La Fondation Ethereum, l’organisation qui finance le développement du réseau, supprime 54 postes. Un cinquième de ses effectifs. Onze jours plus tard, Vitalik Buterin, son cofondateur, présente la troisième grande itération d’Ethereum, une refonte aussi profonde que The Merge. Pendant ce temps, l’ether traîne 60 % sous son sommet de l’été 2025.
Deux lectures possibles. Soit le plan le plus ambitieux que la crypto ait produit depuis des années, soit une fondation qui accélère parce qu’elle n’a plus vraiment le choix. Cette refonte s’appelle Lean Ethereum, et notre dernière vidéo la décortique. Voici de quoi vous mettre en appétit.
Les points clés de cet article :
La Fondation Ethereum a supprimé 54 postes, soit un cinquième de ses effectifs, avant de dévoiler la refonte majeure Lean Ethereum.
Lean Ethereum vise à simplifier radicalement le réseau en réduisant le nombre de lignes de code et en diminuant les coûts, face à la menace de l’ordinateur quantique.
Pour son premier anniversaire, Steady Lads casse les prix : ‑25% sur l'abonnement annuel, ‑20% sur le mensuel. Analyses de Cara, live hebdo, suivi du portefeuille en direct, tout est inclus. Attention, l'offre ferme dimanche 13 au soir.
Retour en novembre 2024, à la Devcon de Bangkok. Justin Drake, l’un des chercheurs les plus en vue de la Fondation, monte sur scène et propose de réécrire de zéro la couche de consensus, celle qui gère les validateurs et la sécurité. Huit mois plus tard, il élargit l’idée aux trois couches du réseau à la fois.
Le cœur de Lean Ethereum tient en une phrase : remplacer l’empilement de familles cryptographiques accumulées en dix ans par une seule brique de base, la fonction de hachage, l’outil le plus élémentaire de la boîte à outils. Derrière, une obsession de Vitalik, la simplicité. Ethereum tourne avec 300 000 lignes de code. Bitcoin, environ 15 000.
Et pour vous, ça donnerait une transaction définitive en quelques secondes au lieu d’un quart d’heure, des frais plus bas sur les layer 2 (les réseaux de seconde couche), et un ticket d’entrée de validateur qui tomberait de 32 ethers à un seul.
L’ordinateur quantique, le vrai moteur du chantier
Le 30 mars, l’équipe Quantum AI de Google publie un papier sur la vulnérabilité des cryptos face à l’ordinateur quantique. Co-signé par Justin Drake lui-même. Un chercheur de la Fondation a donc co-écrit le document qui explique comment casser la cryptographie d’Ethereum. Et sa conclusion fait mal, puisque moins de 500 000 qubits suffiraient, contre 9 millions estimés jusqu’ici.
On reste loin des machines actuelles, certes. Mais près de 17 % des ETH sont potentiellement vulnérables, et un attaquant peut enregistrer aujourd’hui des données chiffrées pour les casser plus tard. Google s’est donné jusqu’à 2029 pour migrer ses propres systèmes, en contrôlant toute son infrastructure. La Fondation, elle, parle de trois à quatre ans. Ce n’est pas un délai confortable, c’est déjà tendu.
Un pari cohérent, lancé depuis la position la plus faible
Et le chantier démarre au pire moment. Un laboratoire de recherche fermé, cinq chercheurs seniors partis fonder leur propre labo la veille des licenciements, un calendrier contesté jusqu’en interne. Sans oublier un précédent qui fait sourire jaune : The Merge est resté « à six mois de son lancement » pendant quatre ans.
Alors, décentralisation saine de la recherche ou hémorragie de cerveaux ? Les deux lectures du début sont toujours sur la table, et la vidéo vous donne de quoi trancher, chiffres à l’appui, du coût d’une preuve divisé par plus de cent en un an aux 10 000 transactions par seconde visées en « beast mode ».
Dites-nous aussi en commentaire ce que vous pensez d’Ethereum en ce moment. On vous laisse avec la vidéo !
Cela fait un an que vous suivez peut-être les analyses de Cara sur le Journal du Coin. Steady Lads, c'est la version complète : un portefeuille public suivi en temps réel, chaque position expliquée, un live chaque mardi et une communauté active pour échanger. Jusqu'au dimanche 13 inclus, profitez de l'offre anniversaire à prix réduit !
« Conscious uncoupling. » (Gwyneth Paltrow, en 2014, pour annoncer sa séparation avec Chris Martin) Consensys vient de prononcer le même genre de divorce à l’amiable, version entreprise. Ce mardi 9 septembre 2026, la société annonce que MetaMask, son portefeuille crypto vedette, devient une entité totalement indépendante. Les activités institutionnelles restent sous la bannière Consensys, avec en ligne de mire une éventuelle introduction en bourse dont personne ne veut encore donner la date exacte. Une page se tourne pour un groupe fondé en 2014 par ce même Joe Lubin, qui pilote aujourd’hui la manœuvre.
Les points clés de cet article :
Consensys a annoncé que MetaMask devient une entité totalement indépendante, tournant ainsi une page significative de son histoire.
MetaMask, dirigée par Joe Lubin, s’est transformée en une sorte de néobanque ambitieuse et pourrait lorgner une introduction en bourse dès 2027.
Bybit EU, la puissance d'un géant du trading, désormais agréé en Europe. Transférez vos cryptos et recevez jusqu'à 85 € en BTC !
MetaMask largue les amarres, Consensys garde le navire institutionnel
Concrètement, deux sociétés distinctes remplacent l’ancienne Consensys Software Inc. MetaMask conserve le nom qui a fait sa notoriété et se concentre sur le grand public : plus de 100 millions de téléchargements dans environ 190 pays, et plusieurs billions de dollars de transactions facilitées depuis son lancement. L’autre entité, toujours appelée Consensys, hérite des protocoles et de l’infrastructure institutionnelle Ethereum, Linea comprise. Elle sera dirigée par Mike Kriak au poste de PDG, épaulé par David Cunningham à la présidence.
Joe Lubin, lui, ne quitte personne. Il devient PDG de MetaMask tout en restant président exécutif de Consensys. Sa justification, rapportée par Fortune le 9 septembre, tient en une idée simple : l’activité grand public de MetaMask aurait accumulé une valeur qui dépasse largement celle du reste du groupe. Autant lui offrir sa propre structure, et sa propre stratégie.
Today, MetaMask begins its next chapter as an independent company.
Consensys Software Inc., the company behind MetaMask, is rebranding as MetaMask, fully focused on the consumer platform. The protocols and institutional infrastructure businesses, including Linea, are becoming a…
Une « banque crypto » qui n’a plus besoin de la maison mère
MetaMask n’est plus le simple portefeuille qui affichait un solde et proposait de swapper deux tokens. Ces derniers mois, l’application a empilé les briques façon néobanque, avec des comptes multi-actifs, une carte de débit Mastercard (MetaMask Card) lancée avec Baanx, des contrats perpétuels et des marchés de prédiction.
Sur ce point, la nouvelle entité veut « étendre l’accès aux instruments financiers traditionnels et aux services financiers autonomes au sens large ». Traduction : MetaMask veut ressembler de moins en moins à un plugin de navigateur, et de plus en plus à un établissement financier à part entière. Le nom reste le même.
MetaMask lorgne une IPO dès 2027, Lubin botte en touche
Lubin refuse tout commentaire sur le calendrier d’une IPO (introduction en bourse). Le dossier traîne pourtant depuis un moment. Une entrée en bourse avait déjà été évoquée début 2025, projet abandonné faute de marché porteur. La société avait ensuite recruté JPMorgan et Goldman Sachs comme banques pour viser l’automne 2026. Des analystes tablent désormais sur un listing de MetaMask dès le début 2027. Rien n’est confirmé côté direction.
La même prudence vaut pour le token. Lubin avait laissé entendre par le passé qu’un jeton MetaMask était à l’étude. Il a coupé court cette semaine : le climat réglementaire actuel rend les entreprises bien moins pressées d’émettre leur propre cryptomonnaie. Un jeton MetaMask attendra donc encore un peu. Pas de surprise, à vrai dire.
Vous vous souvenez de la plainte de la SEC contre MetaMask, qui l’accusait d’avoir vendu des titres non enregistrés ? Le régulateur américain a fini par classer l’affaire sans suite en 2025. Ce genre de manœuvre aurait été autrement plus délicat à négocier en pleine bataille judiciaire. La séparation effective entre MetaMask et Consensys doit être achevée d’ici la fin de l’année 2026.
Bybit EU déroule le tapis rouge : jusqu'à 85 € en BTC en cumulant le bonus de bienvenue et le parrainage. Déposez 100 €, recevez jusqu'à 60 € en BTC, et 25 € de plus par ami parrainé. Ouvrez votre compte et lancez-vous.
Panne courte, symbole lourd. Ce vendredi 4 septembre, Robinhood Chain, la blockchain censée faire tourner des actions tokenisées 24 heures sur 24, a cessé de produire des blocs pendant plus de 14 minutes. Rien d’irréversible. Les transactions ont fini par repartir. Mais le réseau lancé en grande pompe le 1er juillet vient de rappeler, en plein pic d’adoption, qu’une infrastructure jeune reste une infrastructure jeune. Voici ce que vous devez savoir, et ce qui reste flou.
Les points clés de cet article :
Robinhood Chain a connu une panne de production de blocs de plus de 14 minutes, révélant les vulnérabilités d’une infrastructure encore jeune.
Malgré un lancement réussi et une adoption rapide, la panne met en lumière les défis techniques persistants de Robinhood Chain, une couche 2 basée sur Arbitrum Orbit.
