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Le Fairphone (Gen. 6+) : la référence du smartphone modulaire monte encore en puissance !

Par : import
18 août 2026 à 13:00

Depuis plus d’une décennie, Fairphone bouscule l’industrie mobile en démontrant qu’une alternative à l’obsolescence programmée existe. Après le succès du Fairphone (Gen. 6), la marque franchit un nouveau cap avec l’annonce du Fairphone (Gen. 6+).

Pensé pour répondre aux attentes des utilisateurs exigeants, ce modèle enrichit la formule d’origine : plus de puissance, plus de mémoire vive et un confort d’utilisation accru, sans altérer l’engagement écoresponsable de la marque.

Une montée en puissance sans compromis : Snapdragon 7s Gen 4 et 12 Go de RAM

Là où la génération précédente misait sur un équilibre très pragmatique, le Fairphone (Gen. 6+) monte d’un cran sur le terrain des performances brutes :

  • Nouveau processeur Qualcomm Snapdragon® 7s Gen 4 : plus réactif, mieux optimisé pour le multitâche et les applications gourmandes en ressources.

  • 12 Go de RAM DDR5 (contre 8 Go sur le Gen. 6 classique) : un gain de fluidité indispensable pour garantir une longévité logicielle sans ralentissements sur plusieurs années.

  • 256 Go de stockage interne, extensibles jusqu’à 2 To grâce à l’intégration d’un port pour cartes mémoire MicroSD.

Cette mise à jour matérielle permet d’exploiter pleinement le potentiel du smartphone, que ce soit pour le jeu mobile, la retouche photo ou l’exécution fluide des fonctionnalités d’intelligence artificielle intégrées via Google Gemini.

Fairphone Gen6 + 2

Caractéristiques clés Fairphone (Gen. 6) Fairphone (Gen. 6+)
Processeur Snapdragon 7s Gen 3 Snapdragon 7s Gen 4
Mémoire vive (RAM) 8 Go 12 Go DDR5
Écran 6,31″ LTPO OLED 120 Hz 6,31″ LTPO OLED 120 Hz
Garantie 5 ans 5 ans (extension incluse)
Support logiciel Jusqu’en 2033 Jusqu’en 2033
Indice de réparabilité 9.3 / 10 (10/10 iFixit) 9.3 / 10 (10/10 iFixit

Durabilité et réparabilité : 5 ans de garantie et un support jusqu’en 2033

Fidèle à l’ADN de la marque, le Fairphone 6+ ne se contente pas d’être performant à l’instant T : il est pensé pour durer sur la longue durée.

Un matériel 100 % modulaire et facilement réparable

Grâce à une conception intelligente sans colle et assemblée uniquement à l’aide de vis, le téléphone compte 12 composants clés facilement remplaçables par l’utilisateur (batterie, écran, haut-parleurs, modules photo, etc.). Une simple manipulation de 3 à 5 minutes avec un tournevis standard suffit à remplacer une batterie fatiguée. C’est ce qui lui vaut un indice de réparabilité exemplaire de 9,3/10 et la note maximale de 10/10 sur iFixit.

Un suivi logiciel record

Livré nativement sous Android 16, le Fairphone (Gen. 6+) garantit au moins 6 à 7 mises à jour majeures du système d’exploitation et un support de sécurité étendu jusqu’en 2033.

À cela s’ajoute une garantie constructeur de 5 ans (2 ans standard + 3 ans d’extension offerte sur inscription), soit la protection la plus longue du marché actuel de la téléphonie.

Le saviez-vous ?

La fabrication d’un smartphone représente la majeure partie de son empreinte carbone globale. En étendant la durée de vie de votre appareil de 3 à 8 ans, vous réduisez considérablement votre impact environnemental.

Fairphone Gen6 + 1

Pourquoi le coloris « Bleu Cobalt » est plus qu’un choix esthétique

En plus du Vert Forêt et du Noir Horizon, le Fairphone (Gen. 6+) inaugure un tout nouveau coloris exclusif : le Bleu Cobalt. Loin d’être un simple choix esthétique, cette teinte rend hommage aux combats historiques menés par la marque.

  • Aux origines de la marque : Fairphone est né en 2010 sous la forme d’une campagne de sensibilisation aux minerais de sang et aux conditions de travail dans l’industrie électronique.

  • L’Alliance du Cobalt Équitable : La marque est cofondatrice de la Fair Cobalt Alliance, visant à transformer les conditions de travail dans les mines artisanales en République Démocratique du Congo.

  • Fair Cobalt Credits : Fairphone est le premier fabricant à reverser une prime équitable pour le cobalt utilisé dans ses batteries grâce à ce mécanisme innovant.

Côté fabrication, le Fairphone (Gen. 6+) intègre plus de 51 % de matériaux éthiques et recyclés (aluminium, terres rares, plastique, cuivre recyclé) et affiche une neutralité totale en termes de déchets électroniques (pour chaque appareil vendu, l’équivalent d’un téléphone usagé est recyclé).

Fairphone Gen6 +

Des caractéristiques de haute volée

Écran LTPO, photo 50 Mpx

Le Fairphone (Gen. 6+) s’impose comme un smartphone complet, parfait compagnon de votre quotidien :

  • Écran d’exception : Dalle compacte P-OLED LTPO de 6,31 pouces avec taux de rafraîchissement variable de 1 à 120 Hz, protégée par du verre ultra-résistant Gorilla Glass 7i et certifiée IP55 contre la pluie et la poussière.

  • Système photo polyvalent : Capteur principal de 50 Mpx Sony Lytia 7 avec stabilisation optique (OIS) et support du format RAW, épaulé par un ultra grand-angle de 13 Mpx (120°) et un capteur selfie frontal de 32 Mpx. L’application native Fairphone Gallery fait également son apparition.

  • Autonomie longue durée : Sa batterie à haute efficacité énergétique (Label A) offre près de 54 heures d’autonomie (soit plus de deux jours d’utilisation classique) et se recharge à 50 % en 25 minutes.

Un bouton Switch physique pour déconnecter

Afin de préserver votre bien-être numérique, le Fairphone (Gen. 6+) intègre la fonction Fairphone Moments. En basculant simplement le bouton Switch physique situé sur le tranche du téléphone, vous basculez d’une interface Android complète vers un mode détox : affichage monochrome, réduction du filtre de lumière bleue et limitation à 5 applications essentielles pour éliminer les distractions inutiles.

A qui s’adresse le Fairphone (Gen. 6+) ?

Avec cette déclinaison 6+, Fairphone prouve qu’il n’est plus nécessaire de faire de concessions sur les performances pour consommer la technologie de manière responsable. Plus rapide, mieux doté en mémoire et toujours aussi simple à réparer soi-même, le téléphone s’adresse idéalement aux utilisateurs soucieux de leur empreinte écologique mais désireux de conserver un smartphone réactif pendant de très nombreuses années.

Smartphones et fiabilité : quels modèles acheter pour les garder 5 ans (ou plus) ?

Par : import
17 juillet 2026 à 13:30

Avec la promesse récente de Google et de Samsung d’assurer une durée de mise à jour allant jusqu’à 7 ans, la longévité logicielle a enfin rattrapé la résistance physique des appareils. Mais alors, quel modèle acheter aujourd’hui pour être sûr qu’il tienne la route pendant la prochaine demi-décennie ?

Le virage écoresponsable : quels téléphones ne rameront pas dans 5 ans ?

C’est LA grande question qui agite les consommateurs soucieux de leur empreinte carbone et de leur portefeuille : quels sont les téléphones portables les plus écoresponsables qui ne rameront pas dans 5 ans ?

Pour éviter l’effet « brique logicielle » (ce moment frustrant où votre téléphone met trois secondes à ouvrir une application), deux éléments sont indispensables : une réserve de puissance brute dès l’achat et un suivi logiciel rigoureux.

Heureusement, la course à la puissance s’est calmée. Les processeurs modernes (comme les puces Google Tensor, Apple A-Series ou Snapdragon de Qualcomm) possèdent une telle marge de puissance qu’ils exécuteront vos applications du quotidien (navigation, réseaux sociaux, photos, messagerie) avec une fluidité absolue dans 5 ou 7 ans.

Le vrai danger pour la rapidité de votre téléphone sur le long terme, ce n’est pas le matériel : c’est l’absence de mises à jour. Un système d’exploitation obsolète ou mal optimisé ralentit artificiellement les composants. Choisir un constructeur engagé sur le long terme est donc le premier geste écoresponsable.

Indice réparabilité

L’importance capitale de l’indice de réparabilité smartphone

Depuis le déploiement généralisé des réglementations européennes sur le droit à la réparation, les constructeurs ne peuvent plus cacher la difficulté de réparer leurs appareils. Cet indice de réparabilité smartphone, affiché sous forme de note sur 10, évalue la facilité de démontage, le prix et la disponibilité des pièces détachées.

Un score de 8/10 ou plus vous garantit que si votre écran se fissure ou si votre connecteur de charge lâche, l’opération ne vous coûtera pas le prix d’un smartphone neuf. À l’inverse, un score en dessous de 5/10 doit vous alerter : la moindre panne risque de condamner prématurément votre appareil à la déchetterie.

Le match de la durabilité : Fairphone vs Samsung vs Apple vs Google

Pour savoir quel modèle mérite votre investissement, analysons les trois géants de la longévité sous l’angle de la durée de vie de leur batterie et de la disponibilité de leurs pièces détachées.

Critère Fairphone (ex. Fairphone 5 / 6) Samsung (ex. S24 à S26) Apple (ex. iPhone 15 à 17) Google Pixel (ex. Pixel 8 à 10)
Durée des mises à jour 8 à 10 ans 7 ans (OS et sécurité) ~5 à 7 ans (variable selon modèle) 7 ans (OS et sécurité)
Indice de réparabilité 10/10 (Modulaire par excellence) Environ 8/10 (très bon progrès) Environ 5/10 à 6.5/10 Environ 8/10 (très bons manuels)
Durabilité de la batterie 1000 cycles à 80% (remplaçable à l’infini) 1200 à 2000 cycles à 80% (excellente chimie) 1000 cycles à 80% (depuis l’iPhone 15) 800 à 1000 cycles à 80%
Disponibilité des pièces Minimum 10 ans sur leur site officiel 7 ans (via boutiques et partenaires) 7 ans (via le programme Self Service) 7 ans (notamment via le partenaire iFixit)
Difficulté de réparation Ultra-simple (se démonte avec un simple tournevis) Moyenne (demande de chauffer la colle de la vitre arrière) Difficile (colle forte et sérialisation logicielle) Moyenne (colle présente, mais manuels officiels très accessibles)

Zoom sur la batterie : le nerf de la guerre

La batterie est statistiquement le premier composant à fléchir, généralement après 2 ou 3 ans d’utilisation quotidienne (soit environ 500 à 800 cycles de charge).

  • Samsung surprend agréablement : sous l’impulsion des nouvelles normes de l’Union européenne, la marque coréenne a développé des batteries haut de gamme capables de supporter jusqu’à 1200, voire 2000 cycles avant de descendre sous la barre des 80% de capacité. C’est une endurance physique exceptionnelle.

  • Apple a également redressé la barre en garantissant 1000 cycles de charge sur ses gammes récentes.

  • Fairphone propose des batteries certifiées à 1000 cycles. Mais la marque néerlandaise possède un atout imparable : sa batterie est amovible. Pas besoin de pistolet thermique, de ventouse ou de compétences en micro-soudure. Vous retirez la coque arrière avec votre ongle, vous insérez une batterie neuve (vendue environ 30 à 40 € sur leur site), et votre téléphone repart à neuf en 10 secondes chrono.

