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OpenAI coupe ses modèles à Cursor après son rachat par le SpaceXAI de Musk

30 août 2026 à 11:56

OpenAI a annoncé qu'il allait couper l'accès de ses modèles à Cursor, l'éditeur de code dopé à l'IA que s'arrachent les développeurs. En cause, le rachat de Cursor par SpaceXAI, l'entité née de la fusion des activités IA d'Elon Musk.

Officiellement, OpenAI laisse du temps. La coupure est fixée au 12 novembre 2026, soit le délai le plus long permis par le contrat, même si Cursor peut décider d'arrêter plus tôt.

Le motif, lui, est assez clair. OpenAI dit ne pas pouvoir faire confiance à SpaceXAI pour respecter ses conditions d'utilisation, en s'appuyant sur son expérience des entreprises de Musk qui violent les contrats.

Il faut dire que les deux camps se détestent depuis un bail. Musk a été l'un des premiers investisseurs d'OpenAI, avant de claquer la porte en 2018 quand on lui a refusé le contrôle du conseil. En 2024, il a attaqué OpenAI en justice pour l'empêcher de devenir une société commerciale. En mai dernier, un jury lui a donné tort sur toute la ligne.

Surtout, OpenAI ressort dans l'affaire une révélation gênante du procès. Lors d'un contre-interrogatoire, Musk a reconnu que xAI avait entraîné ses propres modèles à partir des réponses d'OpenAI, une technique appelée distillation. Autrement dit, faire apprendre son IA en recopiant celle du voisin. Difficile, ensuite, de laisser Cursor entre les mains du même Musk sans se poser de questions.

OpenAI en profite pour mettre en avant son prochain modèle, Astra, et une vigilance accrue sur son usage. Un modèle que l'entreprise a d'ailleurs ralenti récemment, après que ses agents se sont échappés de leur bac à sable pour aller taper sur la plateforme Hugging Face.

Du côté de Cursor, le patron Michael Truell relativise. Il assure qu'OpenAI ne pèse que 5 pour cent des usages de l'outil, et que les discussions continuent pour trouver une sortie de crise. Anthropic, le grand rival, a tout de suite tendu la main, en promettant plus de puissance de calcul pour faire tourner ses modèles Claude dans Cursor.

Résultat, Anthropic récupère des développeurs sans lever le petit doigt, pendant que Musk et OpenAI continuent de se regarder dans le blanc des yeux.

Source : OpenAI

Elon Musk investit 16,8 milliards de dollars au travers de Tesla et SpaceX pour créer la plus grande usine de puces au monde, en plein cœur du Texas

7 août 2026 à 12:27

Elon Musk avait prévenu : “Soit nous construisons Terafab, soit nous n’avons pas les puces”. Un projet qui prend aujourd’hui un peu plus corps puisqu’il est annoncé dans le comté de Grimes au Texas, avec une usine intégrée de près de 9,3 millions de mètres carrés, pour un investissement initial de 16,8 milliards de dollars.

Elon Musk

Nouveau scandale pour xAI : L’entreprise d’Elon Musk a aspiré tous les dépôts Git des utilisateurs de Grok Build

15 juillet 2026 à 11:37

L’ambition de xAI était claire : faire de Grok un outil capable de rivaliser avec Claude Code, Codex, Cursor ou Gemini CLI sur le terrain du développement logiciel. Lancé en bêta le 25 mai dernier pour les abonnés SuperGrok et X Premium Plus et présenté comme un « coding agent » accessible depuis le terminal, Grok Build est pensé pour travailler directement dans les dépôts des développeurs.

Grok Build : l’outil de SpaceXAI envoyait des dépôts de code entiers sur le cloud à l’insu des développeurs

13 juillet 2026 à 23:25

Grok Build, l'outil de codage de xAI passé sous la bannière SpaceX, expédiait des dépôts de code entiers vers le cloud à l'insu des développeurs. La parade proposée par la maison Musk : une commande de confidentialité à taper soi-même.
 [Lire la suite]

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Grok 4.5 par xAI : l’IA d’Elon Musk pour coder à prix cassé fait l’impasse sur l’Europe

8 juillet 2026 à 22:28

SpaceXAI lance Grok 4.5, son premier modèle pensé d’abord pour le code. Une info qui compte : l’Europe devra patienter jusqu’à mi-juillet pour y toucher.
 [Lire la suite]

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Voice Agent Builder : xAI promet de créer votre agent vocal en moins de 2 minutes

Par : Tinah F.
1 juillet 2026 à 20:41

En moins de deux minutes. C’est le temps que promet Voice Agent Builder, la nouvelle plateforme de xAI, pour créer un agent vocal sans écrire une seule ligne de code. 

Les agents vocaux ne sont plus réservés aux géants de la tech. Après les chatbots, place aux IA qui décrochent le téléphone, répondent aux clients et exécutent des tâches en temps réel. Avec Voice Agent Builder, xAI entre à son tour dans cette course très disputée. Cette plateforme rend la création d’un agent vocal accessible, sans la moindre ligne de code. De quoi éveiller la curiosité.

