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Aujourd’hui — 16 septembre 2026Korben

Test d'une batterie externe et dock magnétique Antank pour Nintendo Switch 2

15 septembre 2026 à 17:43
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J'ai mis du temps à vous parler de ces deux accessoires Antank pour la Switch 2. Ça fait quelques semaines que je décale ce test, surtout parce que je ne voyais pas bien ce que j'allais raconter sur une batterie externe et un support pour Switch, car je ne comprenais en fait pas du tout le concept. Puis j'ai ouvert les boîtes, j'ai testé le truc, et bah en fait c'est top.

Pour faire simple, la batterie B5 se fixe au dos de la console avec un système magnétique et elle tient super bien. J'avais assez peu d'attentes sur ce produit, mais la fixation est vraiment stable et la batterie fait très bien son boulot en déplacement ou sur des longs trajets.

Il y a une coque très fine à installer sur la console, puis on vient y aimanter la batterie et brancher le petit câble USB-C fourni. Tout est regroupé derrière la Switch, ce qui évite d'avoir une batterie à poser quelque part pendant qu'on joue, avec un câble qui part de la console pour aller jusqu'à elle.

La B5 a une capacité annoncée de 10 000 mAh, avec une recharge filaire jusqu'à 30 W, et elle pèse 213 grammes. Vous ajoutez donc ce poids à celui de la console, mais ça n'est pas du tout gênant en fait, surtout, pour un accessoire qui coûte actuellement 55,99 euros sur Amazon.fr. Notez que la batterie est aussi MagSafe pour votre iPhone potentiel, si besoin, et elle le chargera donc sans fil.

Elle fonctionne aussi avec les premières Switch et les Switch OLED grâce à l'autre clip fourni, mais pas avec la Switch Lite.

J'ai aussi utilisé le support SW2 Hub proposé aussi par la marque en complément, et je le trouve moins indispensable que la batterie. Il permet de poser la console sur un socle pliable dont on règle l'inclinaison, avec une sortie HDMI pour la TV. Le truc permet surtout de laisser la fixation au dos de la Switch quand on passe du jeu portable au téléviseur. Vu que je ne joue jamais branché à la TV, ça ne m'est pas utile, mais si vous avez un usage mixte, c'est nickel.

C'est bien pratique en tout cas. Cette partie qui reste sur la console est fine et légère, et elle ne pose aucun problème au quotidien.

Le hub ajoute deux ports USB-A et deux USB-C, ainsi qu'une prise Ethernet pour le réseau filaire. Il est affiché à 53,95 euros sur la boutique française d'Antank, séparément de la batterie.

Voilà, donc c'est carrément validé si vous manquez un peu de jus dans votre Switch ou Switch 2.

Pour la batterie, c'est par ici sur Amazon . Pour le dock, c'est par ici sur le site du fabricant (avec un coupon de 10% de remise, que je n'ai pas testé, je ne sais pas s'il fonctionne encore : ANT10)

OpenDisplay - Étendre l'affichage Mac avec ce que vous avez sous la main

Par : Korben ✨
15 septembre 2026 à 15:13

OpenDisplay est un outil open source qui vous permet d'avoir un affichage déportée de macOS sur n'importe lequel de vos appareil Apple dont vous ne faites rien. Et ce n'est pas une recopie basique de votre bureau, mais bien un écran que macOS affichera dans ses réglages d'affichage, et sur lequel vous pourrez faire glisser vos fenêtres comme sur n'importe quel écran externe.

Ce clic autorise une connexion à Google : adresse IP transmise et traceurs possibles. En savoir plus Voir cette vidéo sur YouTube

Alors oui, je saiiiis, Sidecar fait déjà ça, et gratuitement en plus, mais Apple s'est arrêté à l'iPad et les deux appareils (votre iPad + votre ordi) doivent être connectés avec le même compte Apple. Du coup, votre iPhone ou un vieux Mac qui ne sert plus, n'ont jamais été invité à la fête, et les appareils Apple de votre conjoint.e encore moins.

Pour faire fonctionner ça, une seconde application, OpenDisplay Receiver, s'installe dessus et le transforme ainsi en écran. Elle ne réclame que macOS 12 Monterey, ce qui permet à des Macs sortis à partir de 2015 environ de rester dans le game. Le Mac qui envoie l'image, lui, devra être sous macOS 14 minimum.

Côté installation, l'application iPhone et iPad est sur l'App Store, totalement gratuite, à partir d'iOS 16.4. Votre Mac principal, lui, récupère de son côté un DMG signé et notarisé par Apple (ça veut dire que ça s'ouvre au double-clic sans que Gatekeeper vienne râler et ça c'est cool).

Ensuite vous branchez le matos, et comme OpenDisplay passe par usbmuxd qui est un service déjà présent dans votre macOS, il n'y a pas d'outil tiers et pas de tunnel à monter, ça se connecte tout seul. Attention quand même au câble, car il doit transporter des données. Cela veut dire qu'un câble lambda de charge seule ne fonctionnera pas. Et une fois l'écran en place, l'appareil deviendra tactile pour le Mac, donc, vous pourrez faire défiler Korben.info avec vos deux doigts, like a boss !

Par contre, si vous souhaitez utiliser la connexion via le Wi-Fi, sachez qu'il y a un petit bug au niveau du curseur de la souris. Donc, en attendant que ce soit résolu, je vous invite vraiment à passer par le câble. Niveau sécurité, il y a un petit truc à savoir aussi : le flux vidéo qui circule sur le Wi-Fi se fait sans chiffrement.

Alors normalement, chez vous, ça ne devrait pas poser de problème, mais sur un réseau partagé ou public, je vous invite vraiment à brancher le câble USB. Parce que sinon, ça veut dire que n'importe qui pourrait récupérer votre flux d'écran en passant par la même borne Wi-Fi que vous. Un transport chiffré avec appairage des appareils est prévu, il n'est pas encore là.

Dernière chose à savoir avant de vous lancer : l'application Mac s'appuie sur CGVirtualDisplay, une API privée de CoreGraphics, la même que celle de DeskPad dont je vous avais parlé . C'est pour ça qu'elle n'est pas distribuée sur l'App Store, et malheureusement, une mise à jour de macOS peut très bien la casser.

Voilà, si vous avez un iPhone qui prend la poussière ou un vieux MacBook / iMac au fond d'un placard, c'est à tester !

Hier — 15 septembre 2026Korben

Test Thermal Master P3 : voir ce qui chauffe avec son smartphone

14 septembre 2026 à 17:10
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Vous savez ce que c'est une caméra thermique ? Oui, probablement, mais au cas où, c'est un appareil qui affiche les écarts de température sous forme de couleurs, pour chercher un défaut d'isolation autour d'une fenêtre par exemple ou repérer un composant qui chauffe trop. Avec la Thermal Master P3, cette image apparaît sur votre téléphone, grâce à un petit module branché à sa prise USB-C.

Il faut d'abord installer l'application du fabricant, puis connecter la caméra à un smartphone Android ou à un iPhone compatible. L'adaptateur Lightning est dans la boîte pour les anciens iPhone, et l'alimentation passe par le téléphone : la P3 n'a aucune batterie à recharger avant de s'en servir. C'est franchement pratique.

Son boîtier en métal mesure environ six centimètres de long, avec un étui de protection pour le rangement. J'aime bien la présence d'une rallonge USB-C de 50 cm dans le paquet, parce qu'on peut tourner la caméra vers un coin difficile d'accès tout en gardant le téléphone dans une position confortable.

La bague dorée autour de l'objectif règle la netteté. Vous la tournez jusqu'à distinguer correctement ce que vous regardez, avec la possibilité d'approcher la caméra très près de n'importe quel appareil, pour observer ses petits composants. C'est clairement intuitif, même si vous n'avez jamais utilisé ce genre de truc avant.