Zoom sur les pièces détachées : qui joue vraiment le jeu ?

Garder un téléphone 5 ans ou plus implique d’anticiper les petits accidents de la vie (comme un écran brisé).

  • Fairphone est le roi incontesté de l’écoresponsabilité. Chaque bloc du téléphone (appareil photo, port de charge, haut-parleur) est un module indépendant. Vous pouvez commander la pièce précise en ligne et la remplacer vous-même à l’aide du petit tournevis inclus dans la boîte.

  • Samsung assure la disponibilité de ses pièces détachées pendant 7 ans. C’est un excellent point, même si la réparation en elle-même demande des outils de précision et un peu de dextérité pour ramollir les joints d’étanchéité.

  • Apple propose ses pièces via son programme Self Service Repair. Toutefois, la firme de Cupertino reste pointée du doigt pour la sérialisation des composants : si vous remplacez un écran d’iPhone vous-même avec une pièce d’origine, le système d’exploitation risque de bloquer certaines fonctionnalités (comme FaceID ou TrueTone) tant qu’un logiciel officiel Apple n’a pas validé la réparation.

Fairphone 6 visuel

Le verdict : quel modèle choisir pour viser 2031 ?

1. Le choix 100% écoresponsable & modulaire : Fairphone (ex. Fairphone 6)

C’est le choix de la raison écologique. Fabriqué à partir de matériaux équitables et recyclés, c’est le seul téléphone du marché que vous pouvez réparer vous-même de A à Z. Avec ses 8 ans de mises à jour de sécurité et sa garantie constructeur de 5 ans, il est paré pour l’avenir.

2. Le meilleur compromis performance/longévité : Samsung Galaxy (ex. Gamme S26)

Si vous cherchez un écran somptueux, une puissance de calcul de pointe et un appareil photo irréprochable, Samsung offre le meilleur équilibre. Ses 7 ans de mises à jour majeures et la longévité exceptionnelle de ses batteries vous garantissent un téléphone véloce et performant, même en 2033.

3. L’alternative logicielle pure : Google Pixel (ex. Gamme Pixel 10)

Google maîtrise le mariage du matériel et du logiciel grâce à ses puces Tensor. Avec un support garanti de 7 ans, une réparabilité très correcte en partenariat avec des réseaux comme iFixit, les Pixels sont l’assurance d’avoir un système d’exploitation toujours moderne, sécurisé et réactif au fil des ans.

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11 juillet 2026 à 11:00
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Les meilleurs outils et référentiels du numérique responsable en 2026

Par : Silicon.fr
11 juin 2026 à 10:30

Contexte marché et critères de sélection

Outiller une démarche de numérique responsable suppose de distinguer des familles d’outils complémentaires, qu’il serait erroné de mettre en concurrence frontale. On trouve d’un côté des plateformes de mesure (bilan carbone global ou empreinte spécifique du SI), de l’autre des référentiels méthodologiques (cadres d’éco-conception et de bonnes pratiques), et enfin des bases de données fournissant les facteurs d’impact qui alimentent les calculs. Choisir, c’est d’abord identifier de quelle brique on a besoin.

Le marché des logiciels de gestion de la durabilité est en forte croissance – estimé à 5,4 milliards de dollars en 2025 avec une progression d’environ 22 % par an (Verdantix). Cette dynamique est portée par deux forces réglementaires : la CSRD, qui impose le reporting du scope 3 (où le SI pèse lourd), et la loi REEN en France. La mesure de l’empreinte repose sur des facteurs d’émission – d’où l’importance des bases de données de référence.

Ce comparatif retient cinq références représentatives de ces familles, selon trois critères : la pertinence pour le marché français, la complémentarité des usages (mesure, conception, données) et l’adéquation à différents niveaux de maturité. L’objectif n’est pas de désigner un vainqueur – ces solutions ne jouent pas le même rôle – mais de qualifier les usages de chacune. D’autres outils (Sweep, Boavizta, EcoIndex, Fruggr) complètent ce paysage selon les besoins.

Tableau comparatif synthétique

Solution Nature Usage principal Cible privilégiée
Greenly Plateforme de bilan carbone Mesure GES scopes 1-2-3, reporting CSRD PME/ETI cherchant un accompagnement
Resilio Plateforme de mesure d’empreinte SI Empreinte spécifique du système d’information Organisations centrées sur l’impact IT
RGESN Référentiel d’éco-conception Concevoir des services numériques sobres Équipes produit / développement
GR491 Guide d’éco-conception (INR) Cadre complet de numérique responsable Démarche globale, ESN, concepteurs
NégaOctet Base de données de facteurs d’impact Données d’impact pour les calculs ACV Outils et experts en mesure

Présentation détaillée des outils et référentiels

Greenly

Greenly est une plateforme française de bilan carbone et de reporting, qui calcule les émissions de gaz à effet de serre sur les scopes 1, 2 et 3, dont la part liée au système d’information. Reconnue pour son accompagnement expert, elle s’adresse en priorité aux PME et ETI cherchant à structurer leur reporting CSRD et à piloter un plan de réduction. Elle couvre l’empreinte globale de l’organisation, le numérique n’étant qu’une de ses composantes – utile pour une vision d’ensemble, à compléter par des outils plus spécifiques pour un diagnostic fin du SI.

Resilio

Resilio se positionne sur la mesure spécifique de l’empreinte du système d’information. Là où une plateforme de bilan carbone global reste macro, ce type d’outil descend au niveau des terminaux, des serveurs, des applications et des usages, pour produire un diagnostic IT détaillé. C’est la brique adaptée aux organisations qui veulent piloter précisément l’impact de leur SI et identifier les postes les plus lourds (souvent le renouvellement du matériel), en complément d’un bilan carbone d’entreprise.

RGESN

Le RGESN (Référentiel Général d’Écoconception de Services Numériques) n’est pas un outil mais un référentiel officiel, porté par la DINUM, l’ADEME et l’ARCEP (version finale en mai 2024). Centré sur l’environnement, il propose environ 78 critères répartis en 8 familles couvrant le cycle de vie d’un service numérique. C’est la référence pour les équipes produit et développement souhaitant éco-concevoir un site ou une application, et un appui dans le contexte de la loi REEN. Concis et orienté action, il se présente sous forme de questions à se poser à chaque étape.

GR491

Le GR491, publié par l’Institut du Numérique Responsable (INR), est le guide dont le RGESN est issu. Plus large et plus complet – environ 516 critères répartis dans les mêmes 8 familles —, il couvre les trois piliers People, Planet, Prosperity et adresse l’ensemble de la démarche de numérique responsable, pas seulement l’environnement. C’est le référentiel de fond pour une démarche globale, prisé des ESN et des concepteurs visant un audit de conformité approfondi. Là où le RGESN est un condensé orienté action, le GR491 est le corpus complet.

NégaOctet

NégaOctet est une base de données de facteurs d’impact environnemental du numérique, fruit d’un consortium soutenu par l’ADEME. Elle fournit les données d’analyse de cycle de vie (ACV) qui alimentent les calculs d’empreinte des outils de mesure. Ce n’est donc pas une plateforme destinée à l’utilisateur final, mais une brique de référence pour les outils et les experts : sans données d’impact fiables et reconnues, aucune mesure n’est crédible. Elle constitue le socle méthodologique sur lequel s’appuient de nombreuses solutions du marché.

Comment choisir selon son profil

Le choix dépend de l’objectif – mesurer, concevoir, ou disposer de données – et de la maturité. Quelques repères :

  • Reporting carbone global et CSRD (PME/ETI) : Greenly, ou Sweep pour les grands groupes avec enjeux de supply chain.
  • Diagnostic fin de l’empreinte du SI: Resilio ou d’autres outils spécialisés (Boavizta, Datavizta), pour descendre au niveau des équipements et usages.
  • Éco-conception d’un service (site, application) : le RGESN comme référentiel d’action, le GR491 pour une démarche plus complète et un audit approfondi.
  • Fiabiliser les calculs d’impact: s’appuyer sur des facteurs reconnus comme ceux de NégaOctet, gage de crédibilité et de conformité.

Un principe de méthode prime : ces solutions sont complémentaires, pas concurrentes. Une démarche mature combine généralement une base de facteurs reconnue (NégaOctet), un outil de mesure adapté à son périmètre (global ou SI), et un référentiel d’éco-conception (RGESN ou GR491) pour passer de la mesure à l’action. L’erreur serait de chercher l’outil unique qui ferait tout.

Dernier conseil : l’outillage ne fait pas la démarche. Aucune plateforme ni aucun référentiel ne réduit à lui seul l’empreinte – ils mesurent, cadrent et guident, mais la réduction vient des décisions (allonger la durée de vie du matériel, éco-concevoir, choisir un hébergement bas carbone) et de la gouvernance qui les porte. Le bon réflexe reste de partir de son niveau de maturité et de son objectif prioritaire – se conformer, mesurer finement ou concevoir sobrement – puis de choisir la brique correspondante, quitte à l’enrichir progressivement.

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Comment mettre en place une démarche de numérique responsable

Par : Silicon.fr
11 juin 2026 à 10:00

Étape 1 : mesurer son empreinte

Le principe fondateur du numérique responsable est simple : on ne réduit que ce que l’on mesure. La première étape consiste donc à établir un diagnostic de l’empreinte du système d’information, couvrant les trois grands postes : les équipements (terminaux, serveurs), les data centers (consommation énergétique) et les usages (applications, stockage, flux réseau).

Cette mesure doit refléter le cycle de vie complet, de la fabrication à la fin de vie, et pas seulement la consommation à l’usage. C’est essentiel, car la fabrication des terminaux concentre près de 78 % de l’empreinte carbone du numérique : une mesure qui ignorerait ce poste passerait à côté de l’essentiel. Des outils de mesure et des référentiels (comme NégaOctet pour les données d’impact) aident à objectiver le diagnostic.

Ce bilan initial établit le point de départ et révèle les postes les plus lourds – souvent le renouvellement trop fréquent du matériel. Il fournit aussi la base du reporting réglementaire : pour les entreprises soumises à la CSRD, cette mesure alimente directement le scope 3 du rapport de durabilité. Un diagnostic rapide peut établir un premier niveau en quelques jours.

La mesure se heurte toutefois à une difficulté : la fiabilité des données. Convertir une activité numérique en équivalent CO2 suppose des facteurs d’émission reconnus, faute de quoi les résultats restent contestables. S’appuyer sur des bases de référence (comme NégaOctet, soutenue par l’ADEME) et sur des méthodologies documentées est essentiel pour produire un bilan crédible et auditable – d’autant plus quand il alimente un reporting réglementaire soumis à vérification externe. Mieux vaut une mesure imparfaite mais transparente sur ses hypothèses qu’un chiffre précis en apparence mais infondé.

Étape 2 : définir des engagements et une gouvernance

Une fois l’empreinte connue, il faut fixer des objectifs mesurables et réalistes, alignés sur la stratégie RSE de l’organisation. Des engagements flous (« réduire notre impact ») ne mènent à rien ; des objectifs chiffrés (« allonger la durée de vie moyenne du parc à 5 ans », « réduire de X % la consommation des data centers ») orientent l’action et permettent le suivi.