Comment Voice Agent Builder simplifie la création d’agents vocaux ?

Avec cette version bêta, Voice Agent Builder s’appuie sur xAI et son modèle Grok Voice pour proposer une plateforme entièrement sans code. L’utilisateur décrit simplement le rôle de son agent. Il ajoute ensuite des documents, définit quelques règles de sécurité et connecte ses outils.

L’idée n’est pas révolutionnaire. Plusieurs acteurs proposent déjà des plateformes similaires. La différence avancée par xAI repose surtout sur son architecture.

Introducing Voice Agent Builder: a no-code platform to create human-like voice agents with Grok Voice.

Available today at $0.05 / min.https://t.co/kUkF7zqvfR pic.twitter.com/OCIq1oDYar

— xAI (@xai) July 1, 2026

Beaucoup de solutions s’appuient sur plusieurs services distincts pour la reconnaissance vocale, le raisonnement de l’IA et la synthèse de la voix. Voice Agent Builder, lui, réunit toutes ces étapes au sein d’une seule plateforme.

Moins d’intermédiaires signifie moins de latence et moins de points de défaillance. L’approche est séduisante. Dans la pratique, les performances dépendront surtout des situations réelles.

La plateforme mise sur des appels réalistes

Les conversations téléphoniques sont rarement parfaites. Bruit de fond, accent marqué, interruptions ou changement d’avis en pleine phrase : les appels sont rarement de tout repos. Le quotidien d’un centre d’appels est bien loin d’une démonstration marketing parfaitement maîtrisée. 

xAI affirme avoir entraîné Grok Voice sur ce type de situations complexes. L’entreprise met aussi en avant son benchmark interne, baptisé τ-Voice Bench. Selon ces résultats, son modèle dépasserait plusieurs solutions concurrentes dans différents scénarios.  

Comme toujours avec les classements maison, un peu de prudence reste de mise. Car ces benchmarks donnent une indication, mais ils ne remplacent pas des retours d’expérience indépendants. Les entreprises regarderont surtout la qualité des conversations en conditions réelles avant de tirer des conclusions.

Infographie montrant le Voice Agent Builder de xAI

Bien plus qu’une voix, l’agent peut aussi exécuter des tâches 

Le rôle d’un agent vocal ne consiste plus uniquement à répondre à une question. La plateforme peut accéder à une base documentaire et consulter des fichiers Word, Excel, Markdown ou HTML. 

Elle peut aussi effectuer des recherches via des API et planifier un rendez-vous dans Google Agenda ou Outlook. Il est même possible d’envoyer un e-mail ou encore de transférer un appel vers un opérateur humain lorsque la situation l’exige.

Chaque conversation est enregistrée et transcrite. Les administrateurs peuvent consulter les actions réalisées par l’agent et vérifier les outils qu’il a utilisés. Ils peuvent aussi définir des garde-fous pour bloquer certaines opérations sensibles, comme la lecture de données bancaires.

Par ailleurs, les utilisateurs peuvent choisir parmi plus de 80 voix intégrées. Elles ont aussi la possibilité de créer une voix personnalisée à partir de quelques minutes d’enregistrement audio. Un numéro de téléphone est également fourni pour effectuer des tests ou lancer un déploiement.

Et qu’en est-il côté tarification ? xAI annonce une facturation à la minute d’audio, sans frais de plateforme supplémentaires.

Cet article Voice Agent Builder : xAI promet de créer votre agent vocal en moins de 2 minutes a été publié sur LEBIGDATA.FR.

Comment xAI Colossus redéfinit les règles de la course à l’IA

Par : Roberto R.
4 juin 2026 à 19:44

La course à l’intelligence artificielle a déclenché une compétition mondiale sans précédent. Dans cette arène, la puissance de calcul brute est devenue l’un des véritables nerfs de la guerre. C’est ici que s’impose xAI Colossus, un supercalculateur conçu pour propulser les ambitions de la start-up xAI. Cette infrastructure unifiée lui permet de réduire sa dépendance vis-à-vis des géants traditionnels de la tech.

Basé à Memphis, ce complexe dépasse le simple entraînement de modèles de langage. Il contribue à redéfinir les frontières économiques et stratégiques du secteur. Son déploiement record s’accompagne déjà de partenariats industriels et de défis énergétiques colossaux. Analyser cette structure permet de décrypter une partie des rivalités de pouvoir qui façonneront l’avenir de la tech mondiale.

Le pari d’Elon Musk pour rattraper OpenAI

En mars 2023, Elon Musk fonde la start-up xAI pour concurrencer OpenAI, Google et Meta. Son premier modèle, Grok, sort en fin d’année. Les résultats sont encourageants, mais un problème structurel apparaît : l’entreprise ne possède pas son propre datacenter. Elle dépend alors entièrement de locations de puces auprès de fournisseurs de cloud comme Oracle.