C’est le moment de sécuriser vos BTC, ETH et altcoins tout en profitant de la promo Back to School de Ledger, avec jusqu’à $70 en Bitcoin.
Robinhood Chain à l’arrêt pendant 14 minutes, pas un seul bloc produit
Le compte de breaking news Aggr News a été le premier à tirer la sonnette d’alarme, capture d’écran de l’explorateur de blocs à l’appui. Plus rien ne sortait sur le réseau. Vérification faite sur l’explorateur officiel de la chaîne. La production de blocs était bel et bien figée, pendant que des transactions restaient en attente, empilées sans jamais être validées. Concrètement, transférer un token, appeler un contrat intelligent (le programme autonome qui exécute automatiquement les règles d’une transaction), passer par un routeur d’échange. Plus rien ne passait.
La panne a duré un peu plus de 14 minutes avant qu’une reprise timide ne s’amorce. Les transactions ont recommencé à circuler. La production de blocs, elle, restait ralentie plusieurs minutes après ce retour apparent à la normale, signe que le réseau n’avait pas encore totalement digéré l’incident. Robinhood n’a communiqué aucune explication officielle sur la cause. Silence radio aussi sur un éventuel calendrier de retour à une stabilité complète.
Explorateur de Robinhood Chain le 4 septembre 2026, pendant l’incident : mises à jour live retardées, plusieurs appels de contrats en échec sur le bloc 54 322 625. Source : explorateur officiel.
Une panne qui tombe mal pour la vitrine tokenisée de Robinhood Chain
Le timing ne pouvait pas plus mal tomber. Robinhood Chain carbure depuis son lancement début juillet : plus de 240 000détenteurs de stock tokens (des jetons adossés 1 pour 1 à une action réelle, avec l’exposition économique mais sans droit de vote ni propriété directe) en seulement trente jours, et plus de 200 titres et ETF américains disponibles depuis plus de 120 juridictions hors des États-Unis. Sur le papier, une vitrine impeccable pour la finance traditionnelle version blockchain.
Vous vous souvenez de la promesse initiale ? Un marché boursier ouvert jour et nuit, sans les horaires de Wall Street. Sauf que la réalité du réseau est nettement plus contrastée : les memecoins représentent plus de 99 % du volume d’échange sur la chaîne, loin devant les actions tokenisées qui ont motivé le projet. Une panne de blocs, même courte, rappelle crûment que l’infrastructure censée porter Wall Street on-chain reste un jeune réseau, avec les défauts de jeunesse qui vont avec.
Robinhood Chain, un rollup Arbitrum encore loin de la maturité d’Ethereum
Techniquement, Robinhood Chain n’est pas un réseau indépendant. C’est une couche 2 (layer 2, un réseau qui traite les transactions à part avant d’en publier les preuves sur Ethereum), construite sur la pile technique d’Arbitrum Orbit. Le carburant de chaque transaction reste de l’ETH, et les données transitent par les blobs post-Dencun, l’espace de stockage temporaire introduit par la dernière grosse mise à jour d’Ethereum pour faire baisser les frais des rollups. Une panne de production de blocs à cette échelle touche la couche d’exécution du séquenceur, l’opérateur qui ordonne les transactions avant de les remonter sur la chaîne mère. Elle n’a, en l’état, rien à voir avec un problème de sécurité d’Ethereum lui-même.
C’est là toute la nuance. Un séquenceur qui cale, ça arrive à beaucoup de L2 jeunes. Arbitrum et Optimism ont connu leurs propres incidents à leurs débuts. Mais un réseau qui vend justement la promesse d’un marché ouvert en permanence n’a pas le luxe de tomber, même 14 minutes, même une fois. La friction est là.
Robinhood promet un supercycle qui doit transformer la finance traditionnelle en actifs échangeables jour et nuit. Mais tant que ce sont les memecoins qui font tourner la machine plutôt que les actions censées la justifier, la panne de vendredi ressemble moins à un accident isolé qu’à un rappel : la couche technique doit encore rattraper le récit marketing.
Vous souhaitez garder le contrôle de vos crypto-actifs ? Sécurisez vos clés privées hors ligne avec un wallet Ledger et profitez de la promo Back to School : jusqu’à $70 en Bitcoin avec Ledger Stax, $50 avec Ledger Flex et $20 avec Ledger Nano S Plus.
Les blockchains à la loupe. Une étude récente publiée par ARK Invest et Glassnode évalue le degré de décentralisation des réseaux Bitcoin, Ethereum et Solana à travers plusieurs critères techniques. Le rapport analyse ces infrastructures selon l’auditabilité, la sécurité, la gouvernance et la répartition de la propriété. En agrégeant les différents indicateurs retenus, les résultats classent Bitcoin au premier rang pour la décentralisation globale, suivi par Ethereum puis Solana. Les chercheurs soulignent toutefois qu’aucun réseau ne surpasse ses concurrents sur l’ensemble des dimensions étudiées.
Les points clés de cet article :
Une étude récente a classé Bitcoin en tête pour la décentralisation globale, suivi par Ethereum et Solana, selon des critères techniques.
Le coût du matériel nécessaire pour exploiter un nœud montre une disparité frappante, rendant Solana moins accessible pour les particuliers.
Dimanche 6 septembre à 20h, le trader pro de Steady Lads décrypte le marché en direct. Au programme : une Master Class sur la lecture des graphiques, une analyse technique des principaux actifs et une séance de questions ouvertes avec celui qui pilote le portefeuille. Accès libre, dans la limite de 500 inscrits.
Accessibilité du matériel et concentration de la validation
L’accès à la vérification indépendante dépend largement du coût du matériel nécessaire pour exploiter un nœud complet. Selon les estimations du rapport, la configuration requise coûte environ 289 dollars pour Bitcoin, contre 730 dollars pour Ethereum et 21 478 dollars pour Solana. Cette différence restreint l’installation de nœuds Solana chez les particuliers et favorise le recours à des serveurs professionnels.
La production de blocs présente également des profils de concentration très différents. Sur Bitcoin, Foundry USA, AntPool et F2Pool dépassent ensemble le seuil de 51 % de la puissance de calcul retenu par l’étude. Sur Ethereum, Lido, Binance et Kraken concentrent environ 39 % des ethers stakés, franchissant ainsi le seuil critique de 33 % utilisé par les chercheurs. Le coefficient de Nakamoto s’établit donc à 3 pour les deux réseaux.
Cette mesure doit toutefois être interprétée avec prudence : les pools de minage et les services de staking regroupent des opérateurs qui ne sont pas nécessairement contrôlés par une même entité. Les mineurs peuvent notamment changer de pool, tandis que Lido répartit les ethers déposés entre plusieurs opérateurs de nœuds.
Sur Solana, le tableau récapitulatif du rapport fixe le coefficient de Nakamoto à 19. Cette valeur traduit une répartition plus large du stake délégué entre les validateurs, même si elle repose sur un seuil de contrôle de 33 %, différent de celui appliqué à Bitcoin.
Glassnode et Ark nvest ont comparé les blockchains et livrent leur verdict sur les réseaux sociaux – Source : Compte X
Bitcoin Ethereum et Solana : Répartition géographique, gouvernance et détention des jetons
L’emplacement physique des équipements influe ensuite sur la résistance des réseaux face aux pannes, aux interventions réglementaires et aux pressions exercées sur leurs hébergeurs. Selon les données reprises dans le rapport, 68 % de l’infrastructure de Solana se trouve en Europe et la quasi-totalité fonctionne dans des centres de données. Les chiffres géographiques concernant Solana proviennent toutefois de données datant de novembre 2024.
À l’inverse, 63 % des nœuds Bitcoin utilisent le réseau Tor, ce qui rend leur localisation et leur coordination plus difficiles. L’infrastructure du réseau présente également une dispersion géographique plus équilibrée, avec environ 47 % des nœuds en Europe et 35 % en Amérique du Nord.
En matière de gouvernance, Bitcoin applique un processus d’amélioration décentralisé sans autorité disposant du pouvoir de modifier seule le protocole. Les évolutions passent généralement par les propositions BIP et nécessitent une coordination entre développeurs, mineurs, opérateurs de nœuds et utilisateurs.
Ethereum s’appuie sur les réunions All Core Developers pour coordonner ses mises à jour. La Fondation Ethereum conserve un rôle d’influence et de coordination, sans disposer pour autant d’une autorité unilatérale sur le protocole. Solana adopte une organisation plus structurée : la Fondation Solana joue un rôle plus direct dans le développement et la coordination de son écosystème.
Enfin, l’analyse de la détention des jetons montre une propriété plus dispersée sur Bitcoin. Les auteurs expliquent notamment cette situation par le fonctionnement de la preuve de travail : les mineurs doivent régulièrement vendre une partie de leurs récompenses pour couvrir leurs dépenses en matériel et en électricité. Ethereum occupe une position intermédiaire, tandis que Solana affiche une concentration plus importante dans les catégories de portefeuilles les mieux dotées.
L’étude d’ARK Invest et de Glassnode illustre ainsi la diversité des choix d’architecture au sein des réseaux décentralisés. Chaque protocole privilégie certains aspects techniques, comme la facilité de vérification, la vitesse d’exécution ou la résistance aux pannes. Ces arbitrages structurels répondent à des usages différents et montrent que la décentralisation ne constitue pas une caractéristique binaire,mais un ensemble de compromis mesurables.
Steady Lads, c'est la communauté privée du Journal du Coin : un trader pro y gère un portefeuille crypto et partage chaque position en temps réel, avec ses raisons d'entrer, de sortir et d'attendre. Analyses hebdomadaires, salon d'échange et lives réguliers.