Ces engagements supposent une gouvernance dédiée : un référent ou une équipe numérique responsable, un sponsor de direction, et l’intégration du sujet dans les instances existantes (RSE, COMEX). Le numérique responsable ne réussit pas s’il reste cantonné à la seule DSI : il engage les achats (politique d’achat IT responsable), les métiers (sobriété des usages) et la direction (arbitrages).

La gouvernance se traduit aussi par des politiques concrètes : critères environnementaux dans les achats (certifications fournisseurs comme TCO Certified ou EPEAT), règles de renouvellement du matériel, chartes d’usage. L’intégration aux OKR de la DSI ancre ces engagements dans le pilotage opérationnel plutôt que dans les intentions.

Étape 3 : éco-concevoir et allonger la durée de vie

Le cœur de l’action porte sur deux leviers à fort impact. Le premier, et de loin le plus puissant, est l’allongement de la durée de vie du matériel. Puisque la fabrication concentre l’essentiel de l’empreinte, prolonger l’usage d’un équipement est le geste le plus efficace : passer un ordinateur portable de 3 à 5 ans réduit son empreinte d’environ 40 %.

Cela passe par plusieurs pratiques : maintenance et réparation plutôt que remplacement systématique, réemploi et reconditionnement des équipements en interne ou via des filières spécialisées, don ou revente en fin d’usage, et résistance à la course aux dernières configurations quand elles ne sont pas nécessaires. La sobriété matérielle est le premier réflexe du numérique responsable.

L’achat responsable complète ce levier. Privilégier du matériel reconditionné quand c’est possible, exiger des certifications environnementales des fournisseurs (TCO Certified, EPEAT), choisir des équipements réparables et durables : ces critères, intégrés à la politique d’achat IT, agissent en amont sur l’empreinte. Puisque la fabrication domine l’impact, chaque équipement non acheté ou acheté reconditionné est un gain direct – souvent supérieur à des années d’optimisation énergétique à l’usage.

L’éco-conception des services

Le second levier est l’éco-conception des services numériques (sites, applications). Un service éco-conçu est plus léger, plus sobre en ressources et en données, donc moins énergivore – et souvent plus rapide et plus accessible. Le RGESN fournit un référentiel de bonnes pratiques : limiter les fonctionnalités superflues, optimiser le code et les médias, réduire les sollicitations serveur. L’éco-conception rejoint ainsi la performance et l’expérience utilisateur.

Étape 4 : piloter par des indicateurs

Comme toute démarche d’amélioration, le numérique responsable se pilote par la mesure. Sans indicateurs, impossible de démontrer les progrès ni de défendre la démarche devant la direction. Plusieurs KPIs structurent ce suivi.

  • Le PUE (Power Usage Effectiveness) et le WUE (Water Usage Effectiveness) pour l’efficacité énergétique et hydrique des data centers.
  • Le kgCO2eq par collaborateur et par an, indicateur synthétique de l’empreinte numérique individuelle.
  • La part du parc de plus de 4 ans, qui mesure l’effort d’allongement de la durée de vie.
  • L’intensité carbone du cloud (carbon intensity), pour orienter les choix d’hébergement.

Ces indicateurs alimentent le reporting CSRD, démontrent la valeur de la démarche et orientent les efforts suivants. Le pilotage transforme le numérique responsable en cycle d’amélioration continue plutôt qu’en opération ponctuelle.

En définitive, mettre en place une démarche de numérique responsable n’est pas un projet à durée déterminée mais l’installation d’une capacité durable à maîtriser l’impact de son SI. Mesure, engagements, sobriété et pilotage forment un cycle qui se répète et se raffine. Bien conduite – progressive, gouvernée et intégrée à la RSE –, cette démarche concilie performance environnementale, maîtrise des coûts et conformité, faisant du numérique responsable un atout plutôt qu’une contrainte.

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Numérique responsable et Green IT : définition, périmètre et cadre réglementaire

Par : Silicon.fr
11 juin 2026 à 09:30

Qu’est-ce que le numérique responsable

Le numérique responsable est une démarche visant à réduire l’empreinte – environnementale, mais aussi sociale et éthique – du système d’information d’une organisation, sur l’ensemble du cycle de vie des équipements et des usages. Il englobe la fabrication et le renouvellement des terminaux, la consommation énergétique des data centers, l’infrastructure réseau, les applications et les services cloud.

Le terme le plus connu, Green IT, en désigne le volet environnemental : l’ensemble des pratiques réduisant l’impact écologique des technologies de l’information sur tout leur cycle de vie – conception, fabrication, usage, fin de vie. Le Collectif Green IT en porte la définition de référence en France depuis 2009. Mais le numérique responsable est plus large que le seul Green IT.

Cette démarche s’inscrit dans la RSE (responsabilité sociétale des entreprises) et ne se limite pas à la technique. Elle suppose une vision du numérique comme un moyen au service d’objectifs durables, et non comme une fin en soi. C’est un changement de regard : passer d’un numérique consommé sans compter à un numérique pensé, mesuré et maîtrisé.

Un point de vocabulaire mérite d’être clarifié : « numérique responsable » et « Green IT » sont souvent employés comme synonymes, mais le premier est plus englobant. Le Green IT cible l’environnement ; le numérique responsable y ajoute les dimensions sociale (accessibilité, inclusion) et éthique (données, biais, sobriété). On peut voir le Green IT comme le cœur historique et le numérique responsable comme le cadre élargi qui l’a progressivement intégré. Cette distinction n’est pas qu’académique : elle rappelle qu’une démarche complète ne se réduit pas au carbone.

Un périmètre plus large que l’environnement

Le numérique responsable se décline en plusieurs dimensions complémentaires, souvent résumées par quelques notions clés.

Le Green IT

Le Green IT (ou « numérique pour le numérique ») vise à réduire l’impact du numérique lui-même : éco-conception des services, allongement de la durée de vie du matériel, optimisation énergétique des data centers, réduction des déchets électroniques.

L’IT for Green

À l’inverse, l’IT for Green (« numérique pour la planète ») désigne l’usage du numérique pour réduire l’empreinte d’autres activités : capteurs optimisant la consommation d’énergie d’un bâtiment, logistique optimisée par la donnée, télétravail réduisant les déplacements. Le numérique devient ici un levier de durabilité au-delà de lui-même.

L’accessibilité numérique

L’accessibilité garantit que les services numériques sont utilisables par tous, y compris les personnes en situation de handicap. Obligatoire pour les services publics depuis 2019 et étendue au secteur privé (European Accessibility Act, 2025), elle relève du volet social du numérique responsable, encadrée en France par le RGAA.

L’éthique du numérique

Enfin, l’éthique couvre des enjeux comme la protection des données, la lutte contre les biais des algorithmes, la sobriété face à l’économie de l’attention, ou les conditions de fabrication des équipements. Le numérique responsable interroge ainsi le « pour quoi » et le « comment », pas seulement le « combien ».

Le cadre réglementaire

Le numérique responsable s’appuie sur un cadre réglementaire qui s’étoffe rapidement. En France, la loi REEN (2021) impose des obligations de mesure et de réduction de l’empreinte numérique, en vigueur depuis 2025 pour les collectivités concernées et incitative pour les entreprises. La loi AGEC encadre l’économie circulaire et la lutte contre le gaspillage, y compris électronique.

Au niveau européen, la directive CSRD est le texte le plus structurant : elle impose aux grandes entreprises de mesurer et publier leurs impacts de durabilité, dont l’empreinte numérique au titre du scope 3, via les normes ESRS (E1 climat, E5 ressources), avec audit externe. Le RGESN (Référentiel Général d’Écoconception de Services Numériques) fournit, lui, un cadre méthodologique pour concevoir des services sobres.

Ce maillage réglementaire transforme le numérique responsable d’une démarche volontaire en obligation progressive. Les entreprises assujetties à la CSRD doivent désormais documenter leur empreinte ; les autres y viennent par effet de chaîne de valeur ou par anticipation. La conformité devient un moteur d’adoption.

Il faut toutefois se garder d’une lecture purement réglementaire. Le RGESN s’inscrit dans une famille de référentiels de l’État – aux côtés du RGAA (accessibilité), du RGS (sécurité) et du RGPD (données personnelles) – qui dessinent une vision cohérente d’un numérique de confiance. Aborder le numérique responsable uniquement sous l’angle de la contrainte fait manquer sa logique d’ensemble : il s’agit de concevoir et d’exploiter un numérique plus sobre, plus inclusif et plus respectueux, dont les bénéfices dépassent la simple mise en conformité.

Les bénéfices au-delà de l’environnemental

Adopter une démarche de numérique responsable produit des bénéfices qui dépassent le seul plan écologique. Le premier est économique : optimiser les usages et allonger la durée de vie du matériel réduit les coûts, rejoignant les logiques FinOps de chasse au gaspillage.

Le deuxième est réputationnel et commercial : l’engagement environnemental est devenu un critère de choix pour les clients, les partenaires et les talents. Une démarche crédible renforce la marque et l’attractivité, et constitue un atout dans les appels d’offres intégrant des critères RSE.

Le troisième est la résilience et la conformité : anticiper les obligations évite de subir l’urgence réglementaire, et la sobriété (moins d’équipements, moins de dépendances) renforce la robustesse du SI. Comprendre ce périmètre élargi – environnemental, social, éthique – et son cadre réglementaire est le préalable indispensable avant d’aborder la mise en œuvre concrète d’une démarche de numérique responsable, qui relève d’une méthode structurée.

Un dernier bénéfice, plus discret, mérite d’être cité : la mobilisation interne. Les démarches de numérique responsable, parce qu’elles touchent au sens et à des gestes concrets, fédèrent souvent les équipes au-delà de la seule DSI. Elles offrent à des collaborateurs en quête d’engagement un terrain d’action tangible, et créent une dynamique transverse entre IT, achats, RSE et métiers. Cette adhésion est un atout précieux, car le numérique responsable, comme toute démarche de changement, ne réussit que s’il est porté collectivement plutôt qu’imposé par une fonction isolée.

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Réduire l’impact environnemental de son SI : le numérique responsable, une démarche stratégique

Par : Silicon.fr
11 juin 2026 à 09:00

Une empreinte numérique qui ne cesse de croître

Longtemps perçu comme immatériel, le numérique a un coût environnemental bien réel. En France, selon l’ADEME et l’Arcep, il représente environ 4,4 % de l’empreinte carbone nationale (mise à jour ADEME 2024), contre 2,5 % – soit 17,2 millions de tonnes de CO2 dans l’étude initiale de 2020. Cette hausse s’explique en partie par la prise en compte des centres de données à l’étranger. Et sans changement de trajectoire, cette empreinte poursuit sa progression et pourrait fortement croître d’ici 2030.

Contre-intuitivement, l’essentiel de l’impact ne vient pas de la consommation électrique des serveurs, mais de la fabrication des équipements. Selon l’ADEME, 78 % de l’empreinte carbone du numérique est liée à la production des terminaux. Un ordinateur portable nécessite environ 800 kg de matières premières et 1 500 litres d’eau pour sa fabrication ; un smartphone, 70 kg de matières premières. Les terminaux pèsent ainsi bien plus lourd que les data centers et les réseaux.

Un nouveau facteur aggrave la tendance : l’IA générative. Sa consommation énergétique par requête est 10 à 100 fois supérieure à une recherche web classique. En 2025, l’IA aurait émis des dizaines de millions de tonnes de CO2, et l’Agence internationale de l’énergie anticipe une forte croissance de la consommation électrique du secteur. L’IA représente déjà une part croissante de l’empreinte du numérique, ce qui crée une urgence spécifique pour les DSI.