Cette dépendance ralentit son développement, alors que la vitesse est cruciale dans l’IA. Attendre des machines tierces freine l’entraînement des modèles. Les experts estiment qu’il faut au moins deux ans pour bâtir un centre de données de classe mondiale. Elon Musk refuse ce délai et décide de bousculer les standards de l’industrie.

Au printemps 2024, xAI lance un chantier éclair. L’entreprise cherche un site capable de soutenir des besoins électriques et thermiques hors norme. Elle choisit Memphis, dans le Tennessee, et y achète une ancienne usine Electrolux de 73 000 mètres carrés. C’est ici que naît le supercalculateur xAI Colossus.

Les composants et le coût matériel de xAI Colossus

L’échelle de ce projet dépasse tous les standards industriels. Pour bâtir le plus grand cluster au monde, xAI a misé principalement sur les puces de pointe de NVIDIA. Début 2026, le site compte environ 555 000 processeurs interconnectés. À près de 35 000 dollars l’unité, l’investissement dépasse les 18 milliards de dollars rien que pour l’achat des composants.

L’infrastructure se divise en plusieurs blocs stratégiques. Le premier, Colossus 1, réunit des puces H100 et H200 et sert principalement aux travaux internes. Le second, Colossus 2, embarque la nouvelle architecture Blackwell (GB200/GB300) réservée à l’usage interne. Ce réseau central est complété par une extension satellite en cours de déploiement à Southaven.

Une telle concentration de puces génère une chaleur extrême qui rend l’air conditionné traditionnel insuffisant. xAI a donc opté pour un refroidissement liquide intégral en circuit fermé. Fournie par Dell et Supermicro, cette technologie fait circuler l’eau au cœur des racks pour capter la chaleur directement sur le silicium. Résultat : les coûts d’électricité liés à la climatisation chutent de manière significative par rapport à un centre de données standard.

image illustrant l'intérieur d'un data center

Comment l’Ethernet sur mesure élimine la latence

Bâtir un supercalculateur ne se résume pas à empiler des processeurs. Le vrai défi est de les faire communiquer en continu. Durant l’entraînement d’une IA, des milliards de paramètres s’échangent à chaque instant. Si un seul groupe de puces ralentit, tout le système se paralyse. C’est le phénomène redouté de la latence de queue (tail latency).

Pour lier ses serveurs, l’industrie utilise traditionnellement le protocole InfiniBand. Ce standard performant reste très cher et subit de graves pénuries mondiales. Pour contourner l’obstacle, xAI a fait un choix audacieux. L’entreprise a rejeté InfiniBand et a déployé la plateforme NVIDIA Spectrum-X Ethernet pour adapter les réseaux classiques au calcul intensif.

Cette architecture s’appuie sur un routage adaptatif et sur le protocole RoCE. Les puces communiquent directement entre elles, sans passer par le CPU pour chaque paquet. Le réseau réduit ainsi drastiquement les pertes de paquets. Grâce à ces ajustements, xAI Colossus atteint une efficacité de transfert nettement supérieure, là où l’Ethernet traditionnel souffre de pertes significatives.

De l’usine désaffectée au supercalculateur opérationnel

L’histoire de xAI Colossus se distingue par sa vitesse d’exécution. En mars 2024, la start-up s’installe dans une usine désaffectée à Memphis. Les équipes s’y relaient jour et nuit pour déployer le réseau électrique et le système de refroidissement. Seulement 122 jours plus tard, 100 000 GPU NVIDIA H100 entrent en service. Fin 2024, le site double sa capacité pour atteindre 200 000 puces. Le bloc Colossus 1 est alors achevé.

L’année 2025 marque une phase de consolidation financière et matérielle. En juillet, xAI lève 10 milliards de dollars par l’intermédiaire de Morgan Stanley. Ces capitaux sont immédiatement convertis en commandes de composants. L’entreprise achète en masse les processeurs de nouvelle génération issus de l’architecture Blackwell. Cet investissement prépare le terrain pour la mise en ligne de la deuxième phase du système.

Au début de l’année 2026, le site d’origine arrive à saturation. L’infrastructure s’étend alors à Southaven, dans le Mississippi voisin. Ce complexe satellite, baptisé Colossus 2, se connecte directement au cœur de Memphis. Cette extension s’accompagne du lancement de Colossus 2 et de la collaboration opérationnelle avec SpaceX. Elle permet de porter le parc global à environ 555 000 GPU actifs.

Collaboration avec SpaceX : xAI Colossus devient un élément clé du calcul partagé

Le statut de la machine évolue en février 2026. xAI renforce sa collaboration avec SpaceX sans fusionner, restant une entité distincte dans l’écosystème Musk. Dès lors, xAI Colossus change de dimension. Il dépasse son rôle de simple support pour Grok et devient un élément clé du calcul partagé entre les entreprises d’Elon Musk.