BitMine n’est plus qu’à quelques achats de son objectif. La société présidée par Tom Lee a acquis 53 501 ethers supplémentaires au cours de la semaine achevée le 30 août 2026. Après les 32 447 ETH achetés la semaine précédente, cette nouvelle opération confirme l’accélération de sa stratégie d’accumulation. BitMine détient désormais 5 901 112 ETH, valorisés autour de 14,8 milliards de dollars sur la base d’un cours de 2 511 dollars. Cette réserve représente environ 4,9 % de l’offre en circulation. L’entreprise aurait ainsi réalisé près de 98 % de son ambition, baptisée « Alchemy of 5 % ».
Points clés
BitMine a acheté 53 501 ETH la semaine dernière (après 32 447 ETH la semaine précédente).
Son président Tom Lee estime que la surperformance récente des cryptomonnaies peut ramener les investisseurs institutionnels
La société détient plus de 3 millions d’ETH et vise 5 % de l’offre en circulation, soit environ 6 millions d’unités
Le staking rapporte à BitMine près de 90 000 ethers par an sans passer d’ordre d’achat
Dimanche 6 septembre à 20h, le trader pro de Steady Lads décrypte le marché en direct. Au programme : une Master Class sur la lecture des graphiques, une analyse technique des principaux actifs et une séance de questions ouvertes avec celui qui pilote le portefeuille. Accès libre, dans la limite de 500 inscrits.
Environ 215 millions de dollars investis en deux semaines
BitMine accumule des ethers depuis le lancement de sa stratégie de trésorerie, le 30 juin 2025. Après plusieurs semaines d’achats plus modestes, l’entreprise vient d’acquérir 85 948 ETH en deux semaines. Ces opérations représentent environ 215 millions de dollars aux prix annoncés lors de chaque publication.
Avec 5,90 millions d’ETH au bilan, BitMine possède la plus importante trésorerie Ethereum détenue par une société cotée. Son objectif consiste à contrôler 5 % de l’offre en circulation, soit environ 6,04 millions d’unités sur la base d’une offre totale estimée à 120,7 millions d’ETH.
Il ne lui manquerait donc plus qu’environ 134 000 ETH, soit près de 337 millions de dollars au cours actuel, pour franchir ce seuil.
La trésorerie totale du groupe atteint désormais près de 15,6 milliards de dollars. Elle comprend également 211 bitcoins, 541 millions de dollars de liquidités et de titres négociables, ainsi que des participations valorisées à 180 millions de dollars dans Beast Industries et à 81 millions dans Eightco Holdings.
Bitmine continue d’empiler les ethers semaine après semaine – Source : Compte X JDC
Tom Lee compte sur le rebond et le staking
Cette accélération intervient après une hausse hebdomadaire d’environ 30 % d’Ethereum, qui a ramené son cours au-dessus des 2 500 dollars. Selon Tom Lee, il s’agissait de la meilleure performance de l’ETH depuis mai 2025 et, auparavant, depuis juillet 2021.
Ces deux épisodes avaient été suivis de progressions beaucoup plus importantes, respectivement proches de 170 % et 167 %. Cette comparaison ne garantit pas que l’histoire se répétera, mais elle nourrit l’optimisme du président de BitMine. Celui-ci estime également que la surperformance récente des cryptomonnaies pourrait inciter les investisseurs institutionnels à revenir sur le marché.
BitMine ne dépend toutefois pas uniquement de ses achats pour faire progresser sa réserve. Plus de 5,06 millions d’ETH, soit environ 86 % de ses avoirs, sont placés en staking afin de sécuriser le réseau Ethereum et de percevoir des récompenses.
Au rythme actuel, l’entreprise projette environ 335 millions de dollars de revenus de staking annualisés. Ce montant reste variable puisqu’il dépend du rendement du réseau et du cours de l’ETH, mais il permet à BitMine d’augmenter progressivement son exposition sans passer systématiquement par le marché.
La barre des 5 % paraît désormais proche. Son franchissement consacreraitla réussite de la stratégie de Tom Lee, tout en renforçant la concentration d’une part importante de l’offre d’Ethereum dans le bilan d’un seul acteur coté.
Rareté partout, liquidité nulle part. Depuis le rebond d’août, un graphique tourne en boucle sur les fils crypto : celui des réserves d’ETH sur les exchanges, qui n’en finissent plus de fondre pendant que le prix repart. L’argument du « supply shock » est de retour, avec son cortège de raccourcis. Sauf que les chiffres racontent une histoire plus nuancée, et surtout plus intéressante, que le récit d’un flottant en train de disparaître. Réserves d’exchange, 42 millions d’ETH en staking, files d’attente du validator set, ETF et trésoreries d’entreprise : voici ce que les données permettent d’affirmer, et où elles s’arrêtent. Données arrêtées au 27 août 2026.
Cet article vous est proposé par Cara, trader et analyste de Steady Lads, l’offre premium du Journal du Coin. Il s’agit d’une analyse à visée éducative, qui ne constitue ni un conseil en investissement ni une recommandation d’achat ou de vente.
Dimanche 6 septembre à 20h, le trader pro de Steady Lads décrypte le marché en direct. Au programme : une Master Class sur la lecture des graphiques, une analyse technique des principaux actifs et une séance de questions ouvertes avec celui qui pilote le portefeuille. Accès libre, dans la limite de 500 inscrits.
Réserves d’ETH sur les exchanges : le point de départ
La réserve d’ETH sur les exchanges centralisés s’établit à 15,01 millions d’ETH selon CryptoQuant, contre environ 15,2 millions un mois plus tôt. Sur la même fenêtre, le prix est passé d’environ 1 900 $ à 2 450-2 500 $, avec une séance à +17,5 % le 19 août et un plus haut à 2 546 $.
Le prix monte, le stock disponible à la vente diminue. Voilà la configuration que tout le monde surveille. Et c’est aussi celle qui produit le plus de raccourcis d’analyse.
Pour l’ordre de grandeur, la même série CryptoQuant culminait autour de 28,8 millions d’ETH en 2022, et Glassnode situait le sommet historique vers 35,5 millions en août 2020. Le niveau actuel se trouve environ 77 % sous le pic du cycle précédent.
Réserves d’ether sur l’ensemble des plateformes d’échange (courbe violette, échelle de gauche) et cours de l’ETH (courbe noire, échelle de droite), septembre 2023 / août 2026- Source :CryptoQuant.
Ce que mesure vraiment une « réserve d’exchange »
Une précaution vaut pour toutes les métriques de ce type : les chiffres divergent nettement d’un fournisseur à l’autre.
CryptoQuant : environ 15,0 M ETH, au 27 août 2026
Glassnode : environ 13,3 M ETH, en novembre 2025
Santiment : environ 6,54 M ETH, au 18 août 2026
Ces écarts n’ont rien d’erreurs de mesure. Ils tiennent à des périmètres d’adresses différents, au nombre de plateformes couvertes, au traitement des wallets de custody institutionnelle, des adresses de règlement, des cold wallets attribués ou non à un exchange. Un même fournisseur publie d’ailleurs parfois plusieurs séries incompatibles entre elles selon la définition retenue. Comparer les fournisseurs entre eux relève un peu du sport de combat.
En pratique, le niveau absolu compte moins que la pente. Et sur ce point, les trois sources convergent. Santiment mesure un passage de 7,70 M ETH le 2 juin à 6,54 M le 18 août, soit 15 % de flottant échangeable en moins en dix semaines. Sur la fenêtre du 28 juillet au 18 août, les réserves d’ETH reculent de 2,2 % quand celles de Bitcoin progressent de 1,8 %. Le phénomène touche donc spécifiquement ETH, pas l’ensemble du marché.
Le point d’inflexion est identifiable : juillet 2025, moment où les trésoreries d’entreprise sont passées de l’expérimentation à l’accumulation systématique.
Où est passé cet ETH ?
La réponse tient dans le staking. Au 27 août 2026, 42 402 453 ETH sont stakés, soit 34,77 % de l’offre en circulation, répartis sur 903 269 validateurs actifs (source : validatorqueue.com / beaconcha.in). Un record absolu.
D’ailleurs, la progression a été rapide. 29,44 % de l’offre au 1er septembre 2025, 29,3 % au 1er janvier 2026, 33,86 % au 1er août, 34,77 % aujourd’hui. Près de sept millions d’ETH supplémentaires ont rejoint le validator set en douze mois.
Le tout pendant que le rendement se comprime. L’APR est à 2,70 %, contre 5,06 % au pic de juin 2023. Le capital entre malgré la baisse du rendement, ce qui trahit un profil d’acheteur différent de celui de 2023 : moins sensible au yield nominal, davantage orienté exposition longue. Un pari de conviction plus qu’un pari de rendement.
– Réserves d’ether déposées sur l’ensemble des plateformes d’échange (courbe violette, échelle de gauche) et cours de l’ETH en dollars (courbe noire, échelle de droite), de septembre 2023 à août 2026. Source :validatorqueue.com/beaconcha.in.
Dimanche 6 septembre à 20h, le trader pro de Steady Lads décrypte le marché en direct. Au programme : une Master Class sur la lecture des graphiques, une analyse technique des principaux actifs et une séance de questions ouvertes avec celui qui pilote le portefeuille. Accès libre, dans la limite de 500 inscrits.