Le capteur de 256 x 192 pixels fournit 25 images par seconde. L'image permet de localiser les zones chaudes sans trop de difficulté, et vous pouvez afficher la température d'un point ou rechercher les valeurs les plus chaudes et les plus froides dans une zone sélectionnée.

Il y a aussi un mode X3 qui agrandit l'image à 512 x 384 pixels par traitement logiciel, sans augmenter la résolution du capteur, et peut ralentir l'affichage selon le téléphone utilisé. C'est moins indispensable mais ça peut dépanner.

La plage de mesure annoncée s'étend de -20 à 600 °C, mais attention, la caméra mesure la température des surfaces, elle ne voit pas à travers les murs.

Une zone froide est donc une bonne piste pour rechercher un problème d'isolation, mais il faut comprendre son origine avant de décider de travaux, en comparant les différentes zones du logement plutôt qu'en interprétant une seule image.

En ce moment le produit est à 299 euros sur Amazon , contre 349 euros en général, si vous avez déjà considéré de vous équiper, c'est le bon moment. C'est par ici .

Apple Configurator - Pour transformer votre iPhone en Dumbphone

Par : Korben ✨
14 septembre 2026 à 10:30

Apple Configurator est un outil gratuit qu'Apple fournit aux écoles et aux entreprises pour préparer des iPhone par paquets de cent. Si ça vous dit quelque chose, c'est parce que c'est aussi l'outil que j'ai utilisé pour mon tuto sur le pair locking . Mais cela ne veut pas dire que vous ne pouvez pas l'utiliser pour votre propre plaisir ! En effet, rien n'empêche de le lancer sur le vôtre, et ce qu'il vous permet alors de faire est plutôt radical : faire disparaître l'App Store de l'écran d'accueil.

Vous branchez l'iPhone sur un Mac en USB, vous le passez en mode supervisé, puis vous vous fabriquez un profil de configuration que vous lui poussez. Cela permet par exemple de limiter la présence de certaines app pour ainsi transformer votre téléphone en dumbphone . Ça permet donc de lutter contre vos démons de la perte de temps que sont par exemple les réseaux sociaux.

La case à décocher dans Configurator s'appelle "Autoriser l'installation d'apps à l'aide de l'App Store". Une fois que c'est fait et que le profil est déployé sur le téléphone, l'icône de l'App Store n'apparaît plus sur l'écran d'accueil, et l'utilisateur ne peut plus installer ni mettre à jour ses apps (snif).

Les trois sous-cases de l'installation d'apps, toutes marquées "appareils supervisés"

Ensuite, reste à empêcher le propriétaire du téléphone (c'est-à-dire vous) de retirer ce profil 5 minutes plus tard. Ça se règle dans l'onglet Général du profil, avec un menu qui contrôle quand celui-ci peut être supprimé, et que vous basculez sur "Jamais".

Sauf que Jamais ne veut pas vraiment dire jamais. En effet, Apple documente lui-même la sortie de secours... Pour virer ce profil, il faut effacer l'intégralité du contenu et des réglages, ce qui arrête la supervision, et le profil s'en va avec. Ce n'est donc pas une vraie prison, mais plutôt une grosse friction, et son prix c'est le contenu entier de votre téléphone.

Les apps déjà installées, elles, ne bougeront pas d'un pixel. Elles gardent leurs notifications et leur compte connecté, parce que la restriction n'efface rien du tout... Elle vous retire seulement la possibilité d'en réinstaller une. Le ménage se fait donc avant, pas après. Et avant même ça, il y a un péage puisque la supervision ne s'active que sur un iPhone neuf ou entièrement effacé, avant que l'assistant de réglages n'apparaisse pour la première fois.

La première étape consiste donc à vider votre téléphone, sauvegarde comprise. Ensuite, tant que le profil tient, plus une seule app ne se met à jour, correctifs de sécurité compris. Et une app supprimée par mégarde (votre appli bancaire, votre générateur de codes à deux facteurs) ne reviendra pas avant que vous soyez rentré rebrancher le Mac. Ça peut être problématique en voyage, donc je vous conseille aussi de décocher la case "Autoriser la suppression d'apps (appareils supervisés)" pour justement empêcher aussi la désinstallation des apps.

L'idée de mettre en place un profil comme ceci nous vient de Stepan Parunashvili, qui raconte sur son site être passé de 4 à 2 heures d'écran par jour en deux mois. Sa bidouille ne s'arrête d'ailleurs pas à l'App Store, puisqu'il y ajoute aussi un filtre de contenu réglé sur les sites autorisés uniquement, sans quoi les services dont on vient de retirer les applications resteraient accessibles par le web.

Si ça vous chauffe de mettre ça en place pour gagner du temps de vie, comptez deux heures d'installation environ, une remise à zéro complète de votre smartphone, et deux bonnes semaines avant que votre liste d'apps soit la bonne.

Maintenant, si ça vous semble disproportionné, ça l'est un peu. Dumb Phone , que je vous présentais en janvier, vise le même résultat avec les API de temps d'écran et sans rien effacer... mais il se désactive aussi super facilement.

Bref, c'est la méthode brutale, pour ceux que les méthodes douces n'aident pas.

Source

À partir d’avant-hierKorben

Le Deathray - Le shader WebGPU qui fait redémarrer votre Mac

Par : Korben ✨
11 septembre 2026 à 11:52

Auberon López vient de publier sur son blog un bouton qui freeze complètement les Mac à partir d'un simple clic dans un navigateur. Il a baptisé ça le Deathray (le rayon de la mort quoi...) et c'est un shader WebGPU diffusé via une page web des plus ordinaires, qu'il suffit d'ouvrir d'un simple clic sur un lien.

Ce qui arrive ensuite change d'une fois sur l'autre : Vous aurez le doit à la roue multicolore, ou la souris qui se fige, ou encore parfois des saletés magenta sur une partie de l'écran. Le reste de l'ordinateur, lui, va très bien et vous pouvez vous y connecter en SSH depuis une autre machine sans souci. C'est juste l'affichage qui ne répond plus, et il ne reviendra pas sauf si vous rebootez.

Le fait est que macOS surveille également son WindowServer, le processus qui dessine tout ce que vous voyez. S'il ne répond plus pendant deux minutes, le chien de garde déclenche un kernel panic et la machine redémarre ensuite toute seule. Mais vous pouvez aussi appuyer sur le bouton d'alimentation si vous êtes pressé, mais en croisant les doigts pour que votre navigateur ne rouvre pas l'onglet au redémarrage...

Le truc tient dans un seul fichier HTML, et histoire de vous expliquer un peu plus, un compute shader part dans une boucle écrite sans incrément, donc elle ne se termine jamais, et recopie indéfiniment le même vecteur en mémoire. À côté, le vertex shader qui dessine l'image lit alors cette même zone, et comme le premier ne lâche jamais la main, le second ne peut pas avancer d'un pouce.

Sauf que l'embouteillage ne reste pas cantonné au navigateur. Tous les processus qui veulent le GPU se retrouvent alors à patienter derrière, WindowServer compris, d'où l'écran figé. López dit avoir reproduit la chose dans Chrome, Firefox et Safari, sur des MacBook à puce M tournant sous macOS Tahoe. Après sur les autres systèmes testés, l'onglet rame un bon coup, puis tout rentre dans l'ordre dès qu'on ferme la page.

Mais alors pourquoi eux et pas les autres OS comme Windows ?

Hé bien parce que Windows embarque un mécanisme appelé TDR , qui repère qu'une carte graphique met plus longtemps que prévu à répondre et qui la réinitialise pour éviter que tout le système se bloque. Deux secondes par défaut, et le shader qui déconne se fait éjecter.