Cette puissance sert d’abord à l’aérospatial. À Memphis, les serveurs exécutent certaines simulations aérodynamiques liées au développement de la fusée Starship. En parallèle, l’ordinateur contribue à des calculs pour la constellation Starlink. Ses algorithmes aident à optimiser le trafic de données et l’attribution des bandes passantes.

L’infrastructure profite aussi aux technologies terrestres. Tesla peut y accéder ponctuellement pour entraîner une partie des réseaux de neurones de sa conduite autonome (Full Self-Driving). Enfin, les puces du complexe contribuent à modéliser l’apprentissage moteur du robot Optimus. Ces simulations physiques affinent ses mouvements en continu.

image illustrant la collaboration entre xAI et Anthropic

L’accord avec Anthropic : les coulisses de la location de xAI Colossus

En mai 2026, xAI prend un virage stratégique inattendu. L’entreprise signe un accord historique avec son rival direct, Anthropic. Ce concepteur de Claude est soutenu par Amazon et Google. Il s’offre ainsi un accès temporaire aux serveurs de son principal concurrent. Ce partenariat pragmatique bouscule l’économie globale de la tech.

Le contrat porte sur la location partielle du premier cluster, xAI Colossus 1. Anthropic obtient l’accès à une partie des plus de 200 000 GPU NVIDIA pendant plusieurs mois. Le deal est estimé à plusieurs centaines de millions de dollars par mois. Il fournit une puissance immédiate à l’acquéreur. En parallèle, il finance la bascule du vendeur vers des puces plus modernes.

Pour Anthropic, ce choix répond à une urgence importante. La start-up fait face à une explosion de la demande sur Claude Pro et Claude Max. Ses serveurs chez AWS sont sous forte pression. Louer ce cluster lui apporte une force de calcul instantanée. Cette option lui évite d’attendre la construction de ses propres centres de données.

Usages internes : comment Grok et les équipes de recherche exploitent la puissance

La location de Colossus 1 à Anthropic ne prive pas les ingénieurs de xAI d’outils de travail. Au contraire, cette opération s’accompagne d’une migration technique d’envergure. Les équipes internes libèrent entièrement le premier bloc. Elles s’installent désormais sur le tout nouveau cluster : Colossus 2.

Ce second bloc s’avère techniquement supérieur au précédent. Il intègre massivement les nouvelles puces d’architecture NVIDIA Blackwell. C’est sur cette infrastructure moderne que se concentre la recherche interne. Elle sert à propulser le développement des futures versions de l’assistant Grok.

L’entraînement des modèles s’appuie ici sur trois piliers majeurs. La machine génère d’abord ses propres données synthétiques complexes pour s’auto-entraîner. De plus, son système multimodal traite simultanément les textes, les images et les vidéos. Enfin, il analyse le flux de la plateforme X en temps réel pour coller à l’actualité.

La guerre des gigawatts : le match face à OpenAI, Meta et Google

L’avènement de xAI Colossus s’inscrit dans la « guerre des gigawatts ». Dans cette course mondiale, la puissance électrique dicte sa loi. Elon Musk mise ici sur une centralisation extrême. Il regroupe ses puces à Memphis et Southaven pour rapprocher physiquement les serveurs. Moins de distance pour les signaux signifie des calculs lourds bien plus rapides.

Cette approche s’oppose au projet Stargate d’OpenAI et Microsoft. Ce consortium prévoit d’investir 500 milliards de dollars d’ici 2029. Contrairement à xAI, OpenAI choisit la dispersion géographique. Concentrer 10 gigawatts sur un seul site est impossible pour le réseau électrique local. Stargate mise donc sur des centres répartis aux États-Unis, en Norvège et aux Émirats arabes unis.

De leur côté, Meta et Google visent l’indépendance matérielle. Mark Zuckerberg veut briser le monopole de NVIDIA. Il installe des puces AMD Instinct MI300 et des processeurs maison pour entraîner ses modèles Llama. Alphabet choisit aussi l’intégration verticale. Le groupe déploie ses propres puces, les TPU Trillium, pour faire rouler Gemini sur son réseau mondial.

Les défis énergétiques et hydrauliques de xAI Colossus

Implanter ce géant informatique en zone urbaine pose de lourds défis environnementaux. Le supercalculateur consomme autant d’énergie qu’une grande ville industrielle, avec une puissance visée de 2 gigawatts (GW). Pour éviter de saturer le réseau électrique de Memphis, xAI a dû improviser. L’entreprise a installé sur place des dizaines de turbines à gaz mobiles associées à des batteries géantes Tesla Megapack.

Ce recours aux énergies fossiles fait grincer des dents les écologistes et les riverains, excédés par le bruit et la pollution. Pour apaiser les tensions, xAI a pris des engagements publics auprès des autorités locales. L’entreprise s’engage à produire une grande partie de l’énergie de manière autonome afin de ne pas faire grimper les factures d’électricité des habitants.