Un détail passe souvent inaperçu. Le nombre de validateurs actifs a chuté de 1 072 155 en septembre 2025 à 885 902 début juillet 2026, alors que l’ETH staké progressait sans interruption. L’explication tient à l’EIP-7251, introduite avec Pectra, qui autorise un validateur à porter jusqu’à 2 048 ETH au lieu de 32. Les opérateurs institutionnels consolident leurs positions dans un nombre réduit de clés. Du coup, le compteur de validateurs a cessé d’être un bon indicateur de participation, et une partie des sorties observées ces derniers mois relève de la consolidation technique plutôt que d’un désengagement.
Ether mis en staking (aire et courbe vertes, échelle de gauche) et nombre de validateurs actifs (courbe blanche, échelle de droite), mai 2024 – août 2026. Source :validatorqueue.com/beaconcha.in.
File d’attente du staking Ethereum : 2,17 millions d’ETH bloqués à l’entrée
C’est ici que la donnée devient exploitable. Le protocole limite le volume d’ETH pouvant entrer ou sortir du validator set par epoch. Cette limite, appelée churn, est actuellement de 256 ETH par epoch, soit environ 57 600 ETH par jour. Tout ce qui dépasse fait la queue.
File d’entrée : 2 170 352 ETH, délai estimé de 37 jours et 16 heures
File de sortie : 20 737 ETH, délai estimé de 8 heures 38, plus 7,8 jours de sweep delay
Le ratio est de l’ordre de 105 pour 1 en faveur des entrées.
Environ 2,17 millions d’ETH, soit à peu près 5,3 milliards de dollars au cours actuel, sont déjà engagés et quitteront le flottant dans les cinq semaines qui viennent, quelle que soit l’évolution du prix. Ce capital ne peut pas se raviser.
Encore faut-il replacer ce chiffre dans son historique, sans quoi un état conjoncturel se transforme en propriété structurelle.
Files d’attente du validator set Ethereum : ether en attente d’activation (staking, courbe bleue) et d’unstaking (courbe rouge), données quotidiennes de mai 2023 à août 2026. Source :validatorqueue.com/beaconcha.in.
Le 13 septembre 2025, c’est la file de sortie qui culminait à 2 673 349 ETH, avec 46 jours d’attente, pendant que la file d’entrée était marginale. Exactement l’inverse d’aujourd’hui. Le 12 février 2026, la file d’entrée atteignait son propre record à 4 112 458 ETH, soit 71 jours d’attente. Le 1er août 2026, la file de sortie tombait à zéro pour la première fois depuis des mois.
Ces deux files se sont donc inversées complètement à deux reprises en moins d’un an. Chaque camp a eu son heure de gloire, à quelques mois d’écart. Le déséquilibre actuel ressemble à un instantané de sentiment, et rien dans le protocole n’en fait une caractéristique permanente du réseau.
Un point passe sous les radars de la lecture haussière du moment. La file d’entrée décroît sans discontinuer depuis février : elle est passée de 4,11 millions d’ETH à 2,17 millions, une contraction de 47 % en six mois. Les dépôts quotidiens tournent autour de 25 000 à 30 000 ETH, nettement en dessous du plafond de churn à 57 600 ETH par jour. La demande de staking reste largement positive, mais elle ralentit. Si la tendance se poursuit, l’attente de 37 jours devrait continuer à se compresser.
Qui achète l’ETH ? ETF, BitMine et Sharplink absorbent le flottant
Trois catégories d’acheteurs absorbent le flottant en parallèle : les ETF spot américains, les trésoreries d’entreprise et le reste du marché.
Les ETF affichent un encours d’environ 14,3 milliards de dollars, soit 4,85 % de la capitalisation d’ETH, pour un cumul net de collecte de l’ordre de 12,15 milliards depuis le lancement. La semaine du 17 au 21 août a enregistré 697 millions de dollars de collecte nette, la meilleure de 2026, dont 537 millions pour le seul ETHA de BlackRock, qui détient environ 3,08 millions d’ETH.
Le changement de régime de 2026 tient à l’autorisation du staking dans ces véhicules. Grayscale a été le premier à distribuer des récompenses via ETHE le 5 janvier 2026, BlackRock a lancé ETHB le 12 mars, et ces produits stakent entre 70 et 95 % de leurs avoirs. Un ETF n’est plus un simple entrepôt passif. Il est devenu un déposant net dans la file d’entrée du validator set. Chaque dollar collecté verrouille l’ETH deux fois.
Côté trésoreries d’entreprise, BitMine détient 5 847 611 ETH au 24 août 2026, soit environ 4,8 % de l’offre totale, dont 5 067 309 ETH stakés (87 % de sa position). L’objectif affiché est de 5 % de l’offre, il manque à peu près 150 000 à 190 000 ETH. Sharplink détient de son côté environ 889 000 ETH, stakés à près de 100 %, avec 39 319 ETH supplémentaires placés en staking récemment.
À elles deux, ces sociétés immobilisent près de 6,7 millions d’ETH, dont environ 5,95 millions dans le validator set.
Reste le reste du marché, justement. Une part significative de la baisse des réserves correspond à des transferts vers du self-custody et des solutions de garde institutionnelle. Cette part pèse plus lourd qu’il n’y paraît, au point de mériter une section entière plus bas.
Répartition de l’offre d’ether au 27 août 2026 (total : 121,97 millions d’ETH). En violet, 42,40 millions stakés dans le validator set (34,8 %) ; en ocre, 15,01 millions détenus sur les exchanges (12,3 %) ; en gris, 64,56 millions hors exchanges et non stakés (52,9 %). Sources :validatorqueue.com,CryptoQuant.
Ce que la thèse « supply shock » laisse de côté
Cinq réserves méritent d’être posées, faute de quoi cette note ressemblerait à un argumentaire commercial. La dernière est suffisamment lourde pour avoir droit à sa propre section.
Premier point, et le plus simple à vérifier : l’offre d’ETH n’est pas déflationniste. Depuis Dencun, l’émission tourne autour de 1 700 à 1 800 ETH par jour, le burn est descendu à 50-70 ETH par jour certaines périodes, et l’inflation nette annualisée oscille entre 0,2 % et 0,8 % selon la fenêtre observée. L’offre totale est même repassée au-dessus de son niveau du Merge, à 121,97 millions d’ETH. La distinction avec une contraction du stock compte. Un flottant peut se reconstituer en quelques semaines si les détenteurs changent d’avis. Un stock brûlé ne revient jamais.
Deuxième problème, la concentration est le revers de la thèse. BitMine détient à lui seul près de 4,8 % de l’offre, stakée à 87 %. Une file de sortie à 20 000 ETH rassure tant qu’aucun acteur de cette taille ne décide de sortir. Le mécanisme de churn qui protège aujourd’hui la rareté produirait, en cas de retournement, un embouteillage de plusieurs semaines pendant lequel personne ne vendrait au prix affiché. Septembre 2025 en a donné la démonstration grandeur nature.
Troisième angle mort, plus subtil : le rendement rend le staking réflexif. 2,70 % d’APR, ce sont exactement les niveaux qui avaient accompagné la contraction du validator set jusqu’au printemps 2026. Qu’un rendement alternatif, on-chain ou sans risque, remonte nettement au-dessus, et la rotation peut aller vite. La file d’entrée se viderait avant même que la file de sortie ne se remplisse. L’indicateur ne préviendrait qu’avec retard.
Quatrième point, il saute aux yeux dès qu’on regarde le carnet d’ordres. Un carnet mince coupe dans les deux sens. Une profondeur réduite amplifie les mouvements, à la hausse comme à la baisse, sans direction propre. Le 19 août doit d’ailleurs beaucoup à des rachats de positions vendeuses. Dans les 24 heures qui ont suivi, les puts représentaient 56 % du volume d’options. Un marché qui se couvre juste après une hausse de 30 % n’a rien d’unanimement convaincu.
Cinquième et dernier point, le plus lourd. Une partie de la baisse n’est qu’un changement d’étiquette. Il mérite mieux qu’une ligne, d’où la section qui suit.
L’objection sérieuse : et si les exchanges stakaient simplement l’ETH de leurs clients ?
Sur le papier, l’objection est imparable. C’est la critique la plus solide qu’on puisse adresser à tout ce qui précède, et elle mérite d’être traitée sérieusement plutôt que balayée d’un revers de main.
Le mécanisme, d’abord, est bien réel. CryptoQuant définit l’exchange reserve comme la quantité d’ETH détenue dans les adresses contrôlées par une plateforme, identifiées par un travail de labellisation propriétaire. Quand Binance ou Coinbase stake l’ETH de ses clients, cet ETH quitte une adresse labellisée pour rejoindre le contrat de dépôt de la Beacon Chain, avec des withdrawal credentials (les identifiants de retrait) qui continuent de pointer vers la plateforme. La métrique enregistre une sortie. Le propriétaire économique n’a pas changé. Le dépositaire non plus.
Le staking via plateformes centralisées pèse aujourd’hui autour de 8,5 millions d’ETH, soit environ 20 % du total staké : Binance en tête avec 3,3 à 3,7 millions selon les sources, Coinbase autour de 1,8 à 2,9 millions, Kraken environ 1,35 million. Une partie de la baisse des réserves correspond donc à un simple changement d’étiquette comptable.
Le même raisonnement vaut pour les ETF, dont l’ETH est déposé chez Coinbase Custody, entité labellisée séparément de la plateforme d’échange. Une création de parts fait baisser la réserve sans qu’aucun vendeur ne quitte le marché.
Vient la chronologie, et elle ne colle pas si bien que ça avec l’hypothèse. Si le staking par les plateformes expliquait l’essentiel du mouvement, les deux séries devraient évoluer en miroir. L’écart est même assez frappant.