Alors que sur Apple Silicon, c'est un coprocesseur maison, l'ASC, qui pilote le GPU avec un firmware Apple et qui s'occupe de tout : énergie, ordonnancement des commandes, préemption des tâches. Asahi Lina , qui a retourné la puce M1 pour écrire un pilote Linux , a d'ailleurs relevé que si ce firmware plante, il n'y a qu'un moyen de s'en sortir. La seule solution c'est de redémarrer complètement la machine.

López a signalé le problème à Apple Security fin juillet. Apple a reproduit le bug, annoncé un correctif et donné un calendrier (confidentiel, donc on ne le connaîtra pas). Puis le 26 août, revirement complet d'Apple qui explique ne voir "aucune implication de sécurité dans ce rapport", lequel n'entraînera donc aucun changement dans ses produits. Le dossier est ensuite parti vers une autre équipe pour d'éventuelles "considérations d'amélioration".

En 2023 pourtant, Ron Masas d'Imperva avait déjà fait planter des Mac, des iPhone et des iPad avec un shader, en WebGL cette fois. Apple avait alors sorti le CVE-2023-40441 , noté 6,5 sur 10, et l'avait bouché en renforçant la validation des entrées pour mieux repérer les boucles folles.

Seulement voilà, sa boucle à lui était énorme mais finie, donc détectable, alors que celle du Deathray tourne pour toujours. Et une boucle infinie, la repérer à coup sûr, c'est le problème de l'arrêt ... donc personne ne sait faire.

López l'écrit d'ailleurs sur son site, les chercheurs en sécurité avec qui la question a été discutée donnent plutôt raison à Apple. Pour la firme, le résultat n'est qu'un plantage, un gel ou une perte de données récupérable, et ça ne constitue pas un réel problème de sécurité. Et sur le principe, ça se défend. Sauf que dans la vraie vie, si vous avez oublié de sauvegarder vos fichiers et que vous cliquez sur ce lien, vous l'avez dans l'os (et pas dans le "MacOS"... roh roh roh).

Donc non, il n'y a rien à installer pour empêcher ça et rien à attendre de Cupertino pour le moment. Voilà, sachez juste que n'importe quel couillon qui aura lu cet article pourra vous envoyer un petit lien par mail, façon rickroll des enfers, ce qui aura pour effet de freezer et faire redémarrer votre Mac.

Désolé !! 🤷‍♂️

Source : le billet d'Auberon López .

ReProgman - L'interface de Windows 3.1 sur PC et Mac

Par : Korben ✨
11 septembre 2026 à 08:15

Le développeur Mayuki Sawatari vient de publier ReProgman , un clone du Program Manager de Windows 3.1.

Ça ne vous dit rien ? C'est parce que vous êtes des bébés !

En fait, progman.exe, c'est ce truc qui servait d'interface principale à Windows avant que le menu Démarrer ne débarque avec Windows 95. Et aujourd'hui, grâce au taf de Sawatari, ça tourne aussi bien sur Windows 11 que sur macOS.

Pour ceux qui ont commencé l'informatique après 1995, faut savoir qu'avant ça, on n'avait pas de bureau, pas de barre des tâches, mais juste une grande fenêtre grise remplie de sous-fenêtres, et dans chaque sous-fenêtre y'avait des icônes de programmes alignées sur une grille. Vous double-cliquiez sur l'une d'elles, le programme se lançait, et voilà, vous aviez fait le tour de Windows !

Le groupe Main ouvert sur Windows 11, et la rangée de groupes réduits en bas de la fenêtre

Regardez bien les icônes sur cette capture : Docker, Edge et Claude rangés dans une ambiance de 1992...

Car ReProgman ne se contente pas de reproduire la déco. Au premier lancement, il scanne votre menu Démarrer (ou vos dossiers Applications si vous êtes sur Mac), transforme chaque dossier en groupe et range le tout dans son propre fichier Groups.ini. Après ça, il n'y retourne plus tout seul, et ce que vous déplacez, renommez ou supprimez dedans ne redescend jamais vers vos vrais raccourcis. Un menu permet quand même de relancer l'import à la main, et il n'ajoute alors que ce qui manque.

Du coup, vous récupérez les gestes de l'époque pour de vrai. Vous attrapez une icône, vous la lâchez dans une autre fenêtre et elle déménage, avec Ctrl enfoncé elle se copie, le menu Window vous range tout ça en cascade ou en mosaïque, et les fenêtres réduites redeviennent des icônes alignées en bas de la fenêtre principale. Même la boîte de dialogue de sortie a été refaite, à ceci près qu'elle annonce la fin de votre session ReProgman et non celle de Windows.

Maintenant, d'où ça sort comme délire ?

Hé bien, l'auteur raconte, dans un message relayé par Tom's Hardware, qu'il a simplement demandé à Claude de lui fabriquer ce clone, et que la première version obtenue en une heure était déjà plutôt correcte, même s'il a ensuite fallu rattraper les imperfections.

Ce qui est intéressant, c'est que dans son dépôt git, on trouve un document de spécification de plusieurs centaines de lignes qui décrit l'interface au pixel près, relevée sur des captures 640x480 du Windows original. Le cadre d'une fenêtre y fait 1 pixel noir, 2 pixels gris et encore 1 pixel noir, et la petite barre du menu système mesure 13 pixels sur la fenêtre principale contre 7 sur une fenêtre enfant. C'est d'ailleurs comme ça qu'on les distinguait à l'époque.... Fallait avoir l'oeil !

Si vous voulez l'essayer, ça se présente sous la forme d'un binaire autonome. Par contre sur Mac, la version distribuée n'est pas notarisée, il faudra donc lui passer un xattr -cr ReProgman.app ou utiliser Sentinel avant qu'elle accepte de démarrer. Ah et le code est sous licence MIT.

Le périmètre annoncé par le projet est d'ailleurs plus étroit qu'il en a l'air, puisque c'est Windows 11 en x64 et en Arm, et macOS uniquement sur Apple Silicon. Donc si vous êtes resté sur Windows 10 parce que vous aimez le risque ou sur un Mac Intel parce que vous aimez prendre votre temps, il n'y a rien pour vous amuser... Il faudra alors retourner du côté de ce musée de vieux systèmes d'exploitation que je vous avais montré, qui lui passe par l'émulation.

Après, je pense pas que vous y ferez votre vie mais ça vous donnera environ 30 secondes de nostalgie avant de refermer la fenêtre. C'est déjà ça de pris...

Source : Tom's Hardware

Super Mario 64 tourne sur un processeur ARM (avec ReactOS)

Par : Korben ✨
11 septembre 2026 à 06:59

Une vidéo postée sur X montre Super Mario 64 qui tourne sur une machine ARM, sous un système qui n'est ni Windows ni Linux. Oui, c'est bien ReactOS, le clone libre de Windows, et le jeu est un exécutable x64 tout ce qu'il y a de plus banal !

Et n'allez pas croire que c'est un émulateur qu'on aurait posé sur un OS libre. Que nenni ! Pour exécuter du x64 sur de l'ARM, il faut deux trucs qui n'ont rien à voir l'un avec l'autre : un moteur qui traduit les instructions du processeur, et un système capable de faire cohabiter du code natif et du code traduit dans un même programme.

La première moitié, c'est FEX, l'émulateur financé par Valve dont je vous parlais en décembre. Sauf que côté Windows, FEX se limite au processeur : sa propre documentation précise que la traduction des appels système revient soit à Wine, soit à l'ABI du système. Tout le reste est alors à la charge de l'hôte.

Cette seconde moitié porte un nom, ARM64EC, et c'est une invention de Microsoft pour Windows 11 sur ARM (oui, la boîte que ReactOS passe justement son temps à recopier). Le principe consiste à compiler les bibliothèques du système en ARM64 avec une interface appelable depuis du code x64 recompilé. Du coup, un même programme mélange des morceaux natifs et des morceaux émulés, et seul ce qui doit vraiment l'être passe par l'émulateur. L'intérêt de faire comme ça, c'est surtout la vitesse !