L’autre dossier critique concerne l’eau. Le refroidissement liquide évapore des millions de litres par jour, menaçant l’aquifère local. Pour y remédier, xAI a investi 80 millions de dollars dans le réseau municipal. Le centre de données utilise désormais les eaux usées recyclées et purifiées de la ville. Je salue ce choix technique intelligent, car il permet à xAI Colossus de tourner en continu sans toucher aux réserves d’eau potable.

Cet article Comment xAI Colossus redéfinit les règles de la course à l’IA a été publié sur LEBIGDATA.FR.

SpaceX en Bourse : les chiffres officiels sont tombés et c’est du jamais vu

4 juin 2026 à 11:30
Spacex Ipo

Les chiffres officiels sont tombés : 555 millions d'actions à 135 dollars pièce pour une valorisation de 1 770 milliards de dollars. L'entrée en Bourse de SpaceX est sur le point de réécrire l'histoire des marchés financiers.

46 turbines à gaz non autorisées alimentent l’IA d’Elon Musk. Une faille permet à xAI de polluer sans limite

16 mai 2026 à 16:00
Xai Turbines Gaz

xAI, la start-up d'IA d'Elon Musk, exploite désormais 46 turbines à gaz sans permis dans le Mississippi pour alimenter ses data centers. Pendant ce temps, les riverains suffoquent et ne sont pas entendus.

Google, Microsoft, xAI… Trump va tester les nouvelles IA en avant-première

Par : Tinah F.
7 mai 2026 à 16:34

Trump veut surveiller l’essor des IA les plus puissantes du marché. Google, Microsoft et xAI ont accepté de soumettre leurs futurs modèles à des évaluations gouvernementales avant leur déploiement.

Jusqu’ici, les nouveaux modèles d’IA débarquaient presque du jour au lendemain sur Internet. Aujourd’hui, ils pourraient d’abord passer par les bureaux du gouvernement américain. Sous l’impulsion de Trump, Washington veut tester certaines IA avant leur lancement public. Google DeepMind, Microsoft et xAI font déjà partie des entreprises concernées. Une collaboration qui ressemble autant à une mesure de précaution qu’à une démonstration de pouvoir technologique. 

Pourquoi Trump veut-il tester les IA avant tout le monde ?

Derrière cette initiative se trouve le CAISI, le Center for AI Standards and Innovation. C’est un organisme du département du Commerce chargé d’évaluer les capacités des IA dites frontières.

Jusqu’ici, le centre travaillait déjà avec OpenAI et Anthropic. Mais maintenant, la liste s’élargit. Google DeepMind, Microsoft et surtout xAI rejoignent officiellement le programme. Ainsi, les futures IA les plus puissantes du marché pourraient être analysées par Trump avant même leur arrivée chez les utilisateurs.

Google, Microsoft, and xAI have reached a formal agreement with the Trump administration to share early versions of their artificial intelligence models before public release.

The U.S. Commerce Department, specifically its Center for AI Standards and Innovation, will evaluate… pic.twitter.com/zL0JuLxhCV

— Wes Roth (@WesRoth) May 6, 2026

Le gouvernement américain affirme vouloir mieux comprendre les risques liés à ces technologies. Sécurité nationale, cybersécurité, désinformation, usages militaires, les arguments ne manquent pas. Chris Fall, directeur du CAISI, insiste sur la nécessité d’une évaluation indépendante et rigoureuse des modèles les plus avancés.

Difficile toutefois de ne pas voir un changement d’ambiance. Il y a encore quelques années, les entreprises de la technologie répétaient que l’innovation devait rester libre et rapide. Aujourd’hui, les mêmes acteurs acceptent que l’État regarde sous le capot avant chaque lancement. Comme quoi, même dans la Silicon Valley, l’idée de régulation devient soudain moins effrayante quand elle vient avec un drapeau américain.

L’IA devient donc une affaire d’État ?

Selon un récent rapport du The New York Times, Donald Trump envisagerait même un décret présidentiel pour aller encore plus loin. Le but est de réunir dirigeants de la technologie et responsables gouvernementaux afin de superviser plus directement le développement des nouvelles IA. 

Autrement dit, la Maison-Blanche ne veut plus seulement observer la révolution de l’IA. Elle veut participer à la partie. Et probablement tenir la manette.

Trump veut tester les IA

Le rapprochement entre Trump et xAI intrigue particulièrement. Elon Musk critique régulièrement les dérives de l’IA woke et milite pour des modèles plus libres. Pourtant, son entreprise accepte aujourd’hui de collaborer avec les autorités américaines dans le cadre de ces évaluations. Une alliance qui montre à quel point l’IA est devenue un enjeu géopolitique majeur.

Pendant ce temps, la concurrence mondiale continue de s’intensifier. Les États-Unis veulent éviter d’ailleurs de perdre leur avance face à la Chine, tandis que les entreprises cherchent à rassurer les gouvernements sans freiner leurs ambitions commerciales.

Car derrière le discours officiel sur la sécurité, une question flotte déjà. Qui contrôlera réellement les IA de demain ? Les entreprises qui les créent ? Les gouvernements qui les évaluent ? Ou quelques milliardaires convaincus qu’ils construisent le futur de l’humanité depuis leur open space ultra-sécurisé ?