Ether staké (courbe verte, données quotidiennes) et réserves d’ETH sur les exchanges (pointillés ocre, relevés ponctuels), février 2025 – août 2026. Sources :validatorqueue.com/beaconcha.inpour l’ETH staké, relevésCryptoQuantcités dans la presse pour la réserve.
Dimanche 6 septembre à 20h, le trader pro de Steady Lads décrypte le marché en direct. Au programme : une Master Class sur la lecture des graphiques, une analyse technique des principaux actifs et une séance de questions ouvertes avec celui qui pilote le portefeuille. Accès libre, dans la limite de 500 inscrits.
Entre le 1er juillet 2025 et le 1er janvier 2026, l’ETH staké total est passé de 35 287 479 à 35 555 714, une progression de seulement 268 235 ETH sur six mois. Le staking était à l’arrêt. Sur la même période, la réserve d’exchange a chuté d’environ 20 millions à 16,2 millions d’ETH. Le staking, tous opérateurs confondus, explique donc au maximum 7 % de la baisse observée pendant cette phase, et le staking des seules plateformes centralisées bien moins encore.
Entre le 1er janvier et le 27 août 2026, la relation s’inverse. L’ETH staké progresse de 6 846 739 unités pendant que la réserve ne recule que d’environ 1,2 million. La croissance du staking est presque six fois supérieure à la baisse des réserves. Autrement dit, l’essentiel de l’ETH nouvellement staké provenait de wallets déjà hors exchange. BitMine à lui seul stake 5,07 millions d’ETH accumulés pour l’essentiel avant cette période.
La phase où les réserves se sont effondrées est celle où le staking ne bougeait pas. La phase où le staking a explosé est celle où les réserves ont à peine bougé.
En appliquant à la croissance du staking la part de marché des plateformes centralisées, on obtient une fourchette de 0,7 à 1,4 million d’ETH sortis de la réserve sans changer de propriétaire depuis mi-2025, contre une baisse totale de l’ordre de 5 millions. L’hypothèse expliquerait entre 15 % et 30 % du mouvement.
Cette fourchette porte sur l’ensemble de la période depuis mi-2025 et ne contredit pas les 7 % calculés plus haut sur la seule phase 1. La contribution du staking se concentre presque entièrement sur 2026, au moment où la réserve avait déjà fait l’essentiel de sa baisse. Le staking arrive après coup, pas pendant.
Cette estimation reste indirecte. La vérification propre passerait par les séries de staking par entité publiées sur Dune, comparées à la réserve sur les mêmes fenêtres. Ces séries n’ont pas pu être extraites au moment de la rédaction. Autant le signaler ici plutôt que de présenter une estimation proportionnelle comme un chiffre mesuré.
Cet ETH est-il libérable rapidement ?
Trois couches de réponse, et la première invalide en partie la métrique elle-même.
Pour absorber une vague vendeuse, une plateforme n’a besoin de désstaker quoi que ce soit. Une vente sur Binance est une écriture interne au registre : le solde du vendeur est débité, celui de l’acheteur crédité. L’exchange n’a besoin d’ETH on-chain que pour honorer les retraits nets, pas les transactions. La profondeur du carnet vient des market makers et de leurs soldes internes, pas du cold wallet. Ça change la lecture de l’exchange reserve, qui capture une capacité à honorer des retraits, rien de plus.
Côté utilisateur ensuite, le déstaking sur plateforme centralisée ne passe généralement pas par la file de sortie du protocole. wBETH et cbETH sont rachetés en interne contre l’inventaire de la plateforme, ou revendus sur le marché secondaire. La file d’attente n’est jamais sollicitée.
Cette liquidité interne repose enfin sur un buffer fini. Tant que personne ne teste vraiment le système, il tient. Quand il s’épuise, le rachat instantané est suspendu et le token de staking décote. stETH est descendu à 6 % sous sa parité en juin 2022, cbETH a coté autour de 3,6 % de décote en 2023. C’est seulement à ce moment qu’on retombe dans la file de sortie du protocole, qui affiche 8 heures aujourd’hui mais affichait 46 jours le 13 septembre 2025.
L’ETH staké par les plateformes reste donc mobilisable rapidement, selon la propriété habituelle de la liquidité : elle est disponible tant que personne n’en a réellement besoin.
Raréfaction de l’ETH : ce qu’il faut vraiment en retenir
La réserve d’exchange mesure une topologie de custody, pas une intention de vendre. Trois flux la font baisser sans qu’aucun vendeur ne disparaisse du marché : le staking opéré par les plateformes, les créations d’ETF logées chez un custodian labellisé à part, et la migration vers l’OTC et les prime brokers.
Le noyau non contestable de la thèse se réduit aux détenteurs vérifiables, soit 5,85 millions d’ETH chez BitMine et 889 000 chez Sharplink, financés par émission d’actions et documentés dans des dépôts SEC. Ces 6,7 millions d’ETH ont bien changé de mains, et 89 % d’entre eux sont immobilisés dans le validator set.
C’est nettement moins spectaculaire que le récit d’un effondrement du flottant. C’est aussi nettement plus défendable.
Les 6 points à surveiller
Six indicateurs, par ordre d’importance.
Le rythme des dépôts quotidiens comparé au plafond de churn de 57 600 ETH par jour. Il tourne actuellement autour de 25 000 à 30 000 ETH, et la file se vide depuis six mois. Une accélération inverserait la lecture, une poursuite du ralentissement signalerait un essoufflement de la demande de staking.
La file de sortie. Tout franchissement durable de 200 000 à 300 000 ETH change l’équation, d’autant qu’elle peut se remplir beaucoup plus vite qu’elle ne se vide.
Les flux hebdomadaires des ETF, principal moteur du moment, donc principal risque en cas de rupture de la série.
BitMine une fois les 5 % atteints. L’objectif est presque touché, et la société n’a pas communiqué sur son comportement d’achat une fois la cible remplie.
Le staking par entité. Les séries Dune permettraient d’isoler la croissance de l’ETH staké par Binance, Coinbase et Kraken, et de confronter ces chiffres à la réserve sur les mêmes fenêtres plutôt que de s’en tenir à une estimation indirecte.
Les niveaux techniques : 2 500 $ testé et rejeté, 2 356 $ comme premier support, l’EMA 200 jours vers 2 136 $.
ETH : ce que la raréfaction change vraiment pour votre position
La raréfaction du flottant d’ETH est réelle, documentée de façon convergente par plusieurs fournisseurs indépendants. Elle reste plus modeste que ne le suggère la lecture brute de la réserve d’exchange : entre 15 % et 30 % de la baisse relève d’un changement de dépositaire, pas d’un changement de propriétaire. Le noyau vérifiable tient dans les 6,7 millions d’ETH logés chez BitMine et Sharplink et dans les 42,4 millions immobilisés dans le validator set.
Ça n’en fait pas une prévision de prix. Ça établit une condition de sensibilité : pour un flux acheteur donné, le déplacement de prix sera plus important qu’il ne l’aurait été avec un carnet plus profond. La réciproque vaut évidemment côté vendeur, et c’est la partie de la thèse qui disparaît le plus souvent des présentations.
La conclusion opérationnelle porte sur le dimensionnement de la position et la gestion du risque autour d’elle, bien plus que sur la seule décision de détenir de l’ETH. Au 27 août 2026, avec 2,17 millions d’ETH déjà engagés dans la file d’entrée et 20 737 ETH seulement prêts à en sortir, c’est un carnet d’ordres mince qui fixe la règle du jeu, dans un sens comme dans l’autre.
Cet article est une analyse à visée éducative. Il ne constitue ni un conseil en investissement ni une recommandation d’achat ou de vente. Les chiffres cités évoluent en continu.
Steady Lads, c'est la communauté privée du Journal du Coin : un trader pro y gère un portefeuille crypto et partage chaque position en temps réel, avec ses raisons d'entrer, de sortir et d'attendre. Analyses hebdomadaires, salon d'échange et lives réguliers.
Une serrure qu’on change avant le cambriolage, pas après. Trois développeurs ont déposé cette semaine un draft d’EIP (Ethereum Improvement Proposal, le format standard pour soumettre une modification du protocole) qui touche à l’un des rouages les plus sensibles d’Ethereum, le contrat de dépôt. C’est par lui que chaque validateur entre en jalonnement (staking, le mécanisme qui sécurise le réseau contre une mise en ETH). L’objectif est simple à énoncer, nettement plus lourd à exécuter. Faire de la place pour des clés que l’ordinateur quantique ne pourra pas casser, avant que la menace ne devienne concrète.
Les points clés de cet article :
Un draft d’EIP pour Ethereum a été proposé pour rendre le contrat de dépôt des validateurs résistant au quantique, un projet ambitieux prévu jusqu’en 2029.
Ce draft prévoit d’augmenter la capacité des clés et signatures pour anticiper les menaces quantiques, avec une transition sans retour pour les nouveaux dépôts en BLS.
C’est le moment de sécuriser vos BTC, ETH et altcoins tout en profitant de la promo Back to School de Ledger, avec jusqu’à $70 en Bitcoin.
Le contrat de dépôt, ce verrou qu’on n’avait pas pensé à agrandir
Kevaundray Wedderburn, Tom Wambsgans et Thomas Coratger ont soumis leur texte le 24 août au dépôt GitHub des EIP, sous forme de draft en attente de revue. Un éditeur a déjà suggéré de le numéroter EIP-8394, mais rien n’est acté.