Cette tension est paradoxale : l’IA est à la fois un levier de sobriété (optimisation énergétique, maintenance prédictive, réduction des déplacements) et un facteur d’empreinte croissante. Le numérique responsable n’est donc pas hostile à l’innovation ; il invite à la déployer avec discernement – en pesant la valeur réelle d’un usage au regard de son coût environnemental, plutôt qu’en multipliant les requêtes IA par effet de mode. Cette lucidité devient une compétence de gestion à part entière.

Un impératif réglementaire qui se renforce

Au-delà de l’enjeu écologique, le numérique responsable devient une obligation légale. En France, la loi REEN (Réduction de l’Empreinte Environnementale du Numérique), promulguée en 2021, impose progressivement des obligations de mesure et de réduction, notamment aux collectivités de plus de 50 000 habitants qui doivent élaborer une stratégie numérique responsable depuis 2025.

La pression la plus structurante vient de la directive européenne CSRD (Corporate Sustainability Reporting Directive). En application depuis 2025 pour les grandes entreprises, elle impose de mesurer et publier les émissions de scope 3 – dans lesquelles le SI (serveurs, terminaux, réseau, logiciels) contribue significativement – avec un audit externe obligatoire. Les normes associées (ESRS E1 sur le climat, ESRS E5 sur les ressources) intègrent explicitement l’empreinte numérique.

L’effet de cascade est notable : même les PME non directement assujetties sont concernées en tant que sous-traitantes des grands comptes, sommées de documenter leur empreinte dans la chaîne de valeur. À cela s’ajoutent d’autres textes – loi AGEC sur l’économie circulaire, RGESN pour l’éco-conception, exigences d’accessibilité. Anticiper devient le meilleur moyen de ne pas subir.

Une démarche aux bénéfices multiples

Réduire l’empreinte de son SI n’est pas qu’une contrainte : c’est une démarche aux bénéfices convergents. Le premier est économique. Allonger la durée de vie des équipements, optimiser les ressources cloud (rejoignant les logiques FinOps) et réduire le gaspillage diminuent directement les coûts. Passer un ordinateur portable de 3 à 5 ans d’utilisation réduit son empreinte d’environ 40 % – et autant de dépenses de renouvellement évitées.

Le deuxième bénéfice est l’image de marque et l’attractivité. Les clients, partenaires et candidats sont de plus en plus sensibles à l’engagement environnemental. Une démarche numérique responsable crédible devient un argument commercial et un facteur d’attractivité des talents, dans un marché où le sens compte.

Le troisième est la conformité anticipée. S’engager tôt évite de subir l’urgence réglementaire et positionne l’entreprise favorablement dans les appels d’offres, où les critères environnementaux pèsent de plus en plus. Le numérique responsable rejoint ainsi la stratégie RSE globale de l’organisation.

Par où commencer

Engager une démarche de numérique responsable ne suppose pas une refonte immédiate. L’approche éprouvée est progressive :

  • Mesurer son empreinte: établir un diagnostic du SI (équipements, data centers, usages) pour connaître son point de départ – on ne réduit que ce que l’on mesure.
  • Lancer des quick wins: allonger la durée de vie du matériel, réduire les impressions, optimiser le stockage et les ressources cloud inutilisées.
  • Structurer la gouvernance: désigner un référent, définir des objectifs mesurables et des indicateurs (KPIs) verts.
  • Intégrer à la RSE: relier la démarche numérique responsable à la stratégie de durabilité globale et au reporting CSRD.

L’enjeu pour un dirigeant n’est pas de culpabiliser sur le numérique, mais de piloter son impact comme n’importe quelle autre dimension de performance. À l’heure où l’IA fait exploser la consommation et où la réglementation se durcit, ignorer le sujet expose à des risques de conformité, de coût et de réputation. À l’inverse, une démarche structurée transforme une contrainte en levier – d’économies, d’image et d’anticipation. Le numérique responsable n’est plus une option militante : c’est une composante de la bonne gestion du SI.

Un dernier point mérite d’être souligné : le numérique responsable et le FinOps convergent largement. Réduire le gaspillage de ressources cloud, supprimer les serveurs inutilisés, allonger la durée de vie du matériel : ces actions diminuent simultanément l’empreinte carbone et la facture. Les deux démarches partagent la même logique de sobriété et peuvent se piloter de concert. Pour un dirigeant, cette convergence est un argument décisif : le numérique responsable ne s’oppose pas à la performance économique, il la sert. C’est sans doute la meilleure manière d’embarquer une organisation au-delà des seuls convaincus.

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Ce gaspillage alimentaire que l’on croyait marginal coûte en réalité 16 milliards d’euros par an aux Français

6 juin 2026 à 22:47
Ce gaspillage alimentaire que l'on croyait marginal coûte en réalité 16 milliards d'euros par an aux FrançaisChaque année, la France gaspille 10 millions de tonnes de nourriture, équivalent à 16 milliards d'euros. Un foyer de quatre personnes pourrait économiser 400 euros en optimisant simplement son utilisation des aliments. Mais le vrai problème commence bien avant votre assiette, dans les champs et les usines agroalimentaires.

[Les Benchmarks de l’IT 2026] Les solutions de numérique responsable & Green IT

13 avril 2026 à 09:00

Deux forces réglementaires majeures accélèrent la transformation. La CSRD (Corporate Sustainability Reporting Directive), en application depuis 2025 pour les grandes entreprises françaises, impose de mesurer et de reporter les émissions de scope 3, dans lesquelles le système d’information contribue significativement (serveurs, terminaux, réseau, logiciels). La loi REEN (Réduire l’Empreinte Environnementale du Numérique) en France, adoptée en 2021 et dont les décrets d’application se précisent, impose des obligations de mesure et de réduction de l’empreinte environnementale numérique aux collectivités et grandes entreprises. En parallèle, la multiplication des datacenters liés à l’IA générative – dont la consommation énergétique par requête est 10 à 100 fois supérieure à une recherche web classique – crée une urgence spécifique pour les DSI.

Le marché mondial des logiciels de gestion de la durabilité (sustainability management software) est estimé à 5,4 milliards de dollars en 2025 avec une croissance de 22 % par an (Verdantix, 2025). Ce benchmark analyse les principales solutions disponibles sur le marché français : plateformes de bilan carbone et reporting CSRD, outils spécifiques de mesure de l’empreinte du système d’information, solutions de green cloud et référentiels d’éco-conception.

Qu’est-ce que le numérique responsable et le Green IT ?

Le numérique responsable est une démarche qui vise à réduire l’empreinte environnementale du système d’information d’une organisation tout au long du cycle de vie des équipements et des usages numériques : fabrication et renouvellement des terminaux, consommation énergétique des datacenters, infrastructure réseau, applications et services cloud. Le Green IT désigne plus spécifiquement les pratiques qui visent à rendre l’IT lui-même plus écologique – par opposition au « IT for Green », qui désigne l’usage du numérique pour réduire l’empreinte d’autres secteurs (mobilité durable, smart grid, agriculture de précision).

L’empreinte environnementale du système d’information d’une organisation se répartie sur trois niveaux correspondant aux scopes GHG Protocol. Le scope 1 couvre les émissions directes liées à l’IT : groupes électrogènes des datacenters, fluides frigorigènes des systèmes de refroidissement. Le scope 2 couvre les émissions indirectes liées à la consommation électrique de l’IT : serveurs on-premise, postes de travail, équipements réseaux – c’est le poste le plus facilement mesurable et maîtrisable. Le scope 3 couvre les émissions indirectes de la chaîne de valeur numérique : fabrication des terminaux (la plus grande source d’impact carbone du numérique, représentant souvent 70 à 80 % de l’empreinte totale selon l’ADEME), usage des services cloud, émissions des fournisseurs logiciels, transports liés au SI.

Le marché des solutions de numérique responsable se structure en France autour de cinq grandes catégories complémentaires :

  • Plateformes de bilan carbone et de reporting CSRD : calcul des émissions GHG scopes 1, 2 et 3 incluant le SI, reporting CSRD/ESRS, pilotage des plans de réduction – Greenly, Sweep, Salesforce Net Zero Cloud, Workiva
  • Outils de mesure de l’empreinte numérique spécifique IT : mesure précise de la consommation énergétique des serveurs, du cloud, des terminaux et des applications – Boavizta, EcoIndex, Datavizta, PowerAPI
  • Green cloud et hébergement bas carbone : choix des fournisseurs cloud et hébergeurs avec les plus faibles empreintes carbone – Scaleway, OVHcloud Green, AWS Carbon Footprint Tool, Azure Carbon Dashboard
  • Eco-conception logicielle : pratiques et outils visant à réduire la consommation de ressources des applications (code efficient, optimisation des requêtes, réduction des transferts réseaux) – référentiel GR491, Green Software Foundation
  • Gestion du cycle de vie des équipements IT (ITAM écologique) : prolongation de la durée de vie des terminaux, reconditionnement, gestion responsable des DEEE – Recommerce, Back Market Pro, gestionnaires ITAM

 

Un point de repère essentiel pour les DSI : la fabrication des terminaux représente 70 à 80 % de l’empreinte carbone du numérique selon l’ADEME (2025). Prolonger la durée de vie d’un ordinateur de 3 à 5 ans réduit son empreinte carbone annuelle de 40 à 50 %. Les actions sur la consommation énergétique des datacenters sont importantes mais secondaires par rapport à la gestion du parc terminal. Cette hiérarchie des impacts doit guider les priorités d’action des DSI.

Tendances et évolutions du marché en 2026

Tendance 1 – La CSRD impose la mesure de l’empreinte IT dans le scope 3

La CSRD (Corporate Sustainability Reporting Directive) est entrée en application pour les grandes entreprises françaises à partir des exercices 2025. Son standard ESRS E1 (changement climatique) impose de mesurer et de reporter les émissions de scopes 1, 2 et 3, avec une décomposition par catégorie du scope 3. Le système d’information contribue à plusieurs catégories du scope 3 : catégorie 1 (biens et services achetés – logiciels, services cloud), catégorie 2 (biens d’équipement – serveurs, terminaux, équipements réseau), catégorie 3 (énergie et activités associées), et catégorie 11 (utilisation des produits vendus – pour les éditeurs de logiciels).

La DSI est donc un contributeur majeur du reporting CSRD – et les équipes finance qui pilotent le rapport CSRD ont besoin de données précises sur l’empreinte IT. En 2025, la plupart des organisations françaises ont découvert que leurs données IT pour le CSRD étaient insuffisantes : l’inventaire des terminaux incomplet, la consommation des serveurs non mesurée, l’empreinte des services cloud inconnue. Selon Gartner (2025), seulement 18 % des grandes entreprises françaises ont une mesure fiable de l’empreinte carbone de leur SI, révélant un énorme chantier de structuration à mener.

