Robinhood Chain. Le dollar synthétique représente désormais près de 43 % des stablecoins présents sur ce réseau de seconde couche d’Ethereum. Cette croissance spectaculaire alimente la finance décentralisée, mais elle ne s’accompagne pas encore d’une hausse comparable du nombre d’utilisateurs.

Les points clés de cet article :
  • L’USDe d’Ethena a connu une croissance extraordinaire, atteignant 253 millions de dollars en un mois et représentant 43 % des stablecoins sur la Robinhood Chain.

  • Malgré une liquidité accrue, la Robinhood Chain attire principalement des capitaux spéculatifs avec les memecoins, sans une augmentation significative du nombre d’utilisateurs actifs.

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L’USDe alimente la liquidité de la Robinhood Chain

L’USDe se distingue des stablecoins traditionnels comme l’USDG de Paxos. Ce dernier maintient sa valeur grâce à des réserves composées d’actifs libellés en dollars. Ethena utilise pour sa part des cryptoactifs associés à des positions vendeuses sur les marchés à terme afin de réduire leur exposition aux variations de prix.

Ce mécanisme permet à l’USDe de viser une valeur stable autour d’un dollar sans reposer uniquement sur des réserves bancaires classiques. Il comporte toutefois des risques spécifiques liés aux plateformes de produits dérivés, aux taux de financement, à la liquidité des marchés et à la conservation des actifs.

L’USDe ne verse pas automatiquement de rendement. Les détenteurs doivent le déposer auprès d’Ethena pour recevoir du sUSDe, une version donnant accès aux revenus générés par les stratégies du protocole.

Son arrivée massive sur Robinhood Chain offre néanmoins davantage de capitaux utilisables comme garantie ou comme liquidité dans les applications de prêt, d’échange et de rendement. La valeur totale verrouillée du réseau atteignait environ 473 millions de dollars, avant de se rapprocher de 493 millions selon les dernières données de DeFiLlama.

L’activité technique progresse également. Robinhood Chain a ainsi enregistré en moyenne 11,6 millions de transactions quotidiennes sur la semaine étudiée, soit une hausse de 30 %. Le nombre de comptes actifs n’a cependant augmenté que de 3,3 % et reste environ 11 % sous son sommet du 16 juillet.

L’écart suggère que le réseau attire surtout davantage de capitaux et d’opérations, sans connaître pour l’instant une croissance équivalente de sa base d’utilisateurs.

 L’USDe d’Ethena est devenu l’une des principales sources de liquidité de la Robinhood Chain. Le dollar synthétique représente désormais près de 43 % des stablecoins présents sur ce réseau de seconde couche d’Ethereum. Cette croissance spectaculaire alimente la finance décentralisée, mais elle ne s’accompagne pas encore d’une hausse comparable du nombre d’utilisateurs.
Les équipes d’Ethena se réjouissent du succès de leur stablecoin sur la Robinhood Chain – Source : Compte X

Les memecoins dominent encore les échanges

Robinhood présente sa blockchain comme une infrastructure destinée aux actions tokenisées, aux actifs du monde réel et aux nouvelles applications financières. Pourtant, ses premiers volumes proviennent presque exclusivement de la spéculation.

Selon OAK Research, les memecoins représentent plus de 99 % du volume échangé sur le réseau. Uniswap concentre parallèlement environ 66,4 % des frais générés par les applications depuis le lancement de la chaîne.

Le jeton CASHCAT, inspiré de l’ancienne mascotte de Robinhood, illustre cette dynamique. Son prix aurait progressé de plus de 5 500 % en sept jours, portant sa capitalisation près de 200 millions de dollars. Sa cotation dans l’application Robinhood a provoqué un léger regain d’activité, sans modifier sensiblement la moyenne hebdomadaire des comptes actifs.

Deux moteurs très différents coexistent donc. Les memecoins apportent du volume, des transactions et des revenus immédiats, tandis que l’USDe construit une réserve de dollars susceptible d’alimenter durablement la DeFi.

La Robinhood Chain parvient déjà à attirer des capitaux importants, mais son adoption reste largement portée par la spéculation. Son principal défi sera de transformer cette liquidité et cette activité autour des memecoins en usages durables liés au crédit, aux échanges et aux actifs tokenisés.

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X pourrait bientôt rémunérer les créateurs en stablecoins

Par : Club 25%
21 août 2026 à 19:00

Selon une personne proche du dossier, X étudierait le versement de royalties à ses créateurs en stablecoins, notamment en USDC. La plateforme d’Elon Musk n’a rien confirmé officiellement. Cette piste intervient alors que X est en train de revoir son système de rémunération des créateurs.

Cet article contient des liens d’affiliation qui soutiennent le travail du Journal du Coin.

Une piste encore au stade des discussions 

La personne à l’origine de ces informations travaille également avec d’autres plateformes sociales qui testent les stablecoins pour rémunérer leurs créateurs. 