Le problème qu’ils règlent est presque bête une fois énoncé. Le contrat de dépôt actuel code en dur les dimensions de BLS12-381, le schéma de signature utilisé par tous les validateurs depuis le passage à la preuve d’enjeu (proof of stake) en 2022.
Concrètement, 48 octets pour une clé publique, 96 pour une signature, pas un de plus. Les schémas post-quantiques, eux, demandent nettement plus d’espace. Le nouveau contrat porterait ce plafond à 8 192 octets, avec un identifiant de schéma attaché à chaque dépôt. Le schéma zéro reste BLS, les suivants restent vacants, en attente qu’une future proposition tranche quelle cryptographie post-quantique les remplira.
Pourquoi BLS, justement, est le maillon fragile
BLS doit son succès à un tour de passe-passe pratique. Il agrège des centaines de milliers de signatures de validateurs en une seule, ce qui maintient le coût du consensus supportable. Mais cette élégance repose sur des courbes elliptiques, et les courbes elliptiques sont précisément ce que l’algorithme de Shor sait démonter, à condition de disposer d’un ordinateur quantique assez puissant pour l’exécuter.
Pour l’instant, cette machine n’existe pas. 42,4 millions d’ETH, soit environ 104 milliards de dollars, restent jalonnés et donc protégés par ce même BLS vulnérable en théorie, selon les chiffres relayés par CoinDesk. Une étude de Google Quantum AI publiée en mars a cartographié cinq scénarios d’attaque quantique visant Ethereum, plaçant plus de 100 milliards de dollars d’actifs à risque au total. Le cabinet Project Eleven évalue à plus d’une chance sur deux la probabilité qu’une machine capable de casser les courbes elliptiques existe d’ici 2033, avec une échéance possible dès 2030. Plus de 65 % de l’ETH en circulation dort déjà dans des adresses dont la clé publique a été exposée on-chain. Un boulevard tout tracé pour qui saurait s’en servir.
Un interrupteur à sens unique, sans date encore fixée
Le texte prévoit trois états pour le contrat, désactivé, BLS actif, puis BLS retraité. Une fois basculé sur ce dernier mode, aucun nouveau dépôt en BLS ne serait plus jamais accepté, sans retour en arrière possible. Les validateurs déjà en poste ne disparaîtraient pas pour autant. Seuls les nouveaux entrants devraient présenter une clé conforme au futur schéma, lequel reste, à ce stade, une case vide.
La proposition s’appuie sur EIP-7685, le canal déjà utilisé pour faire remonter dépôts, retraits et fusions de validateurs vers la couche de consensus. En parallèle tourne un chantier cousin, EIP-8141, examiné pour le prochain upgrade Hegotá, qui permettrait à un compte ordinaire de changer sa cryptographie de signature sans changer d’adresse. Thomas Coratger, l’un des trois auteurs, résumait le 24 août les travaux du cryptographe Dan Boneh sur le sujet. Bitcoin et Ethereum penchent tous deux vers des signatures fondées sur des fonctions de hachage plutôt que sur des courbes, une variante dont le format retenu par le NIST pèse justement dans les 8 kilooctets. « Post-quantum cryptography isn’t a simple upgrade », a-t-il résumé sur X. Une formule qui vaudrait bien un cadre au mur de la Fondation Ethereum, laquelle vise 2029 pour boucler les changements de fond du protocole.
Ce draft ne concerne que l’entrée en jalonnement, rien de plus. Le reste du chantier post-quantique (signatures de comptes ordinaires, engagements de données, preuves à divulgation nulle de connaissance) attend son tour derrière la même porte. StarkWare, de son côté, a démontré cette semaine sur Bitcoin qu’une transaction résistante au quantique était déjà possible sans toucher au protocole. Deux écosystèmes, deux calendriers, une même course de fond qui commence enfin à s’organiser.
Vous souhaitez garder le contrôle de vos crypto-actifs ? Sécurisez vos clés privées hors ligne avec un wallet Ledger et profitez de la promo Back to School : jusqu’à $70 en Bitcoin avec Ledger Stax, $50 avec Ledger Flex et $20 avec Ledger Nano S Plus.
Un vote massif, un changement de statut radical. La communauté GnosisDAO a approuvé il y a un peu plus d’une semainela transition de Gnosis Chain, jusqu’ici une blockchain layer 1 autonome, vers le statut de rollup au sein de l’Ethereum Economic Zone (EEZ). La proposition GIP-153 a recueilli 123 158 GNO favorables contre seulement 115 défavorables et 151 abstentions, sur un total de 123 425 GNO votés, largement au-dessus du quorum requis de 75 000 GNO.
Les points clés de cet article :
La communauté GnosisDAO a approuvé la transition de Gnosis Chain vers un rollup au sein de l’Ethereum Economic Zone, marquant un changement de statut radical.
Gnosis Chain va se transformer en un layer 2 en utilisant la sécurité d’Ethereum, avec un lancement prévu entre 2026 et 2027, devenant ainsi le premier réseau à adopter ce cadre expérimental
Top :
Nouvelle offre OKX exceptionnelle : jusqu'à 5 000 € de bonus sur vos dépôts du 06 au 31 août, sans condition de trading ! Offre cumulable avec le bonus de 300 € en BTC à l'inscription.
Le changement est loin d’être cosmétique. Gnosis Chain va retirer son propre ensemble de validateurs et faire régler ses transactions directement sur Ethereum, devenant de fait un layer 2 qui s’appuie sur la sécurité du réseau principal plutôt que sur la sienne. Les applications existantes, les soldes des utilisateurs et le jeton de gas xDAI seraient tous préservés dans la transition.
Le lancement effectif est prévu fin 2026 ou début 2027, sous réserve que la technologie EEZ soit prête à cette échéance. Gnosis Chain deviendrait ainsi le tout premier réseau à déployer ce cadre en production, une étape symbolique pour un framework encore largement expérimental.
Le problème que l’EEZ cherche à résoudre
L’écosystème layer 2 d’Ethereum souffre d’un mal bien identifié : chaque rollup fonctionne dans sa propre bulle, et les échanges entre eux passent presque toujours par des ponts, historiquement le maillon le plus attaqué de toute la chaîne de valeur crypto. Le cadre EEZ, développé par Gnosis et ZisK avec un financement de la Fondation Ethereum, vise justement à unifier cet écosystème fragmenté en permettant à des smart contracts situés sur des rollups différents de s’exécuter de façon synchrone, sans dépendre de ces ponts.
Vitalik Buterin, cofondateur d’Ethereum, avait lui-même pointé du doigt les séquenceurs centralisés et les mécanismes de ponts de confiance comme les points faibles du modèle actuel des layer 2. « La vision originelle des L2 et leur rôle dans Ethereum n’a plus vraiment de sens, il nous faut une nouvelle voie », a-t-il écrit sur X.
Geoffrey Kendrick, responsable de la recherche digital assets chez Standard Chartered, voit dans l’EEZ un double bénéfice. Le cadre réduirait le recours aux ponts, là où se concentrent la plupart des piratages, tout en augmentant l’utilisabilité des actifs à travers les différentes chaînes compatibles EVM.
« GnosisDAO a approuvé la transition de Gnosis Chain d’une infrastructure de couche 1 autonome vers une intégration à la Zone Économique Ethereum (ZE) certifiée ZK. Résultats du GIP-153 : 123 158 voix pour, 115 contre et 151 abstentions, sur 54 votants. Participation : 123 425 votants pour un quorum de 75 000.»
GnosisDAO – Source : X
GnosisDAO has approved Gnosis Chain's transition from a standalone Layer 1 into a ZK-proven Ethereum Economic Zone rollup.
GIP-153 results: 123,158 for, 115 against, 151 abstaining, from 54 voters. Turnout was 123,425 against a quorum of 75,000. https://t.co/Pi18HOuE9G
L’enjeu financier donne la mesure du problème que l’EEZ tente de régler. Les données de L2Beat recensent 22 rollups Ethereum sécurisant à eux seuls 27,82 milliards de dollars, un total qui grimpe à 34,88 milliards de dollars en intégrant les validiums et autres réseaux de scalabilité annexes. Chacun de ces réseaux fonctionne aujourd’hui de façon largement cloisonnée.
Pour les utilisateurs de Gnosis Pay et des autres applications déjà construites sur le réseau, la transition promet de rester invisible au quotidien : mêmes soldes, mêmes applications, même jeton xDAI pour payer le gas. Ce qui change se joue en coulisses, dans la manière dont le réseau prouve la validité de ses transactions et règle ses comptes avec le reste de l’écosystème Ethereum.
Ce que Gnosis Chain a à y gagner, et à y perdre
L’opération n’est pas sans contrepartie pour Gnosis Chain. En abandonnant son propre ensemble de validateurs, le réseau renonce à une part de son autonomie technique au profit d’une sécurité mutualisée avec Ethereum, un compromis assumé par ses partisans, mais qui suppose une confiance accrue envers l’infrastructure commune de l’EEZ. En échange, le réseau espère gagner en composabilité avec les autres chaînes compatibles EVM qui rejoindraient un jour ce même cadre, plutôt que de rester isolé dans son coin.
Le calendrier laisse à Gnosis une marge de manœuvre confortable, entre fin 2026 et début 2027, pour affiner sa technologie avant un lancement en conditions réelles. Les autres rollups Ethereum, eux, observent pour l’instant le mouvement depuis la touche, chacun encore cantonné à sa propre bulle de liquidité.
C'est le moment de rejoindre OKX ! Créez votre compte pour débloquer jusqu'à 300 € en BTC, puis cumulez un bonus de 8 % sur vos dépôts pouvant atteindre 5 000 € : deux offres cumulables, valables jusqu'au 31 août.