Jusqu'ici, deux entités avaient bâti cet "étage" : Microsoft dans Windows, et Wine depuis sa version 10 . ReactOS est donc la troisième. Son développeur Ahmed Arif a ainsi écrit son propre runtime hybride dans le ntdll du système, avec le chargeur d'images, les ponts qui rendent les fonctions natives appelables en x64, et le déroulement de pile.

Ensuite, pour vérifier que tout se tient, il fait tourner le même binaire des deux côtés, sur son ReactOS et sur un vrai Windows 11 ARM64, puis il compare.

Screenshot

Alors, est-ce que vous pouvez l'installer ?

Et bien malheureusement, non !

Tout ce boulot n'existe que dans une branche d'un fork personnel, et le dépôt officiel de ReactOS n'en contient pas la moindre ligne. Et c'est mieux pour l'instant car, comme Ahmed le dit lui-même, son fork est encore plus expérimental que ReactOS lui-même ! C'est donc à réserver aux machines virtuelles, aux cartes de développement ou aux bécanes sans données sensibles. Bref, venant d'un projet qui se présente déjà lui-même comme un système de qualité alpha, ça vous situe l'ambiance...

Bref, rien à télécharger mais pour un projet qui se battait encore il y a trois mois pour lancer Half-Life , voir un jeu x64 démarrer sur de l'ARM, ça envoie quand même du pâté.

Source : Phoronix

RistOS - L'Android sans applis dont le cerveau reste chez vous

Par : Korben ✨
10 septembre 2026 à 13:04

C'est l'histoire d'un smartphone Pixel de Google sur lequel il n'y a absolument rien... Vous l'allumez, pas une icône d'application, rien à faire défiler, pas de widget météo et ce genre de conneries... Non, vous avez juste l'heure, un gros bouton "micro" au milieu de l'écran et une ligne de saisie tout en bas pour ceux qui préfèrent taper.

L'écran d'accueil au complet : l'heure, le bouton à maintenir pour parler, et la ligne de saisie pour ceux qui préfèrent taper.

Ce truc ça s'appelle RistOS, et c'est un firmware pour Google Pixel 10a qui a pour objectif de remplacer le lanceur d'Android par un assistant vocal. Tout ce qui reste ensuite du téléphone tient dans un menu qui apparaît sur le côté : Téléphone, messages, appareil photo, galerie, cartes hors ligne (c'est Organic Maps, embarqué dans l'image), lampe torche et réglages.

Sept accès, et c'est fini. Pas d'app store, pas de navigateur, pas de compte Google, et évidemment aucun moyen d'ajouter quoi que ce soit.

Le menu sorti sur le côté, ses sept entrées, et rien d'autre à faire glisser.

Le projet repose sur GrapheneOS, sans être affilié ni à celui-ci ni à Google, et il ne tourne que sur le Pixel 10a (lien affilié), que Google vend encore la "modique" somme de 389 €.

Bref, par défaut, si vous appuyez sur ce gros bouton micro, absolument rien n'écoutera ce que vous avez dit, parce que l'image publique ne contient aucune adresse de serveur. Pour que cela fonctionne, vous devrez aller dans les réglages et remplir le champ dédié afin de lui indiquer l'URL de votre backend Rist. C'est donc le serveur, que vous devez installer comme ceci , qui récupèrera l'audio encodé et qui ensuite vous répondra au travers du téléphone.

L'idée, c'est que comme ça, on peut changer de téléphone sans souci, puisque tout est centralisé sur le serveur. C'est donc assez tranché comme usage, surtout que l'install efface tout ce qui est sur l'appareil. Mais bon, c'est peut-être ça le futur... Une coquille vide qui discute avec un serveur IA personnel, qui se trouve chez vous.

Par contre, n'espérez plus pouvoir utiliser votre téléphone pour appeler, par exemple, un service d'urgence, ça ne fonctionnera pas. Et si vous préférez simplement virer l'emprise de Google de votre téléphone sans avoir à vous monter un serveur entier derrière, /e/OS fera le travail .

Source : RistOS sur GitHub

Un seul abonnement Surfshark, une infinité d'appareils protégés pour la rentrée

Par : Korben ✨
10 septembre 2026 à 06:56
-- Article en partenariat avec Surfshark --

Vous savez ce qui est pire qu'un cousin qui vous demande votre mot de passe Netflix ? C'est quand ledit cousin vous demande aussi un VPN pour sa boîte, sa copine, son chien et sa PlayStation. Et là, vous devez lui expliquer que la plupart des VPN c'est 10 appareils max,  et que non, vous allez pas payer trois abonnements différents pour que toute la famille puisse regarder Koh Lanta en sécurité.

Surfshark, lui, a compris le problème. Connexions simultanées illimitées. Un seul abonnement, tous vos appareils, tous ceux de votre mère, de votre frère, de votre coloc, et même de ce pote qui squatte votre canapé depuis trois mois. C'est pas une fonctionnalité, c'est une déclaration de guerre contre les limites artificielles des concurrents.

Et en 2026, Surfshark n'a pas chômé

L'année a été chargée chez Surfshark . Ils ont sorti des fonctionnalités qui font passer la concurrence pour des dinosaures.

Dausos : le protocole qui envoie du pâté

Surfshark a lancé son propre protocole propriétaire, Dausos. Chiffrement AEGIS-256X2, résistant à l'informatique quantique, et jusqu'à 30% plus rapide que les protocoles standards. Le truc ouf ? Chaque utilisateur a son propre tunnel de trafic dédié. La plupart des VPN vous mettent dans des voies partagées où vos données se mélangent à celles des autres. Dausos vous donne votre propre autoroute privée. 

Le seul hic (et c'est un gros hic) c'est que pour l'instant, Dausos n'est dispo que sur macOS. Les utilisateurs Windows et Android ragent, et Surfshark a promis d'étudier les retours pour décider où expander ensuite. Mais si vous avez un MacBook, vous êtes déjà dans le futur.

FastTrack : votre trafic prend l'autoroute

Il y a quelques semaines, Surfshark a étendu FastTrack à plus de la moitié de son réseau. Des gains de vitesse allant jusqu'à 70% par rapport à une connexion classique (selon le site). Au lieu de vous envoyer bêtement vers le serveur le plus proche, FastTrack analyse en temps réel tous les chemins possibles et choisit le plus rapide, même s'il est physiquement plus long. C'est comme Waze, mais pour vos paquets de données.

Nexus : le réseau qui change tout

Lancé en 2022 et perfectionné en 2026, Surfshark Nexus repose sur le Software-Defined Networking (SDN). Vous ne vous connectez plus à un serveur isolé, mais à tout le réseau en même temps. Votre trafic est routé dynamiquement à travers 4 500+ serveurs dans 100 pays.

Ça permet de bien faire certains trucs comme :

  • Rotation d'IP : votre IP change toutes les 5 à 10 minutes sans coupure. Les sites vous voient comme un nouvel utilisateur à chaque fois.
  • Multi IP : une IP différente pour chaque site que vous visitez. Votre banque vous voit à Paris, Netflix à New York, Reddit à Tokyo. En même temps.
  • Dynamic MultiHop : vous choisissez votre entrée et votre sortie dans le réseau. Suisse → Japon ? Pas de souci.
  • Everlink : si le serveur tombe, Nexus bascule automatiquement sur un autre. Vous ne remarquez même pas la coupure.