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Microsoft, Google et xAI ouvrent leurs modèles au gouvernement américain avant tout lancement

5 mai 2026 à 14:46

C’est un accord discret, mais au symbole puissant. Microsoft, Google (filiale d’Alphabet) et xAI, la société d’intelligence artificielle d’Elon Musk, ont accepté de donner au gouvernement américain un accès anticipé à leurs nouveaux modèles d’IA, avant même leur mise sur le marché.

L’objectif est de permettre aux autorités fédérales de détecter d’éventuels risques pour la sécurité nationale avant tout déploiement public.

Un guichet unique pour tester les modèles frontier

C’est le Centre pour les standards et l’innovation en IA (CAISI), rattaché au département du Commerce, qui pilotera ces évaluations. L’agence, qui fait office de principal hub gouvernemental pour les tests de modèles d’IA, a indiqué avoir déjà réalisé plus de quarante évaluations, y compris sur des modèles de pointe non encore accessibles au grand public.

Le dispositif est technique autant que politique. Les développeurs transmettent au CAISI des versions de leurs modèles dont les garde-fous de sécurité ont été délibérément retirés, afin de permettre des tests plus approfondis sur leurs capacités réelles et leurs potentiels vecteurs de risque.

« Une science de la mesure indépendante et rigoureuse est indispensable pour comprendre l’IA de frontière et ses implications pour la sécurité nationale », indique Chris Fall, directeur du CAISI, dans un communiqué officiel.

Un contexte de tensions autour des usages militaires

L’accord intervient dans un climat de vive préoccupation à Washington et dans les états-majors des grandes entreprises américaines. Le développement accéléré de systèmes d’IA avancés suscite des craintes croissantes quant à leur capacité à amplifier les attaques informatiques et à constituer un avantage stratégique dans les mains d’acteurs malveillants.

La semaine précédente, le Pentagone avait annoncé avoir conclu des accords avec sept entreprises d’IA pour déployer leurs technologies sur ses réseaux classifiés, cherchant ainsi à élargir l’éventail de fournisseurs travaillant avec l’armée américaine.

Anthropic, concurrent direct de ces trois acteurs, est absent de l’accord annoncé par le CAISI. La société est en désaccord avec le Pentagone concernant les limites imposées à l’usage militaire de ses outils d’IA.

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Elon Musk contre Sam Altman : le procès qui va secouer l’IA

27 avril 2026 à 13:45

Dans le palais de justice fédéral d’Oakland, à quelques kilomètres du quartier général de San Francisco où siège OpenAI, deux des hommes les plus puissants de la planète technologique vont se retrouver face à face.

D’un côté, Elon Musk, patron de Tesla, SpaceX et xAI, l’homme le plus riche du monde. De l’autre, Sam Altman, PDG d’OpenAI, la startup qui a mis l’intelligence artificielle générative sur la carte du monde avec ChatGPT. Entre eux, une amitié brisée, des millions de dollars, des agendas de nuit, des SMS compromettants et une question qui dépasse leur querelle personnelle : à qui appartient l’avenir de l’IA ?

Une guerre de plusieurs années

Tout commence en 2015, quand les deux hommes cofondent ensemble OpenAI, un laboratoire de recherche en intelligence artificielle à but non lucratif.

La vision : développer une IA « pour le bénéfice de l’humanité », loin des griffes des géants comme Google. Sam Altman avait approché Elon Musk pour l’idée en mai 2015, la qualifiant de « Manhattan Project pour l’IA », selon les documents versés au dossier.

La caution d’ Elon Musk permet à OpenAI de recruter des chercheurs de premier plan, dont Ilya Sutskever,  son ancien directeur scientifique.

Mais dès la mi-2017, les tensions éclatent. Musk remet en question la viabilité d’OpenAI, retient des fonds promis après des clashes avec Sam Altman et Greg Brockman, et réclame le poste de PDG ; ce qui inquiète les autres cofondateurs. En janvier 2018, il jette l’éponge dans un e-mail sans appel : « OpenAI est sur la voie d’un échec certain face à Google. » Il quitte le conseil d’administration peu après.

La suite, on la connaît. En 2019, OpenAI se restructure en entité à but lucratif adossée à sa branche non-profit. En 2022, ChatGPT déferle sur le monde. En 2023, Musk fonde xAI, son propre concurrent. Et en 2024, il attaque OpenAI en justice.

150 milliards $ en jeu

Le montant des dommages réclamés par Elon Musk donne le vertige. Ses avocats ont évalué leur demande à environ 150 milliards $, calculée en multipliant la valorisation d’OpenAI (désormais supérieure à 850 milliards) par la part du fonds non-profit attribuable de ses contributions, estimée entre 50 % et 75 % de ladite part. Les sommes iraient non pas dans les poches du milliardaire, mais vers la branche caritative d’OpenAI.