Le petit dernier qui double tout le monde sur la ligne d’arrivée. Trois jours après un point marché où XRP menait le rallye des altcoins à +39 %, c’est un tout autre nom qui truste l’attention ce mardi. Zcash, le token de confidentialité longtemps resté dans l’angle mort du marché, vient de signer sa meilleure semaine en huit ans. Pendant ce temps, Ethereum souffle. Après un printemps de hausse, même les locomotives ont besoin de reprendre leur respiration.
Les points clés de cet article :
Zcash a connu une hausse extraordinaire de 66 % en une semaine, atteignant un sommet inédit depuis huit ans grâce à la perspective de son ETF sur le NYSE.
Ethereum a marqué une pause après un rallye impressionnant de 29 %, consolidant son cours entre 2 420 et 2500 dollars, tandis que le marché des cryptomonnaies respire avant la prochaine vague.
Nouvelle offre OKX exceptionnelle : jusqu'à 5 000 € de bonus sur vos dépôts du 06 au 31 août, sans condition de trading ! Offre cumulable avec le bonus de 300 € en BTC à l'inscription.
Zcash a bondi de 66 % en une semaine, jusqu’à un pic de 855 dollars, un niveau plus revu depuis huit ans. Sa capitalisation frôle désormais 13,8 milliards de dollars, ce qui le hisse à la 12e place du classement des cryptomonnaies.
La mécanique derrière cette envolée n’a rien d’un hasard. Grayscale a déposé un cinquième amendement auprès de la SEC vendredi dernier pour convertir son Zcash Trust en ETF spot coté sur le NYSE Arca sous le ticker ZCSH, avec une cotation prévue pour ce mardi 25 août, sous réserve des dernières validations réglementaires. Wall Street s’apprête donc à ouvrir grand ses portes à un token conçu, à l’origine, pour échapper précisément à ce genre de regard institutionnel. De fait, la perspective de cette cotation a fini d’attiser une ruée déjà largement engagée.
Ethereum, l’autre grand gagnant qui reprend son souffle
Le tableau ne se limite pas à Zcash.
Ethereum a lui aussi vécu un mois d’août dense, avec un rallye de près de 29 % qui l’a porté vers un sommet de quatre mois. Le cours consolide désormais entre 2 420 et 2 500 dollars, une pause logique après une telle accélération.
Les flux institutionnels racontent une histoire cohérente avec ce mouvement. Sur les derniers chiffres quotidiens détaillés publiés à ce jour, les ETF Ethereum cotés aux États-Unis ont capté environ 221 millions de dollars le 20 août, leur meilleure séance depuis fin octobre 2025, après 189 millions le 19 et 185 millions le 21.
Trois jours d’affilée à ce rythme, ça ne s’invente pas.
XRP, de son côté, marque une pause méritée après avoir mené la charge la semaine dernière. Même chose du côté d’HYPE, le jeton d’Hyperliquid, qui a touché un record autour de 82-83 dollars avant de refluer vers 77,50 dollars.
Le marché respire, tout simplement, entre deux vagues.
Il s’inscrit dans un rallye plus large, porté par Bitcoin qui vient de franchir les 80 000 dollars pour la première fois depuis mai. Quand la locomotive accélère, les wagons suivent, chacun à son rythme.
Zcash restait à quai depuis huit ans. Il lui aura suffi d’un cinquième amendement déposé auprès de la SEC pour repasser devant XRP, Ethereum et la quasi-totalité du marché en une semaine.
Ethereum reste, lui, le baromètre le plus regardé de la rotation vers les altcoins. Sa consolidation actuelle n’a rien d’un signal d’alarme.
Elle ressemble davantage à une respiration avant la prochaine étape, avec Jackson Hole et le premier discours de Kevin Warsh comme prochain rendez-vous à surveiller pour tout le marché.
C'est le moment de rejoindre OKX ! Créez votre compte pour débloquer jusqu'à 300 € en BTC, puis cumulez un bonus de 8 % sur vos dépôts pouvant atteindre 5 000 € : deux offres cumulables, valables jusqu'au 31 août.
À un cheveu des 5 %. BitMine Immersion Technologies a encore acheté 32 447 ETH en une semaine.La société présidée par Tom Leedétient désormais 5 847 611 ETH, soit environ 4,8 % des 120,7 millions d’ethers en circulation. Il ne lui manque plus que 187 389 unités pour atteindre son objectif baptisé « Alchemy of 5 % ». Au cours de référence de 2 440 dollars, BitMine valorise son portefeuille à 14,9 milliards de dollars. Celui-ci comprend également 210 BTC, 308 millions de dollars de liquidités et de titres négociables, une participation de 180 millions dans Beast Industries, la société de MrBeast, et 89 millions investis dans Eightco Holdings.
Points clés
BitMine détient 5 847 611 ETH après un achat de 32 447 ETH en une semaine, soit environ 4,8 % de l’offre d’Ethereum
5 067 309 ETH, 87 % du trésor, sont en staking pour un revenu annualisé visé d’environ 330 millions de dollars
Le portefeuille total (crypto, cash, titres, participations) atteint 14,9 milliards de dollars, dont 308 millions en liquidités
Environ 200 000 ETH séparent encore la société de l’objectif des 5 % fixé par Tom Lee
C’est le moment de sécuriser vos BTC, ETH et altcoins tout en profitant de la promo Back to School de Ledger, avec jusqu’à $70 en Bitcoin.
Tom Lee a fixé cette cible lors du lancement de la stratégie Ethereum de BitMine, le 30 juin 2025. Sur la base d’une offre de 120,7 millions d’ETH, détenir 5 % du réseau nécessite d’accumuler environ 6,035 millions de jetons.
Avec 5 847 611 ETH, BitMine a ainsi déjà réalisé près de 97 % de son objectif. L’entreprise affirme d’ailleurs avoir acheté de l’ether chaque semaine depuis le lancement de sa stratégie, il y a près de quatorze mois.
Aucune autre société cotée ne détient un trésor Ethereum comparable. BitMine se présente donc comme la première trésorerie ETH mondiale et la deuxième trésorerie crypto derrière Strategy. Cette dernière possède environ 840 447 BTC, valorisés près de 70 milliards de dollars dans le communiqué de BitMine.
Tom Lee a également commenté la hausse de 30 % enregistrée par Ethereum durant la semaine précédente, la plus forte depuis mai 2025. Selon lui, les deux précédents mouvements hebdomadaires comparables, observés en juillet 2021 et mai 2025, avaient été suivis de progressions respectives de 167 % et 170 %.
Ces précédents historiques ne garantissent toutefois pas une trajectoire identique.
Bitmine apprche à grands pas de son objectif de 5% des ETH en circulation – Source : Compte X JDC
Plus de 5 millions d’ETH génèrent des récompenses
Mais la société ne se contente pas de conserver ses ethers. Sur ses 5,85 millions d’ETH, 5 067 309 sont placés en staking, soit environ 87 % du trésor. Leur valeur atteignait 12,4 milliards de dollars au cours retenu par l’entreprise.
Une partie de ces actifs est confiée à MAVAN, pour Made in America Validator Network, l’infrastructure de validation développée par BitMine. Les ethers engagés participent à la sécurisation du réseau et génèrent des récompenses versées par le protocole.
BitMine indique avoir obtenu un rendement annualisé de 2,67 % sur les sept jours précédant son communiqué. Sur cette base, ses revenus de staking sont projetés à environ 330 millions de dollars par an. Si la totalité de ses ETH était placée auprès de MAVAN et de ses partenaires, l’entreprise estime que les récompenses annualisées pourraient atteindre 381 millions de dollars.
Ces projections dépendent du rendement du réseau, du nombre d’ETH engagés et du cours de la cryptomonnaie. Le staking impose également des délais de sortie variables et expose les validateurs à des pénalités techniques en cas de dysfonctionnement.
BitMine n’est désormais plus qu’à 187 389 ETH de son objectif. Si elle franchit ce seuil, une seule entreprise cotée contrôlera un ether sur vingt, avec près de neuf dixièmes de cette réserve déjà engagés dans la validation du réseau. Impressionnant.
Vous souhaitez garder le contrôle de vos crypto-actifs ? Sécurisez vos clés privées hors ligne avec un wallet Ledger et profitez de la promo Back to School : jusqu’à $70 en Bitcoin avec Ledger Stax, $50 avec Ledger Flex et $20 avec Ledger Nano S Plus.
Volte-face. Sept jours auront suffi pour balayer la morosité qui collait aux ETF crypto américains depuis le début de l’année. Ces fonds indiciels cotés en Bourse, adossés au cours du bitcoin et de l’ether, ont encaissé 2,6 milliards de dollars de collecte nette sur la semaine écoulée, selon les données de SoSoValue compilées par The Block. Leur meilleur score depuis octobre 2025.
Dans le détail : 1,9 milliard de dollars pour les ETF Bitcoin spot, 697,2 millions pour leurs cousins Ethereum. Les deux catégories signent leur record de l’année, alors que la semaine précédente s’était soldée par une décollecte de 392 millions de dollars. Près de 3 milliards de dollars d’écart d’une semaine sur l’autre.
Points clés
Les ETF Bitcoin et Ethereum spot américains ont enregistré 2,6 milliards de dollars de collecte nette en une semaine, un record pour 2026
Les volumes d’échange ont bondi de 219 % côté bitcoin (22,1 milliards de dollars) et de 259 % côté ether (6,9 milliards)
Les encours des ETF Ethereum dépassent désormais la collecte cumulée de 2,1 milliards de dollars, sortant les porteurs de la perte latente
Le déficit annuel combiné des deux catégories passe de 5,7 à 3,1 milliards de dollars
Avec la fermeture de Binance, vous aimeriez déplacer vos cryptos vers une plateforme MiCa et gagner jusqu'à 10% de cashback ?