Scam Text Protection : l'IA qui mange les arnaques par SMS

En août 2026, Surfshark a lancé une protection anti-arnaque SMS basée sur l'IA. Elle scanne vos SMS entrants, détecte les arnaques (smishing), et sur iOS, déplace automatiquement les messages suspects dans le dossier Spam. Sur Android, vous recevez une alerte avant d'ouvrir le message. 35% du phishing mondial passe par SMS maintenant. Surfshark vous protège avant que vous ne cliquiez comme un débile sur le lien.

Le reste de la panoplie (celle que je vous rabâche souvent) est bien entendu toujours intacte :

  • CleanWeb : bloque les pubs, trackers et malwares au niveau DNS
  • Kill Switch : coupe internet si le VPN tombe, pas de fuite d'IP
  • Mode Camouflage : fait passer votre trafic VPN pour du HTTPS normal, votre FAI ne sait même pas que vous utilisez un VPN
  • NoBorders : s'active automatiquement dans les pays qui bloquent les VPN (Chine, Iran, Russie...)
  • Alternative ID : génère des identités complètes (nom, email, tel virtuel) pour vos inscriptions
  • Bypasser : split tunneling, vous choisissez quelles apps passent par le VPN

Toujours cet été, Surfshark a reçu le PCMag Editor's Choice award. Quand les mecs de PCMag, qui testent des VPN toute la journée, disent que t'es dans le top, c'est que t'as quelque chose de solide. La politique no-logs est auditée par Deloitte. Les serveurs sont 100% RAM-only, un reboot et tout s'efface. Même si les feds débarquent avec un mandat, y'a rien à saisir (enfin ça on verra le jour où la situation se présente). De plus les vitesses sont excellentes.

Bot ou pas bot ?

Parce que c'est la fin d'été et qu'il faut s'amuser encore une fois, Surfshark s'est amusé à créer un petit test de détection avec les étudiants de l'université de Malmö. Et le résultat est flippant, presque la moitié des gens ne distinguent pas un bot d'un vrai humain.

Les jeunes, eux, s'en sortent mieux. Jusqu'à 20 ans, ils repèrent 65% des bots. Mais passé la quarantaine ? Paf, ça tombe à 42% (ouf ça fait mal). C'est-à-dire que votre tante sur Facebook a presque une chance sur deux de tomber dans le panneau d'un compte fake. Et le pire, c'est que les sujets émotionnels rendent tout le monde con : sur un sujet neutre comme les data centers, les gens trouvent 71% des bots. Mais dès qu'on parle de sujets qui touchent une corde sensible, la détection s'effondre à 49%.

Morale de l'histoire : quand ça vous énerve, vous cliquez avant de réfléchir. Si vous voulez tester votre propre crédulité, Surfshark propose le challenge " Bot or Not? ". Bon courage, vous en aurez besoin.

Combien ça coûte, cette folie ?

Alors accrochez-vous, parce que les tarifs sont toujours assez délirants. En ce moment, Surfshark propose son abonnement Starter à 2,49 € HT par mois pour 27 mois (24 mois + 3 offerts), soit 67,23 € HT (80,68€ TTC) facturés en une seule fois.

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Les formules supérieures :

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GrapheneOS verrouillera bientôt le presse-papiers d'Android

Par : Korben ✨
8 septembre 2026 à 07:10

Il y a 2 jours, GrapheneOS que vous connaissez tous parce que c'est l'Android que la police déteste, a détaillé une fonction baptisée secure paste, qui change la façon dont Android sert le contenu du presse-papiers aux applications. Le principe c'est qu'une application peut relire ce qu'elle a copié elle-même, mais rien de ce que les autres ont copié.

Android dans sa version de base n'est pas resté les bras croisés sur ce sujet, mais il s'est arrêté en chemin et depuis Android 10, seules l'application affichée à l'écran et le clavier par défaut peuvent lire le presse-papiers, ce qui a fermé la porte à celles qui tournent en arrière-plan. Puis Android 12 a ajouté une notification à la première lecture d'un contenu venu d'ailleurs, et enfin Android 13 vide le presse-papiers au bout d'un moment.

Mais depuis, plus rien...

Le trou qui reste, Microsoft l'a documenté en mars 2023. La version 7.9.2 de l'application SHEIN (oui, le site de fringues), téléchargée plus de cent millions de fois, lisait périodiquement le presse-papiers, et si elle y trouvait en même temps un signe dollar et un "://", elle expédiait le contenu vers un serveur distant.

Et la restriction d'Android 10 n'a rien empêché, tout simplement parce que l'application tournait au premier plan. Le comportement problématique de l'app SHEIN a ensuite disparu en mai 2022, après un signalement à Google, mais le problème de fond n'a jamais été réglé. Et j'imagine que d'autres apps actuellement sur le PlayStore appliquent la même technique sans que personne ne l'ait encore remarqué.

Secure paste de GrapheneOS s'attaque donc à ça en changeant la règle plutôt qu'en ajoutant un avertissement, et cette fois être affiché à l'écran ne donne plus droit à rien. Une application privée d'accès sait toujours qu'un élément est disponible, et peut en inspecter le type, l'horodatage de copie et la présence de mise en forme. Mais le contenu lui-même, son libellé et ses données annexes ne lui sont plus offerts sur un plateau d'argent.

Et le "collage" continue de marcher lui, parce que c'est vous qui l'autorisez. Que vous colliez depuis la barre de sélection de texte, depuis le clavier, depuis un service d'accessibilité ou avec un raccourci clavier, le système délivre une autorisation courte, liée à l'application qui reçoit et à l'élément en cours. Et pour les applications qui dessinent leur propre barre de sélection, comme celles codées en Flutter, un bouton "Coller" est visible dans le clavier par défaut.

Le plus vif d'esprit qui me lisent sont déjà debouts sur leur chaise et hurlent à travers leur écran : Et comment ça se passe pour "couper" ? Qui décide ?? Hé bien le réglage existe en version globale et par application, et il est autorisé par défaut, pour ne rien casser des applications déjà installées. Autrement dit, personne ne sera protégé sans l'avoir décidé et c'est à vous d'aller basculer en collage seulement celles à qui vous ne faites pas confiance.

Maintenant, calmez-vous les groupies de GrapheneOS parce que rien de tout ça n'est encore livré. Le code est visible dans une pull request ouverte depuis le 22 août dernier mais toujours pas fusionnée. GrapheneOS dit vouloir l'intégrer bientôt, sans donner de date et le mécanisme ne porte que sur la lecture, donc il ne dira rien des applications qui écrivent dans le presse-papiers pour y remplacer ce que vous venez de copier (coucou les détourneurs de transactions crypto)...

La même annonce parle aussi de l'application Messaging, dont l'interface vient d'être refaite en Compose, et le projet lâche au passage un chantier autrement plus lourd : faire du RCS directement dedans, chiffrement de bout en bout compris, pour ne plus avoir besoin de Google Messages. Héhé... Aujourd'hui, RCS marche très bien sur GrapheneOS, mais uniquement avec l'application de Google et sa couche Google Play isolée et c'est de ça dont ils veulent se passer.

Comme le RCS n'est pas une plateforme ouverte en pratique (pas autant que le SMS et le MMS quoi) et que tout cela repose sur l'infrastructure de Google et des opérateurs, le plan, c'est donc de refaire d'abord la partie que Google Messages assure, en gardant Google Play isolé pour l'activation, puis de s'en passer chez les opérateurs qui le permettent... à condition qu'ils acceptent le client de GrapheneOS, ce qui n'est pas gagné...

Quand je pense que Google, ces grands hypocrites qui ont passé des années à réclamer qu'Apple adopte RCS au nom de l'ouverture, coupe lui-même le service depuis 2024 sur les téléphones rootés et une partie des ROM alternatives. GrapheneOS y échappe mais ça donne quand même l'idée de l'accueil qu'un client maison pourrait espérer... On verra bien.