Les contributions du système d’information au bilan CSRD scope 3 :

  • Catégorie 1 – Achats de services IT : services cloud (AWS, Azure, GCP), logiciels SaaS, hébergement, infogérance – nécessite de collecter les données carbone auprès des fournisseurs
  • Catégorie 2 – Biens d’équipement IT : serveurs, stockage, équipements réseau, terminaux achetés – l’ADEME publie des facteurs d’émission par type de matériel
  • Scope 2 – Électricité datacenters on-premise : consommation électrique des serveurs et équipements actifs × facteur d’émission du réseau électrique
  • Catégorie 11 – Usage des produits (pour les ESN/ISV) : empreinte de l’usage des logiciels et services numériques fournis par l’organisation à ses clients

Tendance 2 – L’IA générative décuple la consommation énergétique du SI

L’explosion des projets d’IA générative a introduit une dimension nouvelle dans la gestion de l’empreinte IT : la consommation énergétique des modèles d’inférence et d’entraînement est considérablement supérieure à celle des workloads IT classiques. Entraîner GPT-4 a consommé l’équivalent de la consommation électrique annuelle de plusieurs milliers de foyers. L’inférence (répondre à une requête) d’un grand modèle de langage consomme 10 à 100 fois plus d’énergie qu’une recherche web selon Goldman Sachs Research (2025). La Google Search consomme environ 0,3 Wh par requête ; ChatGPT consomme estimément 2,9 Wh par requête.

Cette réalité crée un paradoxe numérique pour les organisations : elles déploient des projets d’IA pour améliorer leur efficacité opérationnelle – notamment leur efficacité énergétique dans d’autres domaines – tout en augmentant significativement la consommation énergétique de leur SI. La DSI doit donc intégrer l’empreinte des workloads IA dans son bilan Green IT et établir des critères de sélection des cas d’usage IA qui tiennent compte du rapport valeur générée / consommation énergétique. Des initiatives comme la Green Software Foundation développent des méthodologies spécifiques pour mesurer et réduire l’empreinte des applications IA.

Les leviers de réduction de l’empreinte des workloads IA :

  • Choix du modèle et de sa taille : utiliser le modèle le plus petit suffisant pour le cas d’usage (GPT-4o mini vs GPT-4o, Mistral Small vs Large) – réduction de consommation de 10 à 100x
  • Régions cloud bas carbone : exécuter les workloads IA dans des régions cloud alimentées à forte proportion d’énergies renouvelables (Finlande, Norvège, zones nucléaires) – jusqu’à 20x moins de CO2 par kWh
  • Caching et batch processing : mettre en cache les réponses aux requêtes récurrentes, grouper les requêtes moins urgentes en batch nocturne – réduit le volume d’inférence de 30 à 60 %
  • Fine-tuning sur modèles petits : un petit modèle fine-tuné sur les données métier peut égaler les performances d’un grand modèle généraliste à consommation 10 à 50x inférieure
  • Optimisation des prompts : des prompts plus courts et plus précis réduisent le nombre de tokens traités – impact direct sur la consommation et le coût

Tendance 3 – L’éco-conception logicielle monte en maturité

L’éco-conception logicielle – la démarche qui intègre la réduction de l’empreinte environnementale dès la conception des applications – gagne en maturité et en structuration en France. Le Référentiel Général d’Éco-conception des Services Numériques (RGESN), publié par la mission interministérielle du Numérique (DINUM) en 2024, fournit 79 critères d’éco-conception pour les services numériques publics et privés. La Green Software Foundation – soutenue par Microsoft, Google, Accenture et ThoughtWorks – développe des méthodologies et des outils open source pour mesurer l’empreinte carbone des logiciels, dont le standard Software Carbon Intensity (SCI).

L’éco-conception agit sur plusieurs leviers. L’efficience du code – un code optimisé consomme moins de CPU et de mémoire, réduisant ainsi la consommation énergétique des serveurs. L’optimisation des requêtes de base de données – des requêtes mal optimisées peuvent consommer 100x plus que des requêtes équivalentes bien écrites. La réduction des transferts réseau – images comprimées, lazy loading, mise en cache agressif – réduit la bande passante et donc l’énergie consommée par les équipements réseau. Et la sobriété fonctionnelle – ne pas développer des fonctionnalités inutiles qui alourdissent l’application sans valeur utilisateur proportionnelle.

Les pratiques d’éco-conception logicielle à intégrer dans les équipes dev :

  • Mesure de la consommation énergétique des applications : outils comme PowerAPI, Scaphandre, Green Software Foundation SCI – rendre visible la consommation pour motiver la réduction
  • Green Code Review : intégrer des critères d’éco-conception dans les revues de code (réduction des requêtes N+1, optimisation des indexes, compression des assets)
  • Tests de performance comme proxy énergétique : la performance et l’efficience énergétique sont liées – les tests de charge identifient les hot spots qui sont aussi les zones les plus consommatrices
  • Choix des technologies : Rust et C sont 50 à 100x plus efficients que Python pour les calculs intensifs – le choix du langage a un impact énergétique significatif

Tendance 4 – Le green cloud : choisir le bon fournisseur et la bonne région

Le choix du fournisseur cloud et de la région d’hébergement a un impact carbone considérable. Le facteur d’émission du kWh varie de 1 gCO2eq/kWh en Islande (géothermie) à plus de 700 gCO2eq/kWh dans les pays dépendants du charbon. En France, le mix électrique nucléaire génère environ 55 gCO2eq/kWh – l’un des plus bas en Europe. Un même workload cloud hébergé en Pologne (électrique à 75 % charbon) émet 15 à 20 fois plus de CO2 que le même workload hébergé en France ou en Suède.

Les trois grands hyperscalers ont tous pris des engagements ambitieux sur le climat : AWS vise le net zero carbone d’ici 2040, Microsoft a annoncé vouloir être carbon negative d’ici 2030 et Google ambitionne d’alimenter 100 % de son électricité en énergie sans carbone en 2030 (24/7 carbon-free energy). Ces engagements sont intéressants mais ne signifient pas que tous les workloads dans toutes les régions sont aujourd’hui écologiques : les régions varient considérablement en termes de PUE (Power Usage Effectiveness) et de mix énergétique. Scaleway, l’acteur cloud européen, affiche un PUE de 1,3 (contre 1,5 à 1,7 en moyenne industrielle) et alimente ses datacenters français à 100 % d’énergies renouvelables – un différenciateur significatif sur le marché européen.

Les critères de sélection d’un hébergeur cloud pour le Green IT :

  • PUE (Power Usage Effectiveness) : ratio énergie totale datacenter / énergie IT – PUE 1.0 = parfait, 1.2 = très bon, 1.5 = moyen, 2.0+ = mauvais
  • Mix énergétique de la région : facteur d’émission du réseau électrique local – privilégier les régions avec mix bas carbone (France, Suède, Norvège, Finlande)
  • Part d’énergies renouvelables certifiées : garanties d’origine (GO) et Power Purchase Agreements (PPA) en énergie renouvelable locale – distinguer les compensations (moins vertueuses) des achats directs
  • Disponibilité des données d’émission par service : AWS Customer Carbon Footprint Tool, Azure Emissions Impact Dashboard, GCP Carbon Footprint – visibilité sur l’empreinte de chaque service utilisé
  • Refroidissement (WUE – Water Usage Effectiveness) : les datacenters refroidis à l’eau douce (ev-aporatif) ont un impact hydrique à considérer – le refroidissement adiabatique (Scaleway) est plus vertueux

Comment choisir une solution de numérique responsable

Critère 1 – L’objectif prioritaire : reporting CSRD vs. mesure IT vs. réduction

Le marché des solutions de numérique responsable est très hétérogène : les outils de bilan carbone (Greenly, Sweep) adressent l’ensemble de l’empreinte carbone de l’organisation et incluent l’IT comme un poste parmi d’autres ; les outils de mesure de l’empreinte numérique spécifique (Boavizta, EcoIndex) mesurent exclusivement les ressources IT ; les plateformes de reporting CSRD (Workiva, Salesforce Net Zero Cloud) se concentrent sur le reporting réglementaire. Avant de sélectionner un outil, il est indispensable de clarifier quel problème on cherche à résoudre.

La matrice de sélection par objectif prioritaire :

  • Obligation de reporting CSRD : Workiva (rapport intégré financier + durabilité), Salesforce Net Zero Cloud, Sweep – plateformes qui génèrent le rapport conforme ESRS
  • Mesure et réduction de l’empreinte carbone globale : Greenly (PME/ETI, accompagnement expert), Sweep (ETI/grands groupes, supply chain) – bilan complet scopes 1-2-3
  • Mesure spécifique de l’empreinte du SI : Boavizta, EcoIndex, Datavizta – seuls outils capables de mesurer précisément la consommation des serveurs, applications et terminaux IT
  • Green cloud et choix d’hébergement bas carbone : outils natifs des hyperscalers (AWS Carbon Footprint Tool, Azure Emissions Dashboard) + comparateurs de régions comme Electricity Maps
  • Eco-conception logicielle : RGESN (référentiel), PowerAPI/Scaphandre (mesure), Green Software Foundation SCI (standard) – approche complémentaire pour les équipes de développement

Critère 2 – La qualité et la rigueur méthodologique

La mesure de l’empreinte carbone repose sur des facteurs d’émission – des valeurs qui convertissent une quantité d’énergie ou d’activité en équivalent CO2. La qualité de ces facteurs détermine la précision du bilan. Il existe trois niveaux de rigueur : l’utilisation de facteurs d’émission génériques (ADEME Base Carbone, Ecoinvent – bon niveau de précision sectoriel), la collecte de données primaires auprès des fournisseurs (plus précis mais plus long à obtenir), et le calcul basé sur des données d’activité réelles (consommation électrique mesurée par des sous-compteurs – la méthode la plus précise mais la plus exigeante). Pour le CSRD, les commissaires aux comptes examineront la qualité méthodologique – les estimations grossières seront contestées.

Les niveaux de rigueur méthodologique et leur adéquation :

  • Niveau 1 – Facteurs sectoriels génériques (spend-based) : estimation depuis les dépenses financières via des facteurs d’émission sectoriels – rapide mais précision limitée (ordre de grandeur)
  • Niveau 2 – Facteurs spécifiques certifiés (ADEME, Ecoinvent) : facteurs adaptés au type d’équipement ou d’activité – bonne précision pour le reporting CSRD
  • Niveau 3 – Données d’activité réelles (metered data) : consommation électrique mesurée (sous-compteurs, smart PDU, APIs cloud) – précision maximale, exigence CSRD niveau 1 pour les postes significatifs
  • Niveau 4 – Données primaires fournisseurs : empreinte carbone communiquée directement par chaque fournisseur IT – le plus précis pour le scope 3, requis par CS3D pour la supply chain

Critère 3 – La capacité de pilotage et de suivi des plans de réduction

Mesurer l’empreinte est une première étape ; la réduire en est une autre. Les meilleures plateformes ne se limitent pas à produire un bilan carbone à un instant T, mais permettent de suivre l’évolution dans le temps, de définir des trajectoires de réduction alignées sur les référentiels (SBTi, SBTN, Accord de Paris) et de simuler l’impact des actions envisagées avant de les implémenter. Le Science Based Targets initiative (SBTi) est devenu le cadre de référence pour définir des objectifs de réduction alignés sur une trajectoire 1.5°C – plus de 7 000 entreprises l’ont adopté dans le monde. La capacité des plateformes à accompagner la validation SBTi est un critère différenciant.