Bitcoin : des volumes multipliés par plus de trois
Pour trouver mieux que ces 1,9 milliard de dollars, il faut remonter à la semaine du 10 octobre 2025 et ses 2,7 milliards, selon les données de SoSoValue. Depuis leur lancement en janvier 2024, ces produits cumulent 53,7 milliards de dollars de collecte nette.
Le réveil s’est également lu sur l’activité. Les volumes échangés ont bondi à 22,1 milliards de dollars contre 6,9 milliards la semaine précédente, soit une hausse de plus de 219 %. Les encours, c’est-à-dire l’actif net géré par l’ensemble de ces fonds, progressent de 25,4 % pour atteindre 96,1 milliards de dollars, portés à la fois par les capitaux frais et par la remontée du cours.
L’essentiel s’est joué sur deux séances, mercredi et jeudi, en plein rebond du marché. 517,2 millions de dollars le premier jour, la meilleure journée depuis début mai, puis 606,3 millions le lendemain, dont 503 millions pour le seul IBIT de BlackRock. Le géant de la gestion d’actifs continue d’aspirer plus de huit dollars sur dix parmi ceux qui entrent dans la catégorie lors des grosses journées.
ETF Bitcoin spot US au 21 août : +307 M$ de collecte nette journalière, 53,71 Mds $ de cumul depuis le lancement et 96,07 Mds $ d’encours (6,17 % de la capitalisation du Bitcoin) – Source : SoSovalue
Ethereum repasse dans le vert
Même trajectoire côté ether. Les 697,2 millions de dollars collectés constituent la meilleure semaine des ETF ETH depuis début octobre 2025, quand ils avaient attiré près de 1,3 milliard, d’après SoSoValue. Quinze jours plus tôt, ces mêmes fonds affichaient une décollecte nette de 2,3 millions de dollars. Le cumul depuis leur lancement atteint désormais 12,2 milliards.
Les volumes hebdomadaires ont grimpé de 259,4 %, à 6,9 milliards de dollars contre 1,9 milliard, tandis que les encours gagnaient 35,9 % pour s’établir à 14,3 milliards.
Un détail comptable mérite l’attention : les encours dépassent maintenant la collecte cumulée d’environ 2,1 milliards de dollars. Deux semaines auparavant, ils accusaient encore un retard de 711 millions. Traduction concrète, le prix de revient moyen de l’ensemble des porteurs d’ETF Ethereum est repassé sous le cours de marché. La masse des investisseurs entrés dans ces produits depuis leur ouverture n’est plus en perte latente.
Un rebond qui n’efface pas encore l’ardoise de 2026
Cette vague d’achats a accompagné un rallye généralisé. Le bitcoin s’est brièvement échangé au-dessus de 79 000 dollars en fin de semaine, au terme de sa plus forte progression hebdomadaire depuis deux ans. BTC et ETH ont tous deux gagné entre 24 % et 28 % sur sept jours. Le bitcoin évoluait ensuite autour de 77 200 dollars, l’ether près de 2 423 dollars.
La photographie annuelle, elle, reste écornée. Les ETF Bitcoin accusent environ 2,9 milliards de dollars de sorties nettes depuis janvier, les ETF Ethereum 191,8 millions. La collecte de la semaine a tout de même ramené le déficit combiné des deux catégories de 5,7 à 3,1 milliards de dollars, effaçant en cinq séances près de la moitié du chemin perdu en sept mois.
Un chiffre relativise toutefois l’année noire des ETF spot : les 53,7 milliards de dollars investis depuis janvier 2024 pèsent aujourd’hui 96,1 milliards d’encours. Même avec un bitcoin retombé sous les 80 000 dollars, les détenteurs de ces fonds restent collectivement assis sur plus de 42 milliards de dollars de plus-values latentes.
Avec la fermeture de Binance, vous aimeriez déplacer vos cryptos vers une plateforme MiCa et gagner jusqu'à 10% de cashback ?
Un emprunt assumé, presque revendiqué. Vitalik Buterin a rendu dimanche dernier, un hommage inhabituel aux développeurs de Bitcoin. Sur X, le cofondateur d’Ethereum leur crédite l’invention d’Utreexo, une technique qui allège drastiquement ce que les nœuds doivent stocker pour vérifier une chaîne de blocs, et décrit ce qu’il appelle la stratégie de scalabilité actuellement envisagée pour Ethereum. Marier plusieurs modèles d’état plutôt que d’en choisir un seul, voilà l’idée de fond. Rien n’est acté, Buterin le précise lui-même, mais la direction esquissée mérite qu’on s’y attarde.
Les points clés de cet article :
Vitalik Buterin a rendu hommage aux développeurs de Bitcoin pour l’invention d’Utreexo, une technique allégeant la mémoire des nœuds.
Buterin a esquissé une stratégie de scalabilité pour Ethereum, inspirée du modèle UTXO de Bitcoin, sans abandonner le modèle de comptes existant.
Avec la fermeture de Binance, vous aimeriez déplacer vos cryptos vers une plateforme MiCa et gagner jusqu'à 10% de cashback ?
Utreexo : comment Bitcoin allège la mémoire de ses nœuds
Un peu de contexte s’impose avant de rentrer dans le vif du sujet. Utreexo a été conçu en 2019 par le développeur Bitcoin Tadge Dryja, dans le cadre du MIT Digital Currency Initiative.
Au lieu d’obliger chaque nœud à conserver l’intégralité de l’ensemble des UTXO (unspent transaction outputs, les sorties de transaction non encore dépensées, l’unité de base du grand livre de Bitcoin), Utreexo le représente par un accumulateur compact fondé sur des empreintes cryptographiques.
Chaque transaction embarque sa propre preuve d’inclusion, vérifiable sans que le nœud garde la totalité des données en mémoire. La structure grossit ainsi de façon logarithmique plutôt que proportionnelle au nombre de sorties, selon l’article de recherche original du MIT DCI. Un nœud Bitcoin plus léger, donc plus facile à faire tourner soi-même.
« Les adeptes du Bitcoin méritent d’être reconnus pour avoir été les pionniers de nombreuses idées de ce type (voir Utreexo).
Et oui, c’est bien à cela que ressemble la stratégie de mise à l’échelle proposée pour Ethereum.
Nous souhaitons qu’Ethereum combine les avantages d’un état de type UTXO, d’un état dynamique et de toutes les solutions intermédiaires, permettant ainsi à la grande majorité de son activité d’être hyperscalée sans compromettre la décentralisation, la facilité d’exécution des nœuds ni la résistance à la censure. »
Bitcoiners deserve a lot of credit for pioneering many of these ideas (see Utreexo).
But yes, this is what the current proposed Ethereum scaling strategy looks like in action.
We want Ethereum to have the best of UTXO-style state, dynamic state, and everything in between,…
Ethereum lorgne le modèle UTXO, sans abandonner ses comptes
Pour autant, il ne s’agit pas d’une nouvelle lubie de la part du cofondateur d’Ethereum. Le 6 juillet, le chercheur de la Fondation Ethereum Toni Wahrstätter a même publié sur ethresear.ch une proposition d’UTXO natifs pour Ethereum, sans supprimer le modèle de comptes existant.
L’idée cible les paiements simples, ceux qui n’ont pas besoin de l’état persistant d’un contrat intelligent, et les fait basculer vers un format plus léger façon Bitcoin. Le gain estimé frôle les 99,8 % sur ce type de charge : à un milliard d’entrées, la proposition évoque environ 300 Mo d’état permanent, contre 100 à 150 Go pour l’équivalent en comptes classiques.
Une nuance s’impose ici toutefois. Ce sont des estimations de conception, pas des mesures obtenues sur le réseau principal. Le montage dépend de l’EIP-8141, dite Frame Transactions, qui ne figure pour l’instant que comme option « envisagée » dans la spécification officielle de Hegotá, loin derrière FOCIL (EIP-7805), seule proposition formellement programmée pour cette mise à jour attendue en 2027.
Buterin travaille en parallèle sur un tout autre verrou, celui de la bande passante des preuves. Sa recherche de janvier sur un mempool agrégeant des STARKs récursifs (des preuves cryptographiques qui peuvent elles-mêmes être combinées entre elles) part de preuves d’environ 128 ko et propose de les fusionner périodiquement plutôt que d’en attacher une à chaque objet propagé. Avec huit pairs et des intervalles de 500 millisecondes, la bande passante additionnelle resterait de l’ordre de 2 Mo par seconde et par nœud, sans grimper même si le volume d’objets augmente. Certains commentateurs y ont déjà vu, en combinant les deux idées, une architecture capable d’absorber un volume « illimité » de transactions. Rien ne confirme cette lecture : ce sont deux chantiers de recherche distincts, qui répondent à deux goulets d’étranglement différents.
Cette convergence d’idées venues de Bitcoin s’inscrit dans la logique plus large de Lean Ethereum, la refonte du protocole engagée par Buterin, qui vise à simplifier plutôt qu’à empiler les couches. Rien n’est calé au calendrier de Hegotá pour l’instant, et les équipes clientes doivent d’abord trancher entre les dizaines de propositions concurrentes déjà sur la table.
Avec la fermeture de Binance, vous aimeriez déplacer vos cryptos vers une plateforme MiCa et gagner jusqu'à 10% de cashback ?