Mais bon, si vous êtes sur GrapheneOS, je serais vous, je surveillerais cette histoire de presse-papiers sécurisé parce que quand ça arrivera, vous serez encore plus béton face aux apps problématiques.

Source : le fil d'annonce de GrapheneOS et Android Authority

Linux tourne enfin sur les Mac M3 (sauf la carte graphique)

Par : Korben ✨
7 septembre 2026 à 13:37

Le projet Asahi Linux vient enfin de fusionner le support des Mac M3 dans son installateur. En clair, ça veut dire que si vous avez un MacBook Air, un MacBook Pro ou un iMac équipé d'un M3, d'un M3 Pro ou d'un M3 Max, vous pouvez y installer Linux dès maintenant.

Et la liste de ce qui fonctionne est plus longue que ce que je pouvais craindre. La webcam, les micros internes, le WiFi, le Bluetooth, l'USB 3 jusqu'aux 10 Gb/s permis par la machine, et le décodage vidéo accéléré, AV1 compris.

Le Thunderbolt aussi, est même arrivé cet été. Apple avait troqué, sur les M3 Pro et M3 Max, son vieux contrôleur de ports USB contre une puce ACE3 posée sur un bus SPMI au lieu de l'I2C. Il a donc fallu reverse tout ce petit monde afin que l'USB 3 et le Thunderbolt marchent sur l'ensemble de la gamme M3.

Si vous voulez vous lancer, l'installation doit encore passer par le mode Expert de l'installeur, parce que c'est encore tout frais. Mais quand la bêta de Fedora Linux 45, sera implémentée d'ici quelques semaines, ça devrait fonctionner en install normale.

Après le gros manque, c'est la 3D. N'attendez ni performances, ni accélération 3D économe en énergie puisque tout est géré par la partie CPU du M3. Et ce n'est pas de la mauvaise volonté de la part des dev puisque le GPU du M3 s'écarte nettement de celui des M1 et M2 : ray tracing matériel, mesh shaders, et le Dynamic Caching maison d'Apple. Il y a donc énormément à refaire et même si le chantier a commencé, pour le moment, on n'a pas de date.

Les autres limites ont l'air nettement moins définitives comme pour la mise en veille qui ne fonctionne pas et le port HDMI des MacBook qui est coupé. Cela s'explique par le fait que le composant DCP qui gère ces 2 aspects là c'est pas encore piloté par Asahi, mais ça ne devrait pas tarder.

Le Mac Studio, lui, reste à la rue. Le M3 Ultra n'est pas supporté, et les M4 et M5 en sont au tout début, avec le stockage, le PCIe et le démarrage multicœur qui tournent mais pas grand-chose d'autre. Donc plus votre machine est récente, plus il va falloir être patient...

Perso, j'avais un iMac M3 et franchement, j'ai été très déçu par cette machine. Pour de la bureautique ça allait très bien, mais dès qu'on bidouille un peu fort, ça pédale dans la semoule. Je suis donc passé au Mac Studio depuis et je ne le regrette pas une seconde.

En tout cas, je sais que si je veux recycler ce "vieil" iMac M3, je peux maintenant lui installer Linux... ça vaut peut-être le coup, à condition d'assumer un desktop sans la moindre accélération 3D ^^.

Source : le billet d'annonce d'Asahi Linux et Neowin .

WhatCable - Trouvez le câble qui bride la charge sur votre Mac

Par : Korben ✨
1 septembre 2026 à 11:24

Je ne sais pas vous, mais chez moi, mes câbles USB-C se ressemblent tous. Et dans le tas, j'en ai qui chargent mon MacBook deux fois plus vite que d'autres. Et franchement, en les regardant, je ne peux pas vous dire lesquels sont les plus efficaces. Alors que mon Mac, lui, apparemment, il le sait déjà.

En tout cas, c'est ce que j'ai compris en allant lire le site de WhatCable. Ce qu'ils expliquent, c'est qu'à chaque branchement, le contrôleur de port d'un Mac Apple Silicon envoie un message à la puce que certains câbles embarquent et récupère sa fiche d'identité : débit annoncé, ampérage, fabricant. De ce que j'ai compris, macOS range la réponse dans le registre IOKit sous forme d'objets bruts, et ne l'affiche nulle part en clair. Snif...

Et c'est cette réponse que WhatCable va chercher, puis traduit. L'app vit dans la barre de menus, vous branchez un câble, et elle vous dit alors instantanément lequel des trois maillons plafonne la charge : Soit le chargeur, soit le câble, soit le Mac lui-même quand sa batterie est presque pleine.

Et vous obtenez le même verdict côté débit.

L'app confronte aussi la fiche du câble à sa spécification USB-PD et lève un carton jaune quand quelque chose cloche. Ça peut être l'identifiant fabricant à zéro, les bits réservés utilisés de travers...etc. Moi, je parle bien ici de contrefaçon de câbles, mais l'app reste très prudente dans sa formulation. Elle signale juste des trucs bizarres, et elle ne dit jamais qu'un câble est une contrefaçon.

Après, la plupart des câbles sous 60 W n'ont aucune puce à interroger, donc il n'y a rien à lire, et certains ne répondent correctement qu'avec un appareil branché à l'autre bout. Sur les ports USB-C en façade d'un Mac mini ou d'un Studio, aucune donnée de câble ne remonte non plus. C'est à cause de l'architecture d'Apple.

Côté matériel, il vous faut donc un Mac Apple Silicon sous macOS 14 minimum, les Mac Intel ne publiant pas ces données du tout. L'app est gratuite et son code est sous licence MIT, sauf le dossier des fonctions Pro où là, faudra débourser environ 10 €.

Si vous avez Homebrew, vous pouvez installer l'app rapidement comme ceci :

brew install --cask darrylmorley/whatcable/whatcable

L'app est même en français si vous avez séché les cours d'anglais. Bref, de quoi trier votre caisse de câbles sans vous planter...

Lexar case 2 To dans une microSD très rapide

27 août 2026 à 15:12
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Lexar m'a envoyé en test une carte microSD un peu particulière, car hors normes. C'est une "Silver Plus" de 2 To. Oui oui, 2 To. On parle là d'un bout de plastique grand comme un ongle, deux grammes sur la balance, dans lequel Lexar a réussi à fourrer 2 To de stockage. Autant dire plus que le disque qui équipe mon MacBook Pro d'1 To, sauf qu'ici, ça se glisse tranquillement dans un drone.

La carte est notée comme pouvant encaisser une vitesse de 255 Mb/s en lecture, et 180 Mb/s en écriture, tiens que ça. Mais ce qui m'intéresse vraiment ça va être les cas d'usage.

Prenez un vidéaste qui part filmer avec un drone ou une caméra d'action, du genre DJI Osmo ou Insta360, en 4K et même en 8K sur les derniers modèles. Avec une carte pareille, il tourne des heures sans jamais voir poper le message "carte pleine" pile au moment où l'action démarre.

C'est tout con, mais quand on a déjà raté un plan parce qu'il fallait changer de carte, on mesure le luxe du truc, et croyez-moi, ça m'est déjà arrivé. Plus de bouts de plastique à jongler dans la poche, plus un seul égaré dans l'herbe en pleine rando. Une carte, un voyage entier dessus.

Même logique pour un photographe qui shoote en RAW, ce format brut que les boîtiers crachent sans compression, pratique à retoucher mais horriblement lourd. Là où une petite carte se remplit en un mariage, celle-ci encaisse des milliers de clichés sans râler.

On vous l'a dit, la vitesse suit, avec ces 180 Mo/s annoncés qui absorbent tranquillement le débit de la 4K et de la 8K, sans lâcher la moindre image en chemin.