Les fonctionnalités de pilotage de la réduction à évaluer :

  • Simulation de trajectoires de réduction : impact simulé de chaque action envisagée (migration cloud, renouvellement parc, énergie renouvelable) sur le bilan global – hiérarchisation des priorités
  • Suivi des engagements SBTi : comparaison de la trajectoire réelle avec la trajectoire SBTi validée – alertes en cas de déviation
  • Plan de réduction par poste : feuille de route granulaire par source d’émission avec responsable, échéance et impact estiimé – pilotage opérationnel de la transformation
  • Benchmarking sectoriel : comparaison de l’intensité carbone avec les pairs du secteur – contextualise les efforts et identifie les domaines de sur-performance ou de retard

Critère 4 – L’intégration avec les systèmes IT existants

La mesure automatique de l’empreinte IT nécessite l’accès à des données disperses dans de nombreux systèmes : la comptabilité (pour les dépenses IT), l’ITAM (pour l’inventaire des équipements), les dashboards cloud (AWS, Azure, GCP), les outils de monitoring serveurs et les systèmes de gestion de l’énergie du bâtiment. La richesse des connecteurs d’une plateforme de bilan carbone IT détermine directement sa capacité à automatiser la collecte et à éviter les saisies manuelles chronophages. Les outils qui nécessitent des tableurs Excel pour la saisie des données seront toujours en retard et moins fiables.

Les intégrations clés pour la mesure automatique de l’empreinte IT :

  • APIs des hyperscalers cloud (AWS, Azure, GCP) : accès aux données de consommation et d’émissions par service, par région et par compte
  • ITAM (Flexera, ServiceNow CMDB) : inventaire des équipements avec type, âge, modèle – alimenté avec les facteurs d’émission par type de matériel
  • ERP et comptabilité (SAP, Dynamics, Cegid) : données de dépenses IT par fournisseur – pour la méthode spend-based du scope 3
  • Outils de monitoring IT (Dynatrace, Datadog) : consommation CPU/mémoire des serveurs et applications – proxy de la consommation énergétique
  • Smart PDU et systèmes de gestion de l’énergie : mesure directe de la consommation électrique des serveurs et racks – données d’activité réelles pour le scope 2

Critère 5 – L’accompagnement expert et la conformité réglementaire

La mesure de l’empreinte carbone est un domaine qui nécessite une expertise méthodologique que toutes les organisations ne possèdent pas en interne. Les meilleurs acteurs combinent un outil SaaS puissant avec un accompagnement expert qui guide les équipes dans le choix des périmètres, la sélection des facteurs d’émission appropriés, la validation des calculs par des experts certifiés et l’interprétation des résultats. La conformité avec les méthodologies reconnues – GHG Protocol (standard mondial), Bilan Carbone ADEME (standard français), ISO 14064 (norme internationale de quantification des GHG) – est indispensable pour la crédibilité du reporting CSRD et pour la validation SBTi.

Les certifications et standards méthodologiques à exiger :

  • GHG Protocol : standard mondial de référence pour la comptabilité carbone, reconnu par CSRD/ESRS et SBTi – toute plateforme sérieuse doit être conforme
  • ADEME Base Carbone : base de données de référence française des facteurs d’émission – les plateformes françaises et reconnues en France doivent s’y conformer
  • ISO 14064 : norme internationale de quantification et de rapport des GHG – requis pour les bilans vérifiables par des organismes tiers indépendants (OTI)
  • Compatibilité CSRD/ESRS : la plateforme produit-elle un rapport conforme aux standards ESRS E1 et génère-t-elle le balisage iXBRL requis pour la publication officielle ?

Les principaux acteurs du marché

Le marché du numérique responsable en France se structure en 2026 autour de quatre familles : les plateformes de bilan carbone et reporting CSRD (Greenly, Sweep, Salesforce Net Zero Cloud, Workiva), les spécialistes conseil et plateforme (EcoAct/Schneider), les outils spécifiques mesure de l’empreinte IT (Boavizta/EcoIndex – open source) et les hébergeurs et clouds verts (Scaleway, outils natifs AWS/Azure/GCP). Les huit acteurs analysés sont tous actifs sur le marché français.

Les acteurs analysés dans ce benchmark :

  • Greenly – Bilan carbone entreprise et IT, 60+ experts climat, SBTi, acteur français
  • Sweep – Plateforme ESG & carbon management, leader IDC MarketScape, acteur français
  • Salesforce Net Zero Cloud – Plateforme ESG enterprise, CSRD et carbon Salesforce
  • Workiva – Reporting ESG et financier unifié, iXBRL CSRD certifié
  • EcoAct (Schneider Electric) – Conseil + plateforme carbon management, SBTi
  • Boavizta / EcoIndex – Mesure empreinte numérique IT spécifique, open source ADEME
  • Scaleway – Cloud européen 100 % énergies renouvelables, Green IT natif
  • Outils natifs hyperscalers (AWS/Azure/GCP) – Carbon tracking gratuit intégré

Greenly

Référence française du bilan carbone entreprise – 60+ experts climat intégrés, bilan IT scope 3, accompagnement SBTi, 2 000+ clients en 50 pays

Greenly est une entreprise française fondée à Paris en 2019, devenue en quelques années la référence du bilan carbone pour les PME, ETI et grands groupes français. Avec plus de 2 000 clients dans 50 pays et une équipe de plus de 60 experts en climat certifiés intégrée dans ses équipes (un record unique parmi les éditeurs de logiciels), Greenly propose une approche qui combine la puissance d’une plateforme SaaS avec un accompagnement humain expert tout au long du programme. Sa plateforme automatise la collecte des données depuis les sources existantes (outils comptables, factures énergétiques, APIs cloud, transporteurs) et produit un bilan conforme au GHG Protocol, à la méthode Bilan Carbone ADEME et aux exigences de la CSRD/ESRS E1.

Pour les DSI et RSSI, Greenly propose un module spécifique de bilan carbone du système d’information qui mesure les émissions liées aux équipements IT (postes de travail, serveurs, réseau), aux services cloud (AWS, Azure, GCP via APIs) et aux logiciels SaaS via les données de dépenses. Ce module est particulièrement utile pour les organisations qui doivent inclure l’empreinte IT dans leur bilan CSRD mais n’ont pas d’outil dédié. L’accompagnement des experts Greenly guide les équipes IT dans la sélection des facteurs d’émission les plus pertinents et la construction du plan de réduction IT (migration cloud, allongement de la durée de vie du parc, optimisation des workloads).

Fonctionnalités principales :

  • Bilan carbone automatisé scopes 1-2-3 : collecte automatisée depuis les outils comptables, APIs énergie, APIs cloud, factures – calcul conforme GHG Protocol et ADEME
  • Module bilan carbone SI : mesure spécifique de l’empreinte IT (terminaux, serveurs, cloud, SaaS) – contribue au scope 3 cat. 1 et 2 du bilan CSRD de l’organisation
  • Conformité CSRD/ESRS E1 : génération du rapport conforme ESRS, intégration des données dans les outils de reporting CSRD (Workiva, Greenomy)
  • Accompagnement SBTi : les experts Greenly guident la construction d’objectifs de réduction alignés Science Based Targets et accompagnent le processus de validation SBTi
  • Plan de réduction priorisé : identification des top 5 postes d’émission, simulation de l’impact des actions, feuille de route avec échéances et responsables – pilotage opérationnel
  • Tableau de bord temps réel : suivi de l’évolution des émissions dans le temps, comparaison avec les années précédentes, alertes sur les déviations par rapport à la trajectoire

Greenly est adopté par des organisations de toutes tailles en France, de la startup à la multinationale. Maisons du Monde, Vinted, Sezane, Decathlon et Qonto figurent parmi ses références françaises. Sa force est particulièrement reconnue pour les organisations qui souhaitent aller au-delà du bilan réglementaire pour construire une stratégie climatique crédible avec des objectifs SBTi validés.


Sweep

Plateforme ESG et carbon management leader européen – CSRD natif, collecte données fournisseurs VSME, portail supply chain, IA détection incohérences, acteur français

Sweep est une entreprise française fondée à Paris en 2020 et désignée leader européen dans l’IDC MarketScape pour les solutions ESG enterprise en 2024. Sa plateforme couvre un périmètre plus large que Greenly : au-delà du bilan carbone, Sweep propose une suite ESG complète couvrant le reporting CSRD (tous les standards ESRS, dont E1 climat), le pilotage des engagements durabilité, et la gestion de la chaîne de valeur – collecte des données carbone auprès des fournisseurs via un portail structuré conforme au standard VSME adopté en juillet 2025. Sa cible prioritaire est les ETI et grandes entreprises soumises aux premières vagues CSRD ou souhaitant se préparer à l’obligation.

Le différenciant clé de Sweep est son moteur d’IA qui automatise la collecte des données ESG depuis de multiples sources hétérogènes, détecte les incohérences dans les données soumises (valeurs atypiques, données manquantes, erreurs de calcul) et génère des rapports conformes aux principales normes réglementaires. Son portail fournisseurs permet de collecter les données d’émissions de scope 3 directement auprès des fournisseurs avec une interface guidée adaptée aux PME – ce qui est critique pour les organisations qui doivent reporter le scope 3 catégorie 1 (achats de biens et services) dans leur CSRD. Parmi les références françaises de Sweep figurent Carrefour, Pernod Ricard et Renault pour leurs programmes de décarbonation de la supply chain.

Fonctionnalités principales :

  • Carbon accounting scopes 1-2-3 : calcul automatisé des émissions GHG complets, conformes GHG Protocol, ADEME Base Carbone et ESRS E1
  • Reporting CSRD/ESRS natif : génération des rapports CSRD conformes à l’ensemble des ESRS (E1 à E5, S1 à S4, G1) – piste d’audit pour les OTI (organismes tiers indépendants)
  • Portail fournisseurs VSME : collecte des données d’émissions scope 3 auprès des fournisseurs via un portail guidé conforme au standard VSME – scope 3 cat. 1 pour la CSRD
  • IA détection d’incohérences : détection automatisée des anomalies dans les données collectées – alertes avant soumission du rapport pour garantir la qualité des données
  • Pilotage des engagements durabilité : suivi des objectifs de réduction, trajectoires SBTi, KPIs ESG par domaine – tableau de bord de pilotage du programme durabilité
  • Intégrations ERP et sources de données : connexion aux systèmes comptables (SAP, Oracle, Cegid), factures énergétiques, APIs cloud, fournisseurs de données carbone

Sweep est adopté par des organisations françaises et européennes soumises aux premières obligations CSRD, avec une forte présence dans les secteurs retail, agroalimentaire, industrie et services. Son positionnement français (bureau à Paris, équipes francophones) et son expertise sur les obligations réglementaires françaises et européennes en font un acteur de référence pour les DSG et DRSEs qui construisent leur programme CSRD.


Salesforce Net Zero Cloud

Plateforme ESG enterprise native Salesforce – carbon accounting, CSRD, SBTi, reporting dans l’écosystème Salesforce, accès à 150 000+ clients potentiels

Salesforce Net Zero Cloud est la plateforme de gestion de l’empreinte carbone et du reporting ESG de Salesforce, lancée en 2021 et profondément enrichie en 2023-2025. Sa proposition de valeur est la séamlessness avec l’écosystème Salesforce : pour les organisations déjà équipées de Salesforce (Sales Cloud, Service Cloud, Sustainability Cloud), Net Zero Cloud s’intègre nativement dans la même plateforme, utilisant le même modèle de données, les mêmes workflows et les mêmes capacités d’automatisation. L’accès à la base de 150 000 clients Salesforce dans le monde en fait un vecteur de diffusion considérable pour les pratiques de reporting carbone.

Net Zero Cloud couvre l’ensemble du cycle de gestion carbone : collecte et agrégation des données d’émissions depuis les systèmes opérationnels, calcul des scopes 1, 2 et 3, fixation d’objectifs de réduction, suivi des plans d’action et génération de rapports conformes aux standards CSRD, GHG Protocol et Science Based Targets. En 2025, Salesforce a enrichi Net Zero Cloud avec des capacités IA génératives (via Einstein AI et Agentforce) qui automatisent la collecte des données d’émissions des fournisseurs et génèrent des narratifs de rapport CSRD. La Data Cloud de Salesforce permet d’agréger automatiquement les données d’émissions depuis toutes les applications Salesforce de l’organisation.

Fonctionnalités principales :

  • Carbon accounting scopes 1-2-3 : calcul des émissions GHG depuis les données opérationnelles Salesforce et les systèmes externes – facteurs d’émission certifiés GHG Protocol
  • Supplier Engagement (scope 3) : plateforme de collecte des données d’émissions auprès des fournisseurs via portail – intégration native Experience Cloud pour le portail fournisseur
  • Cibles SBTi et objectifs de réduction : définition et suivi d’objectifs alignés SBTi avec simulation de trajectoires – tableaux de bord de progression en temps réel
  • CSRD Reporting natif : génération de rapports CSRD conformes ESRS, intégration avec Workiva pour le balisage iXBRL – Salesforce est officiellement partenaire Workiva
  • Audit Trail et traçabilité : piste d’audit complète des données d’émissions pour les OTI – répondre aux exigences de vérification CSRD par les commissaires aux comptes
  • Intégration Salesforce Data Cloud : agrégation des données d’émissions depuis toutes les applications Salesforce – vision unifiée sans intégration supplémentaire

Salesforce Net Zero Cloud est adopté par les grandes organisations déjà clientes Salesforce qui souhaitent centraliser leur gestion ESG dans l’écosystème existant. Parmi ses références mondiales figurent Accenture, Unilever et Johnson & Johnson. En France, les grandes organisations équipées Salesforce dans les secteurs services, retail, industrie et services financiers constituent sa cible naturelle.


Workiva

Reporting ESG et financier unifié dans une seule plateforme – iXBRL ESEF certifié CSRD, piste d’audit OTI native, génération narratifs IA, référence grands groupes cotés

Workiva est une entreprise américaine fondée en 2008, cotée en Bourse depuis 2014, et devenue la référence mondiale du reporting financier et de durabilité unifié pour les grands groupes cotés. Sa proposition de valeur fondamentale est unique sur le marché : Workiva est la seule plateforme qui intègre nativement le rapport financier et le rapport de durabilité dans une interface unifiée – permettant de gérer les données, les narratifs et les tableaux des deux rapports avec une cohérence totale, une piste d’audit commune et un balisage iXBRL/ESEF certifié pour la publication au registre officiel européen. Pour les grands groupes cotés soumis à la CSRD, Workiva est devenu le logiciel de référence.

Workiva se distingue par sa fonctionnalité de vue auditeur OTI native : les commissaires aux comptes et OTI (organismes tiers indépendants) qui réalisent l’assurance CSRD peuvent accéder directement à l’interface Workiva pour naviguer dans les données, vérifier les sources et valider les calculs sans intermédiaire – réduisant considérablement le coût et la durée des missions d’assurance. En 2025, Workiva a intégré des capacités d’IA générative qui assistent la rédaction des sections narratives qualitatives du rapport CSRD (politiques, actions, métriques) et détectent les incohérences entre les données chiffrées et les narratifs.

Fonctionnalités principales :

  • Rapport CSRD/ESRS complet : templates ESRS préconfigurés E1 à E5, S1 à S4, G1, double matérialité, collecte décentralisée avec workflows de validation multi-niveaux
  • Rapport financier + durabilité unifié : interface unique pour les deux rapports, cohérence totale, piste d’audit commune – le seul outil sur le marché combinant les deux
  • iXBRL ESEF certifié : balisage iXBRL automatisé pour la publication au registre officiel européen (BALO) – conformité immédiate sans développement supplémentaire
  • Vue auditeur OTI native : accès direct des OTI et commissaires aux comptes aux données sources – réduit le coût de l’assurance CSRD de 40 à 60 % selon les clients
  • IA générative narratifs : assistance à la rédaction des sections qualitatives CSRD, détection des incohérences entre données chiffrées et narratifs – garantit la cohérence interne du rapport
  • Collecte décentralisée multi-entités : plateforme collaborative permettant à des centaines de contributeurs de saisir les données avec workflows de validation et contrôle de version

Workiva est adopté par les grands groupes cotés français soumis aux premières vagues CSRD. TotalEnergies, BNP Paribas et Michelin figurent parmi ses références européennes. La société dispose d’équipes européennes dédiées à la CSRD et s’appuie sur des partenaires audit incluant PwC, Deloitte et KPMG qui rec-ommandent Workiva à leurs clients grands groupes pour le reporting de durabilité.


EcoAct (Schneider Electric)

Spécialiste conseil et plateforme carbon management, filiale Schneider Electric – expertise net zero, validation SBTi, transition énergétique IT, grands groupes mondiaux

EcoAct est une entreprise française fondée en 2007, devenue filiale de Schneider Electric en 2020 et l’une des références mondiales du conseil en décarbonation et en transition énergétique. Sa proposition de valeur est la plus complète du marché : EcoAct combine une expertise conseil d’élite (300+ consultants experts clima-t) avec une plateforme digitale de carbon management (Écoligo) permettant de mesurer, gérer et communiquer sur l’empreinte carbone. Sa particularité est d’être valideé par le Science Based Targets initiative (SBTi) comme partenaire officiel pour accompagner la définition et la validation des objectifs de réduction alignés 1.5°C.

Pour les DSI et RSSI, EcoAct est particulièrement pertinent pour les organisations qui souhaitent aller au-delà de la mesure pour construire une stratégie net zero IT crédible : migration vers des solutions cloud é faible empreinte, définition d’une politique d’allongement de la durée de vie des terminaux, mise en place d’un programme de mesure continue de l’empreinte IT et élaboration d’une feuille de route de réduction par poste. L’appartenance au groupe Schneider Electric – le leader mondial de l’efficacité énergétique et de la gestion de l’énergie dans les datacenters – offre un accès privilégié aux solutions de gestion de l’énergie IT (UPS, smart PDU, datacenter management) qui permettent une mesure très précise de la consommation.

Fonctionnalités principales :

  • Bilan GHG complet et certifiable (ISO 14064) : bilan carbone tous scopes conforme ISO 14064, vérifiable par OTI – niveau de rigueur maximal pour les grands groupes internationaux
  • Trajectoire net zero et validation SBTi : définition de trajectoires de réduction alignées 1.5°C, accompagnement du processus de validation SBTi – EcoAct est partenaire officiel SBTi
  • Plateforme Écoligo (carbon management) : outil SaaS de suivi de l’empreinte carbone, des KPIs durabilité et des plans d’action – complément digital de l’accompagnement conseil
  • Conseil en stratégie climatique IT : audit de l’empreinte IT, définition de la feuille de route de réduction, accompagnement des migrations vers le green cloud – expertise unique Schneider Electric
  • Transition énergétique datacenters : conseil sur l’efficacité énergétique des datacenters on-premise (Schneider Electric EcoStruxure), monitoring de la consommation, optimisation PUE
  • Reporting CSRD et communication externe : génération des données conformes CSRD/ESRS, assistance à la rédaction des sections E1, accompagnement Green Claims Directive

EcoAct s’adresse aux grands groupes avec des ambitions net zero avancées et des budgets projet significatifs. Ses références incluent des entreprises du CAC 40 et SBF 120 dans les secteurs énergie, industrie, services et finance. Son appartenance à Schneider Electric lui confère une crédibilité unique sur les sujets d’efficacité énergétique IT et de management des datacenters.


Boavizta / EcoIndex

Outils open source de mesure spécifique de l’empreinte numérique IT – Boavizta (serveurs et cloud), EcoIndex (sites web), soutenus par l’ADEME, gratuits et méthodologiquement rigoureux

Boavizta et EcoIndex sont deux projets open source français qui adressent un besoin spécifique non couvert par les plateformes de bilan carbone généralistes : la mesure précise de l’empreinte environnementale des systèmes numériques eux-mêmes – serveurs, cloud, applications et sites web. Ces outils ont été développés dans le cadre de la mission INR (Institut du Numérique Responsable) avec le soutien de l’ADEME et de la DINUM, et sont adoptés comme références méthodologiques par de nombreuses organisations publiques et privées françaises.

Boavizta est un moteur d’évaluation de l’impact environnemental des équipements et services numériques : il calcule l’empreinte carbone de serveurs, de cloud et de postes de travail en tenant compte à la fois de la fabrication (impacts amont) et de l’utilisation (énergie consommée). Sa base de données des facteurs d’émission matériels, construite collaborativement avec les fabricants et l’ADEME, est la référence française pour la mesure de l’empreinte des équipements IT. EcoIndex mesure l’impact environnemental des pages web et des applications web – en analysant la complexité du DOM, la taille des ressources chargées et le nombre de requêtes, il calcule un score écologique et l’équivalent CO2 de chaque visite de page. Ces deux outils sont gratuits, open source et directement utilisables par les équipes techniques.

Fonctionnalités principales de l’écosystème Boavizta/EcoIndex :

  • Boavizta API (empreinte serveurs) : calcul de l’empreinte carbone des serveurs (fabrication + utilisation) depuis les spécifications techniques – API REST intégrable dans les outils ITAM et les plateformes de gouvernance IT
  • Cloud-Scanner Boavizta (empreinte cloud) : scan des instances cloud AWS, Azure et GCP et calcul de l’empreinte carbone par instance – idéal pour alimenter le scope 3 cat. 1 du bilan CSRD
  • EcoIndex (performance écologique web) : score de 0 à 100 de la performance écologique des pages web et applis – intégrable dans les pipelines CI/CD comme check d’éco-conception
  • Datavizta (données matérielles) : base de données collaborative des facteurs d’émission des équipements numériques – contribuée par les fabricants et maintenue par la communauté
  • Intégration pipeline CI/CD : EcoIndex peut s’exécuter automatiquement dans les pipelines GitHub Actions, GitLab CI – éco-conception intégrée dans le processus de développement
  • Conformité RGESN et Green Software Foundation : méthodologies alignées avec le Référentiel Général d’Éco-conception des Services Numériques (RGESN) de la DINUM

Boavizta et EcoIndex sont adoptés par des organisations françaises de tous secteurs, notamment les administrations publiques soumises à la loi REEN, les équipes tech soucieuses d’éco-conception et les DSI qui souhaitent mesurer précisément leur empreinte IT pour l’intégrer dans leur bilan CSRD. Leur caractère open source et gratuit les rend accessibles à toutes les tailles d’organisations, sans contrainte budgétaire.


Scaleway

Cloud européen 100 % énergies renouvelables et refroidissement frugal – PUE 1,3, métriques CO2 par workload en temps réel, référence Green IT du marché cloud européen

Scaleway, filiale du groupe Iliad (Free), est le cloud européen qui a fait du Green IT un axe stratégique fondateur. Sa philosophie est celle de la frugalité numérique – faire plus avec moins, optimiser chaque watt consommé, éviter le gaspillage de ressources. Ses datacenters français fonctionnent à 100 % d’énergies renouvelables (certifiées par des garanties d’origine), avec un système de refroidissement adiabatique qui utilise l’air extérieur sans climatisation électrique et sans consommation d’eau douce – contrairement aux systèmes de refroidissement évaporatif des datacenters traditionnels. Son PUE (Power Usage Effectiveness) de 1,3 est parmi les meilleurs d’Europe et largement inférieur à la moyenne industrielle de 1,6.

Scaleway a été pionnier dans la mise à disposition de métriques d’impact carbone par workload en temps réel : chaque instance Scaleway est accompagnée d’une estimation de sa consommation énergétique et de son équivalent CO2, permettant aux organisations de mesurer précisément l’empreinte de leurs déploiements cloud. Cette transparence est un atout considérable pour les organisations qui doivent documenter leur scope 3 cloud dans le cadre CSRD. Scaleway met également en avant la durabilité de son infrastructure : ses serveurs bare metal sont maintenus en service plus longtemps que la moyenne industrielle (5 à 7 ans vs 3 à 4 ans), réduisant l’empreinte liée à la fabrication.

Fonctionnalités Green IT principales :

  • 100 % énergies renouvelables certifiées : garanties d’origine (GO) sur l’ensemble de l’électricité consommée par les datacenters Scaleway en France – émissions scope 2 quasi nulles
  • PUE 1,3 (refroidissement adiabatique) : refroidissement par air extérieur sans climatisation électrique ni consommation d’eau douce – parmi les meilleurs PUE d’Europe
  • Métriques CO2 par workload en temps réel : estimation de la consommation énergétique et de l’équivalent CO2 par instance – alimentation automatisée du scope 3 cloud du bilan CSRD
  • Infrastructure frugale (durée de vie étendue) : serveurs bare metal conservés 5 à 7 ans (vs 3-4 ans en moyenne) – réduit l’empreinte de fabrication par unité de service rendu
  • Région France (souveraineté + Green IT) : datacenters à Paris, Amsterdam et Varsovie – mix électrique français bas carbone (55 gCO2eq/kWh nucléaire) compense les postes carbone résiduels
  • GPU IA écologiques : accès aux GPU NVIDIA H100 et L4 pour l’IA sur infrastructure verte française – seule option souveraine ET écologique pour les workloads IA en France

Scaleway est le cloud de choix pour les organisations françaises qui font du Green IT une priorité stratégique ou qui sont soumises à des exigences CSRD sur l’empreinte de leurs services cloud. Sa base de clients inclut des startups French Tech, des organisations engagées Green IT, des entreprises CSRD et des organisations cherchant à combiner souveraineté et frugalité numérique. La certification HDS permet également son usage dans le secteur santé.


Outils natifs hyperscalers (AWS / Azure / GCP)

Carbon Footprint Tools intégrés et gratuits des hyperscalers – visibilité sur l’empreinte cloud, recommandations de régions vertes, point de départ Green IT cloud obligatoire

Les trois grands hyperscalers proposent chacun des outils natifs et gratuits pour mesurer et optimiser l’empreinte carbone des services cloud utilisés. AWS Customer Carbon Footprint Tool (disponible dans la console AWS) fournit une estimation mensuelle des émissions associées aux services AWS utilisés, décomposable par service, par région et par compte. Microsoft Azure Emissions Impact Dashboard offre une visibilité similaire sur l’empreinte Azure, avec une décomposition par service, souscription et région, et des recommandations de migration vers des régions avec un mix énergétique plus favorable. Google Cloud Carbon Footprint est le plus avancé méthodologiquement, avec une ventilation par scope (1, 2 et 3) et des données d’émissions brutes (vs compensations).

Ces outils natifs sont le point de départ incontournable de toute démarche Green IT cloud : gratuits, intégrés et toujours à jour, ils permettent d’obtenir rapidement une première estimation de l’empreinte cloud sans investissement supplémentaire. Leurs limites apparaissent pour les usages avancés : absence de vue consolidée multicloud, méthodologies parfois peu transparentes sur les hypothèses de calcul et manque de granularité par workload applicatif (difficile de savoir quelle application spécifique contribue le plus). Les organisations souhaitant une vue multicloud consolidée et une intégration automatique dans leur bilan CSRD devront compléter avec des outils tiers comme Greenly, Sweep ou EcoAct.

Fonctionnalités des outils natifs des hyperscalers :

  • AWS Customer Carbon Footprint Tool : estimation mensuelle des émissions scope 1-2-3 par service et région AWS – gratuit, mis à jour mensuellement, export CSV
  • Azure Emissions Impact Dashboard : empreinte carbone Azure par service, souscription et région – recommandations de migration vers régions bas carbone, intégration Power BI
  • Google Cloud Carbon Footprint : empreinte carbone GCP par projet et service, ventilée scopes 1-2-3 – la plus avancée méthodologiquement des trois hyperscalers
  • Electricity Maps (outil tiers complémentaire) : carte mondiale du facteur d’émission du réseau électrique par région en temps réel – utilisé pour choisir la région cloud la plus verte à un instant donné
  • Engagements net zero des hyperscalers : AWS (net zero 2040), Microsoft (carbon negative 2030, removal 2050), Google (24/7 carbon-free 2030) – à évaluer avec discernement sur la qualité des compensations vs réductions réelles

Ces outils natifs sont utilisés par l’ensemble des organisations présentes sur les hyperscalers. Ils constituent le minimum viable de toute démarche Green IT cloud et alimentent directement le poste « cloud public » du scope 3 du bilan CSRD. Les organisations les plus avancées les utilisent comme sources de données pour des plateformes de bilan carbone plus sophistiquées (Greenly, Sweep, Salesforce Net Zero Cloud).


Tableau comparatif des solutions

Synthèse comparative des principales solutions de numérique responsable et Green IT actives sur le marché français en 2026.

 

Solution Positionnement Idéal pour Périmètre couvert IA & automatisation Différenciateur clé
Greenly Bilan carbone entreprise + IT, accompagnement expert SBTi PME, ETI, grands groupes Scopes 1-2-3 (dont IT), plans de réduction, SBTi IA estimation facteurs d’émission, collecte automatisée Experts climat intégrés, spécialisation IT scope 3, acteur français
Sweep

Plateforme ESG & carbon management, leader européen IDC

ETI et grands groupes, CSRD Scopes 1-2-3, collecte fournisseurs, reporting CSRD IA collecte automatisée, détection incohérences Leader européen ESG, portail fournisseurs, acteur français
Salesforce Net Zero Cloud Plateforme ESG enterprise intégrée Salesforce Grandes entreprises Salesforce Scopes 1-2-3, carbon accounting, CSRD IA agrégation données, benchmarking Intégration native Salesforce, base clients massive
Workiva Reporting ESG et financier unifié, iXBRL CSRD certifie Grands groupes cotés CSRD/ESRS, reporting financier et durabilité IA rédaction, détection incohérences Unification finance + ESG, iXBRL certifié
EcoAct (Schneider Electric) Conseil + plateforme carbon management SBTi référence Grands groupes avec ambitions net zero avancées Bilan GHG, trajectoires net zero, SBTi IA simulation trajectoires, stress test TCFD Expertise conseil + outil, adossé à Schneider
Boavizta / EcoIndex Mesure empreinte numérique IT, open source DSI, équipes techniques Empreinte SI (serveurs, cloud, terminaux, code) IA estimation consommation Référence open source ADEME, spécialisation IT
Scaleway (Green Cloud) Cloud européen bas carbone Organisations green IT Hébergement bas carbone, métriques CO2 Mesure CO2 en temps réel 100% ENR, PUE performant, approche frugale
AWS / Azure / GCP (Green Tools) Outils carbone natifs hyperscalers Organisations cloud Carbon footprint, régions bas carbone ML estimation consommation Gratuits, intégrés, couverture mondiale

 

FAQ

Quelle est la différence entre Green IT et IT for Green ?
Le Green IT désigne les pratiques qui visent à rendre l’IT lui-même plus écologique : réduire la consommation énergétique des serveurs, prolonger la durée de vie des terminaux, migrer vers des hébergeurs verts, éco-concevoir les applications. L’IT for Green désigne l’usage du numérique comme levier de décarbonation d’autres secteurs : systèmes de gestion d’énergie intelligents (smart grid), optimisation des routes logistiques par IA, agriculture de précision, télétravail réduisant les déplacements. Les deux sont complémentaires et la DSI est impliquée dans les deux, mais le Green IT (réduire l’empreinte du SI lui-même) est la responsabilité directe de la direction informatique.

 

Pourquoi la fabrication des terminaux est-elle le poste le plus important de l’empreinte IT ?
La fabrication d’un ordinateur portable nécessite l’extraction de dizaines de matériaux rares (indium, gallium, cobalt, terres rares), des processus industriels très énergétiques et des chaînes d’approvisionnement mondiales. Cette empreinte de fabrication (scope 3 amont) représente selon l’ADEME entre 70 et 80 % de l’empreinte carbone totale d’un équipement sur l’ensemble de son cycle de vie. Un ordinateur utilisé pendant 4 ans au lieu de 3 voit son empreinte carbone annuelle réduite de 25 % uniquement par cet allongement de durée de vie. C’est pourquoi les politiques de renouvellement du parc informatique – fréquence de remplacement, choix des reconditionnements, déploiement d’équipements reconditionnés – sont les leviers les plus impactants du Green IT.

 

Qu’est-ce que le PUE d’un datacenter et comment l’évaluer ?
Le PUE (Power Usage Effectiveness) est le ratio entre l’énergie totale consommée par le datacenter et l’énergie effectivement consommée par les équipements informatiques. Un PUE de 1.0 signifierait que toute l’énergie va aux équipements IT (impossible en pratique). Un PUE de 1.2 est excellent, 1.4 est bon, 1.6 est la moyenne industrielle mondiale et au-dessus de 2.0 est mauvais. Le surplus par rapport à 1.0 est principalement consommé par la climatisation, l’alimentation électrique (redresseurs, UPS) et l’éclairage. Pour évaluer un hébergeur, exiger le PUE moyen annuel certifié par un tiers indépendant (certains hébergeurs exagèrent leur PUE en le calculant en conditions optimales plutôt qu’en conditions réelles).

 

L’IA générative est-elle compatible avec une stratégie Green IT ?
Oui, avec des conditions. L’IA générative a une empreinte énergétique élevée – l’entraînement des grands modèles équivaut à la consommation énergétique de milliers de foyers, et chaque requête d’inférence consomme 10 à 100 fois plus qu’une requête web classique. Mais des leviers permettent de concilier IA et Green IT : utiliser le modèle le plus petit adapté au cas d’usage, héberger dans des régions bas carbone, mettre en cache les réponses récurrentes et mesurer le ROI énergétique de chaque projet IA (valeur générée / énergie consommée). L’IA utilisée pour optimiser l’énergie dans d’autres domaines peut générer des réductions d’émissions supérieures à sa propre consommation.

 

Comment intégrer l’empreinte du SI dans le reporting CSRD ?
L’empreinte du SI contribue principalement au scope 3 catégorie 1 (achats de services cloud et logiciels SaaS) et à la catégorie 2 (biens d’équipement achetés – serveurs et terminaux), ainsi qu’au scope 2 (consommation électrique des serveurs on-premise). La méthode recommandée est : 1/ inventorier tous les équipements IT avec leurs caractéristiques, 2/ collecter les consommations électriques mesurées (ou estimées via Boavizta), 3/ récupérer les données d’émissions des fournisseurs cloud (AWS Carbon Footprint Tool, Azure Dashboard), 4/ utiliser les facteurs d’émission ADEME Base Carbone pour les équipements physiques. Les outils comme Greenly, Sweep ou EcoAct automatisent largement cette collecte.

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