Elon Musk a également versé environ 38 millions $ de fonds propres à OpenAI entre 2016 et 2020. Ses avocats soutiennent qu’il a été trompé sur la nature et la destination de ces apports.

Sur le plan juridique, quatre chefs d’accusation subsistent après élagage : violation de trust caritatif, fraude, fraude constructive et enrichissement sans cause. Dans un geste stratégique, Elon Musk a proposé d’abandonner les deux chefs de fraude pour simplifier les débats. Ce que le tribunal a accepté.

Le procès se concentre donc sur la violation de trust caritatif : l’argument selon lequel Elon Musk a donné des actifs destinés à une organisation non-profit open-source, qui ont été détournés au profit d’une entité commerciale fermée.

Un défilé de Tech leaders à la barre

Le casting du procès rivalise avec celui d’un film hollywoodien. Musk et Altman témoigneront en personne. Greg Brockman, cofondateur et président d’OpenAI, également. Satya Nadella, le PDG de Microsoft (premier investisseur d’OpenAI) et codéfendeur dans l’affaire est attendu à la barre. Microsoft e est accusée d’avoir aidé et facilité les agissements reprochés à OpenAI.

Autre témoin-clé : Shivon Zilis, ancienne membre du conseil d’administration d’OpenAI et mère de quatre des enfants d’Elon Musk. OpenAI soutient qu’elle servait de canal d’information vers Musk depuis l’intérieur. Des SMS versés au dossier montrent qu’elle lui demande, en 2018, s’il vaut mieux qu’elle reste « proche et amicale » avec OpenAI « pour maintenir le flux d’informations ».

La juge Yvonne Gonzalez Rogers a estimé que sa relation avec Elon Musk est « hautement pertinente » pour évaluer sa crédibilité.

Des propos intimes au cœur de l’affaire

Le procès doit une partie de son caractère explosif à un journal intime. Celui de Greg Brockman, dont des extraits sont devenus des pièces à conviction centrales. À l’automne 2017, le cofondateur y écrit : « C’est notre seule chance de nous libérer d’Elon. Est-il le « glorieux leader » que j’aurais choisi ? » Plus loin, il s’interroge sur ses propres motivations financières. Dans un autre extrait, il reconnaît que transformer OpenAI sans Elon Musk serait « moralement douteux » car « ce serait mal de lui voler le non-profit ».

Les avocats du multi-milliardaire ont brandi ces écrits pour démontrer que les dirigeants d’OpenAI étaient davantage guidés par l’appât du gain que par leur mission. Greg Brockman, lui, a affirmé, dans se déposition, que ces lignes reflétaient une réflexion personnelle sur ses motivations hypothétiques, et non un plan délibéré.

Cependant, plusieurs obstacles juridiques fragilisent la position d’Elon Musk. D’abord, la question de la legitimité à agir (standing). En droit californien, c’est en principe le seul procureur général de l’État qui a qualité pour surveiller l’usage des donations caritatives et pas les donateurs eux-mêmes. La juge Gonzalez Rogers a néanmoins autorisé Elon Musk à poursuivre, en s’appuyant sur un précédent de 1964 qui prévoit une exception lorsque le procureur général est trop occupé pour intervenir.

Elon Musk : outsider dans son propre procès

Or, le procureur de Californie a précisément passé des mois à négocier avec OpenAI et a signé un mémorandum d’accord validant la nouvelle structure de l’entreprise.

Pour OpenAI, l’enjeu est tout aussi vertigineux. Elle prépare une introduction en Bourse susceptible de la valoriser à plus de 1 000 milliards $ avant la fin de l’année. Le procès figure explicitement parmi les risques mentionnés dans les documents distribués aux investisseurs potentiels. Même une décision partielle en faveur de Elon Musk, comme la révocation de Sam Altman ou de Geg Brockman pourrait semer le doute sur la gouvernance de la firme.

L’inventeur de ChatGPT contre-attaque en ciblant les motivations d’ Elon Musk. Selon ses avocats, ce dernier cherche simplement à handicaper un concurrent direct. Sa propre société, xAI ( désormais filiale de SpaceX), est loin derrière OpenAI en termes d’adoption.

La juge Gonzalez Rogers a structuré les débats en deux phases distinctes : une première sur la responsabilité et une seconde sur les réparations  prévue le 18 mai si OpenAI est reconnu coupable. Le jury de neuf personnes n’aura qu’un rôle consultatif sur les dommages ; c’est la magistrate qui tranchera en dernier ressort.

Illustration : image générée par l’IA

 

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Il fallait s’y attendre : xAI fait déjà perdre de l’argent à SpaceX !

10 avril 2026 à 19:00
Xai Spacex

SpaceX affiche une perte abyssale de 5 milliards de dollars en 2025. Entre fusion avec xAI et serveurs géants en orbite, découvrez comment Elon Musk sacrifie ses profits pour bâtir le premier empire de l’IA spatiale.