Et ne réduisons pas l'intérêt de ce genre de produit au petit monde de la vidéo, parce qu'une console portable ou un Steam Deck avalent aussi ce format, tout comme pas mal d'Android, et 2 To c'est confortable. Notez que c'est une gamme que je connais bien, puisque je l'utilise aussi sur les cartes SD plus classiques pour mon appareil photo Fujifilm.

Le hic, vous vous en doutez, c'est l'addition. Lexar n'en a pas produit des masses, et le produit est dur à trouver, tout comme son prix. Mais en attendant, vous pouvez vous rabattre sur la version 1 To ou 512 Go , qui sont distribuées sur Amazon !

Voilà, on est donc là sur un produit hors normes, qui parlera forcément à ceux qui veulent le meilleur stockage dans leur appareil.

UGREEN dégaine deux chargeurs Nexode Pro avec écran de contrôle et câble rétractable, jusqu'à 300 W

25 août 2026 à 09:50
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UGREEN continue de muscler sa gamme de chargeurs GaN avec deux nouveaux Nexode Pro, un modèle nomade de 160 W et une grosse station de bureau de 300 W, qui misent autant sur la puissance brute que sur le contrôle de la recharge.

Petit rappel au passage, le GaN, ou nitrure de gallium, est le matériau qui permet de faire des chargeurs bien plus compacts et moins chauds que le silicium classique.

Leur point commun, c'est un petit écran posé sur le chargeur qui affiche en temps réel la puissance envoyée, la tension, l'intensité, la température ou encore la façon dont l'énergie se répartit entre les différents appareils branchés.

On peut basculer entre cinq modes de charge directement depuis l'appareil, et UGREEN pousse même le bouchon avec une connexion Wi-Fi et une application mobile pour surveiller chaque port à distance, personnaliser certains protocoles et recevoir des mises à jour à distance, ce qu'on appelle l'OTA.

Le Nexode Pro 160 W est clairement le plus sympa pour les nomades, avec son câble USB-C rétractable qui se rembobine tout seul comme le fil d'un aspirateur, histoire de ne plus avoir à glisser un câble volant dans le sac. Malin.

Ses 160 W suffisent largement à alimenter plusieurs appareils en même temps, ordinateur portable compris.

La station Nexode Pro 300 W joue dans une tout autre cour, pensée pour remplacer une véritable collection de chargeurs sur un bureau en alimentant jusqu'à sept appareils d'un coup, de quoi brancher un MacBook, un iPad, un iPhone, une enceinte, des écouteurs et une montre sur un seul et même bloc. Je l'ai reçue en test, je vous en reparlerai donc bientôt, elle est géniale.

UGREEN en profite pour rappeler l'existence de son petit Nexode Pro 100 W à quatre ports , déjà commercialisé, qui reprend le même principe d'écran dans un joli format argent métallisé plus compact.

Côté tarifs, les deux nouveautés arrivent dès aujourd'hui 25 août, avec le 160 W à câble rétractable affiché à 129,99 euros et la station 300 W à 169,99 euros, alors que le 100 W reste proposé à 59,99 euros. Mais le tout est déjà en promotion de lancement sur Amazon, comme souvent avec UGREEN, c'est par ici :

oMLX – Faites tourner vos agents IA en local sur votre Mac

Par : Korben ✨
20 août 2026 à 08:31

Faire tourner un modèle en local sur un Mac, c'est réglé depuis un moment. Ce qui l'est moins par contre, c'est de brancher un agent de code dessus, parce qu'à chaque reprise de session, le serveur doit malheureusement remouliner des dizaines de milliers de tokens de contexte avant de sortir le premier mot...

Ce calcul, ça s'appelle le cache KV, et la plupart des serveurs le gardent en mémoire. Du coup, quand le modèle se décharge, le cache part avec dans le grand vide...

C'est pourquoi oMLX a pris le parti d'écrire ce cache sur le disque, au format safetensors, car le contexte déjà envoyé une fois, prompt système et fichiers lus compris, se recharge depuis le SSD au lieu d'être recalculé, y compris après un redémarrage du serveur.

De son côté, LM Studio conserve lui aussi son cache MLX sur disque , mais dans un fichier temporaire qu'il efface quand le modèle se décharge. Les deux outils écrivent sur le disque, mais un seul conserve réellement son cache.

Côté raccordement, le serveur oMLX expose l'API OpenAI et l'API Anthropic ce qui permet par exemple à Claude Code de taper directement sur localhost. Et y'a même un tableau de bord qui nous dit quoi faire dans le terminal pour brancher Claude Code ou d'autres avec oMLX.

Sur oMLX, le cache disque est donc actif d'office et son plafond par défaut, parce qu'il en faut bien un, se calcule à 10 % de la capacité du disque qui l'héberge. Sur un SSD d'un téraoctet par exemple, ça fait cent gigaoctets qui peuvent partir en cache sans que personne n'ait rien demandé. Donc prévoyez un peu de place... Après rassurez-vous, ça se vide d'un clic sur un bouton dans le tableau de bord et la taille peut se régler.

Le deuxième piège est plus sournois puisqu'une installation par défaut via pip ne compile pas les kernels Metal, et les modèles GLM-5.2, MiniMax M3 et Qwen3.5 retombent alors sans prévenir sur un chemin générique... Donc je vous incite fortement à utiliser uniquement les DMG proposés qui contiennent déjà les kernels Metal compilés comme il faut.

Reste à savoir ce que ça donne vraiment dans un usage quotidien... Le cache attaque l'attente avant le premier mot mais pas la vitesse à laquelle les mots sortent ensuite donc tout dépend du modèle et de la machine que vous avez. Mais en tout cas, pour un usage avec des agents (coding par exemple), ce sera plus efficace d'utiliser oMLX que Ollama ou LMStudio.

Source : omlx.ai

Son imprimante HP imprime enfin sur Mac - Merci Claude Code

Par : Korben ✨
19 août 2026 à 08:50

Hier, je suis tombé sur ce tweet :

Kuber, un développeur de 19 ans a demandé à Claude Code, de lui pondre un pilote pour sa vieille imprimante pour macOS. Et visiblement, ça a intéressé pas mal de monde puisque le tweet a fait +3 millions de vues.

Il a ensuite publié le dépôt sur Github et la transcription complète de la session. Et ce que ça raconte c'est surtout un bras de fer avec macOS, et un montage bidouillesque au possible qui finit par tenir sur une machine virtuelle Linux et un daemon root.

Pour la petite histoire, son imprimante est une HP Laser 1008a. C'est en réalité une Samsung rebrandée car HP a racheté la division impression de Samsung , il y a une dizaine d'années. Et ces machines parlent un langage un peu niche qui est le SPL3. C'est un langage maison qui n'est ni du PostScript ni du PCL standard. Et comme vous vous en doutez, HP n'a jamais sorti de pilote macOS pour cette gamme. Donc officiellement, cette imprimante ne peut pas imprimer depuis un Mac.

La mission a donc consisté à recompiler SpliX, un pilote libre qui parle le SPL3 et à se battre avec macOS pour qu'il puisse causer via l'interface USB de l'imprimante déclarée en IPP-over-USB. Il a fallu ensuite ruser en mettant en place une VM Linux afin de faire tourner h24 un codec de HP uniquement dispo sous Linux. Et voilà ! La file d'impression envoie le travail sur un port local, un daemon root le récupère, le fait passer par le codec dans cette VM, et écrit le résultat directement sur l'USB.

Bref, ça marche et ça imprime maintenant depuis n'importe quelle application.

Alors vous l'aurez compris, ce n'est pas vraiment un dev de pilote pour macOS mais plutôt une espèce d'assemblage de différents éléments pour la plupart libres, afin de réussir à imprimer sous macOS avec ce modèle d'imprimante. Mais ce qui est intéressant, c'est que le mainteneur de SpliX a débarqué sur le dépôt de Kuber avec une archive de fichiers de test et une série de questions. Cela veut dire que si lui et Kuber trouvent l'octet qui diffère, la VM Linux et le daemon root vont disparaître et il ne restera plus qu'un paquet tout ce qu'il y a de plus classique à installer.