Les discussions avec X se poursuivent, sans qu’aucun détail n’ait filtré sur le stablecoin retenu, le réseau utilisé, le prestataire technique ou le calendrier. Ses représentants n’ont pas répondu aux sollicitations. 

La capitalisation totale des stablecoins dépasse aujourd’hui 300 milliards de dollars. Certaines entreprises les utilisent déjà, Hyundai par exemple, pour leurs paiements entre filiales à l’international. 

X refond son système de rémunération

Depuis le 7 août, X n’accepte plus de nouvelles inscriptions à son ancien programme Revenue Sharing, qui prendra fin pour les participants actuels le 7 septembre.

À partir du 8 septembre, X ouvrira l’accès à son nouveau programme Original Content Rewards. Celui-ci rémunère les créateurs en fonction des impressions qualifiées générées par leurs contenus originaux, avec une attention particulière portée à l’analyse, au reportage, à l’expertise et au commentaire.

X prévoit déjà de verser les revenus toutes les deux semaines via Stripe ou, pour les utilisateurs éligibles, via X Money.

X lance son programme Original Content Rewards pour rémunérer les créateurs de contenus originaux
X lance son programme Original Content Rewards pour rémunérer les créateurs de contenus originaux.

Meta a déjà commencé à payer certains créateurs en USDC

Meta a déjà franchi ce cap. Depuis avril, une partie des créateurs Facebook basés en Colombie et aux Philippines reçoivent leurs revenus directement en USDC, sur les blockchains Solana et Polygon.

Les fonds arrivent directement dans le wallet du créateur. Meta a versé près de 3 milliards de dollars à ses créateurs en 2025 et prévoit d’étendre l’accès aux paiements en stablecoins à plus de 160 marchés d’ici la fin de l’année.

Les stablecoins gagnent du terrain dans les paiements internationaux

SpaceX utilise déjà les stablecoins pour faciliter certains paiements de Starlink. Notamment dans les marchés où les infrastructures bancaires traditionnelles compliquent les transactions internationales. 

Une utilisation par X servirait cette fois à distribuer des revenus directement à des particuliers répartis dans plusieurs pays, à l’instar de Meta

Pour certains créateurs, notamment dans les pays où l’accès aux services bancaires reste limité ou où la monnaie locale est instable, recevoir leurs revenus en stablecoins peut leur donner accès à une valeur plus stable que leur monnaie locale. 

En mars dernier, la plateforme d’Elon Musk a nommé Benji Taylor comme responsable de son design, un rôle également rattaché à xAI et SpaceX. Ancien responsable du design de Base et ex-dirigeant produit d’Aave Labs, il a également participé à la création du wallet crypto self-custody Family.

Ce recrutement ne permet toutefois pas d’établir un lien direct avec le projet de rémunération en stablecoins. Cependant, Taylor apporte à X une expérience directement liée aux wallets, à la DeFi et aux infrastructures crypto.

Les stablecoins peuvent aussi devenir une source de rendement

Au-delà des paiements, les stablecoins peuvent aussi servir de base à des stratégies de rendement dans la DeFi. Pour un investisseur, ils peuvent constituer une poche dédiée au rendement, en complément d’une exposition aux actifs plus volatils du marché crypto.

Une partie du capital peut être convertie en stablecoins puis déployée sur des protocoles DeFi, tandis qu’une autre reste investie sur Bitcoin ou d’autres actifs. Le rendement recherché dépend alors des stratégies mises en place sur ces protocoles, plutôt que de la direction prise par le Bitcoin.

Cette répartition permet de conserver une partie du capital exposée au marché, tandis que l’autre reste en stablecoins et cherche du rendement via la DeFi.

Sélectionner les protocoles, comprendre leurs mécanismes et suivre l’évolution des stratégies demande du temps. 

C’est dans cette logique que s’inscrit le Club 25%, avec des stratégies de rendement construites autour des stablecoins et de la DeFi.

Le Club 25%, c’est un club privé de plus de 150 investisseurs qui gèrent leur épargne en stablecoins via la DeFi, avec un objectif de 15 à 25 % par an, sans trading, sans volatilité, en y consacrant quelques heures par trimestre.

Comment ça marche concrètement :

  • Un portefeuille public de 100 000 $ géré en temps réel : toutes les décisions sont documentées et expliquées.
  • Des opportunités DeFi analysées et auditées : vous suivez des guides vidéo étape par étape pour investir sur des protocoles sélectionnés pour leur robustesse.
  • Une souveraineté totale sur vos fonds : vous restez maître de votre capital, aucune entité tierce n’a accès à votre wallet.

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X n’a encore rien officialisé. Meta expérimente déjà les paiements en USDC pour certains créateurs et SpaceX utilise les stablecoins pour ses flux internationaux. Une adoption par X marquerait une nouvelle étape dans l’extension des stablecoins aux paiements vers les particuliers. 

L’article X pourrait bientôt rémunérer les créateurs en stablecoins est apparu en premier sur Journal du Coin.

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