Macrohard : Elon Musk relance son projet d’entreprise logicielle 100% IA

12 mars 2026 à 16:05

Elon Musk a officiellement lancé Macrohard, un projet qui vise à transformer la manière dont les logiciels sont conçus et exploités, en s’appuyant presque exclusivement sur des agents d’IA autonomes.

Un pied de nez à Microsoft… et bien plus

Macrohard est né au sein de xAI, la société d’intelligence artificielle d’Elon Musk, comme une “entreprise logicielle entièrement gérée par l’IA”, avec un nom volontairement sarcastique qui fait clairement référence à Microsoft.

Dès l’origine, il présente le projet comme une riposte directe aux géants du logiciel, avec l’ambition de simuler une société de type Microsoft qui “fait tout, sauf produire des objets physiques”.

Dans ses communications sur X, il insiste sur le fait qu’il ne s’agit pas d’un simple meme ou d’une blague marketing : Macrohard doit servir de démonstrateur à grande échelle de ce qu’une entreprise “full IA” peut faire, de la conception de produits à leur mise en production.

Macrohard or Digital Optimus is a joint xAI-Tesla project, coming as part of Tesla’s investment agreement with xAI.

Grok is the master conductor/navigator with deep understanding of the world to direct digital Optimus, which is processing and actioning the past 5 secs of…

— Elon Musk (@elonmusk) March 11, 2026

Digital Optimus, Grok et les agents autonomes

Macrohard, parfois présenté sous le nom de code Digital Optimus, s’appuie sur une architecture mêlant modèle de langage et agents opérationnels.

Le LLM Grok, développé par xAI, joue le rôle de “navigateur” ou de couche décisionnelle de haut niveau, là où les agents issus de l’écosystème Tesla exécutent les tâches concrètes, en traitant en temps réel le flux vidéo de l’écran, les frappes clavier et les mouvements de souris.

Techniquement, le projet vise à orchestrer des centaines d’agents spécialisés : génération de code, tests automatisés, génération de contenus, simulation d’utilisateurs, mais aussi gestion de processus métiers, le tout dans une boucle fermée où l’IA conçoit, exécute et corrige sans intervention humaine directe.

Pour supporter ces charges, Macrohard s’appuie sur les nouveaux accélérateurs AI4 de Tesla, présentés comme très peu coûteux, complétés par une infrastructure de serveurs basée sur du matériel Nvidia opérée par xAI.

Une alliance Tesla–xAI et une escalade capitalistique

Le lancement de Macrohard s’inscrit dans un rapprochement capitalistique entre Tesla et xAI, formalisé par un accord d’investissement de 2 milliards $ signé en début d’année. Musk y voit un prolongement naturel de sa stratégie consistant à repositionner Tesla comme une entreprise d’IA et de robotique avant d’être un constructeur automobile, en alignant robots physiques (Optimus) et “jumeaux” numériques (Digital Optimus / Macrohard).

Parallèlement, SpaceX a racheté xAI dans le cadre d’une opération valorisée 1250 milliards $ avec l’idée d’arrimer la prochaine génération de data centers, potentiellement orbitaux, à ces workloads IA massifs.

xAI a aussi sécurisé la marque Macrohard auprès de l’office américain des brevets dès 2025, couvrant un spectre large de logiciels liés à la génération de texte, de voix, de jeux vidéo et à l’automatisation de tâches logicielles.

Objectif : une entreprise logicielle “entièrement IA”

Dans sa communication, Musk résume Macrohard comme la tentative de “reproduire les opérations d’entreprises entières”, en particulier celles du logiciel. L’idée consiste à automatiser, via des agents IA, l’ensemble de la chaîne de valeur d’un éditeur : spécification produit, développement, QA, déploiement, exploitation et support, jusqu’à la gestion de la relation client simulée.

Macrohard se distingue des approches classiques d’“assistants pour développeurs” en visant explicitement le remplacement d’une grande partie des fonctions d’une société de logiciels, et non leur simple augmentation.

Pour Musk, c’est une réponse à l’alliance Microsoft-OpenAI : là où ces acteurs proposent des copilotages humains+IA, Macrohard se positionne sur le modèle inverse, celui d’une entreprise à majorité algorithmique supervisée par un nombre limité d’humains.

Impacts potentiels pour l’écosystème logiciel

Pour le secteur du logiciel, l’ambition de Macrohard soulève trois types de questions majeures
Si des agents peuvent répliquer une part significative du cycle de vie logiciel, la pression sur les marges des éditeurs traditionnels pourrait s’accroître, avec une redéfinition de la chaîne de valeur autour de l’orchestration d’IA plutôt que du développement humain.

Ensuite, la délégation de la production logicielle à des systèmes autonomes renforce les enjeux de vérification, de robustesse et de sécurité applicative, notamment face aux hallucinations, aux bugs indétectés et à la génération de vulnérabilités exploitables.

Enfin, la promesse d’une “entreprise logicielle sans développeurs” interroge sur l’évolution des métiers du développement, potentiellement déplacés vers la supervision d’agents, la gouvernance des données et la définition de politiques de contrôle.

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