Voilà c'est finalement la seule partie de l'histoire où on répare vraiment quelque chose. Mais ça reste quand même une belle histoire où l'IA permet de s'affranchir des limites techniques imposées par les fabricants et éditeurs de logiciels. Et ça, moi j'adore !

Source : le fil de Kuber sur X , avec la transcription intégrale de la session et le dépôt du projet .

PureMac - Faites un grand ménage sur votre Mac, gratuitement

Par : Korben ✨
17 août 2026 à 10:31

Vous glissez une app dans la corbeille du Mac, elle disparaît du dossier Applications, et vous pensez que c'est réglé ? Que vous êtes naïfs ! Hé oui, ce que vous ne savez pas, c'est que ses préférences, ses caches et son container restent bien présent dans votre ~/Library, parfois pendant des années, encombrant votre espace disque pour rien.

Hé bien s'occuper de tout ce merdier, c'est le job de PureMac , une app native codée en SwiftUI qui piste ces fichiers-là pour libérer des ressources sur votre mac. Elle croise l'identifiant du bundle, celui de l'équipe de développement, les entitlements et les métadonnées Spotlight, selon trois niveaux d'agressivité en fonction de ce que vous voulez ratisser.

Elle sait aussi prendre le problème dans l'autre sens puisque son chercheur de fichiers orphelins parcourt ~/Library pour retrouver les restes d'applications que vous avez virées il y a trois ans et dont plus rien ne vous rappelle l'existence.

Et si vous développez, il y a de quoi récupérer bien plus de place avec les DerivedData, les runtimes de simulateur Xcode, les couches Docker, les caches npm, yarn, pnpm et Homebrew. Bon, ça vous savez déjà le faire avec docker system prune, deux ou trois autres commandes, ou avec Mole en ligne de commande dont je vous ai déjà parlé. Mais l'intérêt ici, c'est de tout voir d'un coup avant d'arbitrer.

Côté données, il n'y a rien à surveiller puisque PureMac n'embarque aucune télémétrie ni appel réseau. Et la licence, c'est du 100% licence MIT, là où d'autres outils similaires comme Pearcleaner ajoute une Commons Clause qui en interdit la revente, que AppCleaner, lui, s'arrête à la désinstallation, ou encore que CleanMyMac nécessite d'acheter une licence.

Pour le faire tourner, il vous faut macOS 13 au minimum, et ça s'installe en une ligne avec brew install --cask puremac. Sinon, il y a un .dmg signé et notarisé à récupérer directement.

Par contre, sachez que ça réclame le l'accès complet au disque, soit la permission la plus large que macOS distribue, et il ne garde aucun journal des chemins qu'il a supprimés. Surtout que quand un fichier est supprimé, il l'est pour de bon, donc vérifiez bien les choses avant de les supprimer.

Le nettoyeur de caches, est également une opération sans retour. Alors pour un cache ça n'a pas d'importance, puisqu'il se régénèrera tout seul. Mais pour un reste dans ~/Library qui contenait, j'sais pas, par exemple une licence, un wallet crypto ou vos réglages, c'est une autre affaire.

Donc soyez TRÈS prudent et lisez bien les chemins d'accès vers les fichiers avant de cliquer pour les supprimer, histoire de pas faire de conneries.

Holeberry - Le Pi-hole dans la barre de menus du Mac

Par : Korben ✨
15 août 2026 à 19:13

Si vous avez un serveur Pi-hole à la maison, il a dû vous arriver qu'un site déconne, qu'une image ne charge pas, ou qu'un simple bouton ne réponde plus. Alors pour remédier à ça, vous ouvrez un onglet vers l'admin Pi-hole, vous fouillez dans les requêtes bloquées, vous whitelistez au jugé, puis vous rechargez pour voir si ça marche. Ça prend 30 secondes à chaque fois, ça casse les couilles et ça arrive plus souvent que ce qu'on aimerait...

Mais heureusement, Holeberry met tout ça dans la barre de menus de macOS pour vous faire gagner grave de temps

L'app détecte l'onglet actif de Safari, Chrome ou Firefox et débloque le domaine correspondant en un clic. Comme ça, plus besoin de deviner lequel des quarante domaines bloqués casse la page. Elle affiche aussi les derniers blocages en direct, et permet de couper le filtrage pour une durée choisie, le temps de finir un achat en ligne qui n'aime pas les bloqueurs.

Elle peut aussi gérer deux instances Pi-hole en parallèle avec synchronisation, pratique quand on a un Pi principal et un secondaire qui prend le relais. Les identifiants partent dans la Keychain macOS et pas dans un fichier de conf qui traîne comme ça c'est sécurisé. Et surtout, ça supporte Pi-hole v5 et v6 aussi bien en local qu'à distance.

Si ça vous branche, notez que l'app n'est pas notarisée, donc Gatekeeper va faire la gueule. La commande pour passer outre est indiquée dans le README :

xattr -cr /Applications/Holeberry.app

Mais vous pouvez aussi utiliser Sentinel pour faire ça.

À récupérer sur GitHub pour ceux qui veulent !

Votre média center maison banni des nouveaux Fire TV Stick

Par : Korben ✨
10 août 2026 à 11:35

Le Fire TV Stick 4K Select d'Amazon ne tourne pas sous Android. Il tourne sous Vega OS, un système maison basé sur Linux, et ça va foutre en l'air vos projets de player pour votre média center puisque les applications Android n'y ont plus cours, et que l'installation manuelle est verrouillée.

Il n'y a donc plus de bascule "sources inconnues" planquée dans les réglages, comme sur les Fire TV sous Android. Rien que pour faire apparaître les options développeur, il faut d'abord enregistrer l'appareil auprès d'Amazon avec un compte développeur et même comme ça, aucun APK Android ne se lancera.

Résultat, Kodi ne tourne pas ! L'application avait déjà été retirée du store d'app Amazon en 2015, mais on la réinstallait tous à la main sur les anciens sticks. Eh bien ce contournement n'est plus possible et côté Jellyfin, malheureusement, le projet n'a toujours pas sorti de client pour Vega OS.

Bref, Amazon a verrouillé la machine au nom de la sécurité et de la chasse au piratage, comme prévu puisque je vous en parlais déjà en novembre dernier . Sauf que le même verrou bloque aussi la lecture des fichiers qui dorment par exemple sur votre NAS, même si vous les avez rippés vous-même, peu importe que ce soit le dernier Avatar ou une vidéo de vacances.

Et ce n'est pas un accident de parcours sur un modèle d'entrée de gamme puisque sur sa page développeur , Amazon écrit qu'à partir du 4K Select, tous les futurs Fire TV Stick tourneront sous Vega, donc il n'y aura plus de retour arrière, désolé...

Par contre, les modèles sous Fire OS restent en vente pour l'instant, et eux acceptent toujours l'installation manuelle. Donc si vous comptiez remplacer le vôtre un jour, vérifiez le nom exact de la référence avant de commander, c'est maintenant que ça se joue !

Sur un stick qui serait déjà passé à Vega, il reste toutefois Astra, un client tiers compatible Jellyfin et Emby, dispo sur le magasin Amazon mais limité à une lecture basique. Plex passe aussi, mais en H.264 seulement, sauf à transcoder côté serveur. Et de son côté l'équipe Jellyfin dit travailler sur un vrai client Vega sans annoncer de date... Voilà, donc pour le moment c'est compliqué avec Vega mais j'ai bon espoir que des bidouilles et nouveaux outils sortent dans les mois qui viennent.

